Kobato

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Koiwai
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Re: Kobato

Message non lu par Koiwai » 21 mai 2010, 14:56

Tome 4:

La sentence est tombée: Ioryogi apprend qu'il ne reste plus que deux saisons, soit six mois, à Kobato pour remplir sa bouteille de sentiments blessés... Face à cet état de fait, l'occasion nous est donnée d'en apprendre plus sur les origines de notre peluche colérique, mais également de Ginsei et de l'ours pâtissier. Des révélations venant au bon moment pour garder éveillé le lecteur, qui voit le personnage de Ioryogi un peu plus approfondi et qui en vient à se poser de nouvelles questions sur son compte: qu'est-ce qui a bien pu le pousser à déclarer la guerre à Dieu ? Egalement, on retrouve ici un Ioryogi un peu plus nuancé: les révélations sur son passé dépeignent à première vue un individu égoïste... A partir de là, le fait d'être en contact de manière permanente avec l'adorable Kobato ne pourrait-il pas faire évoluer ce caractère ?

A travers les révélations ici présentes, c'est également l'univers de la série qui se voit considérablement enrichi, car nous savons à présent qu'il existe, dans la série, quatre mondes, dont celui de Ioryogi, Ginsei et l'ours pâtissier, qui reste encore très mystérieux. L'univers s'enrichit, ce qui profite à l'apparition de nouveaux crossovers qui se font de plus en plus pertinents tant ils sont bien intégrés à la série. Et si la petite référence à Yuko et Clow est sympathique, on pense surtout, en premier lieu, à la réapparition d'Ambre, l'héroïne de la série Wish.

Mais à côté de cela, la situation semble se compliquer pour Ioryogi, puisque, depuis quelque temps, Kobato est de moins en moins concentrée sur sa mission, a la tête ailleurs... Ainsi, la jeune fille découvre petit à petit le sens du mot aimer, à travers des rencontres qui lui font comprendre qu'elle ressent quelque chose de différent pour Fujimoto... De ce côté-là aussi, on a hâte de voir comment la situation va évoluer.

Enfin, ce quatrième tome voit apparaître un nouveau personnage: Dômoto, un ami de Fujimoto dont on a hâte de voir quel rôle il jouera.

Le tout est toujours servi par le trait accrocheur que l'on connaît déjà chez les Clamp, qui distillent également, au beau milieu de leur histoire qui semble plus que jamais destinée à s'assombrir, et notamment à travers le design mignon des personnages, des notes d'humour et de naïveté qui offrent toujours à l'ensemble, et avant toute chose, une ambiance assez sucrée. Du moins, pour le moment...

Dans Kobato, chaque révélation amène de nouveaux mystères, et la façon dont les Clamp gèrent leur histoire nous laisse pour l'instant penser qu'elle savent parfaitement où elles vont. Entre les révélations sur Ioryogi, l'enrichissement conséquent de l'univers global de la série qui amène des crossovers pertinents, et la lente découverte du mot "aimer" par Kobato, ce quatrième tome tient toutes ses promesses. L'improbable duo que forment Ioryogi et Kobato continue d'intriguer, et à présent, on a hâte de voir l'évolution des liens entre les deux héros, et de connaître les origines de Kobato. Mais pour cela, il faudra être patient, la parution japonaise ayant été rattrapée.
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mirtilberry
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Re: Kobato

Message non lu par mirtilberry » 28 juin 2010, 15:17

C'est vrai que c'est enfantin, même un peu fade à mon goût, mais bon ça reste du Clamp...;) donc je crois que je vais continuer la série un moment, tant que ça reste sympathique et agréable!

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Koiwai
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Re: Kobato

Message non lu par Koiwai » 07 juil. 2011, 16:58

Tome 5:

Alors qu'il y a peu, nous apprenions avec surprise la fin de Kobato à son sixième volume, voici que débarque enfin le cinquième tome de la série dans nos contrées, un peu plus d'un an après le quatrième opus.

Kobato a pris conscience qu'elle est tombée amoureuse de Fujimoto. La tristesse s'empare alors d'elle car elle s'est persuadée que cet amour n'est pas réciproque. Néanmoins, renoncer à un amour n'est pas chose facile, et si Kobato ne parvient pas à faire une croix sur Fujimoto, d'autres conséquences pourraient être bien plus terribles, non seulement pour notre héroïne, qui devra obligatoirement se séparer un jour ou l'autre de celui qu'elle aime après avoir accompli sa mission, mais aussi pour Iorogi, l'ours Genko et le renard Ginsei...

Pour quelle raison en ce qui concerne ces derniers ? Il s'agit là de l'un des points d'orgue du volume, qui continue de nous en apprendre plus sur ce qui a bien pu se passer auparavant pour qu'ils se retrouvent tous trois changés en animaux. Le voile se lève enfin sur ce mystère et l'on apprend pourquoi Iorogi a déclaré la guerre aux dieux. Les révélations, sur fond d'histoire d'amour impossible, sont très classiques mais permettent néanmoins de nuancer grandement Iorogi et d'en faire un personnage plus intéressant et attachant que jamais, qui cache une grande part de sensibilité sous ses airs bourrus.

Pendant ce temps, la douce et jolie Kobato continue de faire des siennes. Portée par sa naïveté, elle décide d'aller voir le yakuza Okiura pour le convaincre de ne pas détruire la crèche. Fujimoto pourra-t-il voler à son secours à temps ? Réponse dans le sixième et dernier volume.

En attendant de voir cela, la lecture de ce cinquième volume divisera les foules. Alors que l'on s'attendait à un assombrissement plus profond de la série, les révélations de ce tome et le fait que le tout soit destiné à s'achever dans le prochain volume laissent finalement entrevoir une histoire très classique, mais le tout n'est pas déplaisant pour autant. Si certains seront irrités par la naïveté et les phases "chagrin d'amour" de Kobato ainsi qu'un fond finalement très simple (simpliste ?), d'autres resteront conquis par cette héroïne extrêmement pure et mignonne à croquer et sauront se contenter de ce qu'on leur propose, les dessins fins et la narration plutôt fluide des Clamp aidant.
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Einah
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Re: Kobato

Message non lu par Einah » 18 sept. 2011, 12:23

Vol. 5 : J'ai vraiment adoré ce volume. Kobato est touchante. On comprend le but de Iorogi. Les sacrifices qui ont déjà été fait pour la survie de Kobato.
Je n'ai pas trouvé Kobato naive mais n'a t elle pas une grande force de courage pour aller voir un yakuza pour accomplir sa mission ? Kobato serait prête à tout pour rendre heureux ceux qu'elle aime. C'est une grande force.
Les dessins sont vraiment très beau dans ce tome comme dans toute la série d'ailleurs.
Dommage que la série se termine bientôt.
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Koiwai
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Re: Kobato

Message non lu par Koiwai » 04 avr. 2012, 20:09

Tome 6:

Toujours désireuse d'aider son prochain, Kobato, malgré l'interdiction de Fujimoto, part à la rencontre d'Okiura, pour tenter de comprendre pourquoi celui-ci s'acharne sur la crèche de Mme Sayaka. Mais alors qu'elle reçoit un coup de main de l'ange qui sommeille en elle, tout ne va pas forcément se passer comme prévu, et Kobato comprend que si elle souhaite faire le bonheur de celui qu'elle aime, Fujimoto, elle devra d'abord assurer le bonheur d'Okiura, puis de Sayaka, quitte à renoncer à son propre voeu et à disparaître...

Au vu des différentes pistes proposées par les Clamp et tout juste exploitées dans les précédents volumes, inutile de dire que l'on attendait avec crainte ce sixième tome de Kobato, qui marque déjà la fin de la série. Les craintes se confirment-elles ? Oui et non.

Oui, car ici, on retrouve ce que l'on pourrait appeler le "Syndrome Clamp" : on enchaîne révélation sur révélation sous la forme d'un gros pavé mal amené, avant de conclure à l'arrache. C'est bel et bien ce sentiment qui domine ici. Certes, les Clamp nous sortent en quelques pages tout ce qu'on attendait de savoir sur les motivations d'Okiura et sur ses véritables sentiments pour Sayaka, mais le problème reste cette manie de "vomir" le tout par hectolitres, sans spécialement chercher à bien amener la chose. Ainsi, on reste un peu circonspect en voyant Sayaka, certes influencée par Kobato, percer tranquillement à jour toute la vérité sur son mari... Vive la facilité.
L'autre problème vient du rôle de certains personnages, comme Iorogi, Ginsei et l'ours. Ceux-ci ne sont pas oubliés, mais leur rôle est finalement réduit à peu de chose, en dehors du dernier chapitre.

Justement, parlons-en, du dernier chapitre.
Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître des qualités à ce dernier tome, qui, notamment, prend le temps d'instaurer une véritable ambiance douce-amère, mélancolique, autour des problèmes d'Okiura et Sayaka, de la relation entre Fujimoto et Kobato, et, surtout, de la possible mort de notre héroïne. Le ton adopté est convaincant, même si le tout a rapidement tendance à s'enfoncer dans une mièvrerie sans limites qui risque fort de ne plaire qu'aux petites filles et aux personnes adorant tout ce qui est fleur bleue. Et puis surtout, chose rare avec les Clamp, on a droit à une vraie fin, c'est déjà pas mal...
Pourtant, le dernier chapitre se fait un plaisir d'annihiler toute l'ambiance instaurée auparavant. Alors que l'avant-dernier chapitre aurait presque pu faire office de conclusion, les Clamp nous offrent vingt dernières pages enchaînant toutes les facilités possibles et imaginables, dans le seul but d'aboutir à tout prix sur une conclusion plus heureuse et, surtout, plus dégoulinante de guimauve que jamais.

En somme, on trouve dans ce dernier tome ce que l'on craignait : une fin qui existe bel et bien, et qui raviva quiconque adore le gnangnan, mais qui s'avère malheureusement précipitée et ultra-facile. A réserver aux fans du genre pas trop regardants sur la qualité narrative, et uniquement à eux.
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Re: Kobato

Message non lu par Einah » 30 avr. 2012, 13:55

Vol. 6 : J'ai été complétement émue par ce dernier tome. Alors après avoir lu ta chronique Koiwai, je ne suis pas quelqu'un de gnangan, ni une petite fille :wink: Pour moi Kobato est et restera une belle histoire. Je te rejoins sur certains points. J'ai trouvé dommage que les Clamp n'ont pas plus expliqué et détaillé ce qui c'était passé entre Cristal et Iorogi ainsi que les autres petits personnages. Qui était ce Dieu ? Pourquoi Kobato s'est retrouvé au milieu de tout cela ? Nous n'en avons pas les réponses. Peut être que les Clamp ont l'idée de faire une série sur ce thème là...
Est ce que la fin aurait pu s'arreter sur l'avant dernier chapitre ? Oui et Non, j'ai aimé cette fin, j'aime bien aussi quand tout se termine bien ou mal. Mais là, j'ai trouvé les mises en scène très belles et l'histoire touchante. J'aurai trouvé cela cruel de laisser le pauvre Fujimoto tout seul...
Kobato a su faire preuve d'un beau sacrifice pour le bonheur de ceux qu'elle aime. C'est ce qui l'a animé du début jusqu'à la fin de cette série, rendre heureux ceux qu'elle aime. Il n'y a pas que Kobato qui est sur ce même chemin qui est : "de tout faire pour que la personne que l'on aime soit heureux ou la protéger", on repensera à Iorogi, Ginsei, Ambre et on n'oubliera pas Fujimoto qui a été amoureux de Sayaka.
Cette série me fait penser à un mélange entre Chobits et Card Captor Sakura.
En conclusion, j'ai aimé et le seul petit bémol pour moi c'est le temps d'attente entre chaque tome car au début de la lecture de ce 6ème tome, j'avais un peu oublié ce qui se disait à la fin du précédent.
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