Sakura gari

Shojo, josei, yuri, yaoï... En d'autres termes voici la rubrique regroupant les genres de manga destinés à un public féminin!
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NiDNiM
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Sakura gari

Message non lu par NiDNiM » 15 avr. 2010, 07:07

Sakura-Gari
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La fiche sur le site

Honte sur moi je n'avais pas posté un petit avis ici sur ce chef d'œuvre :D

Vol 1 :

Depuis le temps qu’on fantasmait sur les beaux personnages masculins de l’œuvre de Yuu Watase ! Les longs cils, le regard sensuel et les traits fins du graphisme caractéristique de la mangaka se mettent enfin au service du yaoi, afin de combler les espérances d’une grande partie de ses lecteurs, qui ne vivaient que par les sous entendus que la dame pouvait faire à longueur de temps. Cependant, connaissant Watase, on ne peut qu’avoir peur pour la suite du titre. Qu’à cela ne tienne, le premier tome ne sera peut être pas si surchargé de sentiments mièvres et situations redondantes. C’est donc avec appréhension que l’on ouvre les premières pages … Et que l’on s’y plonge, pour ne plus décoller ! L’histoire commence très fort, et cette noirceur n’est pas sans rappeler Ayashi no Ceres. Seulement, cet aspect ne s’essouffle pas autant que dans ce dernier, puisque le ton de la narration est dur, voire violent. Le viol du personnage principal pourrait même déranger les non habitués, mais elle s’inscrit parfaitement dans l’esprit du manga, ainsi que dans la volonté de l’auteur de faire de cette histoire d’amour une relation totalement différente des précédentes. Qui sait, peut être Watase aurait elle trouvé un bon filon pour corriger ce qu’on pouvait lui reprocher … C’est d’ailleurs pour ça que l’on attendra avec la plus grande impatience le tome suivant.

Bon, l’histoire, donc. Un serviteur, un jeune et beau maître, fortuné. Le schéma manque un peu de dynamisme, mais étonnamment la réalisation est superbe. Des sentiments interdis, des tabous à la pelle, un univers dépassé et relativement peu connu, et plus que tout une histoire … Même si le suspense n’est pas démesuré, la logique est bonne, la dose de sentiments plus que raisonnable car assez limitée dans ce premier tome, et rien n’est vraiment précipité. Tout se passe naturellement, aucun cliché, aucune précipitation, des personnages qui en disent long … On a hâte d’en savoir plus sur la sœur de Monsieur Soma, la réaction de ce dernier après son acte de possession délibérée et surtout l’attitude de notre petit Tagami après ce traumatisme. Espérons que tout restera aussi réaliste et évident, tout comme la lecture de ce premier volume qui est plus que fluide, passionnante et menée d’une main de maître. Voilà qu’on retrouve Watase telle qu’on a pu l’aimer dans certains débuts de ses séries. Sans les faiblesses qui transparaissent d’ordinaire … N’oublions pas les questions que posent certaines réactions de Monsieur Soma, qui demeure trop mystérieux pour que l’on puisse le comprendre de sitôt. Si la mangaka sait s’arrêter, Sakura gari sera une grande œuvre de sa carrière !

Au fil du temps, l’auteur a su tirer profit de ses erreurs scénaristiques, mais aussi graphiques. Le trait reste très fin, et ici on peut déplorer la féminité de Monsieur Soma, qui semble pourtant être justifiée par un comportement étrange vis-à-vis de son père … Par contre, les amants de notre aristocrate gardent leur statut d’hommes ou de jeunes garçons, en dépit de leurs beaux yeux et de leurs corps d’éphèbes. Watase a su jouer de son talent pour adapter un cadrage dynamique, un dessin à la grande qualité esthétique, et un soin tout particulier attribué aux décors. On remarquera aussi l’attention réservée aux vêtements d’époque, aux détails de ceux-ci et à l’authenticité des émotions exprimées par Watase. Celle-ci se débrouille tellement mieux lorsqu’aucune fille ne vient interférer, car alors ses personnages masculins gardent leur consistance et sont tout de suite plus réels, moins assommants. Que ce soit graphiquement ou au niveau de son histoire, la mangaka surprend autant qu’elle satisfait. Et qu’en est-il de Tonkam, qui nous propose une édition au même prix qu’un Angel Sanctuary deluxe, basé sur le même concept ! Pourtant, la lecture est plus rapide et le contenu moins conséquent. On est alors en droit de se demander pourquoi un tel manque de différence … d’autant plus que le contact de la couverture d’AS est plus agréable que celle-ci, fragile et rapidement gênante. De plus, les pages sont un peu rigides et pourtant pas spécialement épaisses (transparence) … Mais la traduction est correcte et les contrastes très clairs. De plus, la présence de pages couleurs et d’une lecture claire ne fait qu’ajouter au plaisir du titre. L’appréhension n’était pas de mise, nous voilà ici en présence d’un petit bijou. La suite !


Vol 2 :

Avant tout, il faut bien préciser que ce tome là va encore plus loin que le premier, que l’auteur ne recule devant rien pour faire suivre son histoire. A réserver à un public qui sait de quoi il s’agit, qui sait différencier Sakura gari de l’œuvre habituelle de Yuu Watase. Loin de l’amour platonique, du prince charmant et des romances tendres, Sakura gari dresse un portrait véritablement malsain et violent de l’amour entre deux hommes, à une époque où seul le jeu sexuel est accepté entre des individus du même sexe. Aimer est alors un terme bien illusoire. Et Soma révèle pourtant toute la force de ses sentiments, à travers des sévices qu’il regrette, à travers de mots anodins et pourtant lourds de sens, mais avant tout par une preuve indéniable : il ressent quelque chose. Lui si froid, si impassible, éprouve des sentiments pour quelqu’un qui se refuse à lui, quelqu’un qu’il a trahi. Car Masataka a eu de l’affection pour son maître, qu’il pensait comme un ami, voire un frère. En parlant de fratrie, on amène ici un point final à l’histoire entre le jeune serviteur et son frère aîné. En trois tomes, la mangaka commence à fermer des portes pour se reconcentrer sur l’essentiel, à savoir la relation entre Soma et Masataka, mais aussi l’influence de mademoiselle Sakurako et du docteur Katsuragi. Deux noms à retenir, au vu du rôle qu’ils empruntent l’un et l’autre. Un grain de folie, de déraison dans l’environnement de Soma explique beaucoup de choses. Une petite fenêtre s’ouvre sur son passé, son enfance, le fameux cerisier. Une fenêtre que Masataka entrouvre, s’y glissant pour mieux connaître cet homme qu’il dit détester.

Sentiments contradictoires, viols et sexualité exacerbée sont au rendez vous. Point de douceur, si ce n’est sur la fin pour amorcer enfin le dernier volume qui devrait mettre un point final à tout ceci. En attendant, chantage, violences, désillusions, retours en arrière et manipulation sont au programme. Le personnage principal nous permet surtout de découvrir les passionnantes figures que sont Masataka, la fourbe Sakurako et le passionné Katsuragi. Mais en lui-même, ce héros a de quoi intéresser. Le paradoxe de ses sentiments, ses faiblesses, sa pureté souillée encore et encore, l’évolution de ses sentiments pour ce maître inconstant … Comment ne pas apprécier cet adolescent, totalement perdu dans un monde de brutes dégénérées, qui se relève malgré tout et qui, loin de passer son temps à pleurnicher, se redresse et suit son impulsion, quitte à replonger. Il est bon de faire remarquer, également, la richesse des figurants intervenants de manière plus occasionnelle. Un fond suffisamment chargé pour nous donner une idée de la réalité du quotidien de Masataka, sans prendre trop le pas sur la narration. Chaque élément se rapporte à une logique complexe, pleine d’interactions et de nouvelles idées. Watase sort de son chapeau des protagonistes absolument géniaux, le tout étant servi par un vocabulaire soutenu, une excellente traduction et adaptation, notamment au niveau des poèmes et des onomatopées. Bref, un second opus qui surprend : encore meilleur que le premier ! Mais que nous réserve le troisième et dernier volume ? Celui-ci est sorti le mois dernier au Japon, et on espère qu’il arrivera rapidement dans nos mains avides. En attendant, que les amatrices d’un récit mature soient averties avant de se jeter dessus !
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Kazamanga
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Re: Sakura gari

Message non lu par Kazamanga » 14 mai 2010, 21:25

Je viens de finir le tome 1... Quel tome!
J'avoue que s'il n'y avait pas les dessins, je n'aurais pas dit que c'est du Yuu Watase... quel changement de style! Et le résultat est vraiment maîtrisé donc bravo à l'auteure.
Une fois commencé, on ne s'arrête pas avant la dernière page!
On est tout de suite imprégné dans l'univers de la série : le malsain règne. J'aime beaucoup les différents personnages, on sent qu'ils sont "profonds", ils ont tous une personnalité à creuser. Le personnage de Sakurako m'a vraiment intéressée. Déjà son design est particulier (elle est albinos) et je la trouve très intrigante. Un vrai point fort de l'œuvre est à mon sens le réalisme et la profondeur des sentiments des personnages.
Concernant les dessins, on voit que c'est du nouveau Yuu Watase. Les dessins sont vraiment maîtrisés, et je trouve que les différents personnages sont bien différenciés. Le héros par exemple ne me rappelle aucun ancien personnage de Yuu Watase, et c'est tant mieux (par contre pour Sôma c'est toujours le beau mec typique mais bon, celui-là c'est la marque Watase :D). Je trouve aussi que les expressions des personnages sont très justes, vraiment du bon boulot.
L'histoire poursuit son cours, on sent qu'il y a beaucoup de mystère et on a hâte de voir où seront menés les personnages.
Les points négatifs? Là je vois rien à dire, à part que cette œuvre est destinée à un public beaucoup plus restreint que ses œuvres précédentes. C'est pas la bonne transition entre Fushigi Yugi et Alice 19th :lol: . Mais c'est parfait pour un public plus mature ^^.
Bref un tome à lire, mais vraiment âmes sensibles s'abstenir :p

Tome 2 bientôt :mrgreen:
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NiDNiM
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Re: Sakura gari

Message non lu par NiDNiM » 18 oct. 2010, 15:57

Tome 3:

voilà le dernier tome tant attendu du petit bijou de série qu’est Sakura-gari, en se démarquant en tous points des travaux antérieurs de l’auteur. Cette conclusion que l’on devrait plutôt appeler apothéose se révèle à la hauteur de nos espérances : après le traumatisme important subi par Masataka à cause du médecin de la famille Saiki, Soma prépare sa vengeance. Dans ce volume, c’est cependant essentiellement le passé que l’on découvrira. Avec certains passages obscurs, tout fini par s’éclairer si l’on reste bien accroché à la lecture. De plus, le pari est tenu puisque la mangaka exploite enfin Sakurako, bien plus qu’on ne l’espérait. Elle prend ici comme thématiques dominantes la folie et la famille, les deux étant étroitement liées. En effet, tous les personnages de ce manga ont quelque chose d’irréel dans leurs souffrances et leurs secrets. On peine même à imaginer parfois la douleur ressentie, alors que nous lecteurs somme à des lieux de se douter de cette réalité infâme, de cette fiction dérangeante quand elle prend place dans la réalité.

Les sentiments de Masataka évoluent au fil du temps, tout comme ceux de Soma se révèlent. La valse entre ces deux hommes ne fait que commencer, et devient de plus en plus forte au fil des pages. Les deux premiers opus étaient excellents, et l’on peine à croire que celui-ci parvienne à dépasser ses prédécesseurs. Pourtant, si la folie est présente depuis tout temps dans cette série étrange et décalée, l’explosion de n’importe quoi, de délire et de drames prend ici un sens tout particulier. De plus, la finalité de ce dernier tome est aussi ignoble qu’elle est belle, et l’on ne peut alors que s’émouvoir devant une telle cruauté, menée jusqu’au bout de la tendresse et des sentiments. La violence sera ici bien plus morale que physique, et le viol n’est plus à l’affiche. On découvrira des talents bien plus profonds au titre que de « simplement » rendre sale et souillé un gamin dans les bras de son maître. En tous les cas, peu de mots pour expliquer ce qui ne doit qu’être lu et apprécié à sa juste valeur. La lecture est longue autant qu’elle est courte, et une fois la dernière page tournée, on se demande bien comment faire comme si de rien n’était.


Sakura Gari, avis global :

Yuu Watase n’est pas une inconnue dans le milieu du shojo. On peut même dire qu’elle est efficacement connue par nombre de lectrices en quête de romantisme. D’ordinaire, ses histoires sont sucrées même dans le drame ou dans le fantastique, la fin est toujours heureuse et les personnages progressent toujours dans leur amour pur qui dépasse les limites de leur destinée. Sakura-gari, c’est aussi un manga de Yuu Watase. Et pourtant ! A la lecture, même du premier tome, on pourra aisément constater qu’il n’y a aucun mais alors aucun point commun avec les autres mangas de l’auteur. Ici, pas de narration fleur bleue. Ici, pas de douces mièvreries et de promesses d’amour éternel. On plonge au contraire bien vite dans la violence, avec l’histoire d’un jeune étudiant qui se fait engager comme domestique chez un richard de la ville, le tout dans un contexte d’ancien Japon un peu dépaysant. Là où le yutaka est habit standard et où seul Monsieur Soma porte le costard, en bon occidental qu’il est. Masataka va peu à peu découvrir des sentiments interdis, des tabous comme il n’en avait jamais imaginé. Un monde nouveau, celui de l’aristocratie décadente, d’un maitre despotique qui fera de son mieux pour le dominer, le faire chanter bref le posséder.

Si le ton est dur et les manières quelques peu violentes avec des abus sexuels qui ne sont pas chose rare dans le manga, avec des personnages tous plus sadiques les uns que les autres, on y découvre un trop plein de sentiments mal exprimés. Soma est rempli de tendresse, de culpabilité et de peur qu’il ne sait pas exprimer autrement qu’en forçant les plus faibles et en s’offrant aux plus forts qui peuvent lui rapporter quelque chose. Comme il l’a toujours fait, et ce depuis l’arrivée d’un étudiant en médecine dans sa maison familiale, à l’époque de la mort mystérieuse de sa belle mère. C’est la maladresse des émotions qui prédomine dans le récit, et Masataka va devoir s’armer de beaucoup de patience, de compréhension et de magnanimité pour effacer la violence de son maitre teintée d’ironie. Passer de la haine à la volonté de le voir sourire, c’est une évolution magistrale qui nous donne à tous une belle leçon sur les sentiments qui ne sont pas toujours comme on croit les voir. Loin des chemins préétablis de l’amour, l’auteur impose son histoire avec ses rebondissements et son cheminement très particulier, qui fait naître les émotions là où on ne les attend pas forcément. Véritable chef d’œuvre, ode à l’amour mais surtout bien plus profond qu’un simple yaoi, Sakura-gari est une perle, un extra-terrestre dans l’univers de la mangaka. Un inattendu bienvenu qui nous réconcilie avec les capacités de Watase en manière de renouvellement et d’expérimentations. Sa petite série de trois volumes ne ressemble à rien d’autre, et tout est extrêmement dosé et équilibré dans la narration parfaite qu’elle met en place.

En ébauchant une famille complètement folle, Yuu Watase met en exergue les vices humains, les tabous de l’époque et les seuls moyens pour Soma de démontrer son affection dans une société qui considère l’homosexualité comme un passe temps marginal plutôt qu’une réelle possibilité de tendresse. De plus, le trait de l’auteur reste tout aussi beau voire plus qu’à ce qu’on peut lui connaitre, l’édition étant pour beaucoup dans le contraste et la netteté des traits. Si Soma se montre très efféminé et délicat, on ne retrouve les autres héros de Watase que dans son style physique et pas du tout dans son caractère alors que la mangaka a la fâcheuse habitude de réutiliser ses personnages, personnalités comprises, d’un titre à l’autre. De plus, Masataka a un trait que l’on ne connait pas dans le palmarès de Watase, et se distingue agréablement grâce à son air un peu juvénile et naïf, un petit côté poupon et pourtant assuré qui offre une dimension assez particulière. Enfin, les décors sont magnifiquement soignés avec certaines scènes à couper le souffle notamment dans le dernier tome. Une narration construire, un rythme suivi et soutenu, une fin rocambolesque mais émouvante à souhait et un graphisme splendide … Il ne reste plus qu’une édition de qualité, au prix élevé mais largement justifié devant de si beaux opus quoiqu’un peu difficiles à prendre en main. Dommage, ceci-dit, que le soin accordé ne soit pas le même que pour un tome d’Angel Sanctuary Deluxe basé pourtant sur le même principe. Les pages sont un peu trop blanches (donc transparentes car pas assez épaisses) et la traduction parfois hasardeuse à suivre vers la fin de la série, même si le texte original doit y être pour quelque chose … En tous les cas, Sakura-gari est une excellente acquisition à ne surtout pas regretter.
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Re: Sakura gari

Message non lu par Einah » 02 janv. 2011, 12:53

Je viens de lire les 3 tomes de Sakura-Gari.
Cette une oeuvre très sombre et cruelle qui décrit, peut être sur des faits réels, des actes cruels que l'on pouvait faire à cette époque. L'auteur nous plonge dans l'histoire et nous fait ressentir cette cruauté, au point que pour ma part, dans le 2ème tome, je n'arretais pas de dire "Mais quelle horreur !".
Le dernier tome apporte de la douceur, nous explique quelles brutalités ont subi chaque personnage pour en arriver là.
[spoiler]Même si Masataka s'était pris d'affection pour Soma du fait de ce qu'il a appris, il restait toujours dans le rôle de soumission. Soma ne pouvait pas le garder à ses côtés car ce n'est pas ca qu'il attendait. De plus avec tous les sévices qui lui avait fait, c'était pour lui une preuve d'amour qu'il reprenne son envol, et qu'il vive. Un bourreau qui fait preuve d'un bel acte.
Soma est le personnage le plus sombre, une victime qui devient à son tour bourreau, qui se sert de son corps pour manipuler son entourage... tout ca pour une quête d'amour ?[/spoiler]
L'auteur a bien expliqué à chaque tome ce qu'elle voulait retranscrire et c'est ce que j'ai vraiment apprécié. On ressent vraiment ce que l'auteur veut nous faire ressentir.
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Re: Sakura gari

Message non lu par NiDNiM » 02 janv. 2011, 13:41

De toute façon cette série est une œuvre d'art, tant dans le scénario que dans le dessin.

Et ça résume totalement tout ce que je pense. C'est grandiose, et Yuu Watase que je connais pourtant très bien depuis de nombreuses années a réussi à me surprendre totalement et à faire rentrer une de ses séries dans mes indéniables coups de cœur. D'ailleurs Sakura-Gari est un des mangas que j'apprécie le plus, et je ne manque pas d'en faire une large pub auprès de ceux qui ne seront pas trop choqués à la lecture (avouons tout de même que ce n'est pas à mettre dans toutes les mains ...).

C'est bien simple, à force d'en parler j'ai du mal à trouver encore des choses à dire. Ravie que tu aies aimé, Einah ! Encore une adepte de cette petite merveille ne peut que me faire extrêmement plaisir !
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Re: Sakura gari

Message non lu par Einah » 02 janv. 2011, 14:31

Le pire c'est que je ne m'attendais vraiment pas à ça. La seule chose que j'avais entendu c'était que c'était du BL.
Quelle ne fut pas ma surprise en lisant.
Comme tu dis, ceci n'est pas à mettre dans toutes les mains. Il existe dans la littérature des oeuvres parlant des mêmes sujets que dans ce manga. Mais à la différence, c'est que dans un livre tu peux sauter les paragraphes, tandis que là tu ne peux pas détourner le regard. C'est cela qui marque le plus pour moi.
Et là dessus Yuu Watase a mis tout son art en exerce.
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