Hayate the combat butler

Destinés à un public adolescent masculin mais faisant néanmoins fureur chez certain(e)s adultes et/ou jeunes filles, les shonen ont droit à leur propre rubrique!
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 23 nov. 2015, 14:15

Tome 12 :

Après bien des péripéties farfelues ou touchantes, Nagi, Maria et Hayate sont enfin arrivés à Shimoda, et ils ne sont pas seuls : Nishizawa, Hinagiku et la famille d'Isumi, entre autres, sont aussi là, tous intrigués par le mythe de cette source thermale qui aurait des vertus incroyables depuis qu'une météorite s'y est écrasée... Mais était-ce vraiment une météorite ? Aucun caillou n'a été retrouvé, et Nagi a vite faire de penser qu'il s'agit plutôt d'un extraterrestre ! Alors qu'elle s'énerve une fois de plus contre un Hayate qu'elle a l'impression de voir se désintéresser d'elle, la jeune fille voit très vite ses suppositions se confirmer...

Qu'on se le dise, ce douzième volume de Hayate the combat butler nous emmènera plus haut et plus loin que jamais, puisque nos héros feront un petit tour à bord d'une soucoupe volante ! Kenjiro Hata assume toujours plus l'aspect burlesque et improbable de sa comédie... et pourtant, on pouvait espérer un peu plus de cette partie qui s'achève finalement assez vite alors que le délire aurait pu aller plus loin. Bien sûr, il y a les petits focus sentiments sur Hina ou sur Nishizawa, la petite intrigue sur les pouvoirs d'Isumi, et l'habituel type de gags qui font mouche en exploitant le caractère typique de chaque personnage : le côté capricieux de Nagi, l'aspect à l'ouest de la famille d'Isumi qui ne capte rien quant au vaisseau spatial, la prof Yukiji qui sort quasiment de nulle part... mais l'auteur ne pousse pas les choses plus loin côté humour, tourne légèrement en rond au niveau du focus sur Hina et Nishizawa, se débarrasse assez vite de l'intrigue sur les pouvoirs d'Isumi... Même la petite extraterrestre, plutôt amusante ne serait-ce que via son physique, est finalement peu exploitée.
En ressort-on déçu ? Hé bien, en réalité, non, car Hata profite de cette idée pas totalement exploitée pour aborder un autre élément très intéressant : une facette du passé de cette chère Nagi, et plus précisément l'absence de sa mère disparue il y a 8 ans et que l'on découvre enfin. Le lieu de Shimoda possède une place particulière dans le coeur de la fillette pour une raison bien précise, et l'auteur, sans en faire trop, nous offre alors un petit moment touchant où l'on cerne mieux la solitude qu'elle a pu ressentir et tout ce que Hayate peut désormais représenter pour elle.

Après ce passage à Shimoda, le quotidien reprend ses droits et finit très vite par être un peu chamboulée par un nouvel événement : le White Day ! Un moment important pour les jeunes filles en fleur de la série. Nagi, qui ne semble pas avoir tout compris du White Day, saura-t-elle faire plaisir à Hayate en lui dénichant des kakis en plein printemps (à moins que ce soit finalement l'inverse qui se passe) ? Hayate saura-t-il remercier convenablement Nishizawa puis Hinagiku pour tout ce qu'elles font pour Nagi et lui ? Réponses au bout de quelques chapitres sympathiques exploitant bien les personnages, en tête Hayate et son habituelle malchance, et Hinagiku qui continue de se tourmenter dans ses sentiments alors qu'elle continue d'aider Nishizawa et Hayate.

Ajoutons à cela des derniers chapitres rigolos sur des histoires totalement banales et les peurs possibles de Hayate (mais le majordome immortel a-t-il seulement un point faible ?), quelques brèves infos sur l'enfance de notre héros en tant que... euh... arnaqueur malgré lui en art, et de nombreux petits clins d'oeil (Keroro, Negima...) plus ou moins évidents, et l'on obtient une lecture qui reste sympathique, alterne humour et petits moments plus touchants, et approfondit légèrement plus Nagi et Hayate.
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 25 nov. 2015, 15:46

Tome 13 :

Les vacances de printemps ont beau être entamées, Hayate, Nagi et les autres n'ont pas vraiment le temps de se reposer ! Entre l'anniversaire de Sakuya, les frasques de Yukiji, le prêtre fantôme et sa lubie des soubrettes, ou le drôle de tigre Tama qui se perd en ville, il se passe encore beaucoup de petites choses dans l'univers de Hayate...

Après une partie à Shimoda plus longue que d'habitude, Kenjiro Hata revient d'abord à des récits plus indépendants et plus courts, qui renouent totalement avec le registre pur de l'humour. Une bonne partie de ce tome a donc quelque chose de plus routinier, mais le mangaka n'y perd aucunement son don pour exploiter la plupart de ses personnages. On peut s'étonner que Hinagiku, personnages le plus populaire de la série, soit ici si discrète, mais les autres sont bien là et s'en donnent à coeur joie pour nous amuser, d'autant que le mangaka s'amuse encore et toujours à malmener un peu ses héros et à joncher les choses de gags idiots et de clins d'oeil. On sourit volontiers en voyant Isumi comme on ne l'avait encore jamais vue, ou en suivant les déboires de Tama en compagnie du petit chat Shiranui (que l'on n'avait pas vu depuis un bon moment).
Mais qu'on se le dise, Hata en profite également pour offrir quelques nouvelles informations. Ici, on découvrira notamment dans quelles circonstances Nagi a recueilli Tama, et le résultant, s'il fait joyeusement dans le burlesque, nous montre aussi tout ce que cet animal si particulier peut représenter pour la fillette.

Il faut attendre la dernière partie du tome pour retrouver une intrigue légèrement plus poussée, avec une Nagi qui, pour offrir prochainement un cadeau d'anniversaire à Hayate, prend une décision que l'on n'aurait jamais attendue de sa part : tr... travailler ! La demoiselle veut se trouver un petit boulot pour accumuler elle-même l'argent qui lui permettra d'offrir une montre à son majordome, mais quand on est une fille de 13 ans qui n'a jamais rien fait, ça s'annonce dur... Aussi Hayate l'épaulera-t-il dans son travail dans un café, où tous deux auront vite la surprise de retrouver Nishizawa.
Cette nouvelle intrigue s'avère efficace, car bien rythmée par les personnages : la rivalité entre Nagi et Nishizawa qui se cherchent des crosses, l'inquiétude poussée de Maria, ma présence d'un mangaka un peu spécial réveillant le côté otaku de la fillette...

En résulte un petit tome qui saura rester plaisant aux yeux des fans de la série.
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 30 nov. 2015, 18:01

Tome 14 :

Nous sommes le 3 avril, et tandis que Nagi vit, dans l'épuisement le plus total, la fin de la toute première journée de travail de sa vie, la grandissime fête d'anniversaire de Sakuya se prépare ! Celle-ci finit enfin par arriver dans une première moitié de tome riche en surprises...

Premier bon point de ce volume : la mise en avant de Sakuya, un personnage qui jusqu'à présent paraissait sympathique mais n'était finalement pas spécialement exploitée. Ici, elle nous amuse beaucoup en tant que "vedette" de la gigantesque fête d'anniversaire, d'autant que c'est l'occasion de l'entrevoir dans une tenue plus séduisante et qu'elle ne perd rien de son goût pour l'humour... spécial, allons-nous dire.
Mais cette fête est loin, très loin de se limiter à Sakuya : c'est l'occasion de rencontrer certains membres de sa famille dont deux frère/soeur un peu spéciaux et un père encore plus bizarre qu'elle en terme d'humour... Au moins, on sait de qui la jeune fille tient ça !
C'est aussi l'occasion de mieux cerner Chiharu, son secret et sa "double-identité" qu'Aika menace de mettre à mal, pour une petite mise en lumière de deux filles qui, jusque là, étaient largement secondaires. Et les choses bougent également un peu du côté de Wataru, dont on découvre le sens de l'humour pathétique (que seule Sakuya trouve génial...), et qui risque de voir changer un peu (ou pas ?) sa relation avec une Isumi toujours aussi délicieuse dans son côté complètement à l'ouest.
Toutefois, l'humour n'est pas la seule qualité de ce passage. Passant la soirée de leur côté, Nishizawa et Hinagiku dévoilent enfin ce qu'elles ont sur le coeur, et c'est de jolie manière que le naturel de la première répond aux tourments sentimentaux de la deuxième. Enfin, la conclusion de cette assez longue fête nous offre un beau petit focus sur la relation entre Hayate et Nagi, et notamment sur la solitude et le manque de liens familiaux que la jeune fille peut ressentir parfois, et sur le désir du majordome de retrouver un frère disparu. Le résultat renforce pour l'instant le lien entre les deux héros... "Pour l'instant", car la dernière phrase du chapitre 6 ne manque pas de nous intriguer...

La fête passée, et après un petit passage où une Nagi épuisée par ses efforts au travail est alitée, c'est fort logiquement la rentrée scolaire qui arrive, et cela malgré les réticences de la jeune Sanzenin ! Hayate et Nagi passent en deuxième année de lycée, découvrent leur nouveau professeur principal et leurs nouveaux camarades de classe (mais "nouveaux" est un bien grand mot ! ), ce qui annonce une année scolaire mouvementée, bien sûr ! Et cela se confirme très vite avec une excursion scolaire au mont Takao qui va très vite partir en vrille, notamment grâce au caractère des personnages et à leurs spécificités (la malchance habituelle de Hayate, le don d'Isumi pour se perdre, l'absence d'efforts chez Nagi...), au retour de certains visages qu'on n'avait pas vu depuis un bon moment, et à un ours à la dégaine assez géniale dans on genre... Cette excursion n'est pas encore finie à la fin de ce tome, mais elle s'avère rythmée et très drôle.

Le résultat, c'est un 14ème volume de très bonne facture, qui exploite mieux que jamais son importante palette de personnages et nous amuse sans oublier quelques beaux instants d'émotion.
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 02 déc. 2015, 14:38

Tome 15 :

A peine entamée, l'excursion scolaire de début d'année au mont Takao a viré au n'importe quoi, et tandis que le groupe de Nagi suit innocemment un étrange Tanuki, celui de Hayate se retrouve aux prises avec un ours colossal !
Le passage de l'excursion se poursuit donc à un assez bon rythme, exploite de façon efficace certains personnages comme Yukiji ou Kotetsu, mais aussi Aika qui finit par intriguer un peu le lecteur... Cela dit, le tout se boucle assez rapidement dès le début du tome.

Et de manière générale, ce nouvel opus de Hayate a tendance à boucler rapidement ses histoires suivantes, qui, hormis la dernière, se résument toutes à un seul chapitre. La lecture sait rester amusante car elle alterne des situations assez diverses : les mésaventures de Hayate et Maria au sauna, les déboires sentimentaux de Saki, Nagi qui ne parvient pas à s'endormir ou qui fait des siennes avec une voiture télécommandée, Nishizawa et Hayate tombant sur un étrange et dangereux criminel au lycée de la jeune fille en pleine nuit... Comme toujours, Kenjiro Hata montre son talent pour dépeindre des petites situations absurdes ou loufoques qui peuvent facilement partir en vrille, notamment en s'appuyant sur le caractère des personnages (ici, entre autres, la paresse de Nagi, son côté otaku ou sa façon de s'irriter dès que quelque chose la contrarie). Et puis, il y a aussi les bribes d'informations sur le passé de Maria et Makimura au lycée, ainsi que les deux nouveaux visages apparaissant en première année de : Fumi Hibino qui s'offre des premières rencontres fracassantes avec Hina et Nagi et qui est promise à un bel avenir, et Sharna, qui pour l'instant ne fait qu'apparaître brièvement.

Concrètement la recette reste donc plaisante, mais à plus d'une reprise il y un goût de trop peu, la faute à quelques finaux expéditifs alors qu'on pensait voir une suite (c'est notamment le cas du passage de Nishizawa et Hayate au lycée la nuit)...
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 08 déc. 2015, 15:15

Tome 16 :

Hayate pense que Hinagiku la déteste alors que c'est tout le contraire, et de son côté cette dernière se sent mal à l'idée d'entretenir cette impression à cause de son caractère... Alors quoi de mieux qu'une petite sortie u cinéma entre les deux adolescents pour faire le point ? Mais évidemment, avec l'habituelle malchance de Hayate, ce simple rendez-vous va partir en vrille dans un début de tome très drôle, que ce soit grâce aux quelques situations malchanceuses et loufoques ou grâce au caractère des deux personnages, qui tentent tous les deux de faire bonne figure au risque de ne plus du tout être naturels... Mais l'ensemble livre également quelques instants un peu intimes et touchants.
Pendant ce temps, dans le chapitre suivant, nous découvrons un nouveau personnage prometteur : Kaoru, prof de gym et éternel célibataire adepte de maquettes, amoureux depuis 10 ans de la même fille, une demoiselle que l'on connaît bien... et qui a bien changé depuis son adolescence ! On découvre enfin un petit peu plus une facette du passé de cette chère Yukiji, pour un résultat sympathique est exploite également un petit peu les deux nouvelles têtes du tome précédent, Fumi et Sharna.
Puis au bout de cette journée plutôt épuisante, Hayate n'est pas encore au bout de ses surprises : une fois rentré, il lui faudra successivement venir en aide aux personnages venus squatter tranquillement sa chambre : Sakuya qui se plaint d'un mal de dents, et Isumi ressentant la présence d'un fantôme... Ces passage successifs sont amusants non seulement grâce au comique de répétition autour d'un Hayate qui ne peut pas se reposer à cause de ces incrustes, mais aussi grâce à une bonne exploitation de plusieurs personnages : bien sûr, il y a Sakuya et ses caprices et Isumi incapable de se repérer seule, mais il y a aussi le prêtre-fantôme qui montre son côté pervers, et surtout le retour d'un Klaus que l'on n'avait pas vu depuis longtemps... et qui se désespère de se voir oublié !

C'est néanmoins la suite du volume qui enthousiasme le plus, car elle place sur le devant un personnage sympathique mais qui était jusque là assez secondaire : Izumi Segawa. En faisant malicieusement écho à certaines situations ayant eu lieu largement avant (l'oubli d'Izumi au Mont Takao, la perte de son téléphone chapardé par Shiranui...), Kenjirô Hata lance une nouvelle partie de quelques chapitres où la plus banale des situation va complètement dégénérer. En effet, difficile de prévoir qu'en allant rendre son téléphone à Izumi chez elle, Hayate se retrouverait en danger de mort dans un combat au bord d'un lac de lave en fusion !
Si Kenjirô Hata a toujours montré un certain talent pour faire partir en vrille les choses, il nous en offre ici un excellent exemple tant on s'éclate en voyant la situation dériver de plus en plus. Il faut dire qu'ici, les situations délirantes s'enchainent non-stop, entre une Izumi charmante et comme on ne l'avait encore jamais vue, l'apparition du père de celle-ci qui est un brin particulier dans son inquiétude pour sa fille, les informations sur le lien de Kotetsu avec les Segawa, l'amour taré de ce pot de colle pour Hayate, les quiproquos hallucinants que papa Segawa se fait et qui sont très bien rendus par la traduction, la façon dont les fourbes Miki et Risa s'amusent de cette situation, et le combat final invraisemblable.

En résulte un volume varié et enlevé, qui exploite efficacement beaucoup de personnages pour nous amuser comme il se doit. Mais dans le feu de cet humour ravageur, Hata laisse entrevoir des choses plus sérieuses : de légers souvenirs du passé qui reviennent à la mémoire d'un Hayate en larmes. Il semblerait que l'heure soit bientôt venue d'en apprendre plus sur notre héros...
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 08 déc. 2015, 15:15

Tome 17 :

Tome après tome, et malgré les errances de traduction des premiers tomes et quelques petits coups de mou, Hayate the combat butler continue de nous divertir au gré des frasques délirantes d'une galerie de personnages toujours plus attachante. Concrètement, hormis pendant quelques moments se focalisant sur le passé et les tourments intérieurs de Nagi ou de Hayate, l'efficace recette est quasiment toujours restée la même... mais après 17 volumes et 4 ans de prépublication japonaise sans la moindre pause (Hata en est particulièrement fier dans sa postface !), l'heure est venue pour le mangaka d'incorporer enfin dans sa série un arc différent qu'il avait en tête depuis le début.

Ce tome commence pourtant dans la même ligne directrice que les précédents avec de petits chapitres humoristiques. Ici, Nagi se retrouve à louer un DVD estampillé "18+" et ne s'attendait sans doute pas à ça au niveau du contenu, ce qui est l'occasion pour Hata d'offrir quelques références au cinéma d'horreur. Là, Hinagiku se retrouve bien embêtée dans un costume de superhéros de spectacle pour un résultat offrant notamment de gros clins d'oeil à Gundam... Mais c'est aux alentours des deux tiers du tome que tout bascule, quand une simple phrase anodine et joyeuse de Nagi dédiée à son majordome adoré réveille en Hayate des souvenirs d'un lointain passé qui ne l'a jamais quitté... un passé on ne peut plus cruel.

"Toi et moi, nous resterons ensemble pour la vie."

Soudainement, c'est la plongée dans l'enfance d'un Hayate radicalement différent de ce qu'il est ensuite devenu. On découvre un petit garçon pleurnichard, dépourvu de la moindre lueur de bonheur. Il est la cible privilégiée des autres enfants voire des adultes dès qu'un problème comme un vol se présente, pour une seule raison : la réputation désastreuse de ses parents, en qui le petit Hayate place néanmoins, encore et toujours, sa confiance d'enfant, comme la seule accroche d'espoir qu'il conserve dans ce monde qui le rejette. Jusqu'à ce que...
On devinait déjà toute l'horreur des parents de Hayate dès le premier tome de la série, cela ne fait que se confirmer dans ce retour en arrière où l'on découvre des parents qui se fichent royalement de leur enfant, voire pire encore... Mais quand son dernier éclat de confiance est brisé et que l'envie de mourir s'empare du jeune garçon, une rencontre providentielle se fait et va le changer a jamais.

Elle s'appelle Athéna Tennôsu, elle a le même âge que Hayate mais paraît plus mûre intérieurement, et Hayate la rencontre dans un lieu captivant, un vaste champ de fleurs, puis un gigantesque château perché sur une falaise où les deux enfants choisissent de vivre ensemble pour échapper aux cruautés de la réalité.
La petite Athéna, rapidement surnommée A-tan par Hayate, est un personnage qui a vite fait de nous conquérir. Sa situation jamais expliquée clairement, au sein de ce château où elle est entièrement seule avant l'arrivée de Hayate, lui confère quasiment une aura de déesse que son nom confirme, mais quelques indices discrets, comme un journal faisant mention de sa disparition, laissent supposer tout autre chose. A par bien des aspects, elle rappelle Nagi : son caractère légèrement capricieux, son amour parfois jaloux pour Hayate en font une enfant pétillante, mais derrière cette facette on devine très rapidement une profonde solitude que Hayate, épris, aura à coeur de combler... pour toute la vie ? La façon dont Hayate raconte ses souvenirs, avec quelques phrases laissant deviner une issue tragique à tout ceci, nous fait clairement comprendre que non. Mais une chose est sûre : c'est cette rencontre qui a changé en profondeur le jeune garçon, l'a rendu plus fort physiquement et moralement, et lui a conféré cette faculté à vouloir rester positif dans toutes les situations.

Dans tout cela, l'humour est beaucoup plus discret mais est encore présent, que ce soit via la jalousie d'A-tan par exemple, ou encore la toute première rencontre de Hayate avec Izumi qui fait joliment écho à ce qui s'est passé dans les tomes précédents. L'ambiance est-elle pour autant dramatique ? Par la situation de ces enfants, oui, mais avant même l'aspect tragique c'est une tout autre ambiance qui qui s'installe et nous captive. Une ambiance poétique, onirique, véhiculée par le cadre fantastique : ce champ de fleurs, ce gigantes que château esseulé, ces roses, ces colonnes, c'est éléments fantastiques comme le miroir des connaissances, c'est impression (via l'image récurrente de l'horloge) que le temps est comme arrêté dans cet espace où les deux enfants amoureux vivent uniquement à deux et heureux... On a un cadre et une atmosphère totalement irréels, comme hors du temps, et se référençant clairement au cultissime Utena (même le nom de la petite Athéna/A-tan s'en rapproche). Le résultat est assez fascinant, est propice à de nouveaux mystères (pourquoi Maria enfant est-elle apparue dans le miroir des connaissances ?) et permet d'en accentuer certains mieux que jamais (l'intrigue autour du frère de Hayate), hata montrant alors qu'au-delà des gags, il a bien pensé la trame principale de sa série depuis le début.

Le résultat, c'est un volume riche et surprenant, réellement à part dans la série. On a hâte de découvrir la fin de ce flashback, même si l'on sait déjà qu'elle sera tragique.
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 08 déc. 2015, 15:16

Tome 18 :

C'est l'histoire de deux enfants amoureux qui, pour échapper à la cruauté de leur réalité, se sont fait la promesse de vivre toute leur vie ensemble loin du monde. Ils ne pourront jamais réaliser cette promesse. Car tandis que l'irréel château où ils se sont installés dévoile son plus étrange et inquiétant mystère, la difficile réalité finit par les rattraper...

"Les personnes qui ont commis un crime doivent un jour ou l'autre être punies... mais quand exactement... ?"

Suite et fin du retour sur le passé de Hayate et d'A-tan dans un premier tiers de tome rondement mené par un auteur qui expose d'une façon plus forte que jamais les malheurs de ses jeunes héros. On savait déjà à quel point les parents de Hayate sont des ordures, il le confirment plus que jamais ici en brillant une ultime fois la confiance innocente de leur enfant, le poussant à commettre le pire et à briser sa plus belle promesse par des paroles malheureuses... Toujours dans une ambiance irréelle assez captivante, Hata boucle cette importante étape de son manga sans traîner et en y dégageant l'essentiel... mais est-ce vraiment la fin de l'histoire avec A-tan ? On devine que aisément que non, que ce flashback n'est que le point de départ, tant il y a encore des choses à faire dessus. Evidemment, l'énigme King Midas est entière, tandis que celle autour du grand frère de Hayate se consolide. Et si le passé de Hayate a été bien exposé, A-tan reste quant à elle un personnage très énigmatique, encore plus au vu des toutes dernières pages de ce passage qui nous emmènent en Grèce et finissent par laisser deviner de futures retrouvailles...

Car par la suite, une fois revenus dans le présent et à l'approche de la Golden Week, c'est un voyage en mer Egée que commence à envisager Nagi ! Cela dit, il faudra attendre encore un peu avant de le voir se concrétiser, car après ce flashback dramatique dénotant avec l'habituel humour de la série, l'auteur préfère nous laisser souffler en revenant à des intrigues lus légères. Ainsi, pendant que Wataru, Saki et Sakuya préparent un voyage à Las Vegas, on retrouve une Yukiji faisant tout (et surtout n'importe quoi) pour tenter elle aussi de partir, une Nishizawa déterminée à trouver comment partir elle aussi en mer Egée pour suivre amoureusement Hayate, une Chiharu se dévoilant un peu plus, et une lettre d'amour pour Hayate qui va aboutir sur de drôles de situations... En attendant de voir sur quoi vont aboutir les deux voyages évoqués (à Las Vegas et en mer Egée), on retrouve avec plaisir des récits à l'humour bien inspiré, que ce soit grâce aux nombreux clins d'oeil (à Lucky Star par exemple), aux coïncidences, quiproquos et malentendus (notamment ceux du faux rendez-vous de Hayate et de Maria), et à un très bonne exploitation des personnages. Sur ce dernier point, on s'amuse évidemment des frasques de Yukiji, de Chiharu, de Nagi, ou même de Fumi en fin de tome, mais on retient aussi quelques nouvelles mises en avant sympathiques des relations entre les personnages, en tête celle entre Nishizawa et Hinagiku dans le dernier chapitre.

Une fin de flashback réussie, puis un retour gagnant dans le présent : ce dix-huitième volume est une nouvelle réussite pour la série de Kenjiro Hata.
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 10 déc. 2015, 19:16

Tome 19 :

Doucement mais sûrement, les vacances à l'étranger de la Golden Week se préparent pour nos nombreux personnages, mais les choses sérieuses ne sont enclenchées réellement que dans les derniers chapitres du tome avec le voyage de Wataru, Saki et Sakuya à Las Vegas. Nishizawa, Hinagiku et les autres sont aussi en partance, et pour voir Nagi et Hayate partir en Grèce il faudra encore attendre un peu.

Avant cela, c'est à nouveau une succession de petites histoires d'un ou de quelques chapitres qui nus attend essentiellement. Ici, l'heure est enfin venue de mettre très brièvement en avant Miki chez qui on devine des sentiments qu'elle ne pourra probablement jamais avouer, là on retrouve une Maria bien embêtée à l'idée de rester seule avec Hayate pendant que Nagi et Isumi planchent sur un manga de poulet démoniaque, puis on retrouve une Aika s'amusant bien à faire tourner en bourrique Hayate... Les différents passages sont plutôt amusants et révèlent quelques excellents moments (enfin le retour des improbables mangas de Nagi !), mais on a connu Kenjirô Hata un peu plus inspiré, et l'on sent que tout ceci vise surtout à préparer tranquillement et dans l'humour la suite, avec le futur voyage en Grèce, le retour des interrogations sur le pendentif confiée à Hayate par le grand-père de Nagi, et le voile de mystère qui ne fait que s'accentuer sur Aika et sur une mission qu'elle doit accomplir...

Avec la fin du tome, arrive le voyage de Wataru et des autres en Amérique, et le jeune garçon y retrouvera une importante connaissance qui risque de mettre à mal son avenir avec Saki... Pour l'instant, on sent toute cette partie un peu poussive, Hata ne s'appliquant pas plus que ça à présenter le personnage de Mikoto ou à mettre en valeur le lien Wataru/Saki. Espérons que la suite décollera un peu plus.

En attendant la lecture reste plaisante, même si on tient là un volume un peu moins inspiré.
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 15 déc. 2015, 10:02

Tome 20 :

Pendant que le voyage de Wataru, Saki et Sakuya à Las Vegas se poursuit avec une rencontre opportune, Nishizawa, Hinagiku et leurs amies se sont mises en route pour leur voyage qui les emmènera jusqu'à Mykonos en passant par la Turquie, et Hayate, Nagi ainsi que Maria s'apprêtent eux aussi à partir pour la Grèce.

Concrètement, il faut attendre les derniers chapitres de ce tome pour vraiment voir se concrétiser le voyage en Grèce, où bon nombre de nos héros se retrouvent pour un résultat plutôt sympathique, où se mêlent les aventures étranges dans un labyrinthe antique sous terre, les petites jalousies entre les filles amoureuses de Hayate, les relations entre ces personnages... L'humour est toujours là et reste plaisant, porté par les jalousies des filles, par leur caractère, ou par quelques running gags de plus en plus amusants (celui sur la faculté d'Isumi à se perdre dans des lieux improbables est excellent depuis deux tomes), tandis que les relations Hina/Nishizawa ou Nishizawa/Nagi, bien que mignonnes, donnent l'impression de faire un peu trop de surplace cette fois-ci. Reste que ces derniers chapitres sous terre restent intrigants principalement pour ce qu'ils laissent deviner quant à l'intrigue principale, que ce soit via les pierres des Sanzenin, la salle du trésor aboutissant sur ce labyrinthe, et les fresques antiques se trouvant sous terre et où l'on note un château ressemblant beaucoup au lieu où Hayate a vécu avec A-tan... On sent bien, doucement mais sûrement, que certaines pistes se rejoignent petit à petit, doucement présentées au gré des habituels moments comiques... La concrétisation sera-t-elle pour le prochain tome ? On a plutôt hâte de le savoir.

Avant ces derniers chapitres, hé bien on ne peut pas dire que le tome soit au même niveau d'excellence que certains volumes précédents. Intéressant principalement pour la rencontre avec la mère de Wataru qui aura visiblement un rôle important plus tard, le voyage à Las Vegas s'achève avec quelques bonnes idées (en tête, la façon dont est exploitée la malchance de Hayate), mais sans passionner tant tout cela se boucle sans panache, et les préparatifs du voyage ne comportent rien de spécial, hormis quelques notes d'humour là aussi bien trouvées (décidément, le pauvre Klaus, oublié de tous, s'en prend plein la figure !).
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Re: Hayate the combat butler

Message non lu par Koiwai » 04 janv. 2016, 09:33

Tome 21 :

Notre petit groupe de héros est toujours à Mykonos, et après quelques mésaventure dans des souterrains ils sont bien décidés à profiter de leur séjour ! Les vacances, le soleil, les plages de sable fin et la mer Egée à perte de vue les attendent, ils vont pouvoir se relaxer... ou pas ! Car Nishizawa et Hinagiku sont toujours un peu perdues dans leurs sentiments. Dans le souterrain, Nishizawa a été surprise nue par Hayate, et elle a beaucoup de mal à s'en remettre. Quant à Hina, elle ne sait absolument pas quel comportement adopter : d'après elle, Hayate semble préférer les filles fragiles, or elle est tout l'inverse. Mais d'autre événement d'un tout autre calibre viennent déranger nos héros : comme prévu par Mikado Sanzen'in, pour mettre la main sur la fortune de la richissime famille de Nagi la cible à abattre est désormais Hayate. Et, sans le savoir, en venant à Mykonos nos héros se sont précipités dans la gueule du loup, où plusieurs ennemis sont prêts à leur bondir dessus...

Ce tome se consacre essentiellement aux magouilles de deux de ces ennemis, des têtes que l'on a déjà vues il y a de nombreux tomes de cela, et dont les plans donnent surtout lieu à des challenges comiques, à l'image d'une partie de beach-volley qui devient très vite assez improbable avec les contraintes imposées par l'ennemi et la nature de son partenaire de match. A cela, il faut ajouter des situations qui sont l'occasion d'insister encore sur les problèmes amoureux de Nishizawa et, surtout, de Hinagiku. Cette dernière doit faire le point et, au bout du compte, semble encore un peu plus décidée à avouer ses sentiments...

L'ensemble est plutôt rigolo et s'intéresse toujours de près aux personnages, mais il y a comme une légère frustration dans tout cela. Globalement, les problèmes de Nishizawa et Hina font quand même du surplace, et les dangers amenés par les ennemis n'en sont pas vraiment voire se résolvent un peu vite et facilement, alors qu'en parallèle on a surtout hâte de voir les retrouvailles tant attendues entre Hayate et Athéna... Et c'est bien de ce côté-là que Kenjirô Hata nous intéresse le plus, en préparant doucement mais sûrement le terrain ! Au fil du volume, le mangaka profite assez bien des choses pour intriguer autour de nombreux points encore bien mystérieux : les pendentifs, ce qu'est réellement la "fortune" des Sanzen'in, le rôle d'Aika, ce que recherche Athéna... et tout cela ne fait que très bien préparer le terrain pour la suite, qui devrait enfin marquer certaines choses que l'on attends depuis désormais quelques volumes...
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