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Erkael
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Message non lu par Erkael » 02 mars 2008, 01:23

TETSUO HARA

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Né le 2 Septembre 1961 dans la région de Tokyo

L’histoire du Maître

Avant de commencer dans le manga, le jeune Hara ambitionne de travailler dans l’animation, mais pendant un bref passage en internat celui ci découvre les mangas, qu’il emprunte à un camarade, c’est ainsi qu’il décide de se lancer dans la manga, grand bien lui en a pris !
Il fait ses débuts dans un fanzine qu’il édite avec des amis ou son premier titre est très inspiré de Katsuhiro Otomo. Il est l’espace d’un court instant l’assistant de Takao Yaguchi, auteur de Sampai le pécheur , mais celui ci lui dit que son trait manque de maturité et qu’il doit encore s’exercer (malheureux !). Suite à ça il met de coté un court moment sa passion.
En Novembre 1981, il décide de franchir le pas et envoie un de ses titres à la célèbre Shueisha, et il est alors repéré par le maître Buichi Terasawa (excusez du peu) qui lui trouve un poste d’assistant auprès de Yoshihiro Takahashi.
Il remporte le concours des jeunes talents organisé par la Shueisha avec un titre se déroulant dans le monde de la boxe : Super Challenger. Suite à ça en Aout 1982 le Weekly Shonen Jump publie son premier titre : Mad Fighter, qui fait référence à Mad Max, mais le succés ne sera pas au rendez vous.

En Avril 1983, il publie deux chapitres racontant la jeunesse d’un certain Kasumi Kenshiro, le lectorat apprécie et la Shueisha lui laisse carte blanche pour développer ce titre, et il lui propose l’aide du scénariste Buronson…il ne le sait pas encore mais il vient de donner naissance à une œuvre qui sera connu dans le monde entier et qui fera de lui un magaka connu et respecté et mainte fois copié : tout simplement le tournant de sa carrière !
Le titre se termine en 89 et il se lance alors dans d’autres titres, sans l’aide de Buronson, qui rencontreront tout de même moins de succès. Cependant Hana no Keiji (Tout simplement « Keiji » chez nous) remportera un certain succés, ce sera sa deuxième longue série.

Le grand retour de la collaboration avec Buronson et surtout le grand retour de Ken aura lieu en 2001, qui amènera un nouveau succès à Hara quelque peu dans le creux de la vague après Keiji.
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Ses différentes œuvres :
-Iron no Don Quichotte (2 volumes de 1982 à 1983)
-Hokuto no Ken (27 volumes de 1983 à 1988) Scénarisé par Buronson
-Cyber blue (4 volumes de 1988 à 1989) Scénarisé par Ruichi Mitsui
-Hana no Keiji (18 volumes de 1990 à 1993) Scénarisé par Mio Aso
-Kagemusha Tokugawa Ieyasu (6 volumes de 1994 à 1995) Scénarisé par Sho Aikawa
-Takeki Ryusei (3 volumes de 1995 à 1996)
-Sakon Sengoku Funroku (6 volumes de 1997 à 2000) Scénarisé par Shingo Nihashi
-Hyudora (one shot de 1997 à 1998) Scénarisé par Tadashi Ikuta
-Koken Ryoku Ryusosakan Nakabo Rintaro (2 volumes de 1998 à 2000)
-Aterui the second (one shot en 2000) Scénarisé par Katsuhiko Takahashi
-Soten no Ken (actuellement 16 volumes à partir de 2001) Scénarisé par Buronson
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Un dessinateur de génie

Tetsuho Hara à un style exceptionnel, son trait est fin et soigné, il maîtrise à la perfection les jeux d’ombres. Son talent à fait de lui un mangaka très imité, notamment par Hirohiko Araki, l’auteur du génial Jojo’s bizarre adventure.
De part son statut, il est demandé en tant qu’illustrateur de romans ou même designer de personnages de jeux vidéos. Il réalise également des « short stories » pour la Shueisha.

Comme vous pouvez le constater si Hara est un maître du dessin, il semble qu’il ne soit pas un conteur génial vu qu’il s’est associé à de très nombreuses reprises à de scénaristes, mais sa plus célèbre association reste celle faite avec Buronson, qu’il va retrouver à différents moments de sa carrière…outre les deux séries Ken, il travailleront ensemble sur des short stories et des romans.

Ce qui est d’autant plus exceptionnel chez cet auteur c’est qu’il est atteint d’une déformation oculaire rare, qui l’oblige à fermer un œil pour dessiner, il doit ainsi reprendre ses dessins pour les corriger à de nombreuses reprises…il a des problèmes de perspective, ce qui peut apparaître dans Soten no Ken…mais mon dieu, quan don sait ça on ne peut avoir qu’encore plus de respect pour un dessinateur aussi génial que lui !!!

A noter que Hara est un ami de Tsukasa Hojo, le célèbre auteur de City Hunter…il faut croire que les génies s’attirent
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Pour en savoir plus sur Hokuto no ken et Soten no ken c'est ICI
Pour en savoir plus sur Keiji c'est ICI
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Principal source d'info: Wikipedia
Modifié en dernier par Erkael le 03 mars 2008, 18:35, modifié 2 fois.
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Erkael
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Message non lu par Erkael » 02 mars 2008, 19:57

BURONSON

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Né le 16 Juin 1947 à Nagano

En savoir plus sur le monsieur :

De son vrai nom Yoshiyuki Okamura, il est également connu sous le pseudonyme de Sho Fumimura…pourquoi avoir choisit un pseudonyme, c’est un mystère, on sait qu’il a choisit celui là en référence à l’acteur Charles Bronson (ha l’exceptionnel « Il étais une fois dans l’ouest » !)… la prononciation de Bronson en Japonais donnant littéralement Buronson. Mais pourquoi ne pas utiliser son vrai nom…suspens !

Au départ il ne se dirigeait pas du tout dans le milieu du manga, il est diplôme de l’école d’aviation militaire du Japon, ce qui n’est pas rien, mais il rencontre Hiroshi Motomiya, auteur notamment de Salaryman Kintarou, qui l’engage comme assistant.
Scénariste remarquable, ce n’est un dessinateur, c’est pour cela que depuis toujours il s’associe avec des mangakas, et il va travailler avec des maîtres…
Il commence sa carrière avec Pink punch : Miyabi, mais c’est quelque années plus tard qu’il rencontrera le succès avec Hokuto no Ken en collaboration avec Tetsuo Hara, ils ont été mis en contact par la Shueisha et l’alchimie opéra…il se retrouveront d’ailleurs des années après pour la suite de cette série.
Il rencontrera également un grand succès avec sa collaboration avec Ryoichi Ikegami, ils travailleront ensemble à plusieurs reprises, notamment sur Sanctuary, Strain et Heat…mais pour le coup il utilisera son autre pseudonyme.
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Quelques unes de ses œuvres :

-Doberman Détective (18 tomes en 1975) Dessins de Shinji Hiramatsu
-Hokuto no Ken (27 tomes de 1983 à 1988) Dessins de Tetsuo Hara
-Sanctuary (12 tomes de 1990 à 1995) Dessins de Ryoichi Ikegami
-Japan (one shot en 1992) Dessins de Kentaro Miura
-Mushimushi Korokoro (11 tomes de 1993 à 1996) Dessins de Tsuyoshi Adachi
-Strain (5 tomes de 1997 à 1998) Dessins de Ryoichi Ikegami
-Heat (17 tomes de 1999 à 2004) Dessins de Ryoichi Ikegami
-G Gokudo girl (5 tomes de 2003 à 2004) Dessins de Hara Hidenori
-Soten no Ken (16 tomes en cours à partir de 2001) Dessins de Tetsuo Hara
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Pour en savoir plus sur Hokuto no ken et Soten no Ken c'est ICI
Pour en savoir plus sur Sanctuary c'est ICI

Principal source d'info: Wikipedia
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Gemini no Saga
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Message non lu par Gemini no Saga » 02 mars 2008, 21:54

Pour info j'ai écrit un bref article sur le bonhomme et sa collaboration fructeuse avec Ikegami (Sanctuary, Strain, Heat et bientôt Lord).
C'est par ici
See you space cowboy

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Blacksheep
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Re: Les auteurs!

Message non lu par Blacksheep » 27 mai 2008, 12:04

NAOKI URASAWA
Naoki URASAWA (直樹 浦沢 ) est né le 2 janvier 1960 à Fuchû, ville de l'agglomération de Tokyo. En même temps que ses études d'économies, il se passionne pour la musique (il joue de la guitare) et pour le dessin. En juillet 1982, il reçoit le prix du meilleur jeune mangaka décerné par les éditions Shogakukan. Sa carrière professionnelle débute réellement avec le one-shot Beta en 1983 puis se poursuivra avec des séries toutes plus originales les unes que les autres, toujours des seinen, sur fond de sport ou s'inspirant de faits réels.
Une interview de Naoki Urasawa diffusée sur France 5 :
DqeLMP9JLRs
Bibliographie
- 1983 : Beta, courte histoire de science-fiction.
- 1985 : Pineapple army, histoire en huit volumes scénarisée par Kazuya KUDO, racontant les péripéties d'un instructeur militaire apprenant à qui le désire à se défendre. En France, un seul tome fut publié par Glénat et la série s'arrêta pour d'obscures raisons.
- 1987 : Yawara!, série sur le judo qui compte 29 volumes, et qui raconte l'histoire de Yawara Inokuma, petite-fille d'un ancien champion olympique, surentraînée par son grand-père et qui essaie tant bien que mal de faire cohabiter sa vie sportive et sa vie normale. C'est ce titre qui permettra à Urasawa de se faire connaître du public.
- 1987 : Dancing Policeman, one-shot.
- 1988 : NASA, one-shot.
- 1988 : Master Keaton, en 18 volumes, où un professeur en archéologie et enquêteur pour une compagnie d'assurance, vétéran des S.A.S. mi-anglais mi-japonais, se retrouve confronté à différentes affaires qui vont mettre en jeu toute son ingéniosité, l'homme se débrouillant avec le moindre objet qui traîne pour se sortir des situations délicates. Le scénario de cette série est signé Hokusei KATSUSHIKA.
- 1994 : Happy!, série sportive en 23 tomes sur le tennis, où une jeune fille se lance dans le tennis professionnel afin de rembourser la dette de son frère.
- 1994 : Jigoro! one-shot dédié au charismatique grand-père de Yawara.
- 1995 : Monster (publiée en France par Kana), thriller policier se déroulant en Allemagne, série achevée en 18 volumes.
- 1999 : 20th Century Boys, (publiée en France par Panini) un thriller de science-fiction en 22 tomes,
suivie en 2006 de 21st Century Boys en deux tomes.
- 2000 : Urasawa, recueil de nouvelles.
- 2004 : Pluto, série mêlant science-fiction et thriller policier, basée sur l'épisode 8 de la série Tetsuwan Atom (Astro Boy) d'Osamu Tezuka, série hommage au maître toujours en cours au Japon.

Récompenses

Niveau récompenses, le monsieur peut être fier d'avoir un beau palmarès. Admirez :
- 1982 : Prix du meilleur jeune mangaka.
- 1986 : Prix Shogakukan du meilleur manga pour Yawara!
- 1997 : Prix Shogakukan du meilleur manga pour Monster.
- 1999 : Grand prix culturel Osamu Tezuka pour Monster.
- 2001 : Prix Kodansha du meilleur manga pour 20th Century Boys.
- 2003 : Prix Shogakugan du meilleur manga pour 20th Century Boys.
- 2003 : Prix de la meilleure série au festival d'Angoulême pour Monster.
- 2004 : Prix de la meilleure série au festival d'Angoulême pour 20th Century Boys.
- 2005 : Grand prix culturel Osamu Tezuka pour Pluto.
"Dès qu’on tombe amoureux, on devient des menteurs" Harlan Ellison
"Tout homme normal est tenté à un moment de sa vie de cracher dans ses mains, de hisser le drapeau noir et se mettre à trancher des gorges." H. L. Mencken
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né un11septembre
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Re: Les auteurs!

Message non lu par né un11septembre » 07 juin 2008, 15:43

Mohiro Kitoh

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Mohiro Kitoh (鬼頭 莫宏 Kitō Mohiro, born August 8, 1966) est né dans la préfecture d'Aichi. Diplômé de l'institut technique de Nagoya, il est le créateur de naru taru et Bokurano, qui ont tout deux été adaptés en animé.

L'approche scénaristique et graphique de Kitoh est unique et rapidement identifiable. Ces histoires et son style visuel nous emporte presque toujours dans les aspects les plus sombres de la personnalité humaine en se concentrant sur ses faibleeses et sa cruauté.

Les personnages qu'il dessine sont souvent minces, élancés et dégingandé pour leur ages. Ses demoiselles, contrairement à la plupart des mangas, sont proportionnées sans exhuberances morphologiques. Ces jeunes hommes sont rarement trés definis musculairement, sauf dans des plans extrèmement rapprochés. les visages sont souvent petits et subtilement expressifs (ce qui oblige une lecture trés attentive de son oeuvre pour y deceler les motivations de certains personnages). La nudité est fréquente dans son travail, mais sans aucune recherche de sensualité. Kitoh semble même associer le sexe à quelque chose de brutal et avilisant comme un acte de domination ou de manipulation. Même dans les éditions originales, les parties intimes sont omises ou occultées de façons divers. cet elements se confirme pour la totalité de sa bibliographie.

Kitoh privilègie les histoires pessimistes, n'hesite pas à tuer des personnages majeurs, employant des personnages emotionnellement instables et décrivant ou laissant entendre des scénes violentes ou sexuellement chargés (tortures, viols, voire suggestions d'actes de pédophilie ou d'inceste). Ceci est particulièrement vrai pour naru taru censuré dans sa version amèricaine (shadow star) et sa publication abandonnée en français.

biblographie tirée du magazine erotics F n°51 (et édité par mes soins):

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togram
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Re: Les auteurs!

Message non lu par togram » 19 juin 2008, 12:51

(Ce n'est pas à proprement parler un auteur de manga mais je pense que cette biographie peut être intéressante !)

Katsushika Hokusai

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Un des artistes les plus connus du Japon. Rares sont les personnes qui ne le connaissent pas même sans le savoir. Nous avons tous au moins en tête une des ses 46 estampes, cette oeuvre majeure tirée des « Trente-six vues du mont Fuji » (« Fugaku sanjûrokkei ») : « Kanagawa oki namiura » connue en français par le titre « Sous la grande vague au large de la côte à Kanagawa » […] La grande vague, pour les intimes.
On remarquera ici que le mont Fuji n’est pas le centre de l’estampe vu que l’on pourrait presque le confondre avec une petite vague en arrière plan (ce que j’avais honteusement fait…)

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Hokusai est née à Edo (ancien nom de la capitale japonaise Tokyo) entre octobre et novembre de l’année 1760 soit le 9ème mois de la 10ème année de la période Horeki (ère du Japon s’étendant de 1751 à 1764). Il manifeste dès son plus jeune âge des aptitudes pour le dessin et la peinture. Il vit dans un climat où va se développer un art populaire, celui du « monde flottant » : l’ « Ukiyo ». Ce terme se rapporte à la culture de la jeunesse de Edo, Osaka, et Kyoto et qui constitue un monde à part entière. C’est une allusion ironique au terme homophone « monde souffrant », le cycle terrestre de mort et de renaissance duquel les Bouddhistes cherchent à s’échapper.

À partir de 14 ans, il débute son apprentissage de graveur de bois (xylographie) et c’est en 1778, l’âge de ses 18 ans, qu’il rejoint Katshukawa Shunsho (1726-1792), grand maître de l’ « Ukiyo-e » (« images du monde flottant »). Cette nouvelle culture reflète la passion du théâtre, des restaurants, des geishas et des « shunga » (signifie « image du printemps » qui est un euphémisme des images érotiques), mais aussi l’importance de la nature et de la tradition. Elle se développe principalement dans les quartiers marginaux, représentant un monde inconsistant, éphémère : le « bas monde ». Dans l’atelier Katshukawa, Hokusai réalisera des illustrations de romans populaires et des estampes. Certaines seront publiées sous le nom de Katsukawa Shunro. À la mort de son maître, il quittera l’atelier.

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Par la suite, Hokusai va étudier l’art des différentes écoles qui l’entourent, mais aussi l’art occidental qui va lui ouvrir les portes de la perspective. Cela est notamment dû aux gravures hollandaises en circulation dans l’archipel. Puis, il intègre l’école de Tawaraya, vers 1794, avec laquelle il publie sous le nom de Sori ses illustrations d’un recueil poétique « Kyoka Edo no Murasaki » qui lui vaudra son premier succès.

En 1798, Hokusai se libère de tout lien avec les écoles pour devenir un artiste indépendant. Il se fait alors appelé Hokusai et pousse même en se surnommant « Gakyojin » Hokusai, « le fou de dessin ». Ce titre peut paraître justifié au vu de cette anecdote : en 1804, il décide de peindre, avec un balai et un sceau d’encre de Chine, dans la cour du temple d’Edo, un « daruma » (désigne dans la culture japonaise une figurine à vœux) de 240m².

Dès 1814, on pourrait le surnommer le père fondateur du manga avant l’heure. En effet, c’est dans ses œuvres que naît le terme « manga » qui nous est si familier aujourd’hui. À 51 ans, il publie, sous le pseudonyme Taito, sa « manga » qui est un recueil d’innombrables carnets de croquis, d’études originales et marginales. La publication de cette série de livres d’images s'étendra jusqu'en 1834 et comprendra douze volumes. Ces oeuvres traitent de la vie du peuple à Edo et aborde les sujets les plus divers de la vie quotidienne japonaise, guerriers, lutteurs, danseurs, acteurs, personnages grotesques, mais aussi végétaux, animaux ou dessins techniques. Hokusai ne dédaigne pas non plus les histoires de fantômes et de revenants. Ces publications auront une forte influence sur de nombreux peintres impressionnistes français.

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Dans les années 1820-1830, un véritable tournant se produit dans sa carrière. Hokusai l’a d’ailleurs bien senti et emprunte un nouveau pseudonyme pour signifier un nouvel age : Itsu. L’artiste arpente les routes et publie à cette période les séries d’estampes qui lui valent aujourd’hui une renommée au-delà du Japon : « Trente-six vues du mont Fuji », « Voyage au fil des cascades des différentes provinces », « Vues pittoresques des ponts de diverses provinces ». Pour la production de ses œuvres, il se sert du célèbre bleu de Prusse afin de nous livrer des estampes polychromes.

Ces dernières grandes oeuvres sont effectuées en 1834 avec la publication des « Cent vues du mont Fuji » sous le nom de Gakyo Rojin, « le vieux fou de dessin ». Par la suite, il devra assumer financièrement les frasques de son petit-fils et retournera au dessin, à la peinture et à la vente de ses oeuvres à Edo pour assurer sa fin de vie.

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Katsushika Hokusai meurt en 1849 à l’âge de 89 ans, et ses cendres sont ensevelies au temple Keikioji, dans le quartier populaire d’Asakusa, à Edo, où il avait passé la majeure partie de sa vie. Il laisse derrière lui une œuvre qui comprend 30 000 dessins. On attribue à cet infatigable perfectionniste les derniers mots suivants: « Si j’avais eu 5 ans de plus, j’aurais pu devenir un véritable peintre ». Sa renommée ne s’étendra à l’occident qu’après sa mort.

Postface de Katsushika Hokusai aux « Cent vues du mont Fuji » :
« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. »

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Les parisiens et personnes vivant aux alentours de notre belle capitale, riche de culture, devraient vivement aller voir l’exposition au musée Guimet : Hokusai « l’affolé de son art » d’Edmond de Goncourt à Norbert Lagane du 21 mai au 4 août 2008. Et les campagnards (comme moi héhé) qui se bougent pour la Japan Expo devraient en faire autant et prendre un jour pour y aller !!!

Bibliographie / Webographie

- Hokusai, l’essence du trait – Emmanuel de Roux – Le Monde 2 n° 226, Supplément au Monde n° 19714 du samedi 14 juin 2008 – p.56 à 58

- Hokusai, « l’affolé de son art » – Guimet, musée national des arts plastiques – Catalogue réalisé sous la direction d’Hélène Bayou – Editions de la réunion des musées nationaux – avril 2008
Un livre que je me suis offert et qui vaut la peine d’y jeter un œil…ou deux… Il reprend toutes les œuvres d’Hokusai représentées à l’exposition du musée Guimet avec pleins d’annotations. Par exemple on retrouve les contextes historiques de création. Je me suis retenue d’y faire référence, sinon la bio aurait été trop conséquente, mais par exemple, il y a l’explication de l’utilisation du bleu de Prusse qui était finalement au départ une contrainte et non une volonté de l’artiste.

- L’eau et les vagues dans la peinture du monde entier – Wendy et Jack Richardson – Editions Fleurus Idées – 1990 – p.16 à 17

- http://www.guimet.fr/HOKUSAI-l-affole-de-son-art-d

- http://cf.geocities.com/eleona25/manga/pages/bios.htm

- http://www.estampes-japonaises.org/399/ ... de-dessin/

- http://www.crdp.ac-versailles.fr/cddp91 ... -Manga.pdf

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Katsushika_Hokusai

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shinob
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Re: Les auteurs!

Message non lu par shinob » 19 juin 2008, 13:27

Très sympathique présentation!
Nous savons depuis longtemps l'identité du "Dieu du manga", maintenant nous avons une petite idée de celui que l'on peut qualifier de "père du manga".
Merci pour ta participation togram. :wink:
Don't dream it... Be it !

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