Code Geass-Lelouch of the rebellion

Shojo, josei, yuri, yaoï... En d'autres termes voici la rubrique regroupant les genres de manga destinés à un public féminin!
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Blacksheep
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Blacksheep » 19 nov. 2009, 18:11

Blacksheep a écrit :Il y a aussi des yaoi officiel (càd pas des Dôjinshi) issus de la licence Code Geass.
Voilà : http://www.manga-news.com/index.php/act ... our-Tonkam
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Natth
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Natth » 20 nov. 2009, 12:06

Code Geass a été publié au Japon dans le magazine shôjo Asuka, d'où son classement en France. On peut noter qu'Asuka a prépublié parmi ses pages des titres comme Ludwig II, Lawful Drug, X, Trinity Blood, DN Angel, Romeo x Juliet, Tales of the Abyss, Evangelion Iron Maiden 2nd ou Darker than Black (Kuro no Keiyakusha). Il dispose donc d'un bel éventail de styles, bien plus large que celui de la comédie romantique classique 8)

Ce qui ne m'empêchera pas de ne pas acheter Code Geass :twisted:
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Koiwai
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Koiwai » 24 déc. 2009, 17:18

La série se terminera au Japon au tome 8 :o

(source: News-paradise)
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Glass Heart
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Glass Heart » 15 sept. 2011, 14:43

Deux nouveaux mangas Code Geass sont prévus au Japon: The Ruined Land of Akito (l'adaptation de la nouvelle série animée) et KMF Variation (Knightmare Frame Variation).

http://www.animenewsnetwork.com/news/20 ... with-manga

La plupart des séries mangas Code Geass sont édités en France par Tonkam, à deux exceptions près: Shikkoku no Renya (une sorte de Lost Canvas de la saga Code Geass) et Tales of an Alternate Shogunate (une version historique de Lelouch of the Rebellion).

Sinon, je ne sais pas si c'est le bon topic pour en parler (mais ça a l'air de traiter de tous les mangas Code Geass et pas seulement Lelouch of the Rebellion) mais j'ai lu les trois premiers tomes de Nightmare of Nunnally et c'est pas si mal finalement. Pas à la hauteur de l'animé, certes, mais j'aime beaucoup cette réinvention qui apporte une nouvelle mythologie intéressante à l'univers de la série (même si ça ne m'étonnerait pas que les puristes gueulent face à certaines idées assez osées qui dévient radicalement de l'animé). Avec un gros coup de coeur pour le tome 3 qui aborde enfin le passé de Lelouch, Suzaku et Nunnally (une période que l'animé ne traitait pas beaucoup, si bien qu'il restait pas mal de zones d'ombres) et qui donne un autre visage assez osé à la sorcière C.C.

Glass Heart
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Glass Heart » 18 oct. 2013, 13:55

Etant en plein dans mes visionnages de la série Code Geass en ce moment (je suis en train de revoir l'excellente VO, après m'être tapé une VF que je n'apprécie pas particulièrement sans pour autant être désastreuse), j'ai eu envie de revoir un peu la version manga en parallèle.

J'en profite pour diriger ceux qui s'intéressent à ce titre vers les chroniques du site rédigées par Takato (les chroniques des huit tomes sont présentes, ce qui vous permettra de vous faire une idée sur l'ensemble):

http://www.manga-news.com/index.php/man ... vol-1#tabs


Code Geass - Lelouch of the Rebellion Tome 1

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Code Geass - Lelouch of the Rebellion est à l'origine une série animée, par ailleurs excellente, produite par le studio Sunrise, célèbre pour ses séries de méchas comme la franchise Mobile Suit Gundam, pour le classique Cowboy Bebop, ou encore pour la série City Hunter connue chez nous sous le nom de Nicky Larson (oui, c'est eux aussi). Succès oblige, Code Geass a engendré toute une série de produits dérivés, allant des OAV aux figurines et en passant par les incontournables adaptations mangas et autres spin-off de plus en plus dispensable. Chez nous, l'éditeur Tonkam a profité du succès de la licence pour nous sortir la quasi-intégralité des mangas parus, dont plus récemment le spin-off Shikkoku no Renya.

Le manga qui nous intéresse ici est l'adaptation directe de la série animée, donc autant dire que c'est sur celle-ci que la plupart des fans vont se diriger. Déjà, première déception, le manga n'est pas signé des Clamp comme on aurait pu l'espérer (on leur doit les character-designs de la version animée) mais par un auteur obscur du nom de Majiko!. Un choix qui intrigue car, rien qu'à la couverture, on voit tout de suite que son style n'a rien à voir avec celui des Clamp qui rendait instantanément Lelouch mystérieux et effrayant. Le design du personnage dans le manga n'a rien d'imposant et donne au personnage des traits plutôt juvéniles. Avant même la première page, on part donc sur un à-priori qui ne va cesser de se confirmer par la suite.

L'auteur nous avertit en post-face: ce manga a beau être l'adaptation de la série originale, elle se réserve de nombreuses libertés. Sans trop spoiler les surprises qu'il offre aux fans de l'animé (je dirais juste que les fans de méchas peuvent passer leur chemin vu qu'il n'y en a pas l'ombre d'un seul), il me parait juste de dire que la narration n'est plus du tout la même et que de nombreux éléments sont amenés et traités bien différemment. Si je ne peux reprocher à l'auteur d'avoir voulu prendre ses distances pour proposer quelque chose de différent, encore aurait-il fallu que ce soit maîtrisé pour que ça ressemble à quelque chose. Or ici, on sent tout de suite un manque d'inspiration évident. Dès les premières pages, l'introduction des éléments principaux de la série est expédiée comme jamais, sans le moindre traitement pour les installer correctement et leur donner de la consistance. De ce fait, les nouveaux lecteurs se retrouveront face à une somme d'informations colossale dont ils auront bien du mal à faire sens, seuls les fans de l'animé pouvant retrouver rapidement leurs marques. Sauf que ces derniers ne manqueront certainement pas d'être attérés par une succession d'événements rendue confuse, alors que paradoxalement l'auteur simplifie énormément l'histoire. C'est dire l'ampleur du désastre !

L'histoire de base est techniquement la même que l'animé: on est au Japon en 2017. L'empire de Britannia a annexé le Japon sept ans plus tôt, le pays devenant une colonie de l'empire connue sous le nom de Zone 11, tandis que ses habitants sont désignés par le surnom péjoratif d'elevens. Lelouch Lamperouge, en apparence simple étudiant britannien, est en réalité le fils disparu de l'empereur, dégoûté des manipulations politiques de l'empire. Maudissant son sort et celui de sa soeur Nunnally, victime d'un complot qui l'a laissé paralysée, il s'est juré de se venger en détruisant l'empire. Son heure arrive lorsqu'il rencontre une jeune femme, C.C., qui passe un pacte avec lui et lui remet un pouvoir: le Geass, la capacité d'imposer sa volonté à autrui. Avec ce pouvoir, Lelouch met son plan en action et endosse l'identité du terroriste masqué Zero pour diriger une armée de rebelles contre l'empire.

Ce qui donnait sa force au début de l'animé, c'est que Lelouch se trouvait projeté de force dans la lutte entre les terroristes et l'armée de Britannia, forcé d'aider (ou de manipuler) les terroristes pour sauver sa peau. C'est dans le contexte d'une grande bataille épique qu'il s'éveille à la personnalité machiavélique qu'on lui connait. Dans la version manga, les choses ne se déroulent pas du tout de la même manière et les éléments sont amenés sans contexte particulier, si bien qu'ils n'ont pas d'impact particulier et que l'histoire parait bien fade. Lelouch lui-même parait plus humanisé, utilisant son pouvoir pour porter secours à un autre étudiant, quelque chose que le Lelouch de l'animé n'aurait jamais entrepris. Le personnage s'est banalisé, il ressemble davantage à un héros de shonen, alors que la force de l'animé était justement d'en prendre le contrepied avec, dans le rôle principal, un stéréotype de personnage traditionnellement employé dans un rôle d'antagoniste (on sent d'ailleurs que Lelouch est très inspiré de Char Aznable de la franchise Gundam), alors que le stéréotype du héros typique de shonen se retrouvait dans un rôle d'antagoniste.

De manière générale, la plupart des éléments concernant le background de Lelouch sont introduits d'entrée de jeu, sans l'effet de surprise et, parfois, sans traitement. Tout semble tomber comme un cheveu dans la soupe, telle son amitié avec Suzaku qui est citée mais jamais réellement développée en profondeur, si bien qu'on n'y croit pas vraiment. Et c'est symptomatique du reste des personnages, on voit des fonctions plus que des personnages à part entière. Tout ne tourne qu'autour de Lelouch, le reste se contentant de remplir son rôle pour permettre à l'histoire de progresser.

L'évolution de Lelouch est les événements qui l'amènent à devenir Zero sont par ailleurs grotesques quant on connait le manga. La lutte contre le terrorisme, destructrice et meurtrière, telle qu'elle est présentée dans l'animé, devient ici un conflit de cours de récré et le seul exploit de notre héros est de... balancer une échelle. On se demande alors en quoi le fait de balancer une échelle témoigne du génie intellectuel de Lelouch, de sa capacité à défier les probabilités pour réaliser l'impossible. Mais il faut croire que ça suffit pour convaincre une petite lycéenne terroriste qu'il est capable de la faire passer des tags sur les murs à la vraie guerilla. Et là, on se demandera toujours comme notre héros a pu imaginer un seul instant qu'elle lui deviendrait utile vu la merde dans laquelle elle s'est foutue pour pas grand chose. N'importe qui de censé y aurait vu un boulet ! Mais surtout, surtout, l'introduction de Zero est complètement raté ! C'est difficile de rendre un personnage en costume d'opérette imposant. L'animé y arrivait par un vrai travail sur la mise en scène et sur la narration. Dans le manga, c'est juste l'un des moments les plus ridicules que j'ai pu lire. Si on ne peut pas prendre Zero au sérieux d'entrée de jeu, c'est vraiment très mal parti pour notre histoire.

Au niveau de l'univers, on passe l'essentiel du tome au sein de l'académie Ashford. C'est là une des différences majeure avec l'animé: là où les séquences entre l'académie et le terrorisme s'alternaient, notre héros vivant sa petite vie d'étudiant dandy dans une école complètement folle lorsqu'il n'était pas en train de projeter la destruction d'édifices et la mort de milliers de soldats, dans le manga le conflit entre britanniens et elevens s'étend principalement au sein de l'académie qui devient la représentation de la société. Ainsi, plutôt que de nous montrer la société en elle-même avec ses préjudices et ses inégalités, on voit des "fils de..." se faire la guerre au sein de l'école en se prenant pour des durs. L'auteur a ici pris une grosse liberté pour simplifier son univers, mais cela nuit ultimement à l'histoire, le rôle de Suzaku étant en conséquence fortement atténué. Censé être le vilain petit canard de l'académie sur lequel tous les préjudices retombent, il devient ici un eleven parmi tant d'autres, même si les préjudices sont toujours présents et qu'il n'arrive toujours pas à trouver sa place du fait qu'il ne prend partie pour aucune des deux factions.

Pour parler maintenant de l'aspect plus technique, je ne partage pas vraiment le reproche fait en général à ce manga comme quoi les dessins seraient moches. Honnêtement, je les trouve tout à fait corrects, mais par contre il est évident que le style de l'auteur n'est pas du tout adapté. Si beaucoup regrettent le style de Clamp qui collait à merveille à cet univers et à ces personnages, c'est aussi en bonne partie parce que le style de l'auteur n'arrive pas à retranscrire les personnages tel qu'il l'aurait fallu. Ici, les lycéens ont tous des visages juvéniles et un peu rond, à l'inverse des traits très droits qu'on leur connait et qui leur donnait un aspect plus mur. Surtout, les expressions de visage sont assez pauvres en terme de détails ce qui, dans le cas de Lelouch, échoue à rendre au personnage la prestance et la terreur qu'il inspire habituellement.

Mais ce qui m'a le plus choqué personnellement, c'est surtout le travail sur la narration et sur la mise en scène qui est maladroit au possible. Les effets voulus ne fonctionnent jamais et l'inspiration de l'auteur est en panne sèche permanente. Des situations qui sont incroyables dans l'animé deviennent incroyablement banales dans le manga, on perd toute la saveur qui rendait cette histoire si unique. Et c'est sûr que d'installer l'univers et les personnages de manière si expéditive n'a pas aidé, nuisant considérablement à l'immersion progressive dans l'univers. C'est là qu'on réalise plus que jamais à quel point la narration des premiers épisodes était travaillée de manière à installer progressivement le spectateur dans son contexte, de lui présenter les personnages au fur et à mesure et d'introduire les révélations importantes au compte-goutte. C'est autre chose que d'introduire des scènes de quelques cases ou des monologues pour nous faire digérer ces informations en un temps record. Il est vrai que le manga est plus limité en terme de pages que l'animé en terme de durée, mais ce premier tome recouvrant les trois/quatre premiers épisodes, il y avait toutefois matière à faire quelque chose de plus abouti et de beaucoup moins confus.

Que dire au final, si ce n'est que ce tome 1 est très clairement un échec, une adaptation brouillonne au possible qui, en tentant de prendre ses distances avec l'animé pour partir sur une direction un peu originale, s'égare de son sujet dû à un manque de talent et d'inspiration évident. Les fans trouveront là une adaptation du pauvre de leur animé culte, tandis que les autres n'y comprendront probablement pas grand chose à une histoire aussi fouillie. Bref, c'est une catastrophe qui ne rend aucune justice à l'oeuvre géniale dont ce manga est originairement adapté.

"Lelouch vi Britannia vous ordonne: oubliez ce que vous venez de voir !"

Verdict: Médiocre (09/20).

Glass Heart
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Glass Heart » 20 oct. 2013, 13:30

Code Geass - Lelouch of the Rebellion Tome 2

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Après la catastrophe du tome précédent, on pouvait redouter que toute la série suive le même niveau de médiocrité. Heureusement, ce tome 2 relève sensiblement le niveau, même si la série présente toujours de nombreux travers qui l'empêchent d'atteindre le niveau d'excellence de sa version animée.

Lelouch, le jeune prince britannien déchu, a entamé sa quête de vengeance. Avec l'aide de son nouveau pouvoir, le Geass, il a assassiné le gouverneur de la Zone 11, le prince Clovis, son propre frère. Mais il n'avait pas anticipé les conséquences de ses actes: son ami d'enfance, Suzaku Kururugi, est accusé à tort de son crime. Pour le sauver et en faire son allié, Lelouch endosse publiquement l'identité de Zero et convainc Kallen de se joindre à lui. Mais les chemins des deux amis d'enfance ont déjà commencé à dévier...

Les événements s'accélèrent donc dans ce tome 2 qui s'avère bien plus abouti en terme de narration et de mise en scène que le précédent. On sent que l'auteur a fait des efforts pour nous offrir enfin quelque chose de convenable. Cependant, cela ne l'empêche pas d'accuser encore certains problèmes dus en partie aux libertés d'adaptation prises par rapport à la série animée.

Là où le premier volume posait les bases de la série et nous expliquait (de manière chaotique) comment Lelouch était devenu Zero, ce tome 2 s'attarde cette fois sur la relation entre Lelouch et Suzaku qu'on découvre comme de bons amis avant que les événements ne les fassent emprunter des chemins radicalement différents. Le parcours de Suzaku est bien retranscrit et de manière crédible, même sans l'usage des méchas, ce qui est plutôt une belle réussite. Son évolution sert de fil conducteur aux événements du tome, amenant les autres éléments comme l'apparition de la princesse Euphémia ou la révélation publique de Zero. A mesure que Suzaku entame son ascension au sein de l'armée, les événements de la série se déclenchent autour de lui, assistant presque comme simple spectateur à l'évolution grandissante de Zero.

Du côté de Lelouch, et c'est là que le mât blesse, c'est toujours aussi confus. Le problème vient principalement des libertés prises par rapport à la série animée originale. Dans celle-ci, Lelouch possède le pouvoir du Geass qu'il emploie pour parvenir à ses fins, mais au-delà de ça c'est aussi un brillant stratège et un être calculateur qui manipule les probabilités et ses "pions" dans sa guerre sans merci contre son adversaire. Dans la première saison, il avait une adversaire de taille: la princesse Cornelia, bien plus redoutable que cet idiot de Clovis, et il lui a fallu la majeure partie de la saison, enchaînant les batailles tout en développant son armée au fur et à mesure, avant de parvenir à la battre enfin. Dans cette adaptation manga, les méchas n'existent pas, l'auteur ne voit pas la nécessité de mettre en scène de vraies batailles, et Lelouch n'a tout simplement pas d'adversaire (Cornelia n'existe pas). Le personnage perd ainsi énormément de sa consistance, n'ayant jamais l'occasion d'illustrer son intelligence supérieure dans les batailles qu'il livre. Il devient juste un type à pouvoir qui joue les justiciers. On ne sait même pas vraiment ce qu'il affronte au final, car la princesse Euphémia ne passe pas réellement pour une adversaire. Son but n'est plus aussi affirmé et sa croisade passe du coup pour un "carnage aveugle", exactement tel que le décrit Suzaku. Et le pire de tout, c'est que Zero est censé être un stratège infaillible, qui ne prend pas de risques inconsidérés et qui se ménage toujours une porte de sortie. Qu'est-ce que c'est que ce clown en costume de carnaval qui déambule affolé à la recherche d'une sortie en criant "Merde ! Je suis coincé !" alors qu'une bombe est sur le point d'exploser ? Zero n'aurait jamais fait ça, il aurait fait lui-même exploser l'immeuble et s'en serait tiré indemne en réalisant un de ces nombreux "miracles" dont il a le secret.

Alors que l'intérêt de la première saison était aussi de voir Zero acquérir son armée personnelle et la développer au fur et à mesure des épisodes et des batailles, ici notre justicier mégalo n'a pas encore d'armée et ses activités consistent à jouer à Batman et Robin avec sa sidekick Kallen, devenue un personnage aussi inutile qu'agaçante. C'est simple, on est loin de la Kallen de l'animé qui avait des motivations profondes, suffisamment développées pour rendre son personnage crédible et attachant, et qui s'interrogeait sur le sens des actions entreprises par les Chevaliers Noirs, tout en vouant une admiration sans borne à Zero. Ici, elle est vraiment représentée comme la conne de service, le faire-valoir qui sert Zero à toute occasion et qui, le reste du temps, se contente d'un simple rôle comique par sa double-vie.

En fait, il est même surprenant, pour un manga appelé Code Geass, que les principaux défauts soient liés à l'histoire de Lelouch. Parce que, pour le reste, l'histoire de Suzaku est bien traité et l'auteur s'attarde également à développer le personnage de Shirley et son amour secret pour Lelouch afin que les événements du tome suivant n'aient pas l'air de sortir de nulle part. Mais bon dieu, la saveur de l'animé Code Geass venait principalement du personnage de Lelouch, de son opposition grandissante avec Suzaku, et de son évolution en tant que leader d'une armée qui ne cesse de se développer. C'était le fil conducteur de la série et la narration était travaillée de manière absolument brillante pour que l'on ressente à tout instant cette ascension à tous les niveaux, les enjeux grandissant aussi de manière proportionnelle. Dans le manga, tous les éléments qui y sont liés sont soit mal traités, soit carrément absents. On a l'histoire de Lelouch, mais elle se voit épurée de tout ce qui faisait sa force et qui la rendait si unique, jusqu'à la disparition de la partie d'échecs qui est pourtant le thème central de la série animée. Et rien que cela, déjà, ça va totalement à l'encontre de l'esprit de Code Geass.

Maintenant, c'est sûr qu'on est loin de la catastrophe du tome précédent. La narration est fluide et agréable à suivre (rien à voir avec ce qu'on a connu précédemment où ça partait dans tous les sens), la mise en scène est enfin correcte (même si elle perd totalement l'envergure spectaculaire et la démesure que les séquences de batailles apportaient à l'histoire) et il y a également du progrès au niveau des dessins. C'est sûr que l'histoire a été grandement simplifiée et qu'il manque foule de détails qui faisaient la richesse et la profondeur de la série, mais ici aussi il faut admettre que ça a plutôt bien été géré en terme de narration et de rythme. On sent que l'auteur a fait des efforts à ce niveau pour être à la hauteur, mais on se demande vraiment s'il a compris de quoi parlait vraiment Code Geass et les raisons de son succès. Parce qu'on ne retrouve finalement pas grand chose de tout ça ici.

Un tome 2 qui relève donc sensiblement le niveau mais qui reste très éloigné de ce que les fans attendent d'une véritable adaptation manga de Code Geass. Cette série ne parvient aucunement à retrouver l'envergure grandiose ou la richesse de l'animé mythique dont elle s'inspire, d'où une grande déception pour ceux qui ont été passionnés par cet univers, par cette galerie de personnages incroyables, et qui espéraient prolonger un peu cette expérience par le biais des produits dérivés. Toutefois, la tendance ascendante laisse espérer que, peut-être, on finira par trouver une adaptation de qualité honorable au bout de quelques tomes, même si on ne sait pas encore trop si on peut vraiment y croire pour l'heure.

Verdict: Passable (11/20).

Glass Heart
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Glass Heart » 20 oct. 2013, 21:03

Code Geass - Lelouch of the Rebellion Tome 3

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Sous l'identité de Zero, Lelouch Lamperouge mène une guerre ouverte contre ceux qui méprisent les faibles. Son dernier exploit: avoir éradiqué le Front de Libération du Japon, responsable de la prise d'otages de citoyens britanniens au lac Kawaguchi. Mais ses activités font de nombreuses victimes, tant parmi les soldats que parmi les civils malchanceux. Il apprend alors avec horreur que le père d'une de ses camarades de classe, Shirley Fenette, compte au nombre de ses victimes. Lelouch traverse alors une période de crise de doutes, tandis qu'un mystérieux individu fait son apparition et révèle à Shirley la véritable identité de Zero. Manipulant les sentiments de la jeune fille, il la convainc d'éliminer Lelouch, le garçon qu'elle a toujours aimé et l'assassin de son père.

Ce troisième tome de Code Geass adapte l'un des arcs narratifs où les méchas sont le moins présents, d'où peut-être une réussite meilleure que d'habitude. Plus centré sur la psychologie des personnages, leurs doutes et leurs sentiments, on apprend enfin à connaître davantage certains d'entre eux, tels que Shirley ou la très mystérieuse C.C. qui se dévoile enfin dans sa complexité. On apprend aussi à découvrir les motivations qui poussent Kallen à accompagner Zero (même si le manga se contente de résumer en quelques pages ce que l'animé prenait le temps de développer sur un épisode entier), et surtout les doutes qui envahissent Lelouch alors qu'il réalise que ses actes portent à conséquences. Mais, malgré cela, sa détermination ne vacille pas pour autant, le personnage faisant un pas important dans sa personnalité machiavélique.

Tout le tome consiste en fait à voir Lelouch faire face aux conséquences de ses actions tout en en apprenant un peu plus la nature de ce pouvoir mystérieux appelé le Geass, qu'il utilisait jusque là de manière assez insouciante. Face à un adversaire possesseur de Geass qui représente son futur possible, Lelouch est pour la première fois atteint dans son identité civile et il va devoir protéger les personnes qui lui sont chers. Si, dans un cas, il perdra une amitié précieuse, dans le second il nouera une nouvelle relation de confiance en vue d'affronter son destin. Et, pour la première fois depuis le début du manga, l'intelligence supérieure de Lelouch peut enfin s'illustrer au cours de la confrontation avec son mystérieux adversaire, cherchant le moyen de triompher d'un possesseur de Geass capable de connaître les moindres de ses pensées. Mais sa victoire telle qu'elle est représentée dans le manga laisse un petit sentiment d'inachevé au niveau des thématiques, Lelouch ne parvenant jamais vraiment à trouver la faille du Geass de Mao pour le retourner contre lui comme il le faisait si bien dans la version animée.

Comme dans l'animé, ce tome adapte l'un des arcs narratifs les plus dramatiques de la série, même si l'auteur s'est réservé quelques libertés dans le traitement en tournant certaines scènes de manière différente. Si, dans l'ensemble, le résultat reste tout à fait satisfaisant, les changements les plus marqués sont aussi les moins réussis du tome, tel que la manière dont Shirley découvre la vérité sur Lelouch (amenée avec la subtilité d'un bulldozer, contrairement à l'animé qui se voulait beaucoup plus subtil là-dessus) ou encore la scène des retrouvailles initiales entre C.C. et Mao (tournée de manière comique), ce qui nuit fortement à leur potentiel dramatique.

Toutefois, malgré ces défauts, la narration et la mise en scène restent d'un niveau relativement correct, même si cette version manga donne clairement beaucoup moins d'éclat à cette histoire que ne le faisait l'animé original. L'auteur tente par ailleurs de rattraper assez maladroitement le coup sur les libertés prises jusque là, notamment en introduisant enfin l'Ordre des Chevaliers Noirs. Un moment qui devrait être incroyablement important et qui s'avère en fait d'une banalité incroyable, l'auteur semblant s'en moquer complètement. La scène en question est certainement l'une des plus courtes du tome, elle tombe en plus vraiment comme un cheveu dans la soupe, et surtout l'importance des chevaliers noirs se limite en tout à quelques apparitions furtives de l'ordre de la figuration. Comment un élément aussi important pour l'histoire peut-il être traité de la sorte ? Il est clair qu'il ne s'agit là que d'un gros fan-service gratuit pour contenter les fans, sans que l'auteur n'ait la moindre intention de l'utiliser vraiment pour l'heure. Ajoutons à cela aussi que la fameuse armée voulue par Lelouch ne compte en fait que six ou sept personnes de plus (qui sont en fait le groupe à Ougi de la version animée) par rapport aux deux membres initiaux. Où sont passés sa démesure et son excentricité qui le poussaient à vouloir soulever un pays tout entier dans l'animé ? Bref, l'Ordre des Chevaliers Noirs perd ici beaucoup de son prestige, et ce n'est pas encore cette fois qu'on verra Zero s'imposer comme un véritable chef de guerre, ni illustrer son intelligence supérieure en élaborant des stratégies d'une audace arrogante.

A l'issue de ce tome 3, que penser de l'évolution de la série ? Elle commence à trouver ses marques progressivement et l'auteur s'attarde enfin à développer davantage les personnages. L'univers de Code Geass se met donc en place petit à petit, mais ça traîne déjà trop (on en est déjà à l'équivalent de la moitié de la première saison) et le travail d'adaptation accuse encore beaucoup trop de lacunes pour arriver à s'imposer comme une adaptation digne de ce nom d'une série animée aussi grandiose. Tout au plus, ce troisième tome constitue un moment de lecture agréable, déjà beaucoup plus convaincant que ne l'étaient les deux premiers tomes, sans pour autant s'imposer comme une adaptation incontournable (on est très loin d'une adaptation aussi réussie que le manga Mobile Suit Gundam - The Origin par exemple).

Verdict: Bon (14/20).

Glass Heart
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Re: Code Geass-Lelouch of the rebellion

Message non lu par Glass Heart » 22 oct. 2013, 00:40

Code Geass - Lelouch of the Rebellion Tome 4

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Après un tome 3 qui relevait le niveau d'une adaptation jusque là médiocre, on espérait que la suite de la série poursuive sur cette lignée ascendante. Hélas, ce tome 4 vient ruiner les espoirs et nous rappeler que le manga Code Geass n'est rien de plus qu'une adaptation médiocre de la série mythique. En fait, c'est même pire car ce volume est à lui seul symptomatique des principaux problèmes qui gangrènent cette version manga.

Initialement, beaucoup de fans de la série animée originale avaient été déçu de constater que la version manga ne faisait que reprendre les grandes lignes de l'histoire pour ensuite les interpréter à sa sauce, avec un résultat souvent bien en deça de l'oeuvre originale. Cela passait autant par la disparition des méchas ou du thème de la "partie d'échecs" que par l'introduction très tardive de l'Ordre des Chevaliers Noirs. Alors qu'on approche à présent de la fin de la saison 1, l'auteur fait machine-arrière et tente à présent d'introduire de nombreux éléments manquants à son intrigue afin de rejoindre l'animé sur le grand final de sa première partie. Autant dire que c'est loin d'être gagné et qu'il y a fort à faire !

Le fil conducteur de ce tome repose en fait sur les ascensions parallèles de Lelouch et de Suzaku, en vue de préparer les événements du tome suivant. Cela passe par de nombreuses intrigues dont l'unique objectif est de nous faire digérer une foule d'informations nécessaires mais souvent traitées maladroitement (à l'image du désastre que l'on a pu voir dans le tome 1). Contrairement aux tomes précédents, ces intrigues n'ont pas réellement de liens entre elles, si ce n'est de construire l'armée de Zero ou de forger la psychologie de Suzaku afin d'en faire le chevalier d'Euphémia. Et autant dans le cas de l'histoire de Suzaku, le manga ne s'en sort encore pas trop mal, autant dans celui de Lelouch c'est toujours aussi mal foutu.

C'est tout le paradoxe de ce manga: Lelouch of the Rebellion est censé nous raconter l'histoire d'un étudiant qui est secrètement le chef d'une armée de rebelles visant à renverser un empire qui dirige plus d'un tiers du monde. L'animé nous dépeignait la naissance et l'ascension de cette armée sur l'ensemble de la première saison et donnait une vraie consistance à Lelouch (ou plutôt Zero) en tant que chef de guerre. La version manga a longtemps ignoré cela et tente à présent de faire en un seul tome ce que l'animé avait fait en 25 épisodes. Sauf qu'elle a de nombreux autres éléments à traiter à côté. Du coup, autant mal le faire et nous donner une unique séquence où on voit rapidement les chevaliers noirs avant de les délaisser complètement pour revenir uniquement sur Zero et Kallen. L'élément narratif est là, certes, mais c'est tellement mal foutu et bâclé que ça ne ressemble à rien. On sent que l'intention n'y était pas et c'est à cause de moments comme ça que le titre s'enfonce de plus en plus dans la médiocrité.

Heureusement, les passages avec Suzaku permettent en revanche de construire un personnage relativement complexe (les choses sont quand même bien simplifiées par rapport à l'animé). On découvre un jeune homme qui a réalisé l'erreur de ses actions d'autrefois et qui sait mieux que quiconque qu'un mauvais chemin ne pourra jamais donner une entière satisfaction quelques soient les résultats obtenus, ce qui renforce son opposition idéologique par rapport à Zero. Ironiquement, c'est finalement à travers cette relation d'opposition que Lelouch arrive à trouver sa véritable consistance en tant que personnage... en tant qu'adversaire de Suzaku (et non en tant que protagoniste). C'est d'ailleurs dans son dilemne par rapport au fait d'utiliser ou non son Geass sur Suzaku que Lelouch parvient à exister dans ce tome, ses scènes en tant que Zero étant particulièrement fades. Il est clair à ce niveau que quelque chose va vraiment de travers dans cette adaptation, et c'est en marchant sur les mains plutôt qu'avec les pieds que le manga se rapproche peu à peu de la même fatalité que l'animé original.

Je ne peux pas conclure cette critique sans parler du passage le plus marquant de ce tome, celui de l'île Kamine. Compte-tenu de la manière très particulière dont nos héros arrivent sur l'île dans l'animé, on était curieux de voir comment l'auteur allait pouvoir s'adapter dans une version où les méchas n'existent pas. La réponse est simple: un certain comte exubérant a eu la brillante idée d'inviter sa jeune fiancée et ses amis étudiants à passer quelques jours de vacances sur une île condamnée par l'armée dû à l'existence de ruines secrètes et à la visite prochaine d'un haut dignitaire de Britannia qui pourrait constituer une cible de choix pour Zero (lequel est bien sûr l'un des étudiants en question). Là, on a atteint le point où le manque d'inspiration de l'auteur confine presque au génie, c'est aussi logique que d'aller se réfugier dans un cimetière pour aller se protéger d'une armée de zombies.

Mais, de toute manière, cette partie de l'île n'est qu'une explosion de fan-service gratuit. Ceux qui ont vu la version animée savent que les scénaristes avaient construit cette intrigue afin de faire se rencontrer et collaborer des personnages des deux camps opposés (Suzaku et Kallen d'un côté, Lelouch et Euphémia de l'autre), leur permettant d'apprendre à se connaître, à se respecter et de découvrir leurs motivations respectives dans un contexte où ils sont des personnes avant d'être des ennemis. Cela permettait des développements très riches en terme de caractérisation. Dans la version manga, cette séquence n'est qu'un prétexte à faire un bon gros fan-service autour des "couples" Lelouch/Kallen et Suzaku/Euphémia avec un humour tournant essentiellement autour de nos héroïnes en maillots de bain, dénudées ou déchirant leur jupe.

Histoire d'enfoncer un peu plus le clou, on doit encore se taper le trip hystérique d'une Kallen folle amoureuse de Zero et qui se met dans tous ses états dès qu'elle aperçoit son idole sur une île perdue au milieu de nulle part, sans même s'interroger sur sa présence en ces lieux. Le personnage de Kallen est d'ailleurs, de manière générale, l'un des plus gros massacres dans cette transition difficile de l'animé au manga. Dans l'animé, le rôle de Kallen est clair: elle est le personnage référent du spectateur, cette jeune fille qui a souffert du contexte politique et qui rejoint l'étendard de Zero, le protagoniste de la série, pour changer le monde à ses côtés, rejoignant sa vision des choses et lui vouant une grande admiration. Le manga, quant à lui, simplifie grandement l'écriture de ce personnage et en fait une simple groupie aussi inutile qu'insupportable, empêchant toute identification possible avec le spectateur. Kallen est tout simplement devenue une conne et rien ne lui a été épargné à ce niveau: chacune de ses apparitions est un véritable supplice et ses répliques (souvent comiques) sont de loin les pires du titre. C'est franchement triste de voir un des personnages les plus intéressants et les plus attachants de la série d'origine devenir aussi détestable.

Pour le reste, les dessins sont plutôt bons et la mise en scène est d'un niveau correct, mais la narration est par contre assez décousue et manque de cohérence, la faute à un tome qui part dans de multiples directions sans grand rapport d'une intrigue à l'autre.

Au final, que penser de ce tome 4 ? Eh bien, on se retrouve avec un volume assez médiocre dont l'unique intention est de combler les trous en vue de préparer le tome suivant que l'on espère bien meilleur. Mais, à vrai dire, vu le niveau d'ambition et de maîtrise derrière cette adaptation catastrophique, on n'ose plus vraiment y croire à ce stade. Surtout quand on voit que les efforts de ce tome pour se rapprocher davantage de la série originale ne traduisent finalement que trop souvent d'un travail d'adaptation bâclé qui ne s'accorde pas vraiment le temps de bien faire les choses, introduisant de nombreux éléments narratifs sans prendre le temps de les traiter correctement. Dès lors, on s'inquiète vraiment de savoir à quoi va bien pouvoir ressembler la suite de cette série.

Verdict: Passable (10/20).


PS: J'ai essayé d'être aussi juste que possible dans cette critique, car il y avait quand même quelques bons éléments et tout n'était pas catastrophique (mais ce qui l'est l'est vraiment), mais j'ai quand même du mal à cacher le fait que je suis complètement dégoûté de ce tome, limite encore plus qu'avec le premier. Heureusement que je suis l'excellente série animée en parallèle, sinon je crois que je lâcherais ma lecture à ce stade.

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