Higurashi No Naku Koro Ni

Pour nous faire découvrir un animé, un film asiatique ou donner des informations relatives à ces univers.
Glass Heart
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Re: Higurashi No Naku Koro Ni

Message non lu par Glass Heart » 14 déc. 2012, 15:55

Houlà, ça fait bizarre de relire ce topic après tout ce temps. :shock:


Sinon, je venais pour poster la chronique que je venais de faire pour cette série.

http://www.manga-news.com/index.php/vol ... ctor-VOVF/


Higurashi: Hinamizawa, Le Village Maudit (Higurashi no Naku Koro ni)

Image

Studio: Studio Deen.
Editeur: Anima.
Année de production: 2006.

Déconseillé aux moins de 16 ans.


Casting VO: Soichiro Hoshi (Keiichi Maebara), Mai Nakahara (Rena Ryugu), Satsuki Yukino (Mion/Shion Sonozaki), Mika Kanai (Satoko Hojo), Yukari Tamura (Rika Furude), Chafurin (Kuraudo Oishi),
Toru Ohkawa (Jiro Tomitake), Miki Ito (Miyo Takano), Toshihiko Seki (Kyosuke Irie), Yu Kobayashi (Satoshi Hojo), Fumiko Orikasa (Rumiko Chie) et Daisuke Ono (Mamoru Akasaka).

Casting VF: Thomas Guitard (Keiichi Maebara), Jessica Barrier (Rena Ryugu), Geneviève Doang (Mion/Shion Sonozaki), Fanny Bloc (Satoko Hojo), Gabrielle Jeru (Rika Furude), Gérard Surugue (Kuraudo Oishi),
Bruno Meyere (Jiro Tomitake), Christèle Billaut (Miyo Takano), Matthieu Morel (Kyosuke Irie), Alexandre Nguyen (Satoshi Hojo), Sarah Bouché de Vitray (Rumiko Chie) et Damien Da Silva (Mamoru Akasaka).



L'Histoire

(Cette présentation de l'histoire ne traite que du premier des six arcs qui composent cette saison. Si vous voulez préserver toute la surprise de la découverte, ne lisez pas le synopsis ci-dessous.)

Juin 1983.

Keiichi Maebara est le nouveau-venu à Hinamizawa. Ancien citadin, il s'adapte tranquillement aux bienfaits de la vie à la campagne. Hinamizawa est un petit village tranquille et paisible perdu au milieu de nulle part et les enfants se réunissent dans l'unique école du coin. C'est là que Keiichi rejoint son nouveau groupe d'amies entièrement composé de filles: Rena Ryugu, une jeune fille innocente qui adore les trucs mignons, Mion Sonozaki, la leader du groupe et fille héritière de la famille Sonozaki à la tête du village, Rika Furude, la jeune prêtresse du village, et Satoko Hojo, une petite peste effrontée qui pose des pièges un peu partout et qui se délecte des malheurs de ses camarades. Ensemble, ils forment un club de jeux de société qui se livre à de nombreuses activités extrascolaires et qui s'est taillé une sacrée réputation dans le village.

Bref, une petite vie paisible qui suit son cours... Le rêve ! Jusqu'à ce que Keiichi rencontre par hasard Jiro Tomitake, un photographe qui se rend régulièrement au village pour profiter de la faune et de la flore. Celui-ci lui apprend le sombre secret qui se cache derrière l'apparente tranquillité d'Hinamizawa: cinq ans auparavant, le village devait être détruit par un projet de barrage. Les habitants se sont soulevés contre, remontant jusqu'au gouvernement et obtenant finalement gain de cause. Mais un fait divers tragique entache cette affaire: le contremaître du chantier a été sauvagement assassiné par des ouvriers. Effrayés, ces derniers ont découpé son cadavre, chacun se chargeant de cacher un des morceaux. A l'heure actuelle, l'un des bras n'a pas été retrouvé et le suspect principal de l'affaire court toujours. Ne comprenant pas leur geste, les coupables prétendent avoir entendu des voix et avoir agi dans un état second.

Depuis, à chaque année qui s'écoule, une nouvelle personne disparait et une autre est retrouvée morte. Cette série de meurtres et de disparitions inexpliqués survient la nuit du festival Watanagashi, une célébration annuelle au cours de laquelle les habitants d'Hinamizawa vénèrent la déesse locale Oyashiro. Pour les habitants, ce n'est pas une coïncidence: ces meurtres et ces disparitions sont le fait de la déesse Oyashiro qui se venge des villageois qui l'ont trahi ou qui essaient de quitter le village. Aussi cette affaire est-elle évoquée sous le nom de "malédiction d'Oyashiro".

L'inspecteur Oishi de la brigade d'Okinomiya (la ville voisine) ne croit pas à toutes ces superstitions et il reste persuadé que ces meurtres sont le fait d'êtres humains, mais son enquête piétine. Aussi demande t-il à Keiichi Maebara de l'épauler dans son enquête en lui relatant les moindres faits et gestes de son groupe d'amies, soupçonnant qu'elles puissent être impliquées dans l'affaire.

Keiichi lui-même commence à douter de ses amies quand leurs attitudes deviennent de plus en plus étranges, comme tombées sous l'effet de possessions démoniaques. Elles semblent connaître les moindres détails de ses journées, y compris tout ce qu'il voudrait leur cacher, et elles se montrent de plus en plus menaçantes, enchaînant les tentatives d'intimidation à son encontre. Se sentant pris au piège et craignant pour sa vie, Keiichi commence lui-même à sombrer dans une paranoïa d'une violence rare. Et si la malédiction d'Oyashiro et toutes les légendes macabres que l'on peut entendre sur le village étaient réelles ?



Commentaires

"Higurashi: Hinamizawa, Le Village Maudit" est l'adaptation par le Studio Deen du visual-novel "Higurashi no Naku Koro ni" de 07th Expansion, sorti en France sous le titre "Le Sanglot des Cigales". Les 26 épisodes de ce coffret forment une première saison adaptant les six premiers arcs du visual-novel. Une seconde saison inédite en France a adapté plus tard les deux arcs restants. Higurashi est une série appartenant au genre horrifique et elle est déconseillée aux moins de 16 ans, s'adressant en particulier à un public averti dû à certaines séquences choquantes et à une violence graphique très prononcée.

Higurashi raconte la vie d'un petit village appelé Hinamizawa, perdu dans la campagne. Ce village possède un passé pour le moins obscur et, chaque année au mois de Juin, les habitants célèbrent le festival Watanagashi en hommage à la déesse Oyashiro. Depuis quatre ans, à l'issue des festivités, une personne est retrouvée morte et une autre disparait mystérieusement. On appelle cette série de meurtres et de disparitions inexpliqués "la malédiction d'Oyashiro", le folklore local voulant que la déesse se vengerait ainsi des villageois qui l'ont trahie autrefois. Mais certaines personnes restent convaincues qu'une vérité encore moins agréable se cache derrière cette prétendue malédiction.

Les personnages principaux de la série sont un groupe d'amis allant ensemble à l'unique école du coin et vivant leur vie tranquillement loin de tous les mystères et les secrets qui hantent ce village. Le jeune Keiichi Maebara, un garçon cool, est un nouveau-venu dans le coin, s'adaptant paisiblement à son nouvel environnement. Il rejoint vite un club de jeux de société composé de quatre filles délurées: Rena Ryugu, la mascotte du club aux goûts "kawais" un peu étranges, Mion Sonozaki, la cheftaine du club et véritable garçon manqué, Rika Furude, la benjamine calme et précoce mais néanmoins un tantinet machiavélique, et Satoko Hojo, la petite peste effrontée de la bande. Ensemble, ils se livrent à des nombreuses activités hautes en couleurs après les cours, leur réputation étant bien connue du reste des habitants. Mais derrière leurs apparences joviales et les stéréotypes qu'ils incarnent, il y a en réalité des personnages beaucoup plus profonds et tourmentés qu'ils n'y paraissent au premier abord. Car au-delà de leurs visages innocents, ils ont tous leurs secrets profondément enfouis, des fautes inavouables qu'ils ne peuvent confier à autrui, des crimes impardonnables qui les hanteront toute leur vie.

Ces personnages sont mis en valeur tour à tour dans chacun des six arcs qui composent cette série. Chaque arc raconte en fait une nouvelle alternative des événements de Juin 1983. Il s'agit à chaque fois d'une histoire différente (et souvent indépendante des autres arcs) tournant autour d'un des six personnages principaux, nous permettant de découvrir son passé personnel et ses problèmes de la vie quotidienne. Loin de l'ambiance conviviale et délirante du club, ces histoires sont de véritables drames touchant à des sujets sensibles et durs qui vont peu à peu plonger les personnages dans leurs dernières limites... et jusqu'à l'irréparable.

L'évolution de chaque arc est très progressive, démarrant initialement dans l'ambiance conviviale de la bande d'amis avec un humour kawai des plus efficaces, pour ensuite dévoiler progressivement les personnages sous un regard plus personnel et plus sombre. Car derrière ces illusions de bonheur, les protagonistes doivent faire face à certaines épreuves qui font naître en eux la peur, la frustration et parfois la colère qui les rongent intérieurement. La méfiance finit par naître naturellement et il ne manque alors plus qu'un élément déclencheur particulier pour que tout bascule dans la tragédie. Dans le premier arc, cela se traduit ainsi par la prise de conscience de Keiichi sur la malédiction d'Oyashiro et sur le fait que ses amies y sont probablement impliquées. Basculant alors dans une réalité autrement plus effrayante, Keiichi réalise que ses amies sont tout sauf de simples jeunes filles sans histoire et qu'un étrange phénomène d'envoûtement par des démons touche les habitants du village. Se sentant menacé par ses nouvelles amies et craignant pour sa vie, il commence à sombrer dans des crises de paranoïa de plus en plus violentes et extrêmes qui finissent par se déchaîner en une véritable psychose incontrôlable. Les personnages sont ainsi souillés, la paranoïa les dominant (parfois à juste titre), et ils continuent toujours de sombrer davantage dans la folie... jusqu'à ce que rien ne puisse plus les arrêter et qu'il ne leur reste plus que les souvenirs d'un bonheur éphémère perdu et la réalisation des monstres qu'ils sont devenus. Tel est le destin funeste auquel sont voués nos protagonistes qui vont devenir tour à tour les victimes, les bourreaux et les témoins impuissants de cette véritable malédiction qui semble n'épargner personne dans le village. Qui donc pourra trouver une issue à ce labyrinthe interminable de tragédies ? Et que restera t-il après de cette amitié complice qui unissait la bande il n'y a pas si longtemps ?

Si chaque arc raconte une histoire différente et indépendante, il existe néanmoins un élément récurrent à toutes ces intrigues, un fil conducteur qui relie tous ces arcs: il s'agit de la fameuse malédiction d'Oyashiro. Elle survient toujours quoi qu'il puisse se passer et certains événements sont récurrents à l'ensemble des arcs. Si, dans le contexte, la malédiction entre régulièrement en résonance avec les histoires arrivant aux personnages (certains enquêtent dessus, d'autres la subissent, mais cette malédiction tient un rôle majeur dans chacune de ces histoires), c'est un mystère qui concerne l'ensemble des intrigues et le spectateur est clairement invité à saisir l'oeuvre dans son ensemble pour tenter de reconstruire le puzzle en formulant ses propres théories sur la nature de la malédiction et sur ce qui peut se cacher derrière.

Là-dessus, il faut saluer les mérites de ce parti-pris de narration original et audacieux qui fait merveille. En reprenant à chaque fois l'histoire à zéro et en racontant de nouvelles intrigues, chaque arc apporte son lot de nouveaux éléments, de nouveaux personnages et de nouvelles révélations qui sont autant de pièces venant s'ajouter à ce gigantesque puzzle. Plus la série avance, plus notre compréhension du passé obscur du village, de la malédiction d'Oyashiro et de ce qui peut se cacher derrière se précise. Sans toutefois donner des réponses claires et définitives (la vérité sur les événements d'Hinamizawa n'étant en fait révélée que dans la deuxième saison), le spectateur a suffisamment de matière pour réfléchir et émettre ses propres théories sur les mystères du village. Selon les arcs, cette série de meurtres peut être perçue dans une compréhension surnaturelle des événements ou dans la théorie d'un grand complot et le spectateur n'a de cesse de rechercher la vérité cachée derrière tous ces éléments. L'autre mérite de ce choix narratif est de renouveler sans cesse l'intérêt de la série, chaque arc ne dépassant pas les cinq ou six épisodes (qui peuvent donc se regarder à la suite comme un film pour profiter pleinement de l'évolution de l'intrigue et de la montée progressive de la tension dramatique).

Tout cela étant dit, il est important maintenant de souligner l'ambiance particulière de cette série. Car si Higurashi joue en grande partie sur le mystère et sur les drames qui surviennent aux personnages, son ambiance générale est avant tout celle d'une série horrifique dotée d'une violence graphique très prononcée. Si la série est dotée de séquences humoristiques à l'humour kawai (souvent au début des arcs), elle devient graduellement de plus en plus inquiétante avec une atmosphère mystérieuse et glauque qui exerce un charme particulier sur le spectateur, aussi envoûtant qu'oppressant. La violence est très présente dans cet univers et plusieurs scènes pourraient choquer les âmes sensibles. Ainsi, si l'ambiance est une grande réussite, elle destine toutefois la série à un public averti. Le style de série que l'on se plaira à regarder de nuit dans une chambre peu éclairée afin de se plonger totalement dans l'atmosphère particulière de cet animé.

Pour servir cette ambiance, il faut aussi saluer le travail impeccable qui a été réalisé à tous les stades de la production. La réalisation est juste géniale, adaptant brillamment le visual-novel original d'une manière qui sert pleinement son ambiance, aussi bien dans les scènes humoristiques complètement déjantées visuellement que dans la mise en scène nettement plus étrange et frénétique qui accompagne les moments de paranoïa et la montée de folie des personnages. Ce dernier parti-pris de réalisation se révèle hautement efficace et culmine à l'approche de la fin de chaque arc. Le style "kawai" des character-designs s'adapte également à merveille à cette ambiance, s'appliquant aussi bien aux scènes humoristiques avec ce côté "manga" qu'aux moments de folie où les personnages ont des traits exagérément déformés qui les rendent encore plus flippants.

Enfin, il est à noter l'importance majeure octroyée au son. Si les musiques de Kenji Kawai s'avèrent excellentes et contribuent beaucoup à créer une ambiance particulière, c'est tout autant le cas des bruitages dont l'importance est ici essentielle à la réussite de nombreuses scènes. Survenant dans les moments de grand effroi et de tension, ils participent activement aux partis-pris de mise en scène et ils contribuent donc eux-aussi énormément à plonger le spectateur dans cette atmosphère inquiétante et parfois frénétique.

Au niveau des doublages, les deux versions qui nous sont proposées (japonaise et française) sont très convaincantes. Si la version japonaise est sans nul doute l'idéal pour se plonger pleinement dans l'ambiance de la série, les nombreux seiyus ayant assurés avec des prestations souvent excellentes et parfois même vraiment bluffantes, les comédiens français ne sont pas non plus en reste avec un bon niveau général dans l'ensemble (notamment une prestation brillante de la part de la comédienne incarnant Mion/Shion Sonozaki, l'un des rôles les plus complexes de la série).

Concernant l'édition française à présent, Anima a vraiment fait de l'excellent travail. La série nous est proposée en 16:9 avec une image de superbe qualité pour un dvd (on en oubliait presque que les images des dvd pouvaient être aussi belles). La qualité sonore n'est pas en reste non plus, ce qui aide pour beaucoup à l'immersion du spectateur dans l'univers du village d'Hinamizawa.

Le coffret est quant à lui de qualité très appréciable. Son design et le choix des illustrations (comprenant également les sérigraphies des dvd) reflète à merveille l'ambiance propre à la série, à la fois sombre et mélancolique. De même, les menus des dvd sont une vraie réussite. Très travaillés du point de vue visuel avec un design et des extraits mettant en avant la folie et la violence, ils sont accompagnés de bruitages étranges et de voix inquiétantes et surtout d'une des musiques les plus mystérieuses et mélancoliques de la série. Le tout nous plonge directement dans l'atmosphère de la série avant même que l'on ait lancé les épisodes, ce qui est vraiment un plus appréciable. Là-dessus, rien à dire, il y a eu un véritable travail opéré sur le coffret et sur la présentation des dvd afin de nous proposer un produit qui ravira sans nul doute les fans.

Petit bémol toutefois pour l'absence de réel bonus dans le coffret. Seul un livret l'accompagne, mais celui-ci se révèle relativement peu inspiré. Il vaut mieux par ailleurs l'éviter tant que l'on n'a pas fini de regarder l'ensemble de la série, plusieurs articles balançant des spoilers importants, parfois sans trop crier gare. Le problème de ce livret étant du coup qu'une fois la série vue, les informations présentées ne sont plus aussi intéressantes, à part pour quelques informations sur le visual-novel et sur le style kawai situées à la fin qui pourront intéresser ceux qui ne connaissent pas trop ces univers. Il manque à ce livret des informations plus précises sur le visual-novel original et sur son adaptation animée afin de pouvoir nous offrir un autre point de vue plus technique sur celle-ci et un complément digne d'intérêt à ce coffret. Un peu dommage donc !

Mais au final, il ressort de tout ça une excellente série qui offre à son spectateur une expérience véritablement unique, servie par une édition française tout aussi excellente. La question principale est alors surtout de savoir à quel public la série se destine. Car Higurashi s'adresse en particulier à un public averti et son ambiance, une réussite incontestable en son genre, ne plaira probablement pas forcément à tous (notamment aux âmes sensibles). Mieux vaut donc savoir précisément à quoi s'attendre avant d'envisager l'achat de cette série mais, pour ceux qui sont intéressés par le concept et qui se laissent séduire par cette ambiance particulière, cette série deviendra certainement un incontournable de leur collection d'animés.

Verdict: Excellent (18/20).


PS: Pour ceux qui seraient intéressés par le visual-novel, il est sorti en France dans son intégralité sous le titre "Le Sanglot des Cigales". Deux jeux sont ainsi disponibles, le premier comprenant les quatre premiers arcs et le second comprenant les quatre derniers (deux autres produits étaient également sortis par le passé, comprenant respectivement les arcs 1 et 2 pour le premier et les arcs 5 et 6 pour le second, retirés de la vente depuis pour être remplacés par les jeux "complets" comprenant quatre arcs chacun).

Image Image

L'éditeur français du visual-novel a mis en ligne une démo gratuite que vous pourrez trouver au lien ci-dessous. Cette démo contient l'intégralité du premier arc, ce qui représente déjà une bonne dizaine d'heures. L'idéal pour découvrir cet univers et son ambiance particulière (et ne faites pas attention à la classification qui n'est pas adaptée en réalité, le visual-novel est facilement à déconseiller aux moins de 12 ans).

http://www.hinamizawa.fr/demo.htm

Glass Heart
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Re: Higurashi No Naku Koro Ni

Message non lu par Glass Heart » 19 déc. 2012, 16:41

Nouvel animé d'Higurashi annoncé pour 2013: Higurashi no Naku Koro ni Kaku. Il s'agira de la cinquième adaptation animée de la franchise, succédant à deux saisons d'une série animée adaptant le visual-novel original (Higurashi en 2006 et Higurashi Kai en 2007) et à deux séries d'oav tentant de continuer à surfer sur le succès de cette dernière (Higurashi Rei en 2009 et... Higurashi Kira en 2011-2012 :roll: ).

On ne sait pas encore quel format prendra cet animé qui adaptera une nouvelle (Higurashi Outbreak) de l'auteur Ryukishi07, mais il semble plutôt probable qu'il s'agisse d'oav. On y retrouvera le village d'Hinamizawa isolé du reste du monde et replié sur lui-même après

[spoiler]qu'un mystérieux virus ait fait son apparition au cours de l'année 1983. Keiichi Maebara et Rena Ryugu vont devoir faire face aux conséquences de cette étrange épidémie.[/spoiler]

http://sgcafe.com/2012/12/higurashi-nak ... ming-2013/

http://www.animenewsnetwork.com/news/20 ... gets-anime

Après le désastre d'Higurashi Kira avec ses délires fan-services lamentables, je suis bien content qu'ils veuillent revenir à l'ambiance mystérieuse des débuts. En espérant qu'ils se montreront un peu plus inspirés que la dernière fois (mais bon, Higurashi Rei était déjà une série d'oav plutôt sympathique donc j'ai envie de croire qu'ils nous feront à nouveau un bon animé d'Higurashi et que Kira était juste une erreur de parcours dragonballgtesque).

Glass Heart
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Re: Higurashi No Naku Koro Ni

Message non lu par Glass Heart » 24 avr. 2013, 16:25

Bande-annonce du film Higurashi no Naku Koro ni Kaku:

drCTJABbuOk

Enfin le grand retour tant attendu à l'ambiance glauque et horrifique de la série d'origine ! :D

Glass Heart
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Re: Higurashi No Naku Koro Ni

Message non lu par Glass Heart » 29 juin 2013, 20:49

Nouvelle bande-annonce (assez violente) du film Higurashi no Naku Koro ni Kaku:

XhsPncFJHdk

Enfin, une vraie suite à la série originale, glauque, étrange et archi-violente, pas des OAV fan-service parodiques à la con (traumatisé par Kira) ! :D

Glass Heart
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Re: Higurashi No Naku Koro Ni

Message non lu par Glass Heart » 14 avr. 2015, 22:50

Hinamizawa, Le Village Maudit (Higurashi no Naku Koro ni) - DVD 1

Image

Chronique

Juin 1983. Keiichi Maebara, un jeune du village d'Hinamizawa, massacre violemment les corps de ses amies Rena Ryugu et Mion Sonozaki à coups de batte. Qu'a t-il bien pu se produire pour pousser ce jeune garçon d'ordinaire amical à perpétrer ce double meurtre atroce.

Retour dans le temps. Keiichi Maebara, un citadin, vient d'emménager dans le village rural paisible d'Hinamizawa avec ses parents depuis environ un mois. Pour l'adolescent, c'est un changement complet de style de vie: au tumulte de la grande ville succèdent le calme, l'air pur et le chant des cigales de la campagne. Intégrant l'unique école du village, il s'adapte vite à sa nouvelle existence et se fait un groupe d'amies composé de Mion Sonozaki, un garçon manqué très amical mais à fort tempérament, de Rena Ryugu, une jeune fille charmante et pleine de bonne volonté qui a cependant l'étrange réputation d'avoir des goûts bizarres et de fouiller quotidiennement la décharge à la recherche d'objets "mignons", de Rika Furude, la très jeune prêtresse du temple du village, et enfin de Satoko Hojo, la petite peste du village qui adore jouer des mauvais tours à ses camarades. Ensemble, ils font partie d'un club de jeux de société des plus étranges dont Mion est la présidente et qui n'a qu'une seule règle d'or: tous les coups sont permis pour gagner. Très vite, la bande s'est fait connaître comme les garnements du village.

Une belle vie qui s'annonçait, mais un événement va tout chambouler. Keiichi fait la connaissance de Tomitake, un photographe de passage, qui lui révèle que quelques années auparavant, le village d'Hinamizawa avait été marqué par un fait divers des plus horribles. A l'époque, un projet de construction d'un important barrage financé avec des pots de vins menaçait d'engloutir la région et les habitants se sont soulevés pour monter un mouvement de protestation qui est remonté jusqu'au gouvernement. Mais ce qui a mis fin au projet était bien plus inquiétant encore: un cadavre a été retrouvé sur le chantier, celui du contremaître responsable des travaux. Il apparaissait qu'il avait été assassiné par des ouvriers avec qui il était en conflit et ses membres découpés et cachés par chacun d'entre eux. Si la plupart des coupables ont été arrêtés, l'un d'entre eux, désigné comme le principal responsable, a mystérieusement disparu et on n'a jamais retrouvé le dernier membre manquant. Ces événements se sont déroulés il y a cinq ans, le soir du festival traditionnel Watanagashi du village célébré aux premiers jours de l'été. Et depuis, tous les ans, le soir du festival, une nouvelle personne disparait mystérieusement tandis qu'une autre est retrouvée morte dans des circonstances inexpliquées. La tradition du village voudrait que ce soit leur déesse protectrice Oyashiro qui se venge ainsi de ceux qui ont contribué au projet du barrage, y compris parmi les habitants. Et la cinquième année depuis que cette série de meurtres horribles a commencé arrive justement cette année, dans les prochaines semaines. La malédiction va t-elle se poursuivre ? Une nouvelle personne va t-elle disparaître ? Un nouveau cadavre va t-il être découvert ?

Très impressionné par ces révélations sur les terribles secrets du village, Keiichi tente d'en savoir davantage sur ces événements mais ses amies lui cachent de toute évidence des choses. Lorsque les événements se répètent une nouvelle fois après le festival Watanagashi, Keiichi est contacté par l'inspecteur Oishi du commissariat d'Okinomiya, la ville voisine, afin de le tenir informé sur les agissements de son groupes d'amies qui sont toutes directement impliquées avec les principaux protagonistes de l'affaire, notamment Mion Sonozaki, l'héritière de la famille mafieuse qui dirige le quotidien du village dans l'ombre. Tout comme Oishi, Keiichi ne peut pas croire que cette série de meurtres atroces soit le fait d'une malédiction par une déesse vengeresse, mais il refuse pour autant de soupçonner ses amies. Pourtant, les événements vont peu à peu le plonger dans une spirale destructrice de paranoïa et de psychose quand il échappe de justesse à des tentatives de meurtres et quand ses amies Rena et Mion change subitement de personnalité pour se faire beaucoup plus menaçantes à son égard. Hinamizawa cache un terrible secret et Keiichi risque sa vie en tentant de le découvrir...

"Hinamizawa, le Village Maudit", de son titre original "Higurashi no Naku Koro ni" (Quand les cigales sanglotent), est une série animée adaptée d'un visual-novel à grand succès de l'auteur Ryukishi07 du studio 07th Expansion (sorti en France sous le titre "Le Sanglot des Cigales"), lui-même composé de huit volumes. Cette série a donné lieu à deux saisons pour un total d'une quarantaine d'épisodes adaptant l'intégralité de l'oeuvre, ainsi que diverses séries d'oav complémentaires à l'intérêt très variable. En France, seule la première saison composée des 26 premiers épisodes a été éditée par Anima, adaptant les six des volumes du visual-novel.

Higurashi est une série à suspense se déroulant dans un décor champêtre où le héros, un adolescent récemment installé dans la région, enquête sur une série de meurtres morbide attribuée à une étrange malédiction liée à une déesse locale. Entre les superstitions et une interprétation plus terre à terre des choses, Keiichi tente de découvrir la vérité mais se trouve confronté au mutisme des habitants qui refusent de dévoiler les sombres secrets du village. Les habitants sont-ils derrière tout ça ? Sont-ils prêts à tuer pour couvrir la vérité ? C'est ce que se demande notre héros au cours des multiples arcs qui composent cette série et qui présentent chacun une alternative des mêmes événements à travers un point de vue et un déroulement complètement différents à chaque fois. Chaque arc introduit aussi de nouveaux éléments qui viennent parfois apporter des réponses aux mystères des arcs précédents et éclaircir certaines zones d'ombres, amenant ainsi à une nouvelle lecture des choses. La seule récurrence toutefois: chaque arc commence généralement dans une ambiance légère et conviviale avec un humour kawai omniprésent pour ensuite grimper progressivement en tension pour finir dans une ambiance horrifique, violente et extrêmement glauque. En chacun des personnages se cache potentiellement un psychopathe en puissance, capable de semer la mort en pleine folie frénétique, et il ne suffit souvent que d'un élément déclencheur pour que leur vie paisible bascule à tout jamais.

Ce premier DVD comporte les cinq premiers épisodes de la série. Les quatre premiers adapte le premier volume du visual-novel, correspondant au résumé présenté plus haut. Le cinquième épisode est le début du second arc qui nous introduit un nouveau personnage intriguant et qui développe davantage celui de Mion Sonozaki, au coeur de cette nouvelle histoire, et sa relation avec Keiichi. Très vite, le spectateur s'aperçoit qu'il ne revoit pas deux fois la même histoire: tout est différent, seuls quelques éléments sont communs à chaque arc, mais surtout cela nous permet de redécouvrir des choses que l'on pensait avoir comprise et de mieux apprendre à connaître certains des personnages qui font vivre le village d'Hinamizawa.

La série est réalisée par Chiaki Kon qui a fait dans l'ensemble un travail formidable. Les fans du visual-novel pourront reprocher que cette adaptation animée ne permet pas de retranscrire fidèlement la richesse de l'oeuvre originale, une dizaine d'heures de lecture étant par exemple condensée en quatre épisodes d'une vingtaine de minutes pour le premier arc, sacrifiant nombre d'éléments et de développements. Si cet argument est tout à fait valable, il n'en demeure pas moins que le récit qui nous est présenté demeure parfaitement compréhensible et cohérent, tout en gagnant considérablement en dynamisme, mais surtout que la réalisatrice a réussi à pleinement retranscrire l'atmosphère si particulière du visual-novel original avec cette progression d'une ambiance légère et humoristique à une ambiance lourde, terrifiante et violente, ainsi que le charme champêtre de l'univers d'Hinamizawa, tantôt vivifiant et nostalgique, tantôt inquiétant. Cela confère une véritable identité à cette adaptation qui se démarque radicalement de bon nombre d'animés horrifiques, tout en respectant scrupuleusement le genre (et pour cause, c'est certainement l'une des séries les plus violentes et dérangeantes que l'on puisse espérer voir, mais ce n'est jamais fait de manière gratuite). En prime, la série est portée par un casting de personnages attachants et très intéressants qui arrivent vite à nous fasciner avec leurs secrets, conférant une âme supplémentaire à ce village maudit.

Si l'importance de l'image est dominante dans cette série, il en est tout autant du point de vue du son qui contribue énormément à l'ambiance, que ce soit à travers un travail exceptionnel du côté des bruitages ou encore des compositions magistrales du brillant Kenji Kawai qui se montrent particulièrement riche par sa diversité, certaines étant purement déjantées tandis que d'autres se révèlent magnifiquement étranges et mélancoliques. Du côté des doublages, pas grand chose à redire que ce soit pour la version originale japonaise ou pour la version française, tous s'en sortent impeccablement. Etrangement, les comédiennes qui marquent tout particulièrement dans les deux doublages sont celles qui prêtent leurs voix aux jumelles Mion et Shion Sonozaki, Satsuki Yukino pour la version originale et Geneviève Doang pour la version française.

Du côté de l'édition, Anima a accompli un travail important et cela se ressent dès les menus animés qui nous plongent immédiatement dans l'ambiance frénétique, sombre et violente de la série. L'image et le son sont d'excellente qualité et un soin tout aussi important a été apporté au sous-titrage français, de très grande qualité.

Avec cette première fournée d'épisodes, "Hinamizawa, Le Village Maudit" s'annonce comme une série particulièrement intéressante et très intelligente qui sort complètement des sentiers battus et qui arrive à nous plonger dans son ambiance très particulière. Ces cinq premiers épisodes nous présentent l'intégralité du premier arcs narratifs de la série et débordent un peu sur le début d'un second arc qui s'annonce encore plus intéressant. A ce stade, le suspense a déjà pris et on a envie d'en découvrir davantage sur les mystères de ce village maudit. A réserver toutefois à un public averti car, entre des moments horrifiques très réussis et une ultra-violence assumée, la série pourrait facilement choquer la sensibilité des spectateurs. Mais pour ceux qui raffolent des films d'horreur et qui cherchent une série animée dans ce ton là, ne cherchez pas plus loin, effet garanti ! Principal effet secondaire connu: une forte addiction qui empêche généralement de décrocher de la série avant d'arriver à la toute fin. Une oeuvre à découvrir de toute façon pour sa richesse et son originalité, que ce soit à travers cette excellente adaptation animée ou bien avec le visual-novel original qui est à ce jour l'un des très rares à être commercialisés sur notre territoire.

Verdict: Excellent (17/20).

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