Delivery

Shojo, josei, yuri, yaoï... En d'autres termes voici la rubrique regroupant les genres de manga destinés à un public féminin!
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Blacksheep
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Delivery

Message non lu par Blacksheep » 18 sept. 2008, 00:14

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Une série en 2 tomes de Shiori Teshirogi d'après Tohko Ohta, disponible chez tonkam
Résumé : Risa, Karen et Mikan ont fondé leur agence de call-girl. En véritables produits de la société de loisir et de l’hyperconsommation, elles ont décidé de prendre leur destin en main et de gagner leur vie à l’aide de leur physique avenant pour soutenir leur niveau de vie élevé. Pourtant, les choses ne sont pas toujours faciles, que ce soit pour Yuuki, le petit ami de Risa qui assure le rôle de chauffeur, garde du corps et confident ou pour les trois jeunes femmes qui n’ont pas que de gentils garçons comme clients…
Le résumé proposé par Tonkam se trompe : les trois filles n'ont pas "fondé leur agence", puisqu'il est clairement dit qu'elle travaille pour "la boite" et que l'une d'elle lui doit d'ailleurs de l'argent.

Tome 1:
Le trait agréable de Shiori Teshirogi avait déjà attiré l'oeil de plus d'un lecteur sur Saint Seiya – The lost Canvas, qu'il soit fan ou non, et voilà qu'elle nous revient déjà avec une autre série à milles lieues de celle-ci. “Delivery” est une série assez difficile d'accès en apparence puisqu'elle aborde le sujet de la prostitution. Je précise “en apparence” parce qu'il faut l'admettre le style graphique de l'auteure n'est pas réellement adapté à ce type d'histoire.

Trois chapitres composent ce tome 1. Le premier nous permet de suivre Risa, “employée” dans un Delivery Health, une sorte de maison close légale, tant que la pénétration ne fait pas partie des services proposés. Les filles sont là pour se faire beaucoup d'argent rapidement, soit pour le dépenser, soit pour régler leurs dettes. Mais on est bien loin du monde de la prostitution que présente la série “Ushijima”. Tout est bien plus propre et lisse, on est étonné de voir avec quelle désinvolture les filles parlent de leur “travail”. Le second nous parlera de l'Enjo Kosaï, pratique qui consiste pour les lycéennes à vendre leur corps pour se faire rapidement un “max d'argent de poche”. On suit cette fois Miharu qui va elle aussi rentrer dans un Delivery Health.
Adaptés des textes de Tohko Ohta, ces deux épisodes manquent cependant de crédibilité. La mangaka fait l'effort de ne pas tomber dans la vulgarité, elle suggère plus qu'elle ne montre et on ne peut pas vraiment parler de scènes de nudité. Son trait est clair, maîtrisé mais comme dit précédemment non adapté au sujet. Mais format oblige -il s'agit bel et bien d'un shôjo et pas d'un jôsei ou d'un seinen- on y retrouve les codes du genre : petites fleurs (même si elles sont très rares) et relations avec les petits amis. Ce sont d'ailleurs ces relations qui sont mises en avant. Bref, un sujet bien trop survolé à mon goût, une histoire trop nonchalante quand il s'agit de parler du choix de vendre son corps et des problèmes qui s'ensuivent (MST en premier lieu), ce qui pourrait laisser circonspect(e)s les plus âgé(e)s mais devrait toucher les plus jeunes. D'où le choix du shôjo sans doute, pour toucher et “avertir” une cible plus jeune. Le plus dérangeant restant sans doute le fait que le Delivery est présenté comme un milieu dans lequel on rentre et sort aussi facilement... Etrange avertissement.
La troisième histoire -plus personnelle semble-t-il- s'éloigne de la prostitution et nous parle de maltraitance parentale. La mangaka se fait alors bien plus convaincante, moins retenue dans son propos.

La série ne faisant que deux tomes, on essaiera quand même le second.
"Dès qu’on tombe amoureux, on devient des menteurs" Harlan Ellison
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Koiwai
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Re: Delivery

Message non lu par Koiwai » 18 sept. 2008, 01:02

Je louche sur ce titre depuis sa parution. Après avoir lu ta chronique, je pense que j'attendrai de tomber dessus en occaz :)

En tout cas, je trouve la couverture du tome 1 vraiment jolie :)
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Mon top lectures (hors nouvelles séries) de 2015 :
RiN 5, A Silent Voice 6, Ushijima 27.

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shun
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Re: Delivery

Message non lu par shun » 18 sept. 2008, 15:03

L’auteur de Saint seiya lost convas s’en sort mieux dans cette dernière, on remarque que les actions des personnages sont plus fluides, plus réel, ce qui manque a saint seiya ou les perso sont un peu « robotisés ».
L’histoire est composées de nouvelles, ce côté ma un peu déçu car on a donc du mal de s’attacher aux différents protagonistes.
Le traitement de l’histoire n’est pas mauvais, on est pas dans un shojo lolita ou le sex est la base du scénario, ici il sert juste a exprimé la volonté des personnages, comment ils en sont arrivés et comment ils vont s’en sortir. Bon maintenant c’est pas du ladies c’est pas très profond, le tout saupoudré d’un peu de phrase qui se veulent poétique sans en arriver.

Pas mauvais, original, à tester pour ceux qui veulent essayer un autre shojo
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kojopi
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Re: Delivery

Message non lu par kojopi » 19 sept. 2008, 14:46

Blacksheep a écrit : Le résumé proposé par Tonkam se trompe : les trois filles n'ont pas "fondé leur agence", puisqu'il est clairement dit qu'elle travaille pour "la boite" et que l'une d'elle lui doit d'ailleurs de l'argent.
Oui, mea culpa, mea maxima culpa. J'avions fait une erreur en lisant le tome en jap' à l'époque du résumé. Depuis, j'ai modifié le résumé sur certaines sources (dnas le mini-calendrier trouvable en librairie par exemple j'ai mis "sont employées dans une agence de call-girl") mais j'ai zappé le fichier où se sert notre responsable informatique... Et maintenant, je dois attendre son retour de congé (mais il va plus tarder maintenant !). :oops:

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NiDNiM
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Re: Delivery

Message non lu par NiDNiM » 01 déc. 2008, 16:12

*Réponse e chaîne*

Il est vrai que le dessin est véritablement agréable et qu'on prend beaucoup de plaisir à lire ce manga avec, pour les plus jeunes et/ou sensibles, un petit coup d'émotion à la fin. Mais, si le sujet est intéressant, il n'est en aucun cas exploité. A prendre donc comme une histoire détachée des réels problèmes, et pas comme un témoignage de cet univers. Oubliez le monde pour lire ce manga si vous voulez y trouver de l'émotion et la sensibilité qui caractérise indéniablement le shojo (malgré les scènes suggestives, quoique peu poussées et adoucies par un trait de crayon indulgent). Si je suis d'accord sur le manque de réalité, il y a cependant une véritable recherche émotionnelle dans cet ouvrage, qui ne doit peut être pas pris comme argent comptant, mais comme une partie de l'imagination d'une mangaka qui a su me faire passer, malgré tout, un bon moment.
Donc plaisant, mais malheureusement sans pistes de réflexions et pas assez de chocs et répercussions sur la vie de ces jeunes "femmes."

Les couvertures sont attirantes, par contre, on se laisse rapidement prendre au piège de Delivery ...

Le tome deux est dans la même optique, j'ai apprécié le fait que Shiori Teshirogi reste dans le même contexte sans raconter les mêmes choses. Chaque vie est unique, chaque histoire différente. Même si l'on retrouve la haine, l'amour, la culpabilité, parfois ... Ce métier est abordé légèrement différemment (quoique le problème aux parents et à l'appel incessant de l'argent superflu se retrouve dans les deux tomes ...) Mais tout aussi délicat envers un sujet un peu problématique ... Reste le problème du témoignage ... Que je ne vois pas comme tel. Il faut vraiment se détacher du monde que l'on connaît pour lire Delivery !
[Définir, c'est limiter.]
[Le critique est celui qui peut transposer d'une autre manière ou traduire en éléments nouveaux, son impression de la beauté.]

Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray

Mon trésor
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