La saga Jak and Daxter

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Glass Heart
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La saga Jak and Daxter

Message non lu par Glass Heart » 27 juin 2013, 22:41

Jak and Daxter: The Precursor Legacy

Image

Développeur: Naughty Dog.
Année: 2001.
Console: PS Vita.


Casting: Xavier Fagnon (Daxter), Sophie Arthuys (Keira Hagaï), Marc Alfos (Samos Hagaï), Gérard Surugue (Gol Acheron) et Laurence Bréhéret (Maïa Acheron).

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L'Histoire

Jak et Daxter sont deux amis d'enfance qui ont grandi ensemble au Village des Sables. Alors qu'ils s'aventuraient un jour sur l'Île de la Brume, ils découvrent les sombres projets de deux individus regroupant une armée de soldats Lurkers tout en faisant des réserves importantes d'éco noire. Alors qu'ils tentaient de rentrer au village pour avertir les habitants, Daxter tombe dans un puits d'éco noire par la faute de Jak et se retrouve dans le corps d'une beloutre. Furieux et désireux de retrouver son apparence normale, ils demandent de l'aide au sage vert Samos qui leur conseille de s'adresse à Gol Acheron, un sage qui a longtemps étudié l'éco noire. Mais celui-ci habite dans une région éloignée du Nord. Commence alors le voyage de deux héros en devenir pour stopper l'invasion de soldats Lurkers projetant de dominer le monde et pour trouver le sage qui rendra son apparence normale à Daxter. Dans leurs aventures, ils feront des rencontres étonnantes mais ils peuvent compter sur le soutien du sage Samos et de sa fille Keira, amie d'enfance des deux héros et passionnée de mécanique.


Avis

Le premier jeu Jak and Daxter remonte au début des années 2000, à une époque où Naughty Dog, auréolé du succès international des jeux Crash Bandicoot, opère une transition vers la nouvelle génération de console (la Playstation 2) et tente de se créer une nouvelle licence phare. Clairement inspiré par Banjo-Kazooie, un autre célèbre titre de plateforme du temps de la Nintendo 64 mettant en scène un ours débile et un piaf insupportable avec pas mal de dérision, Naughty Dog conçoit un nouveau duo de héros improbable composé d'un jeune homme muet, à la manière de Link de Legend of Zelda, et d'une beloutre impertinente qui n'arrête pas de tout prendre au second degré. Ainsi sont nés Jak et Daxter, nouveau duo comique phare du développeur.

Considéré aujourd'hui comme le jeu qui a aidé à définir tout un genre, force est d'avouer que ce premier opus appartient aujourd'hui à une époque révolue du jeu de plateforme comme l'avaient défini Super Mario 64 ou Banjo-Kazooie entre autres. Délaissant le principe des Crash Bandicoot avec des niveaux ultra-dirigistes et une caméra montée sur un chariot qui rend le retour en arrière peu recommandable et une difficulté qui aura collé de belles sueurs aux hardcores gamers de l'époque, Jak and Daxter aura marqué par l'introduction d'un monde entièrement ouvert où le joueur est libre d'aller où il l'entend et de faire ce qu'il souhaite sans avoir à se coltiner des barrières ou les inévitables temps de chargement. Un monde vaste, une fluidité d'animation... Si aujourd'hui les mots "open-world" sont sur toutes les bouches comme la nouvelle mode du jeu vidéo, Jak and Daxter avait déjà crée tout ça avec dix ans d'avance.

Nos deux compères voyagent donc à travers trois régions principales menant à deux ou trois niveaux chacune où ils doivent exécuter des tâches précises afin de collecter des piles d'énergie qui leur permettent ensuite de se rendre à la région suivante. En chemin, ils doivent aussi récolter des orbes précurseurs, sorte de monnaie de ce monde qu'ils pourront échanger plus tard contre d'autres piles d'énergie, ainsi que trouver les sept mécamouches répartis dans chaque niveau afin de collecter une autre pile d'énergie. Bref, on retrouve là très exactement le concept de Banjo-Kazooie en remplaçant des pièces de puzzle par des piles, des notes de musiques par des orbes et les jinjos par des mouches mécaniques, Naughty Dog n'a rien inventé.

Reste que le titre ne s'en révèle pas moins réussi en terme de gameplay, variant les plaisirs entre phases de plateforme pures, niveaux de course sur un engin motorisé et enfin quelques rares minijeux. L'open-world est brillamment employé, permettant au joueur de remplir naturellement ses objectifs tout en partant à la découverte de chaque monde (Daxter donne souvent toutes les indications nécessaires), et la progression se veut donc aussi fluide que sur un Super Mario 64 ou un Banjo-Kazooie. Néanmoins, si le joueur est virtuellement immortel (pas de vies) et qu'il peut donc recommencer autant de fois qu'il le veut une épreuve, le jeu peut se révéler parfois frustrant dans des phases de gameplay délicates où tout doit être calculé à la seconde et au millimètre près et où cette foutue caméra semble tout faire pour qu'il tombe dans le vide. Il faut alors parfois recommencer interminablement ces passages où on se contente de répéter un parcours qu'on connait déjà par coeur mais où on échoue sans cesse presque par hasard (ou parce que Jak répond mal aux commandes au moment décisif, ce qui m'est arrivé pas mal de fois), jusqu'à ce coup de chance où on réussit presque sans trop savoir pourquoi. Sans être un jeu difficile, Jak and Daxter peut donc s'avérer frustrant, un de ces jeux où on jette sa manette au bout de la trentième tentative... sauf qu'il faudrait être malade pour jeter une console portable.

Heureusement, pour les appuyer, nos deux héros peuvent compter sur différents types d'écos qui leur octroient (souvent temporairement) différents types de pouvoir: l'éco verte restaure leur jauge de vie, l'éco bleue les rend rapide et magnétique, l'éco rouge les rend plus fort et l'éco jaune permet d'envoyer des boules de feu comme dans Super Mario Bros. Et non, l'éco noire ne vous transforme pas en Dark Jak, elle tue tout simplement le personnage à la manière des explosifs dans Crash Bandicoot.

Au niveau des minijeux, gros changement puisque les développeurs de Naughty Dog ont eu la bonne idée (c'est du sarcasme) de rajouter des fonctions tactiles avec l'écran de la PS Vita (indispensable pour décrocher les trophées de ces épreuves) et de délaisser complètement la maniabilité de ces jeux au stick multidirectionnel qui n'a pas du tout été ajusté. Du coup, ces minijeux deviennent juste injouables avec le stick (sans parler que tourner le stick vers la droite nous fait inévitablement toucher la gauche de l'écran tactile, ce qui provoque l'effet totalement inverse de celui espéré) et on se trouve forcé de jouer de manière tactile, ce que j'ai trouvé très inconfortable pour ma part. Je n'ai trouvé aucun plaisir à jouer aux minijeux de cette manière et, du coup, ça tuait tout le fun. De petites parenthèses sympathiques, c'est devenu des phases de gameplay lourdes dont on a plus que hâte de se débarrasser pour passer à autre chose. Un massacre !

Les combats de boss, enfin ! Cela vaut-il le coup d'en parler ? Ils sont au nombre de trois dans le jeu et franchement pas inoubliables tant ils sont nuls. Même le boss final est assez facile. Bref, ces phases sont plus ou moins anecdotiques.

Au niveau de la narration, le titre accuse vraiment son âge. Car si, à partir de Jak II, on trouvait des scénarios développés et des personnages assez travaillés, ce n'était pas encore le cas dans ce premier opus. Le premier Jak and Daxter nous ramène à une époque révolue du jeu de plateforme où le scénario importait moins que les phases de gameplay et où la narration était davantage travaillée de manière à guider le joueur à travers les niveaux plus que pour lui raconter une histoire captivante. La plupart des cinématiques de Jak and Daxter consistent en fait à donner aux deux compères des objectifs de mission à remplir dans les différents niveaux ou, plus original, à leur demander de leur fournir un certain nombre d'orbes précurseurs (les tarifs ne changent jamais: 90 pour les gens, 120 pour les totems tout moches) contre une pile d'énergie. Heureusement, si le jeu ne brille pas par la qualité de son scénario (quasiment inexistant), ces cinématiques réservent heureusement de beaux moments d'humour entre des personnages pittoresques et les délires de ce bon vieux Daxter. Quel dommage que les villages soient aussi vides, les PNJ étant extrêmement limités (trois à sept personnes par village), loin de la population florissante d'Abriville dans Jak II.

Au niveau du doublage, le résultat est d'un assez bon niveau, en grande partie grâce à la prestation déjantée (et omniprésente) de Xavier Fagnon dans le rôle de Daxter qui vole la vedette au pauvre Jak. Les autres comédiens principaux comme Sophie Arthuys et le regretté Marc Alfos campent convenablement leurs personnages, mais pour le reste, on les entend si peu qu'on n'a pas vraiment le temps de les apprécier, à part le plaisir de reconnaître quelques voix familières comme Gérard Surugue, Laurence Bréhéret et Françoise Cadol.

Ce portage PS Vita reste fidèle à l'esprit du titre d'origine: un monde vaste et plein de couleurs (même si les graphismes accusent leur âge et qu'ils n'ont pas été retravaillés pour cette version Vita), un personnage qui hérite plus ou moins de la palette de mouvements de Crash Bandicoot (les armes ne font leur apparition que dans le deuxième opus) et un humour omniprésent. Quel dommage que ce portage n'ait pas été davantage travaillé avec un framerate vraiment mauvais qui gâche la superbe de cet univers et de la fluidité des animations et qui va jusqu'à rendre certaines phases de sauts encore plus corsées à cause de ralentis indésirables qui les rendent imprécis. Alors que ce jeu demande une exécution impeccable et un timing parfait lors de certains passages, ce mauvais framerate peut se révéler très gênant, même si on s'y habitue plus ou moins au bout d'un moment. A cela s'ajoute un certain nombre de bugs tellement variés que ça serait trop long de les lister, surtout que c'est très aléatoire, mais bref cette version PS Vita a clairement été bâclée.

Le jeu n'est pas très long et pas particulièrement difficile (en partie dû à l'immortalité et à la possibilité de recommencer indéfiniment une épreuve qui simplifient artificiellement la difficulté), le joueur progressant ainsi assez rapidement. On sent que Naughty Dog a préféré privilégié la fluidité de l'aventure sur le challenge et il ne faudra guère plus de 10 à 15 heures de jeu pour achever ce premier opus à 100% (même si cela ne présente aucun réel intérêt, la scène bonus étant assez bidon et n'apportant rien de nouveau).

Au final, on trouve là un jeu fort sympathique qui marque une période de transition pour Naughty Dog, retrouvant de nombreux éléments des jeux Crash Bandicoot qui seront plus ou moins délaissées par la suite, tout en posant certaines bases des jeux à venir. On sent que Naughty Dog a des intentions pour son titre qui ne sont pas encore pleinement exploitées et qui ne le seront qu'à partir des jeux suivants, lesquels amèneront un autre type de gameplay. Beaucoup d'éléments présents dans cet opus seront repensés et retravaillés pour donner la série que l'on connait aujourd'hui. Mais pour l'époque, il est indéniable que Jak and Daxter constituait un bel exploit, révolutionnaire à bien des niveaux, et, s'il a clairement pris vieilli tant graphiquement que dans l'esprit, il porte désormais en lui le parfum nostalgique d'un temps révolu du jeu de plateforme où les jeux vidéo ne tentaient pas encore d'imiter le cinéma et où le gameplay primait sur le reste. De nos jours, il n'y a guère plus que les jeux Mario et quelques autres qui continuent de perpétuer cet héritage. Malheureusement, cette expérience est pas mal gâchée par la qualité médiocre de ce portage PS Vita qui fait perdre de sa superbe à l'univers ô combien enivrant de Jak and Daxter.

Verdict: Bon (13/20).

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Hachi K.
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Re: La saga Jak and Daxter

Message non lu par Hachi K. » 02 juil. 2013, 00:57

J'ai passé des heures sur Jack & Dex 3 à chercher tout les œuf, à mettre la ville sans dessus dessous, à claquer tout le monde en dark jack... ah que de souvenir...
En fait j'ai passé beaucoup de temps sur les 3 opus qui on été fort divertissant pour moi. Ca fait partis de la culture jeux-vidéo qui m'es resté.
Idem pour Crash bandicoot du même studio : Naughty Dog qui c'est à présent totalement reconvertis vers un nouveau genre (c'est à se demandé si c'est le même studio) nous régalant du nouveau The last of us...
Bref, pour moi J&D c'est du culte, du fun, du bon.

Merci pour cette fiche qui m'a donné envie de ressortir ces vieux jeux ^^
Les plus silencieux sont souvent ceux qui s'avèrent les meilleurs orateurs.
Roman en ligne Les Reliques de Gaëa

Glass Heart
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Re: La saga Jak and Daxter

Message non lu par Glass Heart » 09 juil. 2013, 22:39

Merci pour cette fiche qui m'a donné envie de ressortir ces vieux jeux
Je suis en train de rejouer à Jak II actuellement, sur la Vita. Autant le premier ça allait encore, autant là ils ont vraiment réussi à rendre le jeu mauvais.

Je ne l'ai pas précisé mais, honnêtement, pour les fans de Jak and Daxter, privilégiez le portage PS3. Celui sur PS Vita est tout simplement désastreux.

N'empêche, j'aimerais bien savoir qui a eu la bonne idée de réattribuer les gâchettes L2 et R2 sur le pavé tactile arrière de la console, côtés gauche et droit. Parce que cette fausse bonne idée plombe carrément tout le jeu (en plus des problèmes de frame-rate), allant pourrir jusqu'à la prise en main de la console (ce pavé tactile arrière, je peux plus le sentir). :roll:

J'ai l'impression d'être dans un épisode du Joueur du Grenier, c'est horrible. Il y a largement matière à faire une vidéo complète là. :lol: Je crois que je vais abandonner pour le moment et me faire une partie de Daxter à la place. Faut croire que ce dernier est le seul opus disponible sur PSP et PS Vita qui retrouve vraiment le fun et la jouabilité de la série.

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