Shikabane Hime

Destinés à un public adolescent masculin mais faisant néanmoins fureur chez certain(e)s adultes et/ou jeunes filles, les shonen ont droit à leur propre rubrique!
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Koiwai
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Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 14 juil. 2011, 16:15

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La fiche sur MN


Tome 1:

Depuis quelque temps déjà, nous avons pris pour habitude de découvrir chaque mois un nouveau manga venant enrichir la collection "Shônen Up !" de Kazé Manga. Ainsi, ce mois de septembre déjà fort riche en nouveautés ne déroge pas à la règle, puisque l'éditeur nous invite à découvrir Shikabane Hime, l'un des titres les plus appréciés, actuellement, du célèbre magazine Monthly Shônen Gangan (Fullmetal Alchemist, Doubt, Soul Eater...) de Square-Enix. Un titre attendu dans nos contrées, et dont la popularité lui a d'ores et déjà valu deux saisons animées.

Exterminer 108 morts-vivants. Ne jamais abandonner une mission. Ne jamais se plaindre, même face à la mort. Telles sont les trois règles que doivent suivre à la lettre les Shikabane Hime, des jeunes filles mortes dans les regrets dont les cadavres ont été ramenés à la vie par le Kôgonshû, la branche ésotérique du bouddhisme Shingon, pour combattre les Shikabane, autres morts-vivants en tous genres dont les regrets trop puissants les poussent à rester parmi les humains pour leur nuire.
Makina fait partie de ces Shikabane Hime, et accomplit ses missions en compagnie de Keisei, le prêtre qui en a la charge, attendant de pouvoir enfin atteindre le Paradis.

Ce premier tome nous plonge rapidement dans le vif du sujet, avec une première mission, puis une deuxième, assez classiques mais plantant bien le décor. Ainsi, nous découvrons petit à petit comment est régi le Kôgonshû, organisme gérant les Shikabane Hime et leurs prêtres, et les rôles de ses différentes factions. Nous découvrons également la condition de ces jeunes vierges revenues à la vie, chargées de protéger l'humanité en abattant leurs semblables, et que tout le monde au sein du Kôgonshû ne considère pas de la même manière: si certains ont une vraie estime pour elles, d'autres ne les voient réellement que comme des armes, voire comme une éventuelle menace étant donné qu'elle sont elles-mêmes des morts-vivants. De plus, les Shikabane Hime ont une faculté non négligeable: elles sont quasiment immortelles, peuvent donc se régénérer si leurs membres sont tranchés ou si elles sont mutilées, et il semblerait que la seule façon de les détruire soit de les mettre véritablement en pièces ou de leur exploser le cerveau. Et il en est exactement de même pour les Shikabane simples, sur lesquels nous en apprenons aussi vite plus, notamment lors d'une deuxième moitié de volume nous apprenant que certaines de ces créatures possèdent des pouvoirs uniques appelés "Malédiction" qui les rendent plus fortes, et dévoilant d'ores et déjà, dans les toutes dernières pages du tome, un grand méchant cherchant à détruire le Kôgonshû... Quand on vous dit que les choses vont vite !
En ce qui concerne notre duo de héros, il faut bien avouer qu'il reste encore très lisse. Tout au plus avons-nous dans ce premier tome quelques très vagues fragments du passé de Makina.

Résulte de tout ceci un volume sans temps morts, qui va à un très bon rythme, ne s'attarde guère trop sur le background pour préférer se centrer sur l'action. Ainsi, le mélange est bien dosé, et le lecteur n'a pas trop de choses à emmagasiner dès ce premier volume, la fonction primaire de divertissement n'en est que plus efficace.
D'autant plus efficace que le coup de crayon, sans être foncièrement original, est agréable, fluide, fin, expressif, dynamique, et... gore ! C'est sans doute là l'une des grosses caractéristiques de ce début de série: les effets gores sont très nombreux, notamment grâce aux pouvoirs de régénération des morts-vivants, et il n'est donc vraiment pas rare de voir, par exemple, une tête de zombie continuer à bouger bien que son corps ait été détruit, ou notre héroïne recoller la jambe qu'elle vient de perdre... L'effet sur le lecteur amateur de gore est garanti, d'autant que tous ces effets sanglants sont bien rendus. Ajoutons à cela un découpage et des plans bien trouvés, parfois assez cinématographiques, et l'on obtient un résultat définitivement efficace. La bonne surprise est d'autant plus agréable que, là où l'on s'attendait à tomber sur une série bourrée de fan-service, avec jupes s'envolant allègrement pour laisser paraître petites culottes et autres joyeusetés, il n'en est rien. Tout au plus avons-nous droit à un fan-service léger juste suggéré.

Sorte de croisement improbable entre Gunslinger Girl et High school of the dead, la psychologie fouillée de l'un et le fan-service à outrance de l'autre en moins, Shikabane Hime s'annonce comme un divertissement gore a priori assez simple, ne cherchant pas à révolutionner quoi que ce soit, mais bien mené et remplissant sans problème sa fonction première.

Cependant, un bémol est à noter, concernant des dialogues parfois fades et poussifs. Est-ce la faute à la traduction ou au texte d'origine ? Le mystère reste entier...

En tout cas, en dehors de ce doute, l'édition que nous propose Kazé Manga est de bonne facture. On saluera notamment les onomatopées, entièrement traduites, cohérentes et bien intégrées.


Tome 2:

Keisei se retrouve face à un premier gros ennemi, qui a laissé sa Shikabane Hime Makina dans un piteux état: Akasha Shindô, un ancien moine de Kôgonshû, qui semble créer des Shikabane en poussant des adolescents à se suicider. L'ennemi est d'autant plus dangereux qu'il affiche clairement son objectif: détruire totalement le Kôgonshû! Bien qu'il soit aidé de deux autres membres du Kôgonshû, Rika et Saki, en attendant le rétablissement de Makina, la tâche s'annonce difficile pour Keisei, d'autant qu'Akasha semble désormais appartenir à une redoutable organisation énigmatique: la Multitude...

Avec ce deuxième volume, l'action bat à nouveau son plein, toutefois moins gore que dans le premier tome, mais rendue encore plus prenante par un style graphique qui commence déjà à s'affirmer. Le rythme reste donc soutenu, l'action bien retranscrite et rendue riche par des ennemis ayant des techniques de combat propres.

Mais l'intérêt principal du tome concerne la mise en place, petit à petit, d'une histoire plus élaborée qu'on n'aurait pu le croire au premier abord. De nouveaux personnages apparaissent, certains, comme Rika et Saki, ayant déjà un certain charisme, on attend de voir quel rôle jouera Ôri, le jeune frère de Keisei, qui ignore tout du travail de son aîné mais semble sur le point de le découvrir, la hiérarchie du Kôgonshû se précise légèrement, et les mystères autour de Keisei s'accentuent, notamment quand il déclare ne pas vouloir perdre sa famille une seconde fois... Qu'a-t-il donc vécu par le passé ?
Mais les principaux points gagnant en intérêt concernent clairement Makina et la mystérieuse organisation qu'est la Multitude... Ainsi, le passé dramatique de notre héroïne se dévoile, laissant entrevoir le massacre de sa famille par un étrange groupe se faisant appeler les 7 Etoiles, dont elle cherche désormais, avant tout, à se venger. On apprend également que le charismatique Akasha appartient à la Multitude, organisation encore très mystérieuse, mais qui semble particulièrement puissante, ne serait-ce que par le fait qu'on y retrouve plusieurs factions d'ennemis redoutables... à commencer par les fameuses 7 Etoiles ! Ainsi, la quête vengeresse de Makina se voit directement reliée à la Multitude, et on attend avec impatience de voir quelles conséquences aura cet état de fait.

Dans sa construction, Shikabane Hime rappelle un peu, pour le moment, des titres comme Soul Eater ou autre Kekkaishi: après une introduction plutôt prometteuse qui nous présentait des héros charismatiques, les choses se précisent, les différents éléments de l'intrigue se mettent petit à petit en place, chaque rebondissement en appelle des nouveaux venant enrichir le fond, des personnages alliés et ennemis apparaissent en laissant entrevoir des factions bien plus riches et complexes qu'on n'aurait pu le croire au premier abord, des liens se dévoilent ou tissent peu à peu entre ces divers protagonistes, et on a d'ores et déjà l'impression que l'auteur sait parfaitement où il va. Shikabane Hime commence donc très bien, et s'annonce comme un excellent divertissement, servi dans une édition toujours aussi plaisante, entre une traduction dynamique de bonne facture et des onomatopées totalement traduites et parfaitement intégrées.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 14 juil. 2011, 16:16

Tome 3:

Akasha a dû battre en retraite face à Keisei, mais la Multitude reste une grande menace pour le Kôgonshû. Ainsi, de fil en aiguille, Keisei et Makina remontent jusqu'aux 7 Etoiles, un groupe de morts-vivants plus puissants que la moyenne, et les assassins de la famille de notre héroïne. Ils se retrouvent bientôt face à l'un d'eux, le Chuchoteur, et l'affrontement est inévitable. C'est alors qu'Ôri, le petit frère de Keisei, débarque sur les lieux...

Sympathique sans être transcendant avec son premier volume, Shikabane Hime dévoilait dans son deuxième tome un potentiel inattendu qui se voit confirmé dans ce troisième opus particulièrement prenant. L'auteur choisit ici de poursuivre le développement autour des 7 Etoiles et d'Akasha, et des débuts de révélations font leur apparition, complexifiant encore un peu plus les enjeux des différents camps, et entretenant habilement le mystère.

Tout au long du volume, on comprend également qu'Ôri aura un rôle important à jouer, puisqu'un retour sur son enfance nous laisse comprendre qu'il n'est lui-même pas tout à fait comme les autres. Quant à la relation entre Keisei, Makina et Ôri, de nombreux éléments sont là pour nous laisser entrevoir toute la puissance des liens qui peuvent les unir. C'est dans ce contexte qu'intervient dans une fin de volume intense un bouleversement dramatique pas forcément attendu, mais logique avec le recul, dépeint avec brio par une narration efficace.

Visuellement, le trait de Yoshiichi Akahito reste sympathique, fluide et dynamique, et continue de trouver ses marques petit à petit.

Un très bon tome, continuant de développer les personnages et l'intrigue jusqu'à un drame final venant déjà bouleverser l'ensemble. A présent, on attend de voir dans les tomes suivants les conséquences de tout ceci. En attendant, il est à présent indéniable que Shikabane Hime possède un vrai potentiel.


Tome 4:

Suite au piège de la Multitude, Keisei a succombé aux blessures qu'il a subies en cherchant à protéger les siens, après avoir fait promettre à son petit frère Ôri de reprendre son rôle auprès de Makina. Alors que les ennemis continuent leurs desseins en s'en prenant directement au Kôgonshû, Makina, qui vient de perdre son moine associé, entre dans une rage folle...

Alors que la fin du tome 3 nous laissait sur le premier grand bouleversement dramatique de la série, ce quatrième volume nous propose d'observer les conséquences du drame sur les principaux concernés.
Ainsi, c'est à une Makina en deux temps que nous avons affaire: entrant d'abord dans une folie furieuse qui lui permettra de venir à bout d'un redoutable ennemi qui tirait sa force dans sa capacité à pouvoir absorber n'importe quel morceau chair à sa portée, au sein d'un combat montrant toute la puissance que peut avoir une Shikabane Hime, notre héroïne va ensuite entrer dans un désespoir qui vont lui valoir d'être enchaînée par le Kôgonshu pour éviter tout problème. Ôri, quant à lui, se tient pour responsable de la mort de Keisei.
Il faudra donc du temps aux deux personnages pour retrouver une raison de se battre, eux qui viennent tous deux de perdre l'homme auquel ils tenaient le plus au monde. Fort heureusement, Yoshiichi Akahito ne fera pas trop traîner les choses, puisqu'une nette évolution de leur mentalité est perceptible dès la fin de ce tome, lors d'un combat qui permettra de faire connaissance avec le chef des 7 Etoiles, les ennemis jurés de Makina: tandis qu'Ôri est bien décidé à respecter sa promesse faite à Keisei, même si cela n'est pas du goût de tout le monde au sein du Kôgonshû, Makina parvient à retrouver la force de se battre grâce aux dernières paroles de son compagnon, et finalement, on devine que c'est sur les bases du souvenir de Keisei que les deux héros vont former un nouveau tandem.

Mais avant d'en arriver là, le mangaka parvient à nouveau à enrichir petit à petit le background de son histoire. Ainsi, entre autres, l'enchaînement de Makina et l'opposition de certains membres du Kôgonshu à l'arrivée d'Ori permettent de nuancer un peu plus l'organisation, tandis que le jeune garçon confirme qu'il est doué d'une perspicacité et d'une témérité qui pourraient vite en faire un élément important du Kôgonshû. Par ailleurs, on continue de cerner avec plus de précision le fonctionnement de cette organisation. Enfin, que ce soit du côté des gentils ou des ennemis, on découvre à nouveau quelques nouvelles têtes qui parviennent sans mal à s'intégrer dans l'histoire et à se différencier des personnages déjà en place.

Allant toujours à bon rythme, le récit de Yoshiichi Akahito confirme une nouvelle fois les espoirs que l'on porte en lui. Continuant d'enrichir le background de l'oeuvre et ne s'attardant ni trop ni pas assez sur les tourments de Makina et d'Ôri suite à la mort de Keisei, ce quatrième tome, savamment orchestré, continue de charmer et de divertir avec beaucoup d'aisance.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 14 juil. 2011, 16:16

Tome 5:

Les membres de la Multitude ont désormais en leur possession tous les éléments nécessaires à la résurrection de celui qu'ils appellent leur Roi, l'entité qui sera à même de diffuser le monde des morts au détriment du monde des vivants, qui ne peut guère plus compter que sur les moines associés et leurs Shikabane Hime. Toutefois, selon le Kôgonshû, les conditions parfaites ne sont pas encore tout à fait réunies pour la résurrection du Roi, et ils estiment avoir environ un mois et demi pour se préparer avant le moment fatidique, ce qui laisse assez de temps à Ôri, bel et bien déterminé à devenir le moine associé de Makina, pour être formé au sein de l'organisation. C'est dans ce but qu'il est conduit par le gardien Takamasa jusqu'au Temple du Kôgonshû, où ils retrouvent un moine du nom de Umehara.
Et pourtant, l'heure est bien plus grave qu'il n'y paraît, car la Multitude, ayant prévu la réaction du Kôgonshû, décide de les prendre à contre-pied en prenant le risque de ressusciter dès maintenant le Roi malgré des conditions imparfaites... et cela marche. Pire encore, pour concrétiser leurs plans, le Roi, ses sbires et Akasha ont besoin de prendre le contrôle d'un lieu pourvu d'une forte aura: le QG du Kôgonshû...

On se retrouve donc avec un volume en plusieurs temps, qui nous propose de suivre en parallèle les agissements de la Multitude, et ce qui se passe du côté d'Ori et du Kôgonshu.
D'un côté, nous assistons à l'arrivée de nouveaux ennemis qui s'annoncent surpuissants: les 5 Fondateurs, élite de la Multitude, venant des quatre coins du monde. Mais c'est surtout le Roi qui apparaît ici, et l'on découvre en lui un personnage assez intéressant, se disant prêt à pardonner à ceux qui lui ont fait du tort, mais malgré tout déterminé à tous les tuer...
De l'autre côté, nous découvrons encore un peu plus la hiérarchie du Kôgonshû et les différentes factions qui s'y opposent, puisque tout le monde au sein de l'organisation ne s'entend pas... De nouveaux personnages apparaissent, comme l'amusant Umehara et sa Shikabane Hime, et Ôri, effaçant ses derniers doutes, dit adieu à ses amis du lycée et débute l'entraînement qui devrait faire de lui un combattant hors-pair.

Mais alors que l'on s'attendait à se retrouver avec le coup classique de l'entraînement à rallonge du héros, l'auteur choisit de ne pas s'attarder là-dessus, du moins pas pour le moment, et enchaîne directement avec les premiers affrontements entre les membres du Kôgonshû et les Fondateurs de la Multitude, réellement surpuissants, si bien qu'une évidence s'impose rapidement: les moines associés et leurs Shikabane Hime n'ont aucune chance face à ces ennemis redoutables. Et parmi nos fiers combattants, nous retrouvons un duo bien connu: face à Lee-On Lin, vampire immortelle chinoise, Rika et sa petite Shikabane Hime Saki ont fort à faire et se donnent à fond, mais ont-elles seulement l'ombre d'une chance de l'emporter ? C'est dans ces conditions que le mangaka choisit de dévoiler les origines de ce duo, lors d'un petit flashback qui parvient à faire ressortir la profondeur du lien qui lie les deux demoiselles tout en les rendant plus attachantes aux yeux du lecteur.

En somme, on se retrouve à nouveau avec un tome allant à bonne allure. Dans Shikabane Hime, les choses ne traînent jamais, comme le prouve une nouvelle fois ce volume enchaînant les rebondissements. Les quelques passages d'action restent plutôt bien retranscrits, l'aspect gore est toujours là, et la tension monte petit à petit, puisque l'on se demande bien comment va pouvoir lutter le Kôgonshû, qui semble dépassé par l'ennemi...


Tome 6:

Pris de court par la Multitude qui a ressuscité son Roi plus tôt que prévu, le Kôgonshû a essuyé de nombreuses pertes et se retrouve affaibli. Pendant ce temps, Ôri poursuit son entraînement intensif dans le but de devenir le nouveau moine associé de Makina, et s'il est n'est pas encore très au point, la volonté est bien là. Pourtant, un autre problème se pose: alors que son lien avec Keisei doit être effacé pour laisser place au niveau, Makina ne peut se résoudre à oublier son ancien partenaire. Pire encore, cela se retourne contre Ôri, puisque la Shikabane Hime déclare, pour ne pas devoir oublier Keisei, qu'elle ne veut pas du jeune garçon comme nouveau moine associé. Mais bientôt, l'heure n'est plus à la parlotte: continuant leurs plans, les ennemis mettent au point de nouveaux alliés, les Humanoïdes, et les envoient semer le désordre au lycée. Et c'est bel et bien ensemble que Makina et Ôri vont devoir combattre.

Ainsi, ce sixième volume continue de mettre en avant le lien fort qui unissait Makina à Keisei, et Ôri va devoir faire ses preuves auprès de la Shikabane Hime et lui prouver qu'elle n'est pas la seule à regretter Keisei, et lui faire comprendre que briser le lien qu'elle avait avec son partenaire ne signifie pas pour autant renier tout ce qu'elle a pu vivre avec lui.

Pour cela, on peut toujours compter sur le rythme soutenu qu'offre Yoshiichi Akahito à son récit, puisque c'est à travers un combat contre les nouveaux ennemis envoyés par la Multitude que va se faire le rapprochement entre Ôri et Makina. Ainsi, après un début de volume laissant préparant le terrain à l'évolution du duo tout en distillant quelques notes d'humour notamment apportées par Umehara, les choses sérieuses reprennent rapidement, et l'action est toujours aussi bien retranscrite par le trait fin et dynamique de l'auteur.

En somme, si le schéma de ce volume est assez linéaire, la lecture reste plaisante, et le mangaka n'oublie pas pour autant de continuer à faire évoluer à petites doses son histoire de fond, puisque l'attaque des Humanoïdes n'était qu'une étape de plus dans les plans de la Multitude...

Un divertissement qui reste de bonne facture, en attendant la suite.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 05 sept. 2011, 17:44

Tome 7:

Les uns après les autres, les membres des Sept Etoiles entrent en scène et les plans des ennemis continuent de se dévoiler. Pourquoi ont-ils choisi le lycée pour exécuter leurs plans ? Quels rôles vont devoir jouer respectivement les Sept Etoiles et les Fondateurs ? Les réponses tombent plus ou moins ici. Et du côté des Sept Etoiles, l'apparition de la dénommée Hokuto annonce bien des choses. Pourquoi a-t-elle une place si particulière au sein des Sept Etoiles ? C'est ce que nous découvrirons ici, par le biais de révélations sur sa véritable nature.

Pendant ce temps, pas le temps de souffler pour Makina, car elle se retrouve justement face à l'une des Sept Etoiles, et pas n'importe laquelle: celle qui l'a autrefois tuée... Pour la vaincre, nul doute que notre héroïne va devoir surpasser la notion de regret si chère aux Shikabane... mais peut-être est-ce déjà le cas ? Plus que jamais, Makina montre des capacités dépassant sa simple fonction de Shikabane Hime, et nous en apprenons un peu plus sur les sources de sa force. Le tout pendant un combat qui, s'il reste bien orchestré, n'est malheureusement pas aussi prenant que certains affrontements des précédents volumes. Il en est de même pour le combat que mené par Ôri, plus en retrait et assez basique. Ce que l'on regrette donc vraiment ici, c'est le manque d'originalité des combats, de facture assez classique, et le manque de saveur que risque de ressentir quiconque a déjà lu un paquet de shônen. De plus, il faut dire que le rythme, que Yoshiichi Akahito veut pourtant garder rapide, souffre de baisses de régime, la faute à des dialogues très présents pendant les combats et parfois assez inutiles car se répétant. Une impression peut-être due également à une traduction qui adopte parfois des tournures de phrase un brin maladroites et poussives.

Si la lecture de Shikabane Hime reste un moment divertissant, on reste un peu sur notre faim avec ce septième tome moins inspiré, riche mais tournant pourtant un peu en rond. néanmoins, avec des éléments comme l'arrivée de Hokuto, on est en droit d'attendre une suite retrouvant un très bon niveau.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 24 oct. 2011, 08:59

Tome 8:

Alors que Makina parvient à se débarrasser d'une redoutable ennemie, apparaît devant elle et Ôri un adversaire encore plus dangereux... qui n'agira finalement pas, préférant converser en montrant son intérêt pour le jeune garçon. Ainsi, le volume s'ouvre sur un passage ayant un peu de mal à convaincre, tant le coup de l'ennemi laissant du répit à ses adversaires a déjà été vu et s'avère ici un brin bancal. Pour autant, après ce coup de mou entamé dans le précédent volume, Shikabane Hime retrouve des couleurs, et ce malgré un volume avare en action.

En effet, ici, tandis que les choses bougent encore du côté de la Multitude, notamment du coté d'Akasha dont les objectifs restent encore sombres et qui se retrouve prisonnier au sein de son propre camp, on en découvre plus sur les hautes instance du Kôgonshu, puisque le frère supérieur et son second font leur apparition alors qu'Ôri doit passer une nouvelle étape de sa formation de moine associé. Ici, l'auteur complexifie son récit autour du lien entre moine associé et capacités apportées par des éléments d'inspiration religieuse comme les soutras et les bodhisattva, mais il faut bien avouer que l'on a du mal à cerner tous les tenants et aboutissants de cela tant les explications claires manquent.
Il faut attendre la suite pour voir le récit regagner réellement tout son intérêt. Il y est à nouveau question de la formation d'Ôri et de la manière dont il doit considérer Makina. En effet, le jeune garçon a bien du mal à ne voir en sa partenaire qu'un zombie ne vivant une seconde fois que pour effacer ses regrets, accomplir sa quête vengeresse, et destinée à disparaître dès que celle-ci sera accomplie. D'autant qu'il commence à trouver du charme chez Makina...
Les doutes d'Ôri face à cette situation ressortent bien. Sera-t-il capable, par la suite, de ne voir qu'une arme en sa Shikabane Hime ? Une évolution pourrait bien être amorcée via Takamasa, qui décide d'expliquer au jeune garçon qu'un Moine associé ne doit pas se battre pour sa Shikabane Hime, en mettant sa propre expérience en avant. Ainsi s'entame un flashback revenant sur les origines et l'évolution de la relation entre Takamasa et sa Shikabane Hime, Itsuki. Classique mais bien mené, ce retour en arrière, narré par un Takamasa qui parle de lui à la troisième personne du singulier, permet de cerner en Itsuki une jeune fille plutôt joyeuse et attachante, et d'entrevoir les étapes de l'histoire dramatique de ces deux-là.

Le flashback n'étant pas terminé à la fin de ce volume, on a hâte de voir ce qui va en découler. En attendant, ce huitième volume montre des choses intéressantes et promet de belles évolutions dans la suite de l'oeuvre, notamment autour de la relation entre Ôri et Makina.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 12 janv. 2012, 12:42

Tome 9:

Après la conclusion violente et émouvante du passage sur le passé de Takamasa et Itsuki, la réalité du lien entre moine associé et shikabane hime revient en pleine figure d'Ôri. Pourtant, le jeune garçon y trouvera un nouveau moyen de confirmer sa volonté de se rapprocher de Makina et de l'aider. Tandis que le lien entre nos deux héros continue de se consolider, l'occasion est à nouveau donnée au lecteur de se rendre compte que tous les moines associés ne considèrent pas leur shikabane hime de la même manière...

Mais ces considérations ne durent pas longtemps, car l'organisation contre les attaques de la Multitude doit être faite rapidement, et, c'est bien connu, la meilleure des défenses est l'attaque. Aussi, l'objectif est clair : attaquer directement le Roi ! Pourtant, les plans du Kôgonshu sont rapidement déstabilisés, puisqu'avant même de se mettre en route, un redoutable ennemi se présente face à nos héros : l'un des Fondateurs, incarnation de la déesse hindoue de la Mort...

Une fois de plus, les choses ne traînent donc pas dans Shikabane Hime. Nos héros doivent faire face à un ennemi pour le moins redoutable, aux capacités particulières, et il va leur falloir comprendre les techniques de l'adversaire avant de pouvoir espérer le vaincre. L'action bat son plein, tout juste entâchée de dialogues parfois inutiles donc encombrants, et la lecture se suit toute seule, avant que les choses ne soient laissées en suspens au bout de 130 pages pour laisser place à un vieux chapitre prototype de la série, centré sur Takamasa et Itsuki, encore eux. L'occasion nous est alors donnée de voir un peu les origines de la série, mais également d'entrevoir les progrès graphiques faits par Yoshiichi Akahito depuis, pour un aparté qui se suit sans problème sans être spécialement intéressant, et qui a surtout tendance à nous laisser un peu frustré quant à l'histoire principale, qui s'arrête dans ce volume à un moment important.

On se retrouve donc avec un tome classique mais efficace, qui laisse surtout un arrière-goût de trop peu.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 29 mars 2012, 12:43

Tome 10:

Miram, alias Kâli, s'est infiltrée à l'intérieur du Kôgonshû, et personne ne semble pouvoir faire face à ses techniques et envoûtements enfonçant leurs proies dans de véritables cauchemars. Une seule solution pour Makina et Ôri, partis à l'assaut : mettre la main, parmi toutes les représentations de Miram, sur son vrai corps, mais celle-ci changeant sans cesse d'enveloppe corporelle, la tâche s'annonce difficile...

Les deux premiers chapitres de ce volume nous font donc suivre l'affrontement entre nos héros et la redoutable Miram. Un affrontement rendu prenant par les techniques a priori impossibles à contrer de l'ennemie, bien que l'on dénotera une nouvelle fois des dialogues parfois trop encombrants de par leur inutilité ou leur répétitivité. Néanmoins, Yoshiichi possède le sens du rebondissement, jauge bien les avancées de nos héros pour percer la coquille de Miram, et l'on se prend facilement au jeu, même si l'auteur se laisse parfois aller à quelques facilités qui passent pourtant toutes seules, dans le feu de l'action.

Alors que le combat bat son plein, c'est l'un de ces rebondissements qui apporte à Ôri et Makina une chance de salut, et pas un petit rebondissement, puisqu'il voit apparaître un nouveau personnage qui intrigue d'emblée, car elle est surnommée "la plus puissante des Shikabane Hime". Nous ne tarderons pas à en apprendre plus sur elle, tandis que le combat se poursuit.

Après ce combat bien orchestré, l'heure est au repos pour nos héros... ou aurait dû l'être, mais il n'en est rien. L'auteur ne baisse pas le rythme de son récit, et tandis que quelques évolutions ont lieu du côté du rôle d'Ôri, que la relation de ce dernier avec Makina continue d'évoluer en bien et que l'on en apprend plus sur les origines de la Malédiction de la nouvelle venue, le piège de la Multitude se referme petit à petit sur le Kôgonshû, les agissements des ennemis faisant planer de nouveaux dangers au dessus de la tête de nos héros et annonçant une suite toujours aussi intense.

Quand on pense que nos héros font un pas vers la victoire, il s'avère qu'ils en font un en arrière sans le savoir. Doucement mais sûrement, le piège de la Multitude se referme, via un volume très rythmé et prenant.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 22 juil. 2012, 16:20

Tome 11:

Autorisé à participer au Goryôhôshin, Ôri se prépare à cette bataille qui risque d'être décisive. Déterminé à aider à l'annihilation du roi des zombies, le jeune garçon souhaite surtout aider Makina à effacer ses regrets en éliminant l'un après l'autre les Sept Etoiles. Mais avant que la bataille commence, Ôri tombe nez à nez sur une fort déplaisante rencontre : Hazama, accompagné de l'énigmatique et dangereuse Hokuto. Ce dernier perce la véritable nature du lycéen et la lui révèle, venant ainsi expliquer certains événements comme la présence du fameux chat que seul Ôri voit, mais apportant surtout un nouveau suspense autour du pouvoir attirant la mort, et mettant directement en danger certaines personnes de l'entourage d'Ôri. Si cette révélation semble destinée à avoir son importance, on se demande un peu pourquoi elle arrive maintenant puisqu'elle ne sert à rien dans l'immédiat. On se dit alors que Yoshiichi Akahito a ici un peu de mal à gérer son récit, en ne parvenant pas toujours à amener les informations quand il le faut, point qui tend à se confirmer quand on voit avec quelle facilité il met fin à la petite rencontre entre les deux ennemis que sont Ôri et Hazama ("je pourrais te tuer, là tout de suite, mais je préfère te laisser en vie, sinon c'est pas drôle"... mais bien sûr).

Après ce petit événement, ce onzième volume entre dans le vif du sujet, les différents couples de moines et Shikabane Hime réquisitionnés se mettant en route pour aller défaire le roi des zombies. Ici, tandis que l'occasion nous est donnée de découvrir de nouvelles têtes importantes via Sadahiro et sa Shikabane Hime Akira, les autres font un peu pâle figure, hormis Takamasa et Itsuki que l'on connaît déjà. Quant aux scènes d'action, elles possèdent ici leur importance puisque Makina est confrontée à un nouveau membre des Sept Etoiles et que le roi des zombies se prête à la bataille en montrant l'étendue de sa puissance, mais dans les faits, on pourra regretter une mise en scène peu inspirée, qui peine à rendre les combats réellement palpitants, malgré le dynamisme certain qui se dégage des dessins de l'auteur.

On a donc affaire à un tome indéniablement mouvementé, mais où l'auteur peine parfois à bien gérer les informations qu'il dévoile, et où les combats manquent de panache. Il y a toutefois beaucoup de choses à retenir ici, et la dernière page a le mérite de laisser le lecteur en plein suspense.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 20 nov. 2012, 21:54

Tome 12 :

En compagnie d'Akira et son moine associé, Ôri et Makina font face à Akasha, pendant que les autres moines avancent dans leur plan pour éliminer le Roi de la Multitude. Mais rien ne se passe comme prévu. Itsuki est la première à en faire les frais, en payant de son corps pour protéger Takamasa, son moine associé. Plongé dans le désespoir, ce dernier est en partie réconforté par le frère Magari, qui pourrait faire revenir la jeune fille à la vie grâce à son trône, si tout se passe bien. Mais face au Roi et ses puissants compagnons, rien ne se passe jamais bien...

Le combat des moines et des Shikabane Hime du Kôgonshû contre la Multitude se poursuit, rythmé par de nombreux rebondissements difficiles à prévoir. Chacun des deux camps met en place son plan, certains enjeux comme le sacrifice de Miram prennent tout leur sens, et l'affrontement risque fort de longtemps rester indécis, tandis que la violence des combats passe un cap et que des corps tombent. L'ensemble reste donc dynamique et imprévisible, ponctué de nombreux petits coups de théâtres, les petits instants gores accentuant l'impact. Toutefois, à force de multiplier les personnages et les points de vue, Yoshiichi Akihito se perd parfois dans son découpage, alternant les personnages de manière un peu confuse... Attention à ne pas plomber le récit à cause de ça !

Heureusement ce n'est que peu le cas, l'auteur sachant où il va et apportant de fil en aiguille de nouvelles informations sur son univers, que ce soit sur l'objectif premier des Sept Etoiles, sur la nature exacte de Hokuto et de son lien psychique, sur le passé de Ôri quand il fut recueilli par Keisei... Mais au final, c'est la dernière partie du tome qui captive le plus, avec un face à face intense entre Makina et Hokuto, qui apporte un nouveau bouleversement de prime importance et n'augure rien de bon pour nos héros. La fin du volume se veut assez sombre tant on se demande comme le Kôgonshû pourrait l'emporter, et il n'en faut pas plus pour nous garder scotchés, avides de voir où tout ceci va mener.
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Re: Shikabane Hime

Message non lu par Koiwai » 16 avr. 2013, 07:26

Tome 13 :

Le plan visant à éliminer directement le Roi de la Multitude s'est soldé sur un cuisant échec obligeant le Kôgonshû à reculer... mais Makina est restée prisonnière entre les griffes de Hokuto. Ne pouvant se résoudre à laisser sa partenaire, Ôri accepte le marché de l'étrange chat noir qui le suit depuis longtemps, et acquiert alors l'aide de l'étrange animal, qui me possède littéralement...

Le début de ce volume se veut retentissant en levant enfin un coin du vile sur l'énigmatique chat noir, qui pousse Ôri à sceller un pacte avec lui en se gardant bien de lui préciser tout ce que cela signifie... Présent depuis de nombreux volumes, le félin prend enfin plus d'ampleur en n'augurant absolument rien de bon pour le destin du jeune garçon, visiblement condamné à être manipulé un jour ou l'autre par un nouvel allié qui met d'ores et déjà à mal son avenir aux côtés de Makina.

Pendant ce temps et pendant tout le reste du volume, la bataille contre la Multitude se poursuit sur un rythme effréné... tellement effréné que les différents rebondissements manquent malheureusement d'impact la plupart du temps. Au fil des combats, on voit batailler des personnages aussi imposants que certaines des Sept Etoiles ou que le chef du Kôgonshû en personne, on voit apparaître de nouveaux protagonistes importants comme le Prince des Shikabane, on voit quelques têtes tomber au combat avec honneur, mais tout est tellement rapide qu'on n'a pas vraiment le temps d'apprécier ces différents événements, d'autant que même si le tout reste dynamique, on peut aussi regretter des dialogues parfois trop envahissants pour pas grand chose ainsi qu'une narration trop décousue dès qu'elle se partage entre plusieurs combats en parallèle.

Ainsi, la lecture reste divertissante car l'ensemble est toujours aussi intense et riche en rebondissements, mais ce tome pèche un peu à cause d'une narration trop rapide qui peine régulièrement à bien faire ressortir les principaux événements. Sans compter qu'on commence à trouver cette bataille sacrement longue, pour des avancées concrètes assez maigres.
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