Umishô

Destinés à un public adolescent masculin mais faisant néanmoins fureur chez certain(e)s adultes et/ou jeunes filles, les shonen ont droit à leur propre rubrique!
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Koiwai
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Umishô

Message non lu par Koiwai » 31 juil. 2015, 12:52

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La fiche sur le site


Tome 1 :

Avant Sankarea, le mangaka Mitsuru Hattori nous proposait de découvrir Umishô, une comédie fan-service en 9 tomes idéale à lire l'été, puisqu'elle prend place sur une ville de la côte japonaise, et plus précisément dans un club de natation lycéen pas comme les autres !

Un club qui est pourtant à première vue normal, et où fait office d'adjoint le jeune Kaname Okiura, qui, dans ce petit univers de passionnés de nage, est le seul à avoir peur de l'eau, la faute à un traumatisme d'enfance où il a failli se noyer et a cru voir une sirène foncer sur lui. Mais la routine est vouée à être brisée avec l'arrivée d'une nouvelle élève, qui débarque avec son père... depuis la mer, sur une maison flottante venue d'Okinawa ! Cette arrivée improbable est loin d'être la seule surprise, puisque la nouvelle venue, Amuro Ninagawa, est aussi mignonne qu'excellente nageuse et excentrique ! Car en plus d'avoir une technique de nage jamais vue et digne d'une sirène tant elle semble faite pour vivre dans l'eau, elle se révèle également assez éloignée des conventions, adore notamment nager toute nue et se montre très joviale et familière avec tout le monde.

Ce premier tome est une bonne mise en place qui, très vite, donne le ton d'une série qui ne se prend aucunement au sérieux et assume d'emblée son humour idiot et son fan-service débridé. Tout cela, on le doit surtout à une palette de personnages hauts en couleur. Certains, comme Takeda ou la petite Miki, ne s'illustrent que peu pour l'instant mais s'avèrent prometteurs dans leur genre, tandis que d'autres nous valent déjà plus d'un éclat de rire. Ainsi, Orizuka, la première membre du club à être vraiment mise en avant, nous régale dans son mauvais caractère : meilleure nageuse du club, elle en est aussi la caïd... mais révèlera plus d'une autre facette ! Notamment, son radical changement de comportement quand elle boit de l'alcool, où sa façon de nier ou de cacher l'intérêt qu'elle montre pour les capacités de nageuse d'Amuro... Un joli prototype de tsundere, en quelque sorte. Quant à Shizuoka, la belle et élégante fille de bonne famille à forte poitrine, elle étonnera et amusera dès lors que Kaname découvrira son secret... Elle déteste sentir des regards sur elle, mais adorerait mater tout son soûl ces messieurs, ce qui donne lieu à des situation totalement incongrues. Enfin, difficile de ne pas évoquer le capitaine de club, poseur invétéré qui ne cache aucunement sa perversité et qui emmènera plus d'une fois le club dans des plans douteux ou sans queue ni tête.

Dans le lot, Kaname apparaît comme le personnage le plus normal, et doit faire chaque jour avec les frasques de ce petit monde encore chamboulée par l'arrivée d'Amuro, qui reste le vrai personnage central, celui par qui la série commence, et celui qui intrigue le plus... D'où lui viennent ses capacités de nageuse et son caractère ? Comment est née sa passion pour la mer ? Quelque bribes de réponses arrivent déjà, d'autres sont entretenues et confèrent à cette belle et pétillante demoiselle un parfum de mystère, et en parallèle on regarde avec intérêt l'évolution de sa relation avec Kaname.

Du côté des dessins, Mitsuru Hattori nous offre une copie collant bien au récit : c'est expressif, très frais grâce au cadre maritime et à l'ambiance enjouée, porté par des mimiques souvent amusantes et par des filles qui ne manquent pas de charme.

On regrettera surtout une traduction poussive à plus d'une reprise, avec des erreurs de ponctuation et de nom et des répétitions très lourdes. Hormis cela, Umishô se présente dès son premier tome comme une comédie fan-service pétillante et enjouée, qui s'assume très bien, trouve un bon équilibre et peut compter sur des personnages délirants.
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Message non lu par Koiwai » 31 juil. 2015, 12:53

Tome 2 :

Une petite nouvelle arrive au lycée et dans le club de natation, et pas n'importe qui : Mâya, jolie jeune fille bien connue en tant que mannequin, mais aussi en tant que championne de natation depuis le collège ! Autant dire qu'il devrait s'agir d'une recrue de poids... à moins qu'elle ne réserve quelques surprises ! Car même si elle est une championne et est d'une beauté certaine, la demoiselle est surtout une ancienne "amie d'enfance" (c'est vite dit, car c'est à sens unique) d'Okiura narcissique à souhait ! Prenant tout le monde de haut, elle a vite fait de prendre en grippe Amuro qu'elle trouve trop proche de "son" Okiura, et qui la complexe beaucoup sur sa toute petite poitrine...

Un caractère on ne peut plus classique que celui de la mignonne Mâya, et pourtant son entrée en scène fracassante fonctionne du tonnerre. Que ce soit dans sa passion pour Okiura, dans son caractère totalement narcissique, dans sa façon de manipuler ces benêts de garçons, dans sa manière de se créer des rivalités toute seule (vous connaissez Amuro, elle n'est pas du genre à capter ce genre de choses), ou dans son gros complexe de poitrine qui va l'aider à nouer un lien avec une demoiselle qu l'on connaît bien et qui souffre du même problème qu'elle, on a droit à un nouveau personnage très vivant, que l'on cerne très vite et bien, et dont les différentes facettes amusent beaucoup et dynamisent une bonne partie du tome.

Mais les autres personnages ne sont pas en reste : tandis que l'hilarant capitaine fait toujours des siennes avec ses maillots de bain serrés improbables et que l'entraineur pervers et idiot Domon revient à la charge, Shizuoka nous régale à nouveau dans son penchant pour l'érotisme et pour la lingerie fine et dans ses déboires avec ses sous-vêtements, ce qui amène en totue fin de tome une information aussi improbable qu'amusante sur ce qu'il lui faut pour se surpasser en natation. Enfin, on en apprend plus sur les étranges scotchs qu'Amuro a dans les cheveux.

Sans prise de tête, fraiche et portée par des personnages bien campés, délirants et très vivants, Umisho confirme avec ce 2ème tome qu'elle est une comédie fan-service très prenante, qui privilégie le fun avant tout.
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Message non lu par Koiwai » 22 déc. 2015, 18:14

Tome 3 :

Le championnat préfectoral se poursuit pour le club de natation d'Umishô, et réserve quelques moments forts ! Tandis que le rivalité entre Orizuka et Nanjô fait rage, l'occasion nous est donnée de découvrir Taku, le frère de Masa, qui voue pour Orizuka une passion secrète qu'il est incapable d'assouvir. Le résultat, c'est une succession de situations loufoques et délicates pour les différents personnages. La malchance de Taka est amusante, tout comme le caractère très provocateur et m'as-tu-vu de Nanjô qui ne manque pas d'agacer Orizuka. A cela, il faut ajouter les nouvelles frasques de la pétillante Amuro qui décontenance tout le monde avec ses nages, ou les "bienfaits" du slip de bain de Masa, et l'on obtient un cocktail très fun, où la compétition est avant tout un prétexte à l'habituelle déferlante d'humour, de fan-service rigolo et de fun. Dommage, toutefois, que ce championnat se termine si vite.

Mais quoi qu'il en soit, la suite du tome n'en est pas moins sympathique pour autant. Quelques chapitres ont un petit goût de déjà-vu (les nouvelles lubies de Makio et Mâya concernant leur poitrine), d'autres auraient mérité de durer un petit peu plus longtemps car ils n'exploitent leur idée qu'en surface (la création du site du club par Makio, le séjour d'Okiura dans la maison de vacances de Shizuoka où ses parents réservent de nouvelles lubies coquines originales...), mais tout cela reste sympathique. L'heure est aussi venu de découvrir l'histoire inventée et l'histoire officielle sur les origines du club, permettant ainsi d'offrir un rôle un peu plus important à Sanaé Kisé. Enfin, les derniers chapitres se consacrent à une fête de village elle aussi riche en couleurs, entre les frasques d'Ikariya père et fils sur leur stand, les déboires des garçons les plus discrets du club qui cherchent à draguer ce qui leur passe sous la main, et une course aux pièges improbables qui est l'occasion de revoir quelques têtes (Taku, Iori...) et s'avère amusante mais qui elle aussi aurait mérité de durer un peu plus longtemps tant elle paraît rushée.

En somme, on ne tient pas le tome le plus inspiré de la série et on a l'impression que certaines idées sont sous-exploitée, mais l'ensemble reste malgré tout très divertissant car Mitsuru Hattori ne se prend jamais la tête, enchaine les gags positifs en s'appuyant sur des personnages hauts en couleur et du fan-service qui se veut avant tout humoristique. Un bon cocktail qui donne la pêche !

Hélas, l'édition française peine parfois à suivre : il y a dans la traduction beaucoup trop de petites coquilles agaçantes...
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Message non lu par Koiwai » 22 déc. 2015, 18:18

Tome 4 :

Il ne reste plus que dix jours avant le championnat régional, et les nageurs d'Umishô qualifiés sont bien décidés à s'entraîner sérieusement jusqu'à la compétition... à moins que certains événements ne viennent chambouler leur entraînements quotidiens. Ainsi la première partie de ce tome nous offre-t-elle une période d'avant-championnat rendue mouvementée par les frasques des personnages : nage avec d'étranges bandes dénichées par Masa, visite dans un temple aux côtés d'un bonze un peu pervers, voyage en bus mouvementé, et concours sans queue ni tête dans les bains contre Nanjô et son équipe...

Et tout cela nous amène finalement jusqu'à la compétition... que l'on attendait mieux fichue, il faut bien l'avouer. Car même si l'humour typique de la série est bien là, Mitsuru Hattori ne se foule pas beaucoup en proposant des courses beaucoup trop vite passée en revue pour la plupart, la seule vraiment intéressante étant le relais entre Nanako, Kisé, Shizuoka et Orizuka, où chaque fille se donne bien, et où l'on apprécie également les débuts d'une relation amicale entre Nanako et Shizuoka. Quant à leurs adversaires, des quadruplées aux caractères bien différents, elle s'annonçaient amusantes mais sont finalement peu utilisées. Enfin, quel dommage que la course de Masa soit totalement oubliée...

Le championnat régional, globalement, déçoit donc un peu et ne dure que quelques chapitres peu recherchés, suite à quoi, en attendant l'arrivée du championnat national (probablement dans le prochain tome), c'est le retour des petits chapitres indépendants se reposant sur une idée toute simple pour offrir l'humour sans prise de tête habituel : un concours de manger de pastèques, une séance-photos pour un journal qui vire au n'importe quoi sous les conseils de la mannequin Nanako, une rencontre avec le cousin de Makio, la pauvre Shizuoka se retrouvant stalkée par deux gamins et coincée entre deux murs à cause de ses seins... Certains chapitres font bien sourire, en tête les malheurs de Shizuoka qui n'a décidément pas de chance et se met toute seule dans des situations improbables, d'autre paraissent peu inventifs et se reposant trop sur une vague idée comme celui de la séance-photos, et d'autres s'achèvent de façon trop rapide comme celui du concours de pastèques.

Il n'y a, en somme, pas de raisons de bouder son plaisir : l'humour et le fun que Mitsuru Hattori veut offrir constamment à sa série sont là, pour un cocktail qui reste très rafraichissant. Mais on aurait aimée que le championnat régional soit un pu mieux présenté, et l'on a souvent un peu trop l'impression que l'auteur est en roue libre.
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Re: Umishô

Message non lu par Koiwai » 04 janv. 2016, 09:34

Tome 5 :

Nos héros sont arrivés à Okinawa, où se déroulera dans quelques jours le championnat inter-lycées. Mais quand ils ont accepté de loger chez la famille d'Amuro qui est originaire du coin, ils ne s'attendaient sans doute pas à vivre autant de choses ! Les voici partis en direction des isolées îles Daitô où vivent les Ninagawa, et ils ont à peine le temps de faire leur connaissance que les aventures se multiplient. Aventures dangereuses avec leur égarement dans des grottes, ou amoureuse avec l'énigme qu'Okiura est décidé à résoudre : à la faveur de la nuit étoilée sur l'île, quelqu'un a profité de l'obscurité et de l'ambiance pour l'embrasser... mais qui ?

La sympathique et rafraichissante série de Mitsuru Hattori se poursuit dans un cadre plus paradisiaque et exotique que jamais, pour un résultat très plaisant de par les événements que le groupe y vit. La perte dans la grotte joue à nouveau sur le goût de Shizuoka pour les vêtements érotiques, pour un résultat dont l'ambiance varie entre l'humour typique de la série et une certaine tension sentimentale... ce qui prépare bien le terrain pour le principal rebondissement de ce tome : l'énigme du baiser donné à Okiura ! Qui en est la (ou le) responsable ? Shizuoka ? Amuro ? Les questions se bousculent dans le petit coeur de notre héros, d'autant que Shizuoka n'arrête plus de rougir en le voyant, et qu'Amuro se montre étonnamment jalouse.
La recette a beau être, de base, classique, il est difficile de résister au charme que dégage tout ce passage, que ce soit pour l'aspect idyllique de ce cadre exotique de rêve, pour l'ambiance fun sans grosse prise de tête, pour l'aspect un peu plus sentimental que d'habitude, pour ce que montrent ces filles pleines de charme chacune à leur manière, ou pour l'humour qui continue de battre son plein, notamment grâce aux stratagèmes désastreux et pas du tout finauds de Masa pour aider Okiura à découvrir l'auteur du baiser, et aux frasques de Riru, "frangine" d'Amuro.

Après tout ça, pourtant, l'heure du championnat arrive déjà, et il démarre sur les chapeaux de roue avec une course contre la montre pour ne pas y arriver en retard ! Avec, bien sûr, ce que ça implique d'humour un peu coquin toujours aussi amusant... Quant au championnat lui-même, il démarre fort, notamment en offrant un joli moment à une Mâya qui continue d'évoluer doucement en se montrant toujours moins égoïste, en se focalisant un peu sur un Masa qui, cette fois-ci, n'est pas oublié, et en préparant parfaitement les enjeux de l'épreuve d'Orizuka, qui vivra là sa toute dernière compétition lycéenne...

Résultat ? Un très bon volume, pour l'instant l'un des meilleurs de cette série qui, entre son humour décomplexé, ses jolies filles attachantes et son ambiance privilégiant toujours le fun, reste toujours un très agréable moment de lecture.
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Re: Umishô

Message non lu par Koiwai » 11 janv. 2016, 16:12

Tome 6 :

Au beau milieu de sa dernière compétition lycéenne, Orizuka a fait une crampe, et si elle peut déjà dire adieu à sa nage individuelle, le relai sans lui aussi mal parti car il est peu probable qu'elle soit rétablie à temps... Est-elle condamné avoir sa dernière compétition de lycée s'achever ainsi ? C'est mal connaître la solidarité des filles d'Umishô et d'Amuro qui remplacera Orizuka durant le premier tour du relais !
La 5ème tome d'Umishô s'achevait sur un petit suspense qui se voit assez joliment exploité ici dans le cadre de la suite et fin de la compétition. mais bien plus que l'enjeu sportif, c'est tout autre chose qui est mis en valeur par Mitsuru Hattori : l'ambiance de groupe de nos solidaires héros, et les souvenirs précieux qu'Orizuka pourra en garder. Cela dit, dommage que l'auteur passe si vite en revue tout ça, et que dans la suite du volume Orizuka, Masa et Kisé soient quasiment absents alors que leur vie lycéenne s'approche de la fin.

Quoi qu'il en soit, le récit continue d'évoluer avec un événement de taille : le choix du nouveau président du club ! Et face à Okiura se dresse un adversaire inattendu : Takeya ! D'un côté, un Okiura pas du tout sûr de lui et un peu là par défaut. De l'autre, un Takeya aux ambitions perverses inquiétantes pour le club, mais qui est prêt à absolument tout pour parvenir à ses fins, y compris à manipuler son entourage. Résultat : un face-à-face délirant et à la conclusion stupide très amusante, qui a également pour vocation de mettre en valeur des visages destinés à gagner en importance dans le club par la suite, comme la petite Chigusa, ou encore la jolie et douce Himekawa... C'est d'ailleurs cette dernière qui commencera à se révéler en fin de tome, en montrant une tout autre facette de sa personnalité quand est venue l'heure du choix de la nouvelle vice-présidente du club. Et tout cela est entrecoupé d'un passage où Shizuoka se voit érigée en tant que déesse d'une nouvelle "religion" vouée à sa papier de seins, le tout étant assez génial dans son n'importe quoi de plus en plus poussé, avec notamment l'accumulation de branches religieuses dissidentes... Pour le coup, l'auteur est en grande forme !

Le tome se conclut sur un chapitre bonus mettant en avant Shizuoka afin de fêter sa première place au concours de popularité des personnages. Ainsi, l'heure est-elle venue de découvrir rapidement les origines de sa passion secrètes pour les sous-vêtements et objets érotiques...

Dans l'immédiat, on regrette un peu que la suite et fin de la compétition ne soit pas plus marquante, et qu'Orizuka, Masa et Kise soient mis en retrait après la fin de celle-ci. mais pour le reste, Hattori se montre en grande forme côté humour, et parvient à présenter assez efficacement les nouvelles têtes montantes du club de natation.
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Re: Umishô

Message non lu par Koiwai » 14 janv. 2016, 10:22

Tome 7 :

Derrière cette jolie et rafraichissante couverture présentant certaines des jolies jeunes filles en fleurs d'Umishô, se cache un début de tome d'une importance capitale... ou non ! Car derrière le choix de la nouvelle vice-présidente du club, se déroule surtout l'habituel humour de Mitsuru Hattori, qui conserve son don pour proposer des situations farfelues, par exemple en exposant comme il se doit la personnalité très (très très) stricte de la mignonne Himekawa.
Et dans la foulée, autant inaugurer comme il se doit la nouvelle facette du club, en tentant d'apprendre à nager à Okiura... car comment expliquer le fait qu'un président de club de natation ne sache pas du tout nager ? Et le résultat est, là aussi, pleinement axé sur le comique et sur la note d'érotisme souvent présente dans le manga, avec un Okiura qui n'a pas fini d'en baver face à toutes ces filles qui ont des façons bien à elle de lui apprendre à nager ou qui s'amusent simplement à le malmener. Mais au bout du compte, notre "héros" pourrait révéler une étonnante capacité de natation, qui ne se dévoile que dans un contexte bien particulier... et évidement idiot.

La suite du tome ne change aucunement de registre, en enchainant des récits misant tout sur l'humour loufoque, absurde et érotique.
Ainsi retrouve-t-on une Amuro kidnappée par des ravisseurs s'étant trompés de cible, ce qui est notamment l'occasion de revoir les farfelus parents de Mirei qui n'ont rien à envier à leur fille côté passion pour l'érotisme, ou d'observer une nouvelle fois le caractère complètement décalé d'Amuro qui ne fait pas grand cas de son kidnapping par ces ravisseurs eux-même assez incompétents.
Puis l'heure est venue de tenter de résoudre un petit problème : à force de ne plus aller au club, Orizuka et Masa ont pris du poids... mais si Orizuka, de son côté, est bien décidée à perdre ses 3 petits kg en trop, Masa, de son côté, ne semble aucunement décidé à faire du sport pour faire fondre les plusieurs dizaines de kg qu'il a pris ! Un petit passage amusant, qui repose essentiellement sur la nouvelle dégaine improbable de Masa.
Enfin, toute la deuxième moitié du volume enclenche une nouvelle partie plus longue, où nos héros sont invités à un séjour d'entraînement au lycée Tamatsuka, où ils retrouveront également les filles de Shinomiya. Et à nouveau, l'auteur se fait plaisir avec le retour de l'idiote bimbo Nanjo ou de la fille aux yeux de renard Naruko qui semble décidément en pincer pour Takeya (invraisemblable !), les frasques de ce dernier, les lubies érotiques de Shizuoka qui pourrait avoir une chance de se rapprocher d'Okiura, et une menace pesant au-dessus de l'insouciante Amuro, qui devient la cible des avances d'une l'une des quadruplées Shindô, très entreprenante... Un problème qui risque de se régler dans le bain !

Il y a donc, comme toujours, tout ce qu'il faut pour passer un moment amusant à la lecture : humour crétin, ambiance décontractée, jolies filles, caractères bien exploités, érotisme léger qui sert souvent l'humour... Toutefois, l'auteur semble arriver un peu au bout de son concept, car certains gags ont un goût de déjà vu, les personnages peinent à évoluer dans leurs relations et sont souvent cantonnés aux mêmes traits de caractère (la passion érotique de Shizuoka, la perversité de Takeya, l'indécision d'Okiura, l'insouciance d'Amuro...), les têtes montantes ne sont pas encore suffisamment mises en avant hormis Himekawa, certaines fins de chapitre sont trop expéditives (comme celle sur le régime)... Il faut avouer qu'on a vu le mangaka plus inspiré, même si l'ensemble reste efficace et qu'il est plaisant de revoir Orizuka et Masa un peu plus sur le devant.
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Re: Umishô

Message non lu par Koiwai » 17 janv. 2016, 13:14

Tome 8 :

L'entraînement commun d'Umisho, Tamatsuki et Shinomiya trouve son point culminant dans une compétition de nage ente les trois lycées, au bout de laquelle le gagnant pourra demander ce qu'il veut aux autres. Autant dire qu'Okiura s'inquiète fortement de voir Tamatsuki l'emporter, Nagi Shindô ayant des vues sur Amuro... Comment se règlera ce problème ? Réponse dans un début de tome malheureusement trop rapide. Après avoir un peu fait traîner les choses sur ce séjour dans le tome précédent, Mitsuru Hattori n'exploite qu'en surface une intrigue qu'il conclut une nouvelle fois très vite, et où il offre quelques moments d'humour où il est un peu trop en roue libre, comme la réaction de Nanjo juste après la course. Ce passage est néanmoins l'occasion de faire un petit point sur la relation entre Okiura et Amuro, agréable même si aucune évolution notable ne se fait ressentir par la suite.

La suite du tome enchaine sur le rythme amusant habituel de la série, et l'occasion nous est donnée, entre autres, de découvrir une enquête de Makio sur les secrets des filles du club, la façon dont Himekawa s'est retrouvée au club de natation, l'intérêt soudain de Shizuoka pour les caleçons, les tourments intérieur de Mâya et sa rencontre aussi houleuse que jolie avec un jeune photographe, et, surtout, l'arrivée en ville d'un personnage qui n'a pas fini de semer le désordre : Riru !
Certains chapitres comme celui sur l'enquête de Makio et l'intérêt de Shizuoka pour les caleçons sont totalement anecdotiques, d'autres comme celui sur Himékawa sont très drôles, et d'autres encore mélangent autant de bon que de décevant. En tête, l'arrivée de Riru, qui vient redonner une certain coup de boost côté rythme et humour, d'autant qu'il permet de voir une Amuro énervée comme jamais. Mais en même temps, l'auteur enchaîne trop de chapitres à la suite sur lui en se basant à chaque fois sur son même trait de caractère, à savoir son goût pour le travestissement, et si les ombreuses situations que cela amène sont assez diverses, le schéma lui-même est un peu lassant. Quant au passage sur Mâya et le photographe du club de journalisme, il permet de mettre en avant les tourments de la jolie mannequin et de potentiellement lui offrir une porte de sortie sur le plan sentimental, mais dommage que tout cela arrive si rapidement.

L'avant-dernier tome d'Umishô ne change pas vraiment sa recette, malgré quelques très légères évolutions dans les relations. La série continue d'alterner le bon et le moins bon, mais a toujours pour elle son aspect totalement fun et sans prétention.
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Re: Umishô

Message non lu par Koiwai » 20 janv. 2016, 18:56

Tome 9 :

L'heure de la fin d'Umishô est arrivée, et Mitsuru Hattori ne change pas vraiment sa recette ! Que ce soit du côté des filles du club qui décident de faire ensemble des chocolats de Saint-Valentin, du départ des terminales, de l'arrivée de nouvelles têtes dans le club dont Riru... il y a certes des évolutions, mais l'auteur continue avant tout d'y déverser son habituel flot d'humour parfois sans queue ni tête mais efficace.

Et pourtant, dans tout ça, une petite ligne directrice apparaît : en tant que président du club, Okiura a décidé d'enfin lutter contre ses démons et d'apprendre à nager, avec en vue sa participation aux prochains championnats préfectoraux ! Ses entraînements sont évidemment ponctués de difficultés parfois improbables, comme les frasques de Makio, mais pour conclure sa série, Hattori choisit un autre élément, qui avait titillé la curiosité au tout début du manga : d'où vient la phobie d'Okiura, et où est passée la grand-mère disparue d'Amuro ? La réponse à ces deux questions arrive enfin, et elle déçoit un peu : au-delà du caractère totalement prévisible des informations sur la "sirène" qu'a vue Okiura dans son enfance, on reste surtout circonspect devant la façon dont tout s'enchaine très vite à partir du moment à la grand-mère réapparaît. Le tout, pour nous amener jusqu'à une conclusion qui n'en est pas vraiment une tant elle ne boucle rien du côté des personnages secondaires. Quid des sentiments de Shizuoka, par exemple ? De l'intrigue qui semblait s'être créée autour de Mâya et du garçon photographe ? Des histoires entre Takeda et Naruko ? Aucune idée, l'auteur laisse tout ça en plan.
Quant aux toutes dernières pages, montrant vite fait ce que les principaux personnages sont devenus une fois adultes, elles partent d'une idée sympathique mais sont beaucoup trop expéditives et ne s'intéressent même pas à toutes les principales têtes. Ce qui ne permet pas vraiment de faire oublier une certaine frustration.

La série reste fidèle à elle-même jusqu'au bout, mais tout le final donne l'impression que l'auteur en avait marre, ou qu'il a dû boucler son oeuvre à la va-vite. En dehors de ça, on retiendra d'Umishô une comédie globalement efficace dans son humour débridé, son côté un peu sexy qui a très bien servi le comique, et sa palette de personnages funs et hauts en couleur.

Côté édition, jusqu'au bout la série n'aura pas vraiment été gâtée : la traduction sera restée pataude, passant même à côté de certains jeux de mots, et l'on note également quelques inversions de bulle.
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