Lovely Love Lie

Shojo, josei, yuri, yaoï... En d'autres termes voici la rubrique regroupant les genres de manga destinés à un public féminin!
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par lovehina68 » 16 janv. 2012, 21:34

C'est cool Sanashiya, on a le même avis sur cette série! Ça me rassure de lire tes remarques, car je me disais parfois que c'était peut-être moi qui divaguais! Mais non, on ne reconnais plus Kotomoi Aoki à 100%, et c'est une très bonne chose! Et oui, tu as raison, on dévore les tomes, la fin arrive bien trop vite!

En revanche, je ne sais pas ce que tu penses de la fin du cinquième volume? Le "Je trouverai bien un moyen de ...", avec la tête méchante... Ouais ouais ouais, bof ! Non??! Mais bon, on n'en tient pas rigueur, vu le reste du tome!

Ah! Pour ce qui est du personnage de Mari, réjouis-toi! Imagine elle aurait été le personnage principal! :o
Et puis il fallait bien une autre chanteuse pour mettre les doutes! Et c'est un shojo aussi, alors on a toujours besoin d'une pleurnicharde :)
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par lovehina68 » 21 mai 2012, 20:26

Tome 6:

« Après ses baisers…Il se donne un air faussement dégagé. Et j’aime ça aussi… »


Yû, Sô et Riko entrent bel et bien dans le monde de la musique. Takagi tente de faire d’eux des stars en les propulsant un maximum hors de leur univers si banal : Riko apparaît déjà sur les publicités de Pepsi et, avec ses deux amis, est déjà une fille différente des autres dans son établissement scolaire. Aucun concert n’a déjà eu lieu, aucun disque n’est en vente, et même, aucune musique n’est encore prête. Mais Takagi promet au public un groupe exceptionnel, et pousse ainsi les trois amis à donner le meilleur d’eux-mêmes. Aki est bien évidemment contre cette prise de risque, qui peut, si le public est déçu, couler le groupe aussi vite qu’il a vu le jour.
Le nom de scène du trio est choisi sur un coin de table, à la volée, Sô, à cause de stéréotypes, fait finalement meilleure figure à la batterie qu’à la guitare, et Yû, lui, doute de plus en plus de la crédibilité du groupe. Mush & Co. est un tout nouveau nom qui se fait connaître en un temps record, mais qui dévoile, une fois de plus, les côtés sombres du show business.


Dans ce sixième volume, Riko semble prendre conscience de l’enjeu qui s’offre à elle. Elle ne prend pas les choses à la légère et semble s’efforcer de fermer les yeux sur certains éléments qui ne laissent en aucun cas Yû indifférent. La jeune fille est le noyau du groupe, c’est peut-être la raison pour laquelle elle prend son rôle très au sérieux. Ses promesses ne sont pas des paroles en l’air, et malgré l’amour qu’elle ressent envers Aki, elle ne trahira pas les attentes qu’une autre personne aurait envers elle. Ici, Riko gagne en assurance. Takagi la met rudement à l’épreuve, comme un professeur qui ridiculise son élève devant toute la classe. Sauf que pour Riko, la dimension est tout autre : en face d’elle, ce n’est pas un professeur qui lui demande l’impossible, mais un homme d’expérience, sans pitié, influent dans le monde de la musique et qui a les moyens de faire d’elle une star. L’héroïne est prise au piège, et se doit de saisir cette chance, qui sans doute, ne se représentera pas une fois de plus dans son existence.

Kotomi Aoki réussit ce sixième volume de Lovely Love Lie. Elle creuse le fossé entre l’héroïne et ses deux amis d’enfance, qui semblent ne pas avoir la même destinée. Les rêves de certains sont presque brisés, ou plutôt, bafoués, tandis que d’autres prennent cette expérience comme un défi à relever, qu’il faut à tout prix honorer dans la plus grande honnêteté et en donnant le meilleur de soi-même.
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par lovehina68 » 05 juin 2012, 06:59

Tome 6:

« Après ses baisers…Il se donne un air faussement dégagé. Et j’aime ça aussi… »

Yû, Sô et Riko entrent bel et bien dans le monde de la musique. Takagi tente de faire d’eux des stars en les propulsant un maximum hors de leur univers si banal : Riko apparaît déjà sur les publicités de Pepsi et, avec ses deux amis, est déjà une fille différente des autres dans son établissement scolaire. Aucun concert n’a déjà eu lieu, aucun disque n’est en vente, et même, aucune musique n’est encore prête. Mais Takagi promet au public un groupe exceptionnel, et pousse ainsi les trois amis à donner le meilleur d’eux-mêmes. Aki est bien évidemment contre cette prise de risque, qui peut, si le public est déçu, couler le groupe aussi vite qu’il a vu le jour.
Le nom de scène du trio est choisi sur un coin de table, à la volée, Sô, à cause de stéréotypes, fait finalement meilleure figure à la batterie qu’à la guitare, et Yû, lui, doute de plus en plus de la crédibilité du groupe. Mush & Co. est un tout nouveau nom qui se fait connaître en un temps record, mais qui dévoile, une fois de plus, les côtés sombres du show business.


Dans ce sixième volume, Riko semble prendre conscience de l’enjeu qui s’offre à elle. Elle ne prend pas les choses à la légère et semble s’efforcer de fermer les yeux sur certains éléments qui ne laissent en aucun cas Yû indifférent. La jeune fille est le noyau du groupe, c’est peut-être la raison pour laquelle elle prend son rôle très au sérieux. Ses promesses ne sont pas des paroles en l’air, et malgré l’amour qu’elle ressent envers Aki, elle ne trahira pas les attentes qu’une autre personne aurait envers elle. Ici, Riko gagne en assurance. Takagi la met rudement à l’épreuve, comme un professeur qui ridiculise son élève devant toute la classe. Sauf que pour Riko, la dimension est tout autre : en face d’elle, ce n’est pas un professeur qui lui demande l’impossible, mais un homme d’expérience, sans pitié, influent dans le monde de la musique et qui a les moyens de faire d’elle une star. L’héroïne est prise au piège, et se doit de saisir cette chance, qui sans doute, ne se représentera pas une fois de plus dans son existence.

Kotomi Aoki réussit ce sixième volume de Lovely Love Lie. Elle creuse le fossé entre l’héroïne et ses deux amis d’enfance, qui semblent ne pas avoir la même destinée. Les rêves de certains sont presque brisés, ou plutôt, bafoués, tandis que d’autres prennent cette expérience comme un défi à relever, qu’il faut à tout prix honorer dans la plus grande honnêteté et en donnant le meilleur de soi-même.
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par lovehina68 » 07 juin 2012, 18:30

Tome 7 :
« Avec la célébrité tu vas gagner beaucoup de choses. Mais… Tu vas aussi perdre certains petits plaisirs de la vie… »

Mush & Co. est bel et bien lancé : le premier single du groupe est déjà sur les ondes, et permet à Riko de se faire connaître. Petit à petit, le quotidien de Riko et Sô commence à changer. Sô, lui qui n’a pas beaucoup d’assurance à cause de son physique, compte désormais sur la popularité du groupe pour montrer une autre image de lui. Il n’a plus envie d’être dans l’ombre des beaux garçons que toutes les filles convoitent. Lui aussi veut plaire, et se donner enfin une chance de vivre des histoires d’amour. La première lettre d’une admiratrice ne tarde pas à trouver refuge dans son casier !
Pendant ce temps, les histoires de cœur continuent à compliquer le quotidien de Riko, et de bien d’autres aussi. Kotomi Aoki consacre ce septième volume aux sentiments de chacun. Mari est très peu présente, mais subsiste au travers de Takagi, et Nagahama, la manager de Mush & Co., ne cesse de nous étonner. La mangaka insiste beaucoup sur le personnage d’Aki, dont il faut avouer que la situation tient de l’impossible. Lui, bien plus âgé de Riko, et qui était profondément amoureux de la célèbre Mari, est tourmenté à cause des innombrables refus que la jeune idole ose affirmer à son encontre. Le plus gros affront qu’elle ose lui faire concerne les chansons qu’il a écrites pour elle : Aki est soucieux, triste, et se comporte de la meilleure façon qu’il peut pour parvenir à être le numéro un dans le monde de Riko. Malgré l’impossible de cette situation, car le fossé est grand entre ces deux personnages, de part leur vécu par exemple, ce ne sont peut-être pas les efforts d’Aki qui retiennent toute notre attention, mais le caractère fort et affirmé de la jeune fille. Malgré ses allures, et aussi parfois, son comportement de gamine, Riko prend conscience de l’enjeu qui s’offre à elle, mais bien trop peu. Elle risque de se bruler les ailes bien vite, car en devenant célèbre, elle ne se fera manifestement pas que des amis.
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par lovehina68 » 19 sept. 2012, 20:16

Tome 6 :
« Après ses baisers…Il se donne un air faussement dégagé. Et j’aime ça aussi… »

Yû, Sô et Riko entrent bel et bien dans le monde de la musique. Takagi tente de faire d’eux des stars en les propulsant un maximum hors de leur univers si banal : Riko apparaît déjà sur les publicités de Pepsi et, avec ses deux amis, est déjà une fille différente des autres dans son établissement scolaire. Aucun concert n’a déjà eu lieu, aucun disque n’est en vente, et même, aucune musique n’est encore prête. Mais Takagi promet au public un groupe exceptionnel, et pousse ainsi les trois amis à donner le meilleur d’eux-mêmes. Aki est bien évidemment contre cette prise de risque, qui peut, si le public est déçu, couler le groupe aussi vite qu’il a vu le jour.
Le nom de scène du trio est choisi sur un coin de table, à la volée, Sô, à cause de stéréotypes, fait finalement meilleure figure à la batterie qu’à la guitare, et Yû, lui, doute de plus en plus de la crédibilité du groupe. Mush & Co. est un tout nouveau nom qui se fait connaître en un temps record, mais qui dévoile, une fois de plus, les côtés sombres du show business.


Dans ce sixième volume, Riko semble prendre conscience de l’enjeu qui s’offre à elle. Elle ne prend pas les choses à la légère et semble s’efforcer de fermer les yeux sur certains éléments qui ne laissent en aucun cas Yû indifférent. La jeune fille est le noyau du groupe, c’est peut-être la raison pour laquelle elle prend son rôle très au sérieux. Ses promesses ne sont pas des paroles en l’air, et malgré l’amour qu’elle ressent envers Aki, elle ne trahira pas les attentes qu’une autre personne aurait envers elle. Ici, Riko gagne en assurance. Takagi la met rudement à l’épreuve, comme un professeur qui ridiculise son élève devant toute la classe. Sauf que pour Riko, la dimension est tout autre : en face d’elle, ce n’est pas un professeur qui lui demande l’impossible, mais un homme d’expérience, sans pitié, influent dans le monde de la musique et qui a les moyens de faire d’elle une star. L’héroïne est prise au piège, et se doit de saisir cette chance, qui sans doute, ne se représentera pas une fois de plus dans son existence.
Kotomi Aoki réussit ce sixième volume de Lovely Love Lie. Elle creuse le fossé entre l’héroïne et ses deux amis d’enfance, qui semblent ne pas avoir la même destinée. Les rêves de certains sont presque brisés, ou plutôt, bafoués, tandis que d’autres prennent cette expérience comme un défi à relever, qu’il faut à tout prix honorer dans la plus grande honnêteté et en donnant le meilleur de soi-même.
Modifié en dernier par lovehina68 le 19 sept. 2012, 20:18, modifié 1 fois.
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par lovehina68 » 19 sept. 2012, 20:17

Tome 7 :


Mush & Co. est bel et bien lancé : le premier single du groupe est déjà sur les ondes, et permet à Riko de se faire connaître. Petit à petit, le quotidien de Riko et Sô commence à changer. Sô, lui qui n’a pas beaucoup d’assurance à cause de son physique, compte désormais sur la popularité du groupe pour montrer une autre image de lui. Il n’a plus envie d’être dans l’ombre des beaux garçons que toutes les filles convoitent. Lui aussi veut plaire, et se donner enfin une chance de vivre des histoires d’amour. La première lettre d’une admiratrice ne tarde pas à trouver refuge dans son casier !
Pendant ce temps, les histoires de cœur continuent à compliquer le quotidien de Riko, et de bien d’autres aussi. Kotomi Aoki consacre ce septième volume aux sentiments de chacun. Mari est très peu présente, mais subsiste au travers de Takagi, et Nagahama, la manager de Mush & Co., ne cesse de nous étonner. La mangaka insiste beaucoup sur le personnage d’Aki, dont il faut avouer que la situation tient de l’impossible. Lui, bien plus âgé de Riko, et qui était profondément amoureux de la célèbre Mari, est tourmenté à cause des innombrables refus que la jeune idole ose affirmer à son encontre. Le plus gros affront qu’elle ose lui faire concerne les chansons qu’il a écrites pour elle : Aki est soucieux, triste, et se comporte de la meilleure façon qu’il peut pour parvenir à être le numéro un dans le monde de Riko. Malgré l’impossible de cette situation, car le fossé est grand entre ces deux personnages, de part leur vécu par exemple, ce ne sont peut-être pas les efforts d’Aki qui retiennent toute notre attention, mais le caractère fort et affirmé de la jeune fille. Malgré ses allures, et aussi parfois, son comportement de gamine, Riko prend conscience de l’enjeu qui s’offre à elle, mais bien trop peu. Elle risque de se bruler les ailes bien vite, car en devenant célèbre, elle ne se fera manifestement pas que des amis.
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par Koiwai » 19 déc. 2013, 00:35

Tome 8 :

Mari n'est plus dans le coup. psychologiquement instable, la jeune femme ne fait plus partie des priorités de Takagi. Pourtant, celui-ci demande à Aki de composer une nouvelle chanson pour elle. Aki acceptera-t-il ? Et au bout du compte, quelle sera la réaction de Riko quand elle apprendra la nouvelle ?

Entre la demande de Takagi et la réaction de Riko, il s'écoule tout le volume. Le début du tome permet de voir une nouvelle fois la façon de penser de Takagi, qui, du haut de son statut où il doit penser au succès avant tout, ne fait guère plus qu'utiliser Mari pour faire décolle Mush & Co. Et pour cela, il a encore besoin des talents de compositeurs d'Aki. Le tout nous offre alors une vision du monde de la musique japonaise légèrement critique, comme toujours dans la série.

Entre ce bouleversement et la réaction de Riko en toute fin de tome, il s'écoule d'autres choses : les interrogations sur la fan très sombre de Sôta accentuent, ce dernier a encore droit à quelques moments les mettant en avant, au bout du compte cet intérêt pour Sôta pousse Yû à s'interroger un peu plus, une mini rivalité entre Yû et Aki apporte un peu d'humour mais sait revenir dans le sérieux, Aki doit également faire face à sa jalousie vis-à-vis de Shinya qui occupe une position privilégiée auprès de Riko...
Ici, Kotomi Aoki prend surtout le temps de peaufiner un peu plus ses personnages, ce qui est clairement un bon point, mais dommage que tout reste si lisse. Pour l'instant on n'apprend rien de plus sur Terada, une facette du passé de Yû, Sôta et Riko est vite expédiée, les rivalités restent un peu en retrait... La mangaka donne l'impression de s'éparpiller autour de trop d'axes à ,la fois, et de ne finalement pas faire considérablement avancer les choses. Il en ressort une petite impression de longueur, de manque d'avancées concrètes, mais le tome, rien qu'en affichant une volonté d'approfondir les relations entre les personnages, n'en reste pas moins intéressant pou autant. Et puis, il y a toujours quelques réflexions intéressantes sur le statut de nouvelles stars de nos héros, puisqu'ils sont fort logiquement amenés à se poser des questions sur la sincérité ou non des camarades de classe qui les approchent depuis qu'ils sont devenus des vedettes en puissance.

Un volume mineur mais pourtant essentiel par certains aspects, il aurait juste fallu un approfondissement plus conséquent de certaines choses pour effacer la petite impression de longueur. Dans tous les cas, l'envie de connaître la suite est là, car les interrogations se bousculent autour de ce que donnera le passage à Live Station, ou encore autour de la sournoise amie de Sôta.

Côté édition, ça reste globalement bon, malgré quelques coquilles (Tottoro au lieu de Totoro, outch).
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par Koiwai » 19 déc. 2013, 16:17

Tome 9 :

Face à Mari, Riko se dévoile un peu plus, lui apprend ce qu'elle et Crude Play représentent pour elle, lui raconte un peu son enfance, et lui avoue ce qu'elle aimerait réellement faire avec les compositions d'Aki... ce que Shinya entend.
Dans ce début de tome, on découvre un petite partie de l'enfance de notre héroïne, de la naissance de son goût pour la musique, tandis que les mots qui arrivent aux oreilles de Shinya permettent ensuite une mise en avant de sentiments plus complexes qu'on ne le pensait chez le beau blond... Si, depuis ses débuts, Lovely Love Lie a eu pour grande richesse de savoir nuancer constamment ses personnages, en les rendant tour à tour attachants, énervants, touchants, antipathiques... Dans ce tome, Shinya en est une nouvelle preuve, ses petits complexes vis-à-vis d'Aki rendant toujours plus intéressantes les relations entre les protagonistes, loin d'être statiques. En fin de tome, ce sont d'ailleurs Mari et Aki qui offrent à nouveau de jolis moments d'évolution psychologique, la première regagnant le sourire dès lors qu'Aki décide de compose rune chanson pour elle, tandis que le deuxième, à cause de ses récents agissements, perd en confiance et a peur de voir arriver une séparation avec Riko...

Pour le reste, le volume met en route le lancement professionnel de Mush & Co, mais tout risque très vite de déraper, car tandis que Takagi leur fait une demande choquante pour leur premier concert, dans l'ombre la soi-disant fan de Sôta continue d'agir sournoisement en tentant de griller la carrière du groupe avant même son lancement... Plutôt bien huilés, ces rebondissements mettent à nouveau en exergue les limites et travers du monde de la musique : aléas du public partagé entre fans et jaloux, toute puissance d'un Takagi qui impose ses choix en privilégiant le succès sur l'âme d'artiste... Pour autant, Takagi n'est pas stéréotypé, il possède lui aussi ses points positifs, et le montre encore en fin de tome notamment. Les personnages de Lovely Love Lie, ni tout noirs ni tout blancs et jamais statiques, font décidément tout le sel de cette série, et donnent sans conteste envie de connaître la suite.
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par Koiwai » 28 déc. 2013, 22:34

Tome 10 :

A force de s'interroger intérieurement, Aki en est arrivé à douter de lui par certains aspects, et a peur de voir Riko s'éloigner définitivement de lui. Aussi, quand l'heure est venue de retrouver sa petite amie, le jeune homme s'est persuadé qu'elle s'apprête à le larguer, et lui en fait part... De ce point départ, Kotomi Aoki nous offre un long focus sur les tourments sentimentaux des deux amoureux, tourments que l'on cerne parfaitement et qui nous prennent aux tripes tant la mangaka jauge tout d'excellente manière. Les visages et les cadrages laissent deviner tout le ressenti des deux personnages sans qu'il y ait besoin d'en faire trop, mais ce sont surtout les dialogues qui marquent. Ceux-ci sont finement ciselés, suivent très bien la logique des doutes d'Aki, puis se répercutent sur Riko quand c'est à son tour de s'interroger. Au bout du compte, on est comme captivé par cette remise au point sentimentale très bien huilée, où l'on comprend parfaitement les problèmes de communication qu'ont ces deux jeunes gens qui s'aiment pourtant sincèrement, au-delà de leurs maladresses. Sans compter que leur carrière musicale respective risque de rendre toujours plus difficile leur relation. Ce rapport houleux entre vie de star et vie privée, Kotomi Aoki l'explicite à nouveau d'excellente manière, notamment en évoquant clairement le fait qu'en devenant star, Riko devient autant un produit de consommation que ses chansons et n'appartient plus totalement à son copain... Tous deux seront-ils assez forts pour surpasser tout ça ?

S'ils le souhaitent tous deux, rien n'est moins sûr, car les épreuves commencent à s'enchaîner à rythme fou autour d'eux. Aki doit subir les remarques très fortes de Shinya ainsi que les caprices d'une Mari toujours un peu instable. De son côté, Yû reste incapable de profiter des instants où il est seul avec Riko. Quant à Sô, il commence à s'interroger au sujet de sa fan Terada, dont les agissements paraissent de plus en plus osés, voire extrêmes... avant qu'on n'en apprenne enfin plus sur les raisons d'agir ainsi de la jeune fille, raisons qui s'ancrent dans son enfance et expliquent mieux ce que représente Shinya pour elle, la nuançant ainsi un peu plus. Quant aux trois membres de Mush & Co dans leur ensemble, ils connaissent déjà des épreuves difficiles dès leur lancement, avec un premier jour de vente de leur disque moins bon que ce qu'espérait Takagi... Alors qu'arrive enfin l'émission Music Stage en fin de tome, certaines personnes, dont un nouveau personnage issu d'un autre groupe très réputé, enterrent déjà Mush & Co. Si jusque là les choses semblaient souvent un peu trop faciles pour Riko, Sô et Yû dans les prémisses de leur carrière musicale, on est heureux de les voir enfin face à des premières grosses épreuves rappelant très bien que le monde du show business est impitoyable. Terada, le nouveau personnage ou même Mari sont autant de menaces que la mangaka a pris le temps d'instaurer et qui commencent à se rejoindre, ce qui promet un prochain volume explosif !
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Re: Lovely Love Lie

Message non lu par Koiwai » 06 janv. 2014, 19:17

Tome 11 :

Avant même son premier passage à la télévision au Music Stage, Mush & Co doit subir les critiques. Le disque ne s'est pas vendu autant que prévu le premier jour, Mari nargue Riko, la fausse amie de Sô fait la mauvaise langue sur le net, et Shibaken ne donne pas cher de l'avenir du groupe. Pour Riko, Yû et Sô, la prestation au Music Stage sera un instant décisif, mais Riko ne se fait pas à l'idée de devoir chanter en playback...

Avec les menaces que sont Mari ou l'hypocrite amie de Sô, Mush & Co est sous le joug de nombreuses difficultés qui ne demandent qu'à s'abattre, à tout moment. On s'attend à voir le groupe rebondir sur ces problèmes lors de l'émission Music Stage, mais ce que nous offre Kotomi Aoki est encore mieux que ça, car c'est avec ses armes les plus sincères que Riko fera face aux problèmes : son caractère, son plaisir de chanter, et sa voix en or !
Si pour l'heure la mangaka désamorce assez facilement les problèmes, c'est pour mettre en avant mieux que jamais le talent pur de son héroïne, qui, sous sa spontanéité qui confine parfois à l'idiotie, cache surtout un sacré caractère et une réelle joie dans le chant. L'auteure n'a jamais aussi bien mis en valeur ce qui fait le charme de son héroïne, d'autant qu'elle est encore sublimée par son entourage, que ce soit Sô dont on découvre un peu plus l'enfance aux côtés de Mush, Takagi qui fait preuve d'une prise de risque démontrant parfaitement la confiance qu'il accorde à sa nouvelle protégée, ou même la manager Nagahama qui apprend enfin, elle aussi, à prendre des initiatives. Ces différents éléments arrivent au meilleur moment et sont tous tournés vers une héroïne qui ne manque décidément pas de piquant ! D'autant que la mise en scène et les angles de vue pendant la prestation de Mush & Co mettent très bien en valeur Riko et le bonheur qu'elle dégage quand elle chante.

Mais quand un talent se révèle, un autre sombre. Après Mush & Co, c'est au tour de Mari d'effectuer enfin son grand retour pour une prestation en direct, et pour elle, rien ne se passera comme prévu. S'enfonçant dans sa rivalité à sens unique avec Riko et se montrant toujours aussi hautaine, elle dévoile pourtant toute une facette de son enfance et de son adolescence, qui vient expliquer pourquoi elle est ainsi. Ce retour sur Mari, dans le fond, est assez rapide et classique, mais il arrive au meilleur moment, juste après la performance de Riko, quand l'intensité est encore à son comble, si bien qu'on est captivé par cette femme qui dévoile enfin totalement ses faiblesses psychologiques et sa rage désespérée, au point que, derrière son caractère instable, autodestructeur et si souvent détestable, elle devient enfin assez touchante et plus compréhensible dans sa haine profonde pour Riko et dans son désespoir de voir Aki ou même Takagi s'éloigner d'elle. En filigranes, on reste également happé par la critique du côté impitoyable du show business, capable de détruire soudainement les stars vieillissantes, sur le déclin et qui ne sont plus dans le coup.

Pierre angulaire de la série, d'une intensité à couper le souffle, ce volume met parfaitement en avant ses personnages, qu'il s'agisse de son héroïne, des protagonistes secondaires, ou d'une Mari qui se voit nuancée au meilleur moment. Un grand moment de lecture, brillamment orchestré par Kotomi Aoki.

En fin de volume, vous découvrirez deux histoires courtes. La première, reprenant les personnages de la série dans le cadre d'une campagne publicitaire, met notamment en avant, avec une certaine malice, la relation entre Shun et Nagahama. Quant au deuxième, il offre le temps de quelques pages et avec une pointe de fan-service un très court flashbask sur Aki à l'époque où il était au lycée, et sur son lien avec Shun.
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