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Re: Kekkaishi

Posté : 01 déc. 2009, 17:09
par kokujin-sev
Bonjour!
Me revoilà de retour avec les tomes 1 à 21, après que Sorrow m'ait convaincu de continuer la série.^^
Mais je trouve Kekkaishi bien plus intéressant à suivre que FMA. (mais ça, c'est mon point de vue).

Voilà en gros ce que j'en pense. À toi de voir si tu veux un shônen plus tranquille et différent mais plus intéressant à tous les niveaux, ou un shônen qui en met plein la vue, facile à lire, mais qui te laissera probablemet pas un souvenir impérissable sur le long terme.
Ayons un peu de subjectivité.^^ Je pense que le scénario de FMA laissera littéralement un souvenir impérissable sur le long terme, contrairement à Kekkaishi, à beaucoup plus de personnes, dans ma vision occidentale et non japonaise des choses. Le sujet de Kekkaishi est avant tout la mythologie japonaise, avant d'entrer dans les caractéristiques même du manga (comme, par exemple, avec le manga Qwan). Et donc, peu de gens se précipitent sur ce manga (comme on peut le constater), ils passent à côté de quelque chose, alors qu'on ne devrait pas être rebutés par le thème. Soit.
Avec FMA, on tombe tout de suite dans un monde totalement parallèle, on peut dire, avec l'alchimie, les alchimistes d'état, les homonculus... Et on sent le grand scénario titanesque presque dès le début, avec l'extermination du monde entier, les enjeux de la trouvaille de la pierre philosophale, et le premier fil conducteur, qui est de récupérer le corps d'Alphonse, passe presque au second plan. On sent que c'est un scénario préparé avec beaucoup d'attention: les persos sont tous charismatiques, et le scénario intéresse quasiment directement. C'est d'abord sentimental avec la tentative de résurrection, c'est bien sentimentale et ensuite c'est la destruction du monde, c'est gros, on aime bien, c'est un scénario qui laisse des traces (conditionnement actuel^^).
Jusqu'à il n'y a pas longtemps, comme j'aime les scénarios à grande envergure, genre 20th century boys, Kekkaishi j'adhérais moyen (avec d'autres raisons), mais dans les derniers chapitres, l'intrigue avec la guilde, le clan Ogi, les domaines sacrés, je trouve ça tout simplement sublime!
Tout ça pour dire que même si FMA en met plein la vue, on s'attache rapidement aux persos et à l'histoire, tandis que dans kekkaishi, je n'ai, comme on dit "pas de personnage préféré", mais j'apprécie d eplus en plus le scénario.
Merci de m'avoir incitée à continuer!^^

Re: Kekkaishi

Posté : 05 déc. 2009, 20:50
par Sorrow
Content de voir que tu as poursuivi ta lecture et que tu n'en ressors pas déçue. :D
Quant à la comparaison entre Kekkaishi et FMA (en fait, je parlais de Reborn à la base dans ma comparaison mais bon, le quote reflète pas mal mon opinion finalement, même si je n'aurais pas mis FMA au même niveau que Reborn :mrgreen: ), la flemme de détailler mon avis, mais plus j'y pense, plus j'y vois des points communs. Mais ces points communs sont ensuite annihilés dans mon esprit par le rythme de l'histoire, le développement du scénario, mon attachement aux personnages aussi... D'un point de vue objectif, je pourrais trouver des points communs, mais je les réfute aussitôt en me disant que c'est tout de même très différent.
kokujin-sev a écrit :Ayons un peu de subjectivité.^^ Je pense que le scénario de FMA laissera littéralement un souvenir impérissable sur le long terme, contrairement à Kekkaishi, à beaucoup plus de personnes, dans ma vision occidentale et non japonaise des choses.
Encore faudrait-il qu'une proportion égale de gens lisent les deux pour pouvoir faire une comparaison. :mrgreen:
Le scénario de FMA est très vite lancé, et dès le début on parle de complots, d'intrigues politiques, d'assassinats, d'expériences scientifiques... et un peu de la fin du monde aussi. Avec en plus une vieille science mystique revisitée, en la personne de l'alchimie. Ajouté à cela un peu de mélo avec la quête des deux frères, et vous avez la recette gagnante.
D'un point de vue grand public (sans aucune connotation péjorative), il est plus facile de s'attacher à FMA, parce qu'il propose des éléments familiers à ses lecteurs, une histoire alléchante, et est d'entrée très accessible.
Mais l'intrigue est trop globale, de même que les enjeux, que pour que je m'y attache réellement et en garde un fort souvenir.
Kekkaishi est quant à lui plus lent à se mettre en place, moins apocalyptique, et l'intrigue des domaines divins ne commencent vraiment grosso-modo qu'au tome 18. De plus, l'auteure ayant inventé entièrement le principe des kekkaishi et du domaine Karasumori, difficile pour le lecteur de prévoir ce qu'il va se produire, ou ce qui se cache derrière ces mystères. Associé à la narration plus lente, à une arène de combat limitée plus ou moins à l'enceinte de l'école, à moins de personnages secondaires, à une finalité difficile à prévoir, il n'est pas étonnant que Kekkaishi décontenance à première lecture. Parce qu'il manque certains repères familiers aux lecteurs pour accrocher d'entrée. Être différent signifie qu'on n'est pas toujours bien compris, par manque de volonté ou de "peur de l'inconnu" de la part du lecteur. Surtout des lecteurs francophones nourris au Bleach et au Naruto.
Mais l'ambiance du titre, le temps passé avec les personnages dans leur quotidien, leur caractère, leur ambition,... tout cela me touche bien que les histoires de fin du monde.

Le truc pourtant, c'est que les enjeux sont tout aussi importants dans Kekkaishi que dans FMA. La destruction des domaines sacrés dans Kekkaishi revient à tenter une transmutation humaine dans FMA : accéder à une source de puissance illimitée, au prix d'un viol des lois naturels. La différence, c'est vraiment l'emballage et le cadre. Peut-être que si Yoshimori n'était pas obligé de rester au domaine Karasumori et avaient le loisir de voyager un peu plus, il aurait eu autant de succès que les autres poids-lourds shônens.
Mais je le préfère comme ça, à tenter de changer les choses à son échelle et à se battre pour ce qui se trouvent devant ses yeux, plutôt que de s'improviser sauveur du monde, sans vraiment en saisir les enjeux. Une quête plus personnelle, peut-être plus égoïste, mais aussi plus profonde, sincère et humaine.

Bref, content de voir que tu as apprécié la suite, et que la discussion précédente (page 11 tout de même, ça date...) n'a pas été vaine. :wink:

Re: Kekkaishi

Posté : 17 janv. 2010, 19:29
par Cactus
Hellow bon voila je viens de me commander les tomes 1 a 4 de kekkaishi ( que je n'ai pas encore recu) car le manga m'attire vraiment^^mais d'après vos commentaires le manga ne commence bien qu'a partir du tome 18, vais je devoir payer 18 tomes dans le vide ou le manga est quand mème bon avant le tome 18 SVP? merci d'avance. :D

Re: Kekkaishi

Posté : 17 janv. 2010, 19:49
par Sorrow
Cactus a écrit :mais d'après vos commentaires le manga ne commence bien qu'a partir du tome 18
:?: :?: :? :? Juste par curiosité, tu peux me quoter les commentaires qui t'ont conduit à cette conclusion ?

J'ai alimenté ce sujet suffisamment pour donner à manger à cinq topics dans le besoin, je le sais, mais je t'invite à prendre de ton temps, et à lire les commentaires qui font plus de trois lignes. :) :wink: (là où c'est développé quoi) Je suis sûr que tu y trouveras toutes les réponses à tes questions.

Re: Kekkaishi

Posté : 17 janv. 2010, 20:03
par Cactus
Sorrow a écrit :
Niouki a écrit :C'est le genre de série qu'on peut relire plusieurs fois, ou alors il y a des révélations tellement énormes sur le coup qu'une fois qu'on les a lues une fois, ça ne prend plus ?
Hum, je ne crois pas qu'on puisse réellement parler de révélations dans Kekkaishi. Mais ça n'a rien de négatif. Le scénario sert principalement à faire progresser les relations et les pouvoirs des personnages, et à les faire gagner en maturité.
Les grands mystères du titre (nature du domaine Karasumori, la Guilde,...) commencent seulement à être abordés vers le tome 18.
Le rythme est clairement différent par rapport aux autres shônens. Les personnages savent des choses, mais n'ont pas encore eu l'occasion de les dévoiler.
L'avancée du scénario permet aussi de mieux appréhender les relations entre les personnages et leurs décisions lors d'une relecture.

C'est difficile à expliquer, tu comprendras en lisant. Il faut peut-être un peu plus de temps que dans certains shônens pour entrer dans l'histoire et se faire au rythme de la narration. Mais une fois dedans, on ne décroche pas. T'aurais beau savoir tout ce qui se passe jusque dans les volumes récents, je ne pense pas que cela te gâcherait le plaisir de lecture.
Donc non, il n'y a clairement aucun problème à ce niveau. Le titre reste très drôle, peu importe le nombre de fois qu'on le lit. Le suspens reste, même si on connaît le dénouement, grâce au découpage... Bref, c'est toujours avec plaisir que je relis un volume au hasard, ou un arc, à l'occasion, en y voyant parfois des petits détails qui m'avaient échappé, ou en appréhendant mieux les relations entre les personnages.
Et les volumes suivants gardent en haleine pour quand le coeur du titre sera abordé. Mais ce ne sera probablement qu'à la fin, l'existence des kekkaishi étant justifiée par la présence du domaine Karasumori.

Oui mais c'était juste ca et quelque autre post qui m'ont un peu affolé c'est tout^^mais sinon merci sorrow pour les post dévellopé que tu nous donnes ( c'est pas souvent qu'on voit ca).

Re: Kekkaishi

Posté : 18 janv. 2010, 00:22
par Sorrow
Ah ok, je comprends. Mais n'interprète pas mal mes propos. Tout ce qu'il se passe avant le tome 18 apporte beaucoup au récit en terme de développement des personnages et de leur rapport les uns envers les autres, des pouvoirs, de la compréhension des forces en présence, etc.
Mais l'auteure n'a lancé son intrigue directement en rapport avec la nature de Karasumori qu'à partir de ces fameux tomes. Disons que c'est à ce moment-là que son scénario aborde le coeur même de la série. Mais ce qui se passe avant n'a rien d'inutile, et compte d'excellents moments (tome 10, tome 12, tome 13, etc.) Il n'y a rien à jeter dans la série.
Si t'as lu Fairy Tail, en arrière-plan d'histoires plus indépendantes, on trouve le grand mystère de la disparition de tous les dragons à une date-clé, qui est souvent évoqué, et la nature des chasseurs de dragons. Cette intrigue n'a pas encore été lancée, mais constituera sans doute une sorte d'arc final pour la série, je pense.
Il en va un peu de même pour Kekkaishi (dans un style différent). L'auteure a pris son temps au départ, a disséminé quelques pistes, puis s'est lancée. Mais ce n'était pas des détours inutiles, loin de là, et ils ont beaucoup contribué à mon attachement à la série.


Je crois déjà l'avoir déjà fait sur l'une des pages du topic (je me fais vieux, je n'en suis plus sûr), mais pour te donner une idée du découpage du manga :

- Tome 1 à 5 : introduction. Histoires plus indépendantes, pistes d'intrigues plus importantes.
- Tome 6 à 13 : arc Kokubôro. Introduction de nouveaux personnages ; découverte plus en avant de la guilde et de l'ordre des veilleurs ; développement de Yoshimori ; arc particulièrement tourné vers le combat tout en gardant l'esprit des premiers tomes ; début de pistes sur les domaines divins.
- Tome 14 à ? : début de l'intrigue des domaines divins et de la nature de Karasumori. Avec des arcs assez courts au départ pour amorcer (tome 21) celui qui promet d'être bien plus conséquent et riche en révélations fondamentales sur la série.

Bref, il y a largement de quoi s'amuser et découvrir. De plus, les révélations affluent dans les derniers chapitres parus, et ce n'est que du bonheur. Ca valait le coup d'attendre. :)

Et clairement, non, ce n'est pas souvent qu'on voit ça. Mais je ne sais plus trop comment j'ai commencé à en parler si abondamment, avec tant de facilité, alors que je cale souvent pour d'autres séries, pourtant tout aussi riches... Il y a quelque chose qui me donne envie d'en parler et que je ne peux expliquer. Étrange.

Re: Kekkaishi

Posté : 20 janv. 2010, 00:05
par Sorrow
Vu que quand je suis arrivé ici, la série était déjà bien avancée, il m'est venu l'envie de revenir un peu en arrière, et de proposer un avis pour certains tomes plus anciens. Ainsi, d'une certaine façon, ce topic sera vraiment complet. :) Et tant qu'à avoir écrit ces chroniques, autant qu'elles servent à quelqu'un...

Dans le désordre, tome 8 d'abord :

Kekkaishi 8

Tu sais, je pense que tu es parfaitement qualifié pour cette mission.

Le domaine Karasumori subit toujours l'assaut du groupe de yokaÏ de Kokubôrô. Et la tâche est rude pour nos deux jeunes kekkaishi, avec Gen qui est en plus hors-combat. Mais ils ont déjà eu affaire à aussi forte partie, et s'en sont toujours tirés en utilisant leur ingéniosité, et la puissance et l'adaptabilité de leur kekkais. Cette fois-ci ne fait pas exception à la règle. Comme toujours, le combat ne tire pas en longueur, et la conclusion est assez inattendue. Mais pas le temps de trop y penser. Un envoyé des Veilleurs de Nuit débarque et nous fait une révélation sur le passé de Gen. Il est temps d'en apprendre plus.

Tu me rendrais un grand service en montant la garde là-bas, jusqu'à mon retour.

Kekkaishi est assez avare en flash-back. Ce n'est pas vraiment un défaut (car c'est plus proche de la réalité quelque part) mais ça fait toujours plaisir d'en savoir un peu plus sur le passé des personnages.
Au premier abord classique, cette plongée dans les souvenirs de Gen est cependant mise en scène de façon parfaitement crédible et humaine, le lecteur ressentant ainsi une véritable empathie pour le jeune taciturne et sa condition de yôkai.
Déchiré entre son côté humain et démoniaque, Gen a du mal à s'intégrer, et surtout à s'accepter lui-même. Par ce simple flash-back, sans jamais tomber dans le pathétique, Tanabe développe son personnage par petites touches, tout en nous donnant largement assez de matière pour nous faire notre propre idée, et transmet beaucoup d'émotions en peu de pages. Le comportement de Shishio est ainsi bien plus aisé à cerner, et on comprend mieux ses tourments.
Malgré cette révélation, le semi-yokaï, contre toutes ses attentes compte tenu de son passé, voit ses liens entre lui et les gardiens du domaine Karasumori plus que jamais renforcés. Yoshimori commence ainsi à mieux comprendre Gen, et cherche à le faire s'intégrer, à sa manière toute personnelle.
Il y a donc de l'espoir, et Tanabe fait réellement évoluer ses personnages, ne les enfermant pas dans des boîtes par facilité ou par flemme, ou pour maintenir une interaction "comique".
Gen a enfin une chance de trouver sa place et la réponse à ses questions existentielles, et nous prendrons grand plaisir à suivre son évolution au fil des volumes à venir.

Tu t'en sens capable ?

Un tome excellent, mêlant combat, évolution des personnages, et émotions, et qui nous permet de définitivement nous attacher à Gen, personnage profond et à l'opposé des seconds-rôles sombres et torturés qui deviennent le meilleur ami du héros, tout en refusant de l'avouer.
Ne jamais tomber dans les stéréotypes tout en restant parfois classique, et toujours se concentrer sur l'humain, telle est la devise de Kekkaishi. Un manga unique, et qui nous offre tout ce dont on a toujours rêvé dans un shônen.

Je suis sûr que tu seras à la hauteur. Pas vrai, Gen ?

Re: Kekkaishi

Posté : 23 janv. 2010, 18:10
par Sorrow
Inspiré (en même temps, ce n'est jamais qu'une version améliorée de commentaires que j'ai laissés sur le site), donc troisième post d'affilé :

Kekkaishi 4

Ce quatrième tome est définitivement placé sous le signe des relations fraternelles.

Tout commence avec notre ami le pâtissier fantôme, qui doit définitivement se décider à monter au ciel. Et pour accomplir cette ascension, il doit se décider à faire la paix avec son frère. Mais difficile quand le remord nous ronge, qu'on a l'impression de s'être montré égoïste, et qu'on a peur d'être confronté à la vérité. Mais tout cela est souvent dû à un manque de confiance en ceux que nous aimons.
Une fois la vérité révélée, on se rend compte qu'on s'est fait du souci pour rien, qu'on s'est pris la tête pour des choses qui auraient pu être si facilement résolues par le dialogue. Mais le principal après tout, c'est que le message soit passé, même si l'on est mort. Une fois cela fait, il ne reste que le soulagement, l'émotion, le sourire, et l'apaisement de l'âme. Un moment très émouvant que ces paroles de réconfort envers une personne chère, et je refuse de croire que vous n'avez pas versé une petite larme en lisant ces mots :
"Tu sais, frérot, tes gâteaux, ce sont les meilleurs ! Ils ont le pouvoir de me rendre heureux, rien qu'en y repensant. Alors, avec celui-là, tout ira bien. Tu peux être tranquille, pas la peine de t'en faire pour moi."
Des mots forts, puissants par leur sincérité, et touchants par leur naturel. Comme quoi, pas besoin des effets de style ou des discours à rallonge pour rendre une scène émouvante.

La relation entre Yoshimori et son grand frère Masamori, faisant sa première apparition ici, est par contre un peu plus sombre, c'est le moins qu'on puisse dire. Masamori, un personnage difficile à cerner, présentant au monde la face de quelqu'un d'intelligent, de bienveillant et de puissant. Il dégage un charisme certain. Sa relation avec son petit frère est difficile, parce qu'il ne peut s'empêcher de se montrer un peu moralisateur envers Yoshimori, qui lui a été choisi par le domaine, et ne semble pas pourtant prendre ses responsabilités autant à coeur que le voudrait sa position d'élu. Si Masamori porte la plupart du temps le masque du grand frère un peu énervant par ses airs supérieurs et condescendants, on sent dès le début au fond de lui une personnalité plus sombre, manipulatrice, envieuse...
Un personnage particulièrement intéressant que ce nouveau kekkaishi, et qu'on reverra à de nombreuses reprises par la suite avec plaisir.
À noter qu'un fil rouge se développe, Yoshimori ayant pris la décision de sceller le domaine Karasumori, afin que plus personne ne soit blessé (personne signifiant surtout Tokine, bien entendu).

Un tome excellent, qui apporte une conclusion heureuse, larmoyante mais pas gnan-gnan, à l'histoire du pâtissier fantôme d'une manière très classe et pleine d'émotions. Tanabe utilise ainsi vraiment à fond ses personnages, n'en oubliant aucun dans son coin par manque d'idées, et élargit encore l'univers de son manga en lui apportant un fil rouge, ce qui devrait combler ceux qui ne sont pas amateurs d'histoires plus indépendantes.

Une série vraiment intrigante, et qui ne demande qu'à se bonifier et prendre de l'ampleur avec le temps. À lire de toute urgence, si vous voulez voir à quoi ressemble un vrai bon shônen.

Re: Kekkaishi

Posté : 26 janv. 2010, 10:53
par Sorrow
Et hop, dernière fournée avant un bout de temps. Rien avant le vingt-deux, du moins.
Amusant, sans m'en rendre compte, j'ai fait le 4, le 8 et le 12 (déjà fait auparavant, mais pas satisfait du résultat, comme celle du 13). Prochainement, 5 et 10, ou 3, 6, 9 ? À suivre.

Kekkaishi 12

Un tome entièrement placé sous le signe des affrontements, voilà quelque chose qui mine de rien n'est pas si fréquent dans Kekkaishi. Mais quand en plus notre jeune apprenti pâtissier n'est pas de la partie, cela a quelque chose d'encore plus déroutant. Mais on reconnaît bien là la volonté de Yellow Tanabe de développer plus ou moins en profondeur tous les personnages qu'elle aura introduits. Jamais le fruit du hasard où un manque d'inspiration jusqu'ici, l'apparition de chaque nouvelle tête nous laisse supposer qu'ils ne serviront pas que de figurants, histoire de combler un vide. Et on ne peut qu'en être ravi, surtout quand leur développement est de cette qualité.

"Je n'ai jamais aimé personne."

Deux affrontements majeurs dans ce tome donc, chacun étant basé sur un lien ancien ou profond entre les adversaires, qu'ils soient humains ou démoniaques, et qu'ils souhaitent tous briser par le combat. Tous se battent en mettant en avant soit leur humanité ou leur aspect maléfique... Et parfois, l'homme peut être un monstre, et le monstre un homme. Tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc, et c'est ce qui fait toute la saveur de Kekkaishi.

Les duels sont ainsi de toute beauté, avec un vrai lien et un vrai parallèle entre les adversaires, bien au-delà du simple "je me bats aussi à l'épée/je contrôle aussi le feu", contrairement à beaucoup (trop) de titres du genre. Intense, palpitant, à la conclusion toujours rude, chaque combat prend fin dans ce volume, et laisse à chaque fois un goût amer, aussi bien chez les vainqueurs, qui n'en tirent au final aucune gloire ou satisfaction, que chez le lecteur.

On se sent pris de pitié pour ces combattants qui n'ont pas su trouver leur place, ou la réponse à leur question, même à la fin. Tanabe-sensei est vraiment une auteure cruelle envers les acteurs de son manga. Mais c'est aussi pour ça qu'on adore ce qu'elle fait, et les personnages qu'elle crée.

"Kaguro, je suis fascinée par quelque chose que tu détestes. Les humains, aussi vulnérables qu'ils soient, sont liés entre eux par un réseau de relations. Je sais que cela te fait douter. Nous autres n'avons rien de semblable. Nous n'avons rien du tout."

Au final, il s'agit à nouveau (c'est en passe de devenir un pléonasme) d'un excellent tome de Kekkaishi. Une série destinée au grand public, capable d'aborder des thèmes aussi importants que ce que qui détermine notre humanité et notre place dans le monde, d'une manière intelligente, mature et réfléchie, tout en restant divertissant, c'est tout simplement bluffant.
Un tome d'action parfaitement maîtrisée et bienvenue, mais aussi et surtout un tome touchant et triste, et qui dans tous les cas ne laisse augurer que de l'excellent pour la suite.

Re: Kekkaishi

Posté : 09 févr. 2010, 16:15
par Wang Tianjun
Premier post du topic édité avec une toute nouvelle présentation... je vous laisse deviner qui en est l'auteur ! :D