GTO Shonan 14 Days

Destinés à un public adolescent masculin mais faisant néanmoins fureur chez certain(e)s adultes et/ou jeunes filles, les shonen ont droit à leur propre rubrique!
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Koiwai
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Re: GTO Shonan 14 Days

Message non lu par Koiwai » 09 mai 2012, 20:28

Tome 5:

Alors que Seiya, remotivé par les jumelles, tente de tuer son père, sa mère intervient en le sommant violemment de baisser son arme, sans se rendre totalement compte des paroles blessantes qu'elle inflige à son propre enfant, le tout sous les yeux d'un Onizuka qui connaît alors l'une de ses si typiques explosions. Si le tout est facile, on retient pourtant, une nouvelle fois, la verve de notre Great Teacher, balançant quelques répliques fortes sur l'état du pays où il vit, et où les relations entre parents et enfants peuvent être affligeantes. C'est basique, mais c'est efficace car crié avec sincérité, c'est du Onizuka tout craché. Mais derrière cela, on retient surtout une situation qui s'est aggravée pour Seiya, celui-ci ayant dorénavant décidé de rayer de sa vie sa mère, qu'il considère comme une traîtresse.

Alors que la tension est palpable, Tôru Fujisawa décide de passer à autre chose, en dédiant quasiment la moitié du tome à quelque chose qui n'a rien à voir. Et c'est un peu dommage. Dommage, car le focus sur Uchiyamada, concrétisant en quelque sorte les quelques chapitres bonus des précédents tomes, tend à casser le rythme pour finalement pas grand chose. Voir le sous-directeur cinquantenaire jouer les caïds est plutôt amusant, de même qu'il est assez touchant de le voir doté d'un réel souci pour l'élève qu'il prend en charge, n'ayant pas peur d'aller jusqu'à se sacrifier. Mais dans le fond, il est dommage que l'aspect comique prenne le pas sur l'émotionnel, et, surtout, que ce focus de 80 pages arrive au beau milieu d'un moment intense, comme une sorte de transition maladroite visant à nous laisser nous reposer avant la suite.

Cette suite, justement, continue de décevoir quelque peu. Là où l'on s'attendait à voir la suite des déboires de Seiya ou à voir approfondis d'autres adolescents, Fujisawa remet sur le devant de la scène Miki, via un rebondissement assez gros : la création d'un groupe d'enfants délaissés par leurs parents, qui n'attendent plus rien des adultes, et où l'on retrouve nos deux chères jumelles qui n'ont pas fini d'en faire voir à celles et ceux qui oseraient les "trahir". En attendant de voir ce que va vraiment donner cette grosse ficelle, c'est surtout les facilités que choisit Fujisawa qui tendent à décevoir. Hop, et si, histoire d'apporter facilement un peu de piment, on transformait soudainement la belle et prude Shiratori en redoutable cogneuse ? Euh ? WTF ?

Sans jamais être déplaisant à suivre, ce GTO Shônan 14 Days confirme une nouvelle fois qu'il est bien loin d'atteindre les plus beaux moments de GTO. La lecture reste un bon divertissement, mais la faculté de Fujisawa à partir en vrille et à proposer de grosse ficelles faciles déçoit un peu.
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Luciole21
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Re: GTO Shonan 14 Days

Message non lu par Luciole21 » 04 juin 2012, 17:12

GTO Shonan 14 days 05 :
Un volume en demi-teinte.
D'un côté, la trame principale, avec les deux jumelles, peine à convaincre, toujours trop stéréotypée, le degré d'intérêt augmente quand même un peu par rapport au précédent volume.
De l'autre côté, GTU est pour une véritable claque ^^ L'histoire avec Uchiyamada est en effet des plus tordante, j'ai beaucoup ri en le voyant déguisé en Onizuka ; « pensant brandir son doigt d'un air très provoquant » :mrgreen: Je préfère d'ailleurs cette partie au reste du volume.
J'attend cependant plus de la suite, espérant retrouver l'esprit initiale de la série.
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Re: GTO Shonan 14 Days

Message non lu par Koiwai » 16 juil. 2012, 19:34

Tome 6 :

Sous les yeux médusés d'un Onizuka qui la suite sans broncher, Ayame, armée d'un simple bout de bois, part à l'assaut de la maison du yakuza qui a pris sous son aile les jumelles Miko et Riko. La situation semble sur le point de dégénérer, et ne doit son apaisement qu'à l'intervention de la femme de "Papa", qui n'hésite pas à gifler Miko. La situation semble devoir s'apaiser, et pourtant le plus grave reste à venir : si Riko préfère se calmer, elle ne peut qu'observer sa soeur jumelle s'enfoncer toujours plus dans la violence et se recroqueviller sur elle-même. Son nouveau projet : tuer Ayame et brûler le White Swan...

Tout dans l'excès : c'est plus que jamais le credo de Fujisawa avec ce sixième volume de GTO Shonan 14 Days, où l'auteur enchaîne avec une facilité déconcertante les plus grosses ficelles possibles pour aller dans le too much, ce too much qui avait tant divisé les foules sur les derniers tomes du GTO original. Ici, il faudra donc faire avec une Miko toujours plus extrême, et avec des rebondissements cousus de fil blanc, qui n'ont d'autre but que d'en mettre plein la vue, à l'image de la course en voiture effrénée d'Onizuka sur les rails de train. Alors certes, ce grain de folie d'un Onizuka prêt à tout pour y arriver, c'est aussi ce que l'on aime chez ce personnage, mais à force d'en faire trop, Fujisawa se caricature une nouvelle fois, et il manque ici les belles paroles jetées à la gueule dont est si souvent capable le Great Teacher.

Cela dit, une nouvelle fois, le récit a le mérite d'être dynamique, et l'on ne s'ennuie pas une seule seconde : ça va à cent à l'heure et c'est fluide, malgré des focus parfois ratés, parfois réussis. Ainsi, on se demande un peu ce que vient faire là, en plein milieu de l'arc sur les jumelles, la partie en trois chapitres sur Keiichi Satomi, ultra classique. Et à côté de ça, il paraît difficile de ne pas être intéressé par le court focus sur l'enfance désastreuse des jumelles, qui n'ont jamais eu la chance d'avoir des parents compétents et, tout simplement, d'être aimées. Dans la façon dont ce focus est mené, on a un peu l'impression que tous les malheurs du monde se sont abattus sur elles de façon exagérée, mais dans les faits, on comprend parfaitement avec quelle mentalité ont dû grandi les deux malheureuses jeunes filles.

En enchaînant les hauts et les bas, et, dans tous les cas, les exagérations et facilités, Fujisawa fait donc à nouveau du GTO des derniers tomes. Mais tant que ça marche, que la lecture reste divertissante et qu'il y a un public qui apprécie, pourquoi arrêter ? Reste qu'on a bon espoir de voir un peu de changement dans le prochain volume, avec la réapparition de deux têtes bien connues des fans de GTO.
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Re: GTO Shonan 14 Days

Message non lu par Koiwai » 05 sept. 2012, 15:31

Tome 7 :

Pour remettre Miko dans le droit chemin, Onizuka, épaulé par l'intelligence diabolique d'Urumi et Kikuchi, décide de voir grand, très grand, et referme tout un piège autour de la jumelle rebelle : qu'elle n'est pas sa stupeur quand cette dernière apprend que le White Swan a brûlé, et que ses occupants ont péri dans l'incendie par sa faute ! Rejetée par ses parents adoptifs à cause de ça et recherché par la police, la jeune fille est acculée. Onizuka apparaît alors devant elle et lui propose un étrange compromis : elle pourra quitter seule le pays si elle accepte d'abattre un inconnu...

Si l'on est heureux de revoir ces chers Urumi et Kikuchi (qui semblent surtout être un prétexte facile pour relancer la série, mais passons), on retient surtout ici l'aspect plus que jamais too much de la série, le plan visant à remettre Miko sur de bons rails étant aussi invraisemblable qu'imposant. Mais après tout, Onizuka ne serait pas Onizuka s'il n'était pas capable d'accomplir de telles choses pour ses élèves ! Face à ça, l'agacement pourra donc laisser la place au plaisir selon les lecteurs, mais dans tous les cas, difficile de résister à la conclusion de l'arc sur Miko et Riko, qui, bien qu'un peu rapide et expéditive sur certains points (l'apparition de leur père, notamment), parvient à mettre joliment en valeur la relation très forte entre les deux jumelles.

Après de tels rebondissements, Fujisawa nous offre un sympathique instant de tranche de vie, où Urumi et Shinomi, nos deux charmantes demoiselles de caractère, auront le loisir de confronter et de rapprocher leurs sentiments pour Onizuka. Le passage est agréable, et vaut pour le grand retour du côté très taquin et un brin manipulateur de la collégienne, qui avait tant apporté à GTO.

Malheureusement, la suite sera moins enthousiasmante : la focalisation sur Ryôichi avait de quoi être intéressante, mais tourne finalement assez court, au fil d'un concours d'avion dont la conclusion dépasse le too much pour atteindre carrément le surréalisme. Une nouvelle fois, l'auteur en fait beaucoup trop, préférant offrir des rebondissements humoristiques ou invraisemblables plutôt qu'un réel travail sur le personnage de Ryôichi.

Dans ce tome, on trouve donc à peu près tout ce que l'on peut adorer ou détester chez Fujisawa, les grands moments alternant avec des passages à la limite du ridicule. Reste que la lecture se fait toujours facilement pour qui aime l'auteur, et que la fin du volume annonce bien des choses et éveille clairement la curiosité.
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Re: GTO Shonan 14 Days

Message non lu par Koiwai » 01 nov. 2012, 18:10

Tome 8 :

Tandis que le maire de la ville, pour gagner plus facilement les prochaines élections, met en place un plan visant à supprimer les centres d'accueil et à vanter les mérites de la vie de famille, Onizuka et les deux charmantes gérantes du Black Swan doivent faire face à un nouveau problème : le père de la petite Sakurako est de retour, et est bien décidé à récupérer sa fille, même si pour cela il doit employer les pires moyens possibles. De nouveaux problèmes de taille tombent sur la tête d'Onizuka, et si, dans les faits, tout ce nouvel arc est assez vite traité et use de grosses ficelles très faciles, on reste surtout séduits par les talents de conteur d'un Tôru Fujisawa qu'on n'avait plus vu aussi bon depuis longtemps.

Ici, le mangaka va à l'essentiel et évite dans un premier temps les rebondissements too much qu'on avait pu si souvent lui reprocher. En quelques pages, Fujisawa parvient à faire tomber les unes après les autres des révélations fracassantes enfonçant toujours plus l'ambiance dans un registre dramatique. L'enfance douloureuse de Sakurako marque facilement, et son père devient vite détestable, tandis que l'auteur met en exergue un sujet extrêmement grave et loin d'être facile à aborder : l'abus sexuel sur mineur. Pour ce faire, on a d'abord droit à un Fujisawa au meilleur de sa forme, qui évite le voyeurisme facile et préfère faire passer les moments les plus marquants en se centrant sur les réactions de ses personnages. Ainsi, le choc passe surtout par quelques pages montrant bien la panique et la soumissions aussi effrayantes que touchantes de la pauvre Sakurako. L'ensemble sonne plutôt juste, d'autant que l'exagération autour des prouesses d'Onizuka est absente, le caractère spontané et franc de notre héros étant destiné à lui jouer ici un bien mauvais tour.
Seuls regrets : la facilité avec laquelle tout se termine, l'aspect un peu too much qui refait son apparition autour des manigances d'une Urumi qui, une nouvelle fois, vole un peu la vedette à notre cher prof, et les rebondissements très faciles qui y sont liés (ne cherchons pas à savoir où la miss a eu son costume de flic et comment elle a pu si facilement se faire passer pour l'un d'eux et placer les faux billets et l'imprimante).
En somme, on n'a pas là un sommet scénaristique, mais les pires défauts de l'auteur sont évités, et l'essentiel est passé : la douleur et les craintes de la touchante Sakurako marquent facilement, l'horreur de l'abus sexuel sur mineur bel et bien soulevé.

Après cet arc parfois très cruel et dur, Fujisawa a le bon goût de détendre un peu l'atmosphère en nous proposant ces petits instants plus axés tranches de vie dont il a le secret. Ainsi, tandis que l'on assiste à la prise de conscience des deux gérantes du Black Swan tristes à l'idée de bientôt voir Onizuka repartir, nous retrouvons les déboires de ce cher Uchiyamada, amené à faire connaissance de son alter ego... On se disait que ces deux-là étaient faits pour se rencontrer tant ils se ressemblaient, Fujisawa exauce notre souhait et le fait avec beaucoup d'humour, mais aussi avec émotion, car au bout d'un moment, on finit par être touché par les malheurs familiaux s'abattant les uns après les autres sur le pauvre sous-directeur cinquantenaire, qui permet à son tour de faire ressortir quelques problèmes sociétaux, avant que les aventures d'Uchiyamada et du Black Swan ne se rejoignent pour ce qui sera sans doute la dernière ligne droite de la série : le Black Swan est en danger, le plan du maire est en route, et celui-ci est bien décidé à profiter de la moindre situation pour mettre en avant les jolies valeurs familiales destinées à lui faire gagner les élections.

Et ça tombe bien : la mère de la jeune Ikuko, séparée de sa fille depuis quelques années après l'avoir longuement maltraitée, est décidée à prouver qu'elle a changé pour récupérer sa fille... Mais a-t-elle vraiment changé ? Quoi qu'il en soit, c'est l'opportunité rêvée pour le maire...
Ainsi s'enclenche la dernière ligne droite, le dernier jour d'Onizuka au Black Swan, face à un maire que Fujisawa exploite merveilleusement bien. De son physique à ses discours, le mangaka parvient à rendre le personnage caricatural juste comme il faut, ni trop ni pas assez, et profondément tête à claques, si bien qu'il sert parfaitement les nombreuses petites piques envoyées à l'ensemble d'une société pas si éloignée que ça de la réalité : discours politiques totalement démago, sans vrai fond mais brossant tout le monde dans le sens du poil, manipulation facile de médias qui ne cherchent pas à voir plus loin... Ce qui en découle, c'est une véritable opposition de valeurs entre ce politicard hypocrite et un Onizuka comme on l'adore : on se régale en voyant notre héros s'opposer envers et contre tout à cet homme cachant ses ambitions derrière ses belles paroles, on retrouve ici un Onizuka mis en valeur par des phrases fortes, bourré de valeurs, prêt à tout pour lutter contre les injustices cachées. On est séduits par le retour de cet homme se souciant réellement de ses élèves, au-delà des surenchères de rebondissements too much longtemps observées sur cette série. Cet Onizuka-là, c'est celui qu'on adore, celui qui nous a longtemps manqués.

Pour parfaire le tout, Fujisawa parvient fort bien à jouer sur les autres tableaux : un peu caricaturale dans les faits mais suffisamment nuancée dans le fond, la mère d'Ikuko met en avant les horreurs que peut engendrer une faiblesse psychologique due à des pressions quotidiennes toujours plus grandes.
Quant à Ikuko elle-même, le petit focus sur la façon dont elle voyait les choses quand elle était petite sonne juste, son souhait de repartir de l'avant avec sa mère et sa volonté de désormais assumer son corps meurtri présentent une jeune fille courageuse et attachante. La chute n'en sera alors que plus marquante, cruelle, au détour d'une avant-dernière page qui est sans doute la plus forte de toute la série.

En somme, ce huitième tome de GTO Shônan 14 Days se dresse sans mal comme le meilleur de la série. Le déroulement des choses y reste classique et prévisible, mais Fujisawa y laisse tomber la surenchère de rebondissements too much pour mieux se recentrer sur l'essentiel, et pour mieux jouer sur des caricatures plus fines, qui permettent de bien mettre en avant les petites critiques d'une société complètement folle et les belles valeurs d'un Onizuka qu'on n'avait pas vu aussi excellent depuis longtemps.
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Re: GTO Shonan 14 Days

Message non lu par Luciole21 » 03 janv. 2013, 18:25

Plutôt déçu pas un final qui nous sert tout les stéréotypes propre à Fujisawa et qui ne détient aucune originalité ou surprise. L'histoire avec Riko et Miko est énervante tant l'auteur nous sert de ses scènes types, genre "on est trop forte, on fait régner la justice, et on se tient dans des poses vues et revues".
Bref, pas terrible ce final.
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Re: GTO Shonan 14 Days

Message non lu par Koiwai » 09 janv. 2013, 21:30

Final pas folichon effectivement, dommage :?


Tome 9 :

Contraint de s'exécuter sous l'influence d'un maire entouré de journalistes, le White Swan a laissé repartir la petite Ikuko avec sa mère, qui la battait autrefois. Onizuka, hors de lui à cause d'un politicard qui préfère voir sa carrière avant même le bien être d'une enfant, ne voit pas ces événements d'un bon oeil, mais est contraint de faire profil bas, d'autant que la mère d'Ikuko déclare avoir changé, et que la fillette, prenant sur elle, décide elle aussi de lui laisser une seconde chance. Mais dès le premier soir, l'instabilité de la mère d'Ikuko refait surface, et la jeune fille se retrouve à l'hôpital, gravement brûlée sur tout le corps. Pour Onizuka, c'est est trop : le maire devra payer pour ses choix. Le Great Teacher est bien décidé à le contraindre à démissionner. S'engage alors une course-poursuite contre le maire, parti en vadrouille en bus avec de jolies filles sous couvert de mission politique...

Après 9 tomes de hauts et de bas, l'heure est venue pour GTO Shônan 14 Days de tirer sa révérence, dans un final qui fera malheureusement partie des moins bons moments de la série.

En exploitant bien ses différentes pistes et en se montrant à quelques reprises aussi choquant que touchant, le huitième volume laissait sur une excellente impression, et laissait envisager une fin de série à la hauteur. C'est donc une grande déception qui domine en assistant au grand final contre le maire, où Tôru Fujisawa retombe dans ses pires travers, privilégiant l'action de rebondissements too much (le maire qui s'envole en jet pack...), au risque de laisser voir de nombreuses facilités (l'adjoint du maire qui change de camp un peu soudainement... et mieux vaut ne pas se demander comment Onizuka et ses compagnons motards ont eu le temps d'aller chercher des masques) qui font parfois dans le plus pur cliché et ne sont qu'un bon gros prétexte pour vite boucler les choses (le maire, gros pourri au point de se payer du bon temps sur son travail, ce qui provoquera vite fait bien fait sa chute...).

Déception, donc. Après un excellent tome 8, le choses retombent comme un soufflé. Place à des rebondissements too much, faciles et peu cohérents, pour un grand final qui assure un minimum son rôle de divertissement, mais qui se révèle sans âme. Pendant ce temps, pas question de s'intéresser un peu plus à la mère d'Ikuko (après avoir refait un sale coup, hop, on n'en parle plus) ou à Ikuko elle-même, hormis dans des dernières pages façon "ce que chacun est devenu" qui vont là aussi dans le cliché et qui ont bien du mal à faire office de fin.
En ce qui concerne cette toute fin, on ne pouvait pas s'attendre à une conclusion formidable, du fait de l'incursion de ces 9 tomes au milieu des événements de GTO, mais on ne s'attendait pas non plus à un final aussi facile et bâclé. Bâclé au point de ne prendre que la moitié du tome, la seconde moitié étant réservée à un court spin-off sur les jumelles, devenues des justicières dans le comité de bonne morale qu'elles ont créé dans leur lycée. On se retrouve avec une histoire annexe assez insipide, qui propose de l'action là aussi très cliché sur fond d'une histoire de prostitution lycéenne assez mal exploitée.

Si la série a toujours été inégale, il est dommage qu'elle s'achève sur ce qui est son moins bon volume.
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