Cat Street

Shojo, josei, yuri, yaoï... En d'autres termes voici la rubrique regroupant les genres de manga destinés à un public féminin!
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ShadO
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Cat Street

Message non lu par ShadO » 21 sept. 2010, 17:39

Cat street
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La fiche sur Manga-news

Vol. 1:

Yoko Kamio n'est pas vraiment un auteur inconnu par chez nous puisque c'est à elle que l'on doit le très long et très bon Hana yori dango, qui date cela dit d'il y a quelques années maintenant. Elle nous revient ici avec une série nettement plus courte mais loin d'être dénuée de qualités, comme l'on pourra rapidement le constater.

Keito Aoyama est une idole déchue. Lorsqu'elle était petite fille, ses parents lui ont fait passer diverses auditions et elle est très rapidement devenue célèbre en participant à de nombreuses publicités télévisées. Mais, quelques années plus tard, son succès s'est très subitement arrêté lorsque sa meilleure ( et seule ) amie l'abandonna et qu'elle perdit tous ses moyens au moment d'une représentation théâtrale de la plus haute importance. Désormais, elle a seize ans et vit recluse chez elle. Ne fréquentant plus d'établissement scolaire, n'ayant plus la moindre relation sociale. Et, pourtant, une rencontre inattendue pourrait bien changer son destin et lui redonner le goût de vivre. Tout cela grâce à une école bien particulière...

Dès les premières pages, on comprend que l'on n'est pas là pour rire gaiement dans un bain d'insouciance. La douleur de Keito se ressent immédiatement. Sa solitude, son désespoir. Il y a des mangakas qui se contentent de mettre des choses sur papier et d'autres qui transmettent ce quelque chose au lecteur. Clairement, Yoko Kamio appartient à la seconde catégorie. Et il n'y a pas vraiment d'explications à cela. C'est bêtement un ensemble de petites choses insignifiantes qui, misent bout à bout, vous touchent droit au cœur. C'est le talent, tout simplement.

Pour poursuivre sur le personnage de Keito, son statut d'ancienne idole sert surtout de prétexte à l'auteur pour traiter un autre sujet dramatique, que ce soit au Japon ou ailleurs: la problématique des hikikomoris. Autrement dit, des personnes qui, pour une raison ou une autre, se retrouvent à rester cloitrées chez elles sans plus avoir la moindre interaction sociale et ce, des années durant. Là où Kamio réussit à merveille, c'est dans son choix de ne pas présenter son héroine comme une simple victime. Évidemment, les incompréhensions et cruelles maladresses des enfants qui l'ont côtoyé lorsqu'elle était une star et l'insupportable indifférence de ses parents à son égard lorsqu'elle voulait se faire entendre ne sont pas sans conséquences. Ils ont façonné une petite poupée qui n'est pas en mesure de survivre dans le monde qui l'entoure. Mais en marge de tout ça, Keito se remet elle aussi en cause. Elle se rend compte de l'absurdité de son comportement, des mauvais choix qu'elle fait. Et ainsi, durant tout ce premier tome, on traverse avec elle ses différents états d'esprit. Tantôt reportant tous sur les autres, tantôt se sentant terriblement coupable.

"Je dois... vite... me cacher... dans un endroit où personne ne viendra m'envahir !"


Mais l'héroine qu'elle est n'est certainement pas le seul atout du titre. Les autres protagonistes lui tiennent la dragée haute. Pourquoi ? Parce qu'encore une fois l'auteur les utilise à bon escient. Elle n'en fait jamais trop, et parvient à nous berner à merveille quand il faut. Le meilleur exemple pour illustrer cela est très probablement Rei. En le découvrant, on s'attend à trouver dans son ombre un passé particulièrement tragique et dramatique. Et, pourtant, on se rendra compte que ce n'est pas tout à fait le cas. Les autres élèves d'El Liston ne sont pas en reste non plus et, si dans un premier temps on en vient à être amusé, honteusement, par ce freakshow peu ragoutant, on s'attache très rapidement à chacun d'entre eux et l'on en vient à se dire que les vrai humains, dans ce monde, c'est très certainement là qu'ils se trouvent.

Au niveau de l'intrigue en elle-même, Kamio pose ici les bases de son récit mais cela ne l'empêche pas de déjà faire très nettement progresser ses intervenants, en particulier Keito. Sans même sans rendre compte, au détour de quelques rencontres improbables, la voila qui a retrouvé un semblant de vie ordinaire. Enfin, je dis ça, mais est-ce qu'ordinaire est réellement un qualificatif positif ? Quoi qu'il en soit, dans un premier temps, on aura droit à plusieurs retours dans le passé afin de comprendre les raisons de la déchéance de notre héroine. Toute cette partie peut sembler un peu trop caricaturale. Mais, quelque part, dans ce monde de strass et de paillettes où tout est parfaitement artificiel et surfait, c'est juste très crédible et authentique.
Par la suite, tout ce passe dans le présent et l'auteur s'attache à présenter les différentes facettes de l'univers qu'elle a mise sur pied. Cela est fait au travers d'une narration très fluide, ne souffrant d'aucun temps mort ou baisse de régime. Puis, on se laisse doucement porter et bercer par le rythme de vie paisible qui anime l'école ouverte d'El Liston.

Et le trait très fin et personnel de Yoko Kamio contribue également à cela. Dans un premier temps très légèrement déstabilisant pour les non-initiés, il s'impose petit à petit comme une évidence. Son côté épuré permet par ailleurs de mettre en avant les attraits majeurs de la série.

En ce qui concerne l'édition, Kana fournit un travail de bonne qualité. On appréciera notamment le mini-dossier en fin de volume sur l'hikikomori. Seul petit bémol, mais cela reste une constatation personnelle et fort subjective, dommage de ne pas avoir garder les couvertures d'origine, bien plus jolies à mon goût !

Cat street commence donc très fort. Si l'auteur parvient à maintenir le cap et offrir autant de bonnes choses dans les prochains volumes, on tient là assurément la référence shojo de cette rentrée. Touchant, percutant, et terriblement juste, voila une petite perle comme on en trouve rarement.

"Et moi... j'ai ri pour la première fois depuis sept ans... baignée dans un clair de lune orange."
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ShadO
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Re: Cat Street

Message non lu par ShadO » 29 sept. 2010, 15:40

Vol. 2:

Keito semble avoir quelque peu retrouvé le goût de vivre depuis qu'elle a intégré El Liston. Et cela, en grande partie, grâce à ses trois nouveaux compagnons qui la soutiennent au jour le jour et lui permettent de se changer les idées quand il faut. Mais, dans le même temps, elle prend peu à peu conscience des sentiments qu'elle éprouve à l'égard de Taiyo. Malheureusement, ce dernier semble aimer quelqu'un d'autre. Comment va-t-elle réagir à ce nouveau coup dur qui tombe au moment où tout semblait aller pour le mieux ?

Dans ce second volume, Yoko Kamio va surtout développer les personnages qui entourent Keito. Koichi et Momoji, mais surtout Rei. Ainsi, lui et notre petite héroine se retrouvent dans des positions quelque peu inversées par rapport à ce que l'on a pu voir dans le premier opus. Rei, viré de son job de serveur, se retrouve en plein questionnement. Il prétend ne plus vouloir s'intéresser à ce qui touche au football, mais son cœur chante à qui veut l'entendre le contraire. Du coup, c'est Keito qui devra servir de rampe de lancement pour qu'il puisse à nouveau s'épanouir. Cela permet de voir Rei sous un tout autre jour. Beaucoup plus tourmenté, beaucoup plus incertain, l'image que l'on s'était faite de lui après les premiers chapitres change du tout au tout.

Si dans les premières pages de ce tome on reste un poil sceptique, ne retrouvant pas exactement l'atmosphère qui était là précédemment et qui donnait son âme au récit, on est bien vite rassuré, notamment lorsque l'histoire se recentre sur Keito et sur les sentiments qu'elle éprouve à l'égard de Taiyo. Alors qu'elle était sur son petit nuage, elle va rapidement déchanter. On a donc l'occasion de la revoir partir à la dérive, ne sachant trop que faire, déambulant, maladroite et vulnérable, dans les rues de la cité. Sa sensibilité à fleur de peau lui joue bien des tours et ne lui laisse que très peu de répit. Mais l'auteur parvient cependant à nous surprendre à nouveau et à offrir quelques retournements de situations bien amenés. Ainsi, Keito passe de la tristesse au bonheur et inversement. Si la voie du salut semble toute tracée, elle peine encore à ne pas s'écarter du chemin qui y mène.

Enfin, au delà de la réintégration de la jeune fille dans la société, un véritable fil rouge semble se dessiner tout doucement. Outre le fait que cette dernière cherche désormais à trouver une occupation et à envisager l'avenir, des personnages que l'on pensait oubliés refont surface et semblent décidés à lui mettre des bâtons dans les roues. Voila qui promet pour la suite !

Avec ce second volume, Cat street confirme tout le bien que l'on pensait de la série. Un chouilla moins marquant que le premier opus, il n'en demeure pas moins rempli de moments forts en émotion et s'attarde davantage sur les personnages secondaires qui peuplent le récit. Du grand art !
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mira
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Re: Cat Street

Message non lu par mira » 17 oct. 2010, 18:14

Et moi qui voulais attendre pour me le prendre...voila de quoi me faire vaciller un peu plus ^^
J'avais lu quelques scan et j'avais bien accroché, mais rien ne vaut une lecture dans les règles pour affiner son jugement.
Bon...je pense que la conscience de mon porte feuille va bientôt faillir XD
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mag_gally
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Re: Cat Street

Message non lu par mag_gally » 06 nov. 2010, 18:20

Ce manga est trés prometteur , en plus il y a un côté sociologique en parlant des problèmes liés à l'adolescence et aux jeunes adultes. Moi j'ai bien aimé le tome 1
Mag_gally
co-animatrice dans gaijintv
Spécialisé dans les mangas sociaux et shojo

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shun
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Re: Cat Street

Message non lu par shun » 09 nov. 2010, 01:29

avis posté a la sortie du tome 1 :

je ne connais pas du tout l'auteur n'ayant pas lu hana yori dango ( sujet + perso moche ^^ ).
j'ai vraiment pris ça pour me lire un truc et j'ai été agréablement surpris, beau dessins, sujet intéressant et persos attachants, y'a même un petit air a Paradise kiss.

tome 3 :

alors que je m'attendais a tombé dans une routine, scénario prévisible ( sans en être déjà le cas ), j'ai été agréablement surpris par ce 3 èm tome!
chaque fois que j'imaginais la suite de l'histoire, j'avais faux ! ça fait plaisir.
ex lors de la confrontation, je m'attendais vraiment a revoir la peste de retour, le classic du classic he bien non ... elle est arrivée avec un visage tout a fait différent.
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Re: Cat Street

Message non lu par ShadO » 10 nov. 2010, 22:05

Vol. 3:

Ce troisième tome marque le retour sur le devant de la scène de Nako, ex-rivale et seule amie de Keito lorsqu'elle faisait encore partie du showbiz. Comme on avait pu le constater à la fin du volume précédent, celle-ci ne semble pas animée par les meilleures intentions. D'ailleurs, elle ne tardera pas à s'arranger pour que la nouvelle élève d'El Liston se retrouve nez-à-nez avec une équipe de télévision en pleine rue !

Décidément, les chapitres se succèdent mais la qualité reste invariablement la même pour Cat Street, à savoir excellente. Pourtant, à nouveau, on commence la lecture sur un mode mineur, les premières planches n'étant ni les plus intéressantes, ni les plus réussies. Cependant, elles ont le mérite de mettre en avant le personnage de Koichi, jusque là très silencieux et peu enclin à nous parler de lui. Ce sera chose faite ici et c'est d'ailleurs plutôt bien fichu, même si tout cela ne sera qu'une rampe de lancement pour la suite du volume qui concerne principalement Keito.

Cette dernière va se rendre compte au contact de Nako que, pour définitivement tourner la page sur son passé, il lui faut remonter sur les planches une dernière fois et ainsi se libérer des chaines qui la retiennent prisonnière depuis bien trop longtemps. Ici, l'auteur joue encore une fois très bien le coup, ne cherchant pas la facilité et réussissant à merveille ce qu'elle entreprend. Alors que l'on pense dans un premier temps que tout cela va en un peu vite, que Kamio est en bonne voie pour se louper royalement, on se rend compte par la suite que ce n'est pas du tout le cas. L'héroine de la série fait un grand bon en avant, et le fait de manière crédible et touchante, à l'image de ce qui nous a été proposé jusqu'ici. En outre, elle se permet même de donner des leçons, maintenant. Preuve irréfutable de son changement intérieur s'il en est.

Néanmoins, quelques petits regrets viennent entacher la lecture, mais rien de bien méchant cependant. Premièrement, il est quelque peu regrettable de voir Nako perdre son côté impitoyable et féroce propre à la concurrence qui règne dans le milieu du cinéma et du spectacle. Du coup, elle nous apparait comme nettement plus mièvre qu'auparavant. Ensuite, il est également dommage que Yoko Kamio ne prenne pas le temps de s'attarder un peu plus sur la relation qu'entretient Keito avec sa famille, notamment compte tenu des derniers évènements qui ont bouleversé le quotidien de la jeune fille. Mais peut-être se réserve-t-elle pour plus tard ? C'est en tout cas à espérer.

Quoi qu'il en soit, Cat Street continue de séduire. L'histoire semble être résolue à ne pas tirer en longueur et à continuer d'offrir quelque chose de poignant et de sincère. Cela marche en tout cas toujours aussi bien et la fin de ce tome annonce un nouveau départ pour Keito, le départ de sa deuxième et véritable vie !

"Je n'ai plus besoin du passé. Adieu Sanny. Adieu à celle que j'étais..."
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Einah
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Re: Cat Street

Message non lu par Einah » 28 nov. 2010, 11:55

je viens de lire le tome 1. J'ai bien aimé les graphismes et l'histoire. Dès le départ, on voit que l'auteur pose bien chaque personnage. Mais pour le moment, je n'ai pas été transportée par ce que peut ressentir les personnages.
A voir pour le tome 2 comment ca se passe et si j'arrive à plus m'inprégner de l'oeuvre.
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ShadO
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Re: Cat Street

Message non lu par ShadO » 14 janv. 2011, 00:04

Vol. 4

Le clip dans lequel a tourné Keito est un succès et voila que tout le monde se met à parler d'elle. D'abord sur son petit nuage, la jeune fille va toutefois rapidement déchanter à mesure que des fans un peu trop envahissants s'intéressent à sa petite personne jusque là bien éloignée de la cohue générale. Et c'est l'ensemble de ses compagnons qui en subit les conséquences. La tension monte, ils s'encastrent dans une crispation propice aux pensées douloureuses et inquiètes. Mais, bientôt, un autre problème apparait ! Une rumeur circule, en effet, comme quoi El Liston serait amenée à disparaitre sous peu et son directeur n'y serait pas étranger...

Dès le début du tome, de nouveaux problèmes apparaissent donc pour notre héroïne qui va tenter de gérer tant bien que mal la situation. On sent que, lorsqu'elle est acculée, Keito a encore du mal à reprendre le dessus. C'est somme toute logique étant donné son passé et, une fois encore, c'est dessiné avec délicatesse, tendresse, beauté et amusement. Fort en émotions mais jamais en sur-régime, telle semble être la devise de la série. Mais la problématique de ces nouveaux adorateurs permet également de développer un autre sujet : Keito est-elle encore considérée comme une personne ou juste comme un objet aux yeux de tous ces gens ?

Cependant, cette réflexion sera rapidement effacée par l'annonce de la soi-disant fin prochaine de l'établissement que fréquente nos héros. Derrière cela se cachent, en réalité, de cinglantes révélations quant au directeur d'El Liston qui était jusque là resté extrêmement discret. Des révélations tragiques qui, étonnamment, ne touchent pas pour autant le lecteur comme elles le devraient. La faute à une narration qui se montre particulièrement brouillonne dans les instants décisifs. C'est haché et trop rapide. Tout nous est balancé à la figure en l'espace de 2-3 pages alors que cette partie aurait mérité d'être traitée avec largement plus de profondeur. Mais peut-être y reviendra-t-on par la suite ? Il faut l'espérer. Quoi qu'il en soit, on pourra se consoler en se disant que ces explications expéditives sont en quelque sorte à l'image du personnage concerné, à savoir enclines à s'éclipser très rapidement.

Ensuite, la deuxième partie du volume reviendra à ce que l'on connaissait déjà : une Keito qui se retrouve tantôt en compagnie d'un de ses amis, tantôt en compagnie d'un autre. Que ce soit Momoji, Koichi, ou Rei, chacun aura droit à son temps de parole. Et c'est aussi l'occasion de découvrir de nouvelles facettes de la personnalité de chacun, en tout cas dans le chef des garçons de la bande. Entre un Rei particulièrement sincère tout en dévoilant ses objectifs futurs et un Koichi qui a bien du mal à se maitriser lorsque l'on aborde le sujet de la famille, il y a de quoi faire. En outre, Yoko Kamio introduit, par le biais du génie en informatique, un nouveau personnage qui n'est autre que sa soeur par alliance et qui est son exact opposé ! Voila un nouveau caractère qui permet de mettre en avant la renaissance de Keito et qui apporte également une dose d'humour bienvenue.

Finalement, et c'est un petit peu dommage, on ne peut s'empêcher de terminer la lecture de ce quatrième volume avec un arrière gout de frustration bien désagréable suite à l'épisode dévoilant le passé du directeur d'El Liston. C'était, quelque part, la genèse de toute l'histoire qui nous y était contée. Sans cela, pas d'école libre ni de sourire sur le visage de Keito. Par contre, pour le reste, il n'y a pas grand chose à redire. L'auteur maitrise toujours aussi bien son sujet et fait ce qu'il faut pour éviter que toute lassitude ne s'installe dans son récit.


Tiens, au passage, bien joué Kana pour la mega référence vers la fin du tome à la Rose de Versailles qui sort juste en même temps ! :roll:
Modifié en dernier par ShadO le 14 janv. 2011, 06:54, modifié 1 fois.
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Sorrow
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Re: Cat Street

Message non lu par Sorrow » 14 janv. 2011, 01:09

ShadO a écrit :Tiens, au passage, bien joué Kana pour la mega référence vers la fin du tome à la Rose de Versailles qui sort juste en même temps ! :roll:
Pourquoi ces yeux au ciel ? (trompé de smiley ?) J'ai justement trouvé la coïncidence excellente pour ma part (je doute que ce soit voulu). :) Ou alors, vraiment bravo à Kana pour arriver à promouvoir un de ses titres à l'aide d'un autre.^^

Concernant le passé du directeur d'El Liston, je trouve qu'on en sait assez, et qu'il était inutile de s'allonger sur le sujet. On comprend d'où vient sa fortune, son envie de créer une école libre, et pourquoi il invite des jeunes désoeuvrés à venir dans son établissement, on peut en rester là. Ne pas s'éterniser sur ce "problème" permet justement à la série de ne pas s'alourdir d'un pathos malvenu et pesant, obstacle que la série a brillamment évité jusque là. Ok, on a l'impression de passer un peu du coq à l'âne, et on sent que ce chapitre était là juste pour justifier l'existence de l'école pour les esprits les plus pointilleux et rationnels. Mais franchement, c'est loin de représenter le noeud de l'histoire. Donc ce n'est pas vraiment gênant. Même si effectivement, le tout aurait un peu gagné à être un peu moins survolé.
ShadO a écrit :En outre, Yoko Kamio introduit, par le biais du génie en informatique, un nouveau personnage qui n'est autre que sa demi-sœur et qui est son exact opposé !
Vu qu'ils n'ont aucun lien de sang, je ne pense pas que le terme "demi-soeur" puisse convenir. Le manga dit bien "soeur par alliance", et je pense qu'il s'agit du terme le plus approprié, même au niveau juridique (je n'ai pas fait de recherche néanmoins). La peine de Koichi est d'autant plus triste, puisque à priori, rien ne l'empêchait de voir Midori comme quelqu'un n'appartenant pas à sa famille, évitant l'écueil de l'inceste (sujet pas jojo) et tout le pathos derrière.
J'ai beaucoup aimé tout ce passage, où on prend peu à peu conscience des sentiments de Koichi pour Midori, jusqu'à pleinement réalisé pourquoi il a quitté le domicile familial et la peine qui le ronge. Ca m'a même un peu fait oublier que Rei a commencé à dévoiler ses sentiments à Keito, et qu'on aura le fin mot de l'histoire dans le volume suivant, très probablement.

Bref, une série que je prends toujours autant de plaisir à lire, le genre de séries courtes à l'histoire bien développée et aux personnages intéressants, et qui vous laissent une très bonne impression longtemps après la fin de sa parution, j'en suis sûr. Et j'en profite aussi pour souligner l'excellente traduction, qui est une denrée suffisamment rare chez Kana que pour être soulignée. Elodie Lepelletier, je retiens ce nom.

Nb : au passage, des petits cons commencent à spoiler dans les commentaires des volumes, super... Une mentalité que je ne comprends vraiment pas.
"Les bons livres sont une ancre pour ton bateau dans le port de la vie. Même si une grande vague arrive, ton bateau ne sera pas emporté. Tu pourras mettre les voiles quand tu auras accumulé suffisamment de forces et de connaissances."
"Et moi aussi j'ai un rêve stupide qui me tient à coeur. Il est temps de me bouger pour le réaliser."
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Re: Cat Street

Message non lu par ShadO » 14 janv. 2011, 06:57

En effet Sorrow, maintenant que tu le dis le terme soeur par alliance convient sans doute mieux. Je modifie ça, merci ! :)

Et je confirme pour les commentaires, j'ai eu la mauvaise idée d'aller les lire et je me suis fait spoiler une bonne partie du truc :(

Par rapport au directeur, en soit ça ne me dérangeait pas de ne rien savoir de lui ou de la création de l'école. Mais, à partir du moment où elle choisit d'en parler, je trouve que Kamio aurait pu faire un peu mieux.
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