Your Lie in April

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Takato
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Your Lie in April

Message non lu par Takato » 28 mai 2015, 23:29

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Studio : A-1 Pictures
Episodes : 22 + 1 OAV
Editeur : Wakanim (VOD)

Synopsis :
Véritable prodige au piano, le jeune Arima Kosei cesse de pratiquer la musique à la mort de sa mère. Aujourd’hui au Lycée, la vie de Kosei bascule avec la rencontre de Miyazono Kaori, une jolie violoniste, libre d’esprit dont le style de musique reflète parfaitement sa personnalité. L’histoire nous entraîne dans la vie quotidienne de ces 2 adolescents évoluant dans le monde de la musique avec leur propre style.

Fiche Manga-News


Avis global :

« Your lie in april » vous dit sûrement quelque chose puisque à l’heure où ces lignes sont écrites, c’est-à-dire au printemps 2015, le nom fait écho à deux supports. On y voit d’abord là le manga de Naoshi Arakawa comptant 11 volumes au Japon et dont les deux premiers opus sont sortis en simultanée chez Ki-oon, mais aussi un anime en 22 épisodes signé A-1 Pictures diffusé depuis l’automne 2014 en simulcast sur Wakanim, et qui vient donc de tirer sa révérence. Fait très rare dans l’animation japonaise, l’anime qui retrace fidèlement le manga a trouvé sa fin presque en même temps que la pré-publication, proposant ainsi la conclusion en avant-première par rapport aux volumes tankôbon. Pour ceux qui tomberaient sous le charme de l’histoire de Mme Arakawa, voici donc l’opportunité de découvrir immédiatement une œuvre étonnante.

L’histoire ne diffère pas du manga. Kôsei Arima était un pianiste surdoué, de manière malheureuse puisqu’il doit ce talent aux séances de répétition intensives et barbares de sa mère. Mais lorsque celle-ci décède de maladie, Kôsei développe un traumatisme : Il ne s’entend plus jouer, et est donc incapable d’exécuter un morceau correctement. Désormais adolescent, Kôsei n’a plus touché un piano depuis des années. Il rencontre alors Kaori Miyazono, jolie violoniste épanouie et transpirant la joie de vivre qui va pousser son « ami de service » à aller de l’avant, musicalement parlant. Le printemps est là et pour Kôseai, il est symbole de renouveau.

On se rend rapidement compte, en comparant les premiers épisodes aux volumes du manga déjà sortis, que l’anime est une copie très conforme du manga, et par conséquent très plaisante. Les 22 épisodes nous proposent ainsi de suivre l’évolution du traumatisé Kôsei qui se replonge dans la musique, mais pas seulement. Your lie in april a différentes lectures, on peut voir l’œuvre comme un titre musical tout comme une série qui parle d’amour, ou tout simplement de l’adolescence. Nous pouvons considérer cette histoire comme un message d’espoir ou, au contraire, considérer qu’elle nous donne une leçon sur la cruauté de la vie. Cette multiplicité de messages est d’abord due au casting de personnages qui en compte moins d’une dizaine pour les figures importantes, mais qui se focalise avant tout et surtout sur Kôsei et Kaori et la manière dont chacun va caresser son avenir. L’amourette entre les deux adolescents, bien qu’évidente, n’est pourtant pas le sujet central de la série. Au contraire, à partir de la musique comme sujet de départ et plus particulièrement du piano, les 22 épisodes nous content une histoire d’adolescents avançant vers leurs lendemains, la manière dont chacun affronte l’adversité. Le message est classique, mais il est parfaitement servi par le ton frais et agréable de la série, cette dimension tranche-de-vie autour d’étudiants ordinaires mais terriblement attachants. A ce propos, c’est parce que l’histoire originelle de Naoshi Arakawa s’enrichit de personnages classiques mais évitant les stéréotypes qu’ils parviennent à nous intéresser. Dans la forme, les figures principales ne sont pas étonnantes tant nous retrouvons le casting classique complet allant de l’amie d’enfance aux rivaux déterminés, en passant par le meilleur ami séducteur. Et pourtant, c’est parce que le scénario ne les fait jamais partir dans l’excès et que tous sont développés dans l’optique de leurs rêves à réaliser qu’ils ne nous déplaisent pas, bien au contraire.

Tranche-de-vie, certes, mais on ne peut nier que la musique a une place importante dans l’œuvre. Elle sert d’abord à présenter les objectifs de chacun, montrer comment les personnages vont de l’avant et comment ils surmontent leurs dualités. Les quelques concours musicaux qui construisent la série font presque office de tournoi si on devait comparer Your lie in april à un nekketsu classique tant les phases de concert sont intenses et parviennent à mettre en avant à tour de rôles les principaux musiciens en plus de les développer de la manière la plus intense qui soit : les rêves sont difficiles à suer et impliquent de surmonter l’adversité et de suer eau et sang, et ce n’est pas seulement le héros qu’est Kôsei Arima qui en fait les frais.
Gageons aussi que la musique jouée n’est jamais le sort du hasard. Les moins cultivés des spectateurs apprendront aussi quelques grands noms et des morceaux célèbres, morceaux qui sont tout droit liés à l’état d’esprit des musiciens de la série, notamment à leurs tourments. La musique, en plus d’avoir un vrai impact en tant qu’art, nourrit aussi l’introspection des personnages.

D’un point de vue technique, les studios A-1 Pictures nous ont habitués à toutes sortes de choses, du bon comme du médiocre. Dans le cas de Your lie in april, le pari est honoré car tous les choix faits par l’équipe technique ont du sens. L’animation soignée, apporte ainsi un dynamisme aux séquences musicales et ce même s’il s’agit de travailler surtout les mouvements de doigts des personnages. Les couleurs, très pastels, correspondent à l’ambiance fraiche du printemps tandis que la mise en scène alterne entre moments de quiétude et intensité dramatique, intensité d’ailleurs très présente sur les derniers d’épisodes. On retient surtout le travail des séquences de concerts où la mise en scène fait le focus sur l’artiste et sa manière de jouer afin de dépeindre le musicien, un simple élément qui constitue à lui seul un développement de personnage.

Dans le procédé de réalisation, la création musicale joue un rôle important, surtout dans un anime qui met en avant la musique. On retrouve aux commandes Masaru Yokoyama dont les compositions inédites ne sont pas désagréables à l’oreille et remplissent leur rôle en nourrissant les différentes ambiances de l’œuvre. On retient davantage l’utilisation de morceaux phares de la musique classique qui apportent une personnalité à l’œuvre pour les raisons évoquées plus haut.
Du côté des génériques, Your lie in april nous offre deux opening et deux ending, tous assez plaisants à écouter, même si le coup de cœur de votre serviteur revient au premier thème d’ouverture frais et très enjoué, parfaitement à l’image du début de série.

Les 22 épisodes sont proposés par Wakanim et en attendant qu’une éventuelle sortie DVD et blu-ray ait lieu, on se contente d’un vostfr convaincante à la traduction réussie et qui ne pose jamais de bémol.

Your lie un april est une série qui a fait parler d’elle pour de nombreuses raisons notamment son grand travail sur la musique et les personnages, son ambiance rafraîchissante, son parti-pris réaliste et surtout sa fin. Trop rares sont les séries si envoûtantes au milieu de l’amas de séries d’action, de moe et de petites culottes à chaque saison et ceux qui adhèrent à la tranche-de-vie n’auront aucun mal à se plonger dans l’aventure musicale de Kôsei et Kaori.
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