Seven Deadly Sins

Destinés à un public adolescent masculin mais faisant néanmoins fureur chez certain(e)s adultes et/ou jeunes filles, les shonen ont droit à leur propre rubrique!
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Koiwai
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Seven Deadly Sins

Message non lu par Koiwai » 07 avr. 2014, 15:36

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La fiche sur le site


Tome 1 :

Après Kongoh Boncho qui est malheureusement passé un peu inaperçu aux éditions Kana, Nakaba Suzuki revient en France chez Pika avec sa dernière série en date : Seven Deadly Sins, l'un des nouveaux fers de lance du Shônen Magazine de Kôdansha, le magazine de Fairy Tail. Et à l'instar de Fairy Tail ou d'autres gros succès shônen, SDS se base sur de bonnes vieilles recettes qui ont ait le succès de ses aînés... et des aînés de ses aînés !

Tout prend donc place dans un univers "à la Fairy Tail", dans un royaume de Britannia aux inspirations fantasy (et un peu celtiques, cf le nom de Britannia, le personnage nommé Merlin où la brève évocation d'Arthur), où personnages hauts en couleurs et aux pouvoirs colossaux vont se croiser. Parmi les plus forts, deux camps distincts s'opposent. D'un côté, les Chevaliers Sacrés, au service du Roi et garants de l'ordre dans le royaume. De l'autre, les Seven Deadly Sins, troupe de 7 mercenaires aux incroyables pouvoirs, chacun dominé par un animal et un des 7 péchés capitaux. Dix ans avant le début de notre histoire, ces derniers, accusés de trahison envers le royaume, ont vu leur groupe dissout par les Chevaliers sacrés. Nul ne sait ce qu'ils sont devenus, et la légende veut qu'ils sont soit morts, soit cachés loin des Chevaliers Sacrés...

Pourtant, malgré leur réputation peu flatteuse et leur absence depuis dix ans, les Seven Deadly Sins sont désormais recherchés par une jeune fille du nom d'Elizabeth. Princesse du royaume, cette demoiselle aussi jolie qu'ignorante du monde pense que ces mercenaires sont les seuls à pouvoir contrer les Chevaliers Sacrés, ceux qui étaient autrefois garants de la sûreté du royaume ayant effectué un coup d'Etat pour prendre le pouvoir et régner en tyrans sur la population. C'est animée par la volonté de sauver son père le Roi, fait prisonnier, qu'elle parcourt jusqu'à l'épuisement le pays, et qu'elle finit par tomber dans la taverne du nommé Meliodas, jeune garçon étrange, aussi insouciant que pervers, et accompagné de deux cochons : Hawk, un porcinet bavard, et Hawk-Mama, truie géante portant la taverne sur son dos ! Poursuivie par des apprentis Chevaliers Sacrés qui l'ont reconnue, la jeune fille ne sait pas encore qu'elle va être sauvée par sa nouvelle rencontre, qui n'est autre que l'un de ceux qu'elle recherche !

Ainsi commence une aventure qui, pour l'instant, se contente de poser solidement les bases. L'opposition entre les Seven Deadly Sins et les Chevaliers Sacrés dix ans auparavant, ce qui s'est réellement passé à cette époque, le contexte actuel du royaume de Britannia où les Chevaliers Sacrés ont pris le pouvoir, l'identité réelle de Meliodas, et les débuts de la recherche des autres Seven Deadly Sins : pour l'instant, absolument rien ne surprend, on est dans une mise en place on ne peut plus classique, et celle-ci devrait sûrement se poursuivre encore pendant un petit moment puisque la recherche des Seven Deadly Sins ne fait que commencer. Mais l'absence de surprises rend-il de ce premier tome poussif ? Certainement pas ! Car si pour l'instant on a du classique de chez classique, l'auteur emballe les choses de façon très plaisante.

Il y a, pour commencer, un style un peu old school qui nous ramène pas mal d'années en arrière. Si dans Kongoh Boncho Nakaba Suzuki se faisait un plaisir de pousser à fond, jusqu'au délire, certains aspects du bon vieux shônen, ici l'auteur se réapproprie d'agréable manière des recettes vues dans des classiques du genre. Dans un monde d'inspiration fantasy rappelant un peu Fairy Tail, le mangaka nous offre en premier lieu un personnage principal bien campé en la personne de Meliodas, basé sur un physique de gamin insouciant mais très puissant, comme pour beaucoup de héros de ce type (Natsu et Luffy en tête), à ceci près que le bonhomme, en plus d'être plus âgé que ne le laisse penser son physique, se pare d'un humour pervers qui coule avec naturel, qui fait donc sourire et qui rappelle certaines des plus belles frasques vicieuses de Dragon Ball. La mignonne Elizabeth, pure et innocente jusqu'à l'excès, en fera les frais à bien des reprises. Autre figure marquante, le cochon Hawk, qui se dresse déjà comme une mascotte de charme, à la langue bien pendue et véhiculant lui aussi une bonne dose d'humour. D'autres personnages viennent peu à peu s'ajouter à cette listes de caractères classiques mais bien campés, dont certains montrent évidemment les premiers exemples de leur puissance. Dès les premières intrigues, on ressent bien la puissance exceptionnelle des chevaliers Sacrés ou de Meliodas (et sûrement des autres Seven Deadly Sins), qui peuvent détruire des paysages entiers d'un simple coup d'épée ou jeté de lance. Evidemment, cela promet des affrontements dantesques par la suite.
Et si tout est pour l'instant très classique, l'auteur n'oublie pas d'intriguer sur certains points qui, à n'en pas douter, enrichiront petit à petit un univers qui ne demande qu'à s'étoffer. Quel est le passé exact des Seven Deadly Sins ? Pourquoi ces mercenaires sont-ils nommés ainsi ? Combien y a-t-il de Chevaliers Sacrés ? Quelle est l'étendue du Royaume de Britannia ? On a aussi hâte de découvrir, au fil des recherches de Meliodas et d'Elizabeth, chacun des Seven Deadly Sins, la première rencontre de nos héros étant d'ailleurs déjà assez prometteuse de par son physique assez peu courant, et malgré son caractère extrêmement cliché.

Toutefois, les limites qui peuvent se montrer dans ce premier tome viennent précisément de là : des caractères excessivement clichés, surtout en ce qui concerne les deux premières présences féminines, entre une Diane excessivement jalouse et bien pourvue, et une Elizabeth qui est pour l'instant l'incarnation-même de la princesse-potiche ultra-mimi, pleine de bonne volonté mais ne sachant rien faire et devant être sauvée à chaque chapitre. C'est amusant à petite doses, mais à force, certains lecteurs pourraient se demander quelle vision de la gente féminine Nakaba Suzuki a exactement... Espérons que cela change par la suite. De même, on n'échappe pas, par exemple, au traditionnel gamin maladroit qui s'attire les foudres de son village en recherchant juste de la reconnaissance, ou au méchant Chevalier Sacré ultra-beau-gosse-poseur (qu'on a hâte de voir se faire éclater, du coup). Les autres exemples de ce genre ne manquent pas, et si vous n'êtes plus du tout sensible à ce type de choses déjà vues et revues, cela risque fort de vous rebuter, malgré tout le talent de l'auteur.

Revenons justement sur ce talent, qui ne se limite pas à ce qui a déjà été dit côté histoire, et qui éclate également au niveau des dessins. Si les personnages sont classiques, Wakaba Suzuki leur offre une expressivité bienvenue, mais c'est surtout du côté des décors que l'auteur propose des choses très plaisantes : ceux-ci sont riches et denses quand il le faut, portés par des paysages et bâtiments assez médiévaux du plus bel effet. Les détails sont là, y compris dans les quelques brèves scènes d'action, et cela renforce considérablement l'immersion.

Soyons clairs : avec ce premier tome, Seven Deadly Sins se présente comme du shônen tout ce qu'il y a de plus classique. Une série mainstream qui a tout pour plaire à un large public (de préférence assez jeune, mais les amateurs de récits d'aventures un brin old school peuvent aussi y trouver leur compte), n'a pour l'instant rien de très original mais est nourrie au talent d'un auteur qui sait raconter une histoire avec brio, en n'oubliant pas d'inclure ce qu'il faut d'éléments et de questions annonçant un univers plus riche qu'il n'y paraît. C'est donc avec plaisir, envie et curiosité qu'on lira la suite !

Les éditions Pika comptent énormément sur cette nouvelle série qui a tout d'un bon petit frère pour Fairy Tail, et elles nous le font bien comprendre en nous offrant, en plus d'une belle campagne publicitaire, une édition plaisante, portée par une excellente traduction. Seul point dommageable : le papier légèrement jauni.
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Mon top lectures (hors nouvelles séries) de 2015 :
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Mon top nouvelles séries de 2015 :
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Re: Seven Deadly Sins

Message non lu par Koiwai » 01 sept. 2015, 16:57

Ce topic est tout mort :o


Tome 10 :

Malgré quelques moments manquant de clarté sur le plan temporel, la lecture fut à nouveau un grand plaisir, principalement grâce aux révélations sur le passé de King et Diane, mais ausis sur le lien de King avec Elbram. Jusque là plutôt comique, l'amour de King pour la géante trouve des raisons profondes et touchantes, offrant par la même occasion un plus grand charisme au roi des fées. Pis Diane enfant, l'est juste trop chou :3

L'ambiance tendue est toujours au rendez-vous avec de l'action qui bat son plein sur plusieurs fronts, de très bons moments de puissance ou de tragédie, et des denrières pages offrant une nouvelle fois un bon petit cilffhanger.

Et Hawk est toujours aussi fun :-]
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Re: Seven Deadly Sins

Message non lu par Koiwai » 13 oct. 2015, 11:37

Tome 11 :
J'ai complètement pris mon pied sur ce tome. Comme sur tous les précédents, mais ce tome-ci amène un sacré paquet d'événements (et confirme définitivement que la série a un fil conducteur très clair). Sans être d'une originalité folle, SDS arrive pour l'instant à garder le lecteur passionné, grâce à une palette de personnages toujours aussi chouette et à de nombreux rebondissements cohérents et qui ne s'étirent jamais plus que de raison. En ce sens, la lecture est quand même assez surprenante, tant on attendait certains rebondissements beaucoup plus tard.
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Re: Seven Deadly Sins

Message non lu par Koiwai » 15 déc. 2015, 11:58

Tome 12 :
Un tome surtout branché action, et donc très mouvementé, ponctué de nombreux coups durs mortels et nous plongeant de plus en plus en plein chaos et désespoir... La montée de tension et d'ambiance chaotique que Suzuki fait monter peu à peu au fil du volum est impressionnante tant elle est bien orchestrée, et la dernière page envoie tellement du pâté (de cochon, bien sûr) o/
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Re: Seven Deadly Sins

Message non lu par Koiwai » 08 avr. 2016, 15:59

Seven Short Stories :

En vingt années de carrière, Nakaba Suzuki, l'auteur du populaire Seven Deadly Sins (mais aussi de Kongoh Bancho paru chez Kana) n'avait jamais eu l'occasion de voir paraître un recueil de ses nouvelles. C'est désormais chose faite avec Seven Short Stories, ouvrage paru au Japon en 2014 afin de surfer sur le succès de Seven Deadly Sins, et s'ouvrant d'ailleurs sur le chapitre pilote de la populaire série.

S'étalant sur près d'une soixantaine de pages, ce chapitre reprend grosso modo les grandes lignes du début de Seven Deadly Sins, de la rencontre entre Meliodas et Elizabeth jusqu'à l'affrontement contre le premier chapitre et le début de la quête pour retrouver les autres compagnons de Meliodas. Mais si l'essentiel du déroulement est le même, il est intéressant de voir toutes les différences qui peuvent se faire avec ce qu'est devenu ce passage dans la série : un aspect plus condensé et rapide, quelques changements de look chez les deux héros, un Méliodas plus sérieux et moins pervers, une Elizabeth carrément plus insouciante (au point de mettre des vents à Meliodas quand il lui parle, ou de se promener toute nue sans que ça la dérange... Il est d'ailleurs amusant de voir que si les petits gags un peu coquins typiques de l'auteur dans SDS sont là, dans ce pilote ils viennent plus d'Elizabeth que de Meliodas, rigolote inversion des rôles !), une sorte de gros mécanisme ambulant à la place de Mama Hawk pour bouger l'auberge... ce qui, pour ce dernier point, vous laisse facilement deviner quels sont les deux grands absent de ce début d'intrigue : Hawk et sa Mama ! En effet, ce n'est que plus tard que Nakaba Suzuki les a créés, et le moins que l'on puisse dire, c'est que leur absence se ressent instantanément en terme de fun.

Les deux histoires suivantes, faisant toutes les deux 25 pages, se nomment toutes les deux "Agneaux égarés", et sont toutes les deux de petites romances adolescentes, où les personnages principaux du premier récit deviennent des personnages secondaires du second. Au programme, rien que du très classique.
Dans la première histoire, un garçon effacé peine à réaffirmer son amour à celle qu'il aime depuis le primaire, qui lui a mis un vent à l'époque, et qui a bien changé depuis en devenant une adolescente d'apparence froide et sérieuse. De plus, de par leur caractère, tous deux sont des cibles de moqueries idéales pour leurs camarades. Mais le fait de se retrouver seuls dans la chambre de la jeune fille risque fort d'enfin leur permettre de dévoiler ce qu'ils ressentent réellement...
Dans la deuxième histoire, un collégien un peu prétentieux, se vantant d'être déjà sorti avec des filles alors que ce n'est pas le cas, voit son meilleur ami tomber malade et être emmené à l'hôpital, et se voit contraint de rester dormir seul avec la grande soeur de ce dernier, une lycéenne de première année tout ce qu'il y a de plus gentil... et charmant. Le gamin tombe sous le charme rapidement, sans de douter qu'une nuit complètement folle l'attend aux côté de cette demoiselle qui cache bien son jeu...
Les deux récit ont beau être convenus, difficile de bouder son plaisir face à des personnages qui, en seulement une grosse vingtaine de pages, parviennent à se faire attachants, amusants ou touchants, encore plus quand le tout se pare d'une ambiance légèrement romantique.

Le récit suivant, le temps de 35-40 pages, nous plonge dans ce qui est sans doute l'histoire la plus étrange du recueil, de par son mélange inattendu qui transparaît toutefois dès le titre : "Cowgirls et soucoupes volantes". Suzuki nous y invite, dans une ambiance de western américain assez moderne puisqu'il y a des voitures, à suivre Emma, une petite cowgirl de 12 ans qui, depuis toute petite, voit constamment s'abattre autour d'elle le malheur. Les vaches de son père sont d'abord retrouvées toutes vidées de leur sang ce qui provoque la ruine familiale et la déchéance du paternel, des gens disparaissent mystérieusement autour d'elle dans un flash, puis un autre coup du sort s'abat sur son nouveau maître, avant qu'elle ne manque de se faire avoir par un homme peu rassurant... Serait-elle vraiment une enfant maudite ? Ou alors... la vérité est ailleurs ? Suzuki mélange avec malice l'ouest américain et le surnaturel, pour un résultat également ponctué de petits clins d'oeil à X-Files, et que l'on aurait presque aimé voir s'étendre plus longtemps. Une petite curiosité, bien racontée et portée par une idée basée sur l'opposition entre deux registres qui n'ont rien en commun.

L'opposition entre deux registres, voire même trois, c'est aussi la marque fabrique du rigolo "Blizzard Accel", récit de 40 pages qui démarre à la façon d'une histoire d'arts martiaux, pour ensuite prendre une tournure de défi amoureux, tout en s'axant de plus en plus sur... du patinage artistique ?! Le mélange apparaît improbable, la magie de Nakaba Suzuki est une nouvelle fois de nous le conter habilement, malicieusement. Et même si la chute est aussi improbable que prévisible, l'ensemble peut compter sur ses trois personnages centraux fichtrement bien campés, entre le jeune héros volontaire et talentueux bien qu'un peu bébête par moments et doté d'un physique efféminé alors qu'il est redoutable en baston, la jeune patineuse tendre et gaga de son amoureux, et surtout le grand frère qui fait un joli sister-complex et part au quart de tour ! Notons qu'il s'agit d'une préquelle de la série du même nom, inédite en France, et parue au Japon de 2005 à 2007 sur un total de 11 tomes.

Sixième et avant-dernière histoire, "Memory of Moon" s'étire sur deux chapitres. Avec ses 60 pages passées, il s'agit du récit le plus long, mais également du plus poussif. Nous amenant dans ce qui semble être la Chine ancienne et centré sur quelques conflits liés aux arts martiaux et à une rivalité amoureuse, il se pare d'une ambiance très sérieuse et dramatique que Suzuki peine un peu à rendre passionnante, la faute à un déroulement qui manque de peps et à des personnages qui ne parviennent jamais à attirer ne serait-ce qu'un peu de sympathie... Tout recueil à son histoire moins prenante, et pour votre serviteur, dans le cas de Seven Short Stories c'est celle-ci. Néanmoins, cela reste intéressant à parcourir pour observer l'auteur sur une ambiance un peu plus sombre et sérieuse. Notons qu'il s'agit d'une sorte de prologue à la série

Enfin, la dernière histoire, "L'impitoyable campagnarde", n'est rien d'autre qu'un gros gag de zizi en 4 pages, qui s'avère hilarant de par son mélange coquin/absurde/farfelu, et qu'on on aurait bien imaginé dans des shônen 80s-90s comme Dragon Ball !

Côté dessins, les récits pouvant remonter jusqu'à plusieurs années, on constate forcément des variations dans la finesse du trait, notamment concernant "Blizzard Accel". On constate pourtant, quasiment toujours, une science certaine sur les décors très présents, sur les découpages rythmé, sur l'expressivité des personnages. C'est du bon travail, qui est souvent bien porté par une narration enlevée et une bonne gestion des événements. On ressent également le plaisir qu'a l'auteur à dessiner ses personnages féminins : qu'il s'agisse de la sérieuse et froide adolescente d'"Agneaux égarés 1", de l'attirante lycéenne aux jambes de rêve de sa "suite", de la jeune cowgirl, ou d'Elizabeth, elles ont toutes un certain charme qui leur est propre.

Un recueil d'histoires courtes d'un auteur réputé, c'est souvent un bon moyen de mieux appréhender tout ce dont est capable l'artiste. Ce Seven Short Stories ne fait pas exception à cette règle : même si certaines histoires paraitront forcément moins prenantes que d'autres, il semble difficile de ne pas trouver son bonheur face à la variété des styles auxquels s'essaie Suzuki, à ses élans d'inventivité et à ses qualités graphiques et narratives. A posséder forcément pour tout fan du mangaka, d'autant que les différentes notes explicatives de Suzuki apportent encore quelques détails supplémentaires appréciables.

Côté édition, on a droit aux mêmes critères de qualités que pour Seven Deadly Sins : un papier souple et épais de couleur crème, une traduction très vivante et limpide de Fédoua Lamodière (qui officie aussi sur Seven Deadly Sins), un bon effort dans les choix de police... Et l'ouvrage comportant plus de 250 pages, on peut dire qu'il vaut sans mal son prix.
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