Le garçon d'à côté

Shojo, josei, yuri, yaoï... En d'autres termes voici la rubrique regroupant les genres de manga destinés à un public féminin!
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Koiwai
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Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 02 avr. 2014, 01:08

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La fiche sur le site


Tome 1 :

Forte de sa popularité au Japon et de son adaptation animée réussie (à paraître en France chez Black Box), le manga Tonari no Kaibutsu-kun de Robico débarque enfin en France, non sans avoir fait grincer quelques dents chez certains fans, la faute à une couverture à la typographie un peu austère et à son nom français devenu Le Garçon d'à côté. Et si cela n'est qu'un problème minime qui n'entache aucunement le plaisir de lecture, il faut avouer que le titre japonais, qui signifie littéralement "Mon voisin le monstre", offre une meilleure idée de ce qui nus attends dans ce shôjo bouclé en 13 tomes. Car en guise de duo de personnages principaux, on a deux adolescents qui, tout compte fait, on tous les deux quelque chose d'assez monstrueux.

En premier lieu, il y a Shizuku Mizutani, la tête de classe, qui n'a toujours vécu que pour étudier, au point de ne pas avoir d'amis et d'être toujours apparue comme une sans coeur... ce qui lui va très bien, puisque de toute façon, seule sa personne l'intéresse, et qu'elle envoie valser sans vergogne quiconque lui demande un service. Ce prototype de la fille froide va pourtant voir son quotidien chamboulé quand elle va être chargée d'apporter des polycopies de cours à Haru Yoshida, son voisin de classe qu'elle n'a toujours pas vu puisqu'il s'est fait virer dès le premier jour suite à une baston, et qu'il n'a toujours pas remis les pieds au lycée. Et ce Yoshida est un garçon pour le moins... étrange. Complètement déconnecté de la réalité, il ne trouve rien de mieux que de jeter par la fenêtre en découvrant Shizuku chez lui, avant de l'agripper en sortant d'un buisson et de déclarer unilatéralement qu'elle est son amie. Rien que ça.

Ainsi Shizuku doit-elle désormais se faire à la présence de ce garçon qui la colle partout. Mais sans qu'elle s'en rende compte, notre héroïne est de plus en plus intriguée par Yoshida, un bonhomme définitivement à l'ouest. Fort à la baston et mettant des mandales un peu n'importe quand, n'ayant aucune connaissance des conventions comme la façon de s'asseoir en cours ou la proximité signifiée par les noms et prénoms, déclarant un peu quand il veut et tout haut ce qu'il a en tête sans arrière-pensée... Yoshida est un garçon totalement exubérant, et c'est précisément ce qui le rend amusant, difficile à cerner, et ce qui intrigue Shizuku. D'autant que sous ce comportement bizarre, il cache surtout une naïveté et une pureté qui confinent parfois à une méconnaissance exagérée du monde (franchement, le coup du déshabillage pour le cours de gym est très drôle, mais on se demande quand me^me comment, au lycée, le bonhomme peut être autant à la masse sur une telle évidence), et c'est précisément cela qui, étonnamment, va toucher tout naturellement la jeune fille, elle qui n'avait jamais été émue par personne. A partir de là, elle risque fort de changer de caractère par petites dose,s en se confrontant un peu plus aux autres... même si son côté froid peut très vite refaire surface !

On pourra trouver l'évolution du comportement et des sentiments de Shizuku assez rapide, tout comme on pourra, au contraire, apprécier que Robico ne fasse pas tourner longuement les choses côté sentiments. Dans tous les cas, ce premier tome marie habilement une certaine tendresse et bienveillance avec de l'humour nawak communicatif. Tendresse à travers les petits tourments qui naissent en Shizuku, l'importante introspection faite sur ce qu'elle ressent, et les élans de bienveillance maladroite qui arrivent entre elle et Yoshida. Humour, via tout le reste : le caractère exubérant de Yoshida qui n'a pas fini d'enchaîner les frasques et les surprises (dans le lot, l'adoption d'un poulet au regard de tueur, ou les capacités inattendues du bonhomme côté scolarité), les relents de franc-parler et de compétitivité de Shizuku (ses quelques "non" sans équivoque quand on lui demande de l'aide sont un régal), et bien sûr, des personnages secondaires déjà assez nombreux dont certains valent déjà le coup d'oeil, notamment Mlle Saeko, prof un peu à la ramasse qui semble effrayée par Yoshida, ou Asako Natsume, camarade de classe aussi désespérément et involontairement mignonne que très longue à la détente et nullissime en cours.

Robico emballe le tout dans un style graphique très agréable. C'est propre, clair, expressif, les bouilles un peu à l'ouest de Yoshida et celles souvent blasées ou chamboulées de Shizuku valant aussi le coup d'oeil.

Au final, c'est une entrée en matière réussie pour la série, qui trouve un bel équilibre entre des sentiments tendres et pas trop envahissants, et un humour enlevé et débridé surtout porté par deux héros exubérants dans leur genre ! On suivra avec plaisir l'évolution de ce petit monde, tout comme on attend déjà d'en savoir plus sur ce si étrange garçon qu'est Yoshida. Au vu de la dernière page de ce premier tome, gageons que quelques informations arriveront très vite de ce côté-là.

Au-delà des réticences que pourrait provoquer le nom ou la couverture, l'édition offerte par Pika est franchement honnête, surtout côté traduction et lettrage.
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 28 mai 2014, 18:14

Tome 2 :

Le coeur de pierre de Shizuku Mizutani, jeune lycéenne qui n'a toujours pensé qu'aux études, a commencé à se fendre le jour où Haru Yoshida, son turbulent camarade de classe si bizarre, lui a dit l'aimer alors qu'ils se connaissaient à peine. Depuis, la lycéenne doit se coltiner ce garçon très collant, totalement imprévisible, véritable nid à problèmes... mais dont le côté franc et pur a fini par la conquérir. Aussi a-t-elle décidé de se déclarer... et a-t-elle eu la surprise de se faire remballer ! Impossible à cerner, Haru continue d'en faire voir de toutes les couleurs à notre héroïne, mais celle-ci est bien décidée à ne pas lâcher ce qui semble être son premier amour ! "J'attendrai de t'avoir rendu amoureux de moi pour te le dire à nouveau" : tel est l'ultimatum qu'elle s'est lancée... sans vraiment savoir pourquoi. Car Shizuku, en tant que bon coeur de pierre, a bien du mal à faire le point sur ses sentiments exacts, et se demande comment elle pourrait conquérir celui qu'elle semble aimer...

D'un côté, une fille qui n'était jamais tombée amoureuse, avait jusque là consacré toute sa vie aux études, n'avait pas d'amis, ce qui lui allait très bien. De l'autre, un garçon à problèmes et très difficile à cerner, dont l'extrême franchise n'a d'égaux que les changements de comportements incessants. Dans le fil rouge de l'histoire, ce deuxième tome, à l'instar du premier, continue de se reposer sur cette ligne directrice toute simple, où les deux personnages principaux semblent constamment se chercher sans se trouver. Un coup Shizuku aimerait séduire Haru, un coup elle se replonge dans ses études en négligeant tout le reste. Quant à Haru, un coup il rougit en présence de la jeune fille et crie à qui veut l'entendre qu'il l'aime, un coup il se montre désintéressé ou étrangement normal (être normal est assez étrange chez lui). Une recette très classique qui ne fait finalement pas beaucoup bouger les choses, mais qui est savamment utilisée par Robico pour nous amuser.
En effet, la mangaka loupe rarement une occasion de balancer des gags bien sentis, la froideur de Shizuku et la franchise de Haru mettant plus d'une fois les autres dans l'embarras, à commencer par Ôshima, une nouvelle venue, déléguée de classe qui tombe amoureuse de Haru après que celui-ci l'a sauvée d'une rixe. Prototype de l'attachante fille timide et maladroite, Ôshima nous fera sourire à plus d'une reprise, dès lors qu'elle se retrouve coincée entre nos deux héros si difficiles à appréhender... Robico profite également de ce tome pour préciser certaines choses sur la situation familiale de Haru, notamment en présentant mieux Yûzan, énigmatique personnage qui va confier à Haru une mission de prime importance.

En apportant quelques nouveaux personnages plutôt sympathiques et en exploitant toujours aussi bien le caractère de Shizuku et Haru, Robico parvient à rendre toujours aussi agréable cette histoire pour l'instant très classique.
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 20 août 2014, 18:31

Tome 3 :

Depuis la déclaration très soudaine de Haru Yoshida, la très sérieuse Shizuku Mizutani ne savait pas trop comment réagir. Elle avait néanmoins réussi à faire le point pour enfin se déclarer à son tour, mais la réaction de Haru fut étonnante, le jeune garçon n'ayant eu aucune réaction ! Notre héroïne, qui n'avait jamais connu ce genre de sentiments et ne s'y était jamais intéressée, ne sait absolument plus comment réagir, et décide alors de fermer totalement son coeur au garçon... au moment même où celui-ci, grâce à la pauvre Ôshima, prend réellement conscience de ce qu'il ressent exactement ! Ce jeu de "je t'aime moi non plus" pourrait bien durer longtemps, tant les deux intéresser ne semblent jamais sur la même longueur d'onde. Mais certains événements pourraient les révéler un peu plus : les examens où chacun doit tenter de faire du mieux qu'il peut, y compris Natsume, et la fête du lycée, qui prend une tournure inattendue quand débarque à l'improviste Yûzan, le grand frère que Haru n'a aucune envie de revoir...

Les examens, et la fête scolaire : des bonnes vieilles recettes que Robico reprend à son compte, sans chercher à les renouveler, la mangaka se contentant de croquer des choses assez classiques, notamment avec cette maison hantée où nos principaux héros tiennent comme ils le peuvent leur rôle. Tout ceci est évidemment l'occasion de balancer pas mal de petits gags exploitant bien le caractère des personnages : la nullité absolue de Natsume en cours, la franchise d'un Haru souvent beaucoup trop bourrin et insouciant, une Shizuku qui n'a rien à lui envier côté franchise bien qu'elle soit totalement inexpressive et démotivée dans son rôle d'infirmière-zombie à la maison hantée... On s'amuse bien, la lecture reste clairement agréable, mais on se dit que pendant ce temps la relation entre nos deux héros peine à trouver un nouveau souffle, chacun des deux ayant du mal à faire le point.
La solution pourrait alors venir de personnages secondaires de mieux en mieux campés. Au-delà de son joli minois qui lui vaut trop d'insistance de la part des garçons dont elle se fiche, et de l'humour qu'elle véhicule souvent de par son côté insouciant et un peu idiot, Natsume dévoile de plus en plus un coeur en or envers Shizuku, avec laquelle elle a réellement envie de devenir amie proche. Quant à Ôshima, si elle sait d'avance que ses sentiments pour Haru sont voués à l'échec, elle tente d'y faire face comme elle le peut, du haut de son statut de fille timide et maladroite, si bien qu'elle touche facilement. De même, d'autres personnages comme Yamaken, Sasayan ou Mi-chan se font un peu plus présents, et participent à leur manière à l'évolution de nos deux héros, notamment d'une Shizuku qui a tout à découvrir de ses sentiments exacts. Et, bien sur, n'oublions pas la présence d'un Yûzan qui remet Haru (et Yamaken, aussi) face à certaines choses.

Il n'en faut pas plus pour entretenir une série qui reste plaisante. Rien n'évolue franchement dans ce volume qui se repose sur des ficelles classiques, mais la sympathie dégagée par les personnages opère.
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 03 oct. 2014, 15:02

Tome 4 :

Shizuku ne sait vraiment pas sur quel pied danser avec Haru. Leur relation semble quasiment impossible tant ils sont en décalage complet alors qu'ils éprouvent tous les deux des sentiments l'un pour l'autre, et la jeune fille décide alors de se renfermer à nouveau. Mais certains mots de Yamaken, qui lui conseille d'arrêter de fuir, la font douter et changer de nouveau. Pourtant, Yamaken regrette très vite ses paroles ! L'imperturbable gosse de riche ressentirait-il quelque chose pour "l'intello" ? Et dans ce cas, comment va évoluer sa relation avec Haru ?

D'un côté, Shizuku et Haru reprennent leur relation assez particulière et amusante, mais aussi touchante. Tous deux s'apprécient clairement, et ils le montrent à leur manière (de façon forcément plus extravagante concernant Haru), mais ils ont toujours autant de mal à être sur la même longueur d'onde dès qu'il faut se déclarer ! Néanmoins, tous deux essaient clairement d'avancer dans leur relation, mais entre un ancien coeur de glace et un excentrique, ce n'est forcément pas facile... Pourtant, des évolutions sont clairement là. Depuis qu'elle connaît Haru, Shizuku a appris à s'ouvrir aux autres et est beaucoup moins solitaire. Quant à Haru, il s'est clairement adouci depuis qu'il a rencontré notre héroïne.

Avec humour et bienveillance, Robico croque très joliment ses personnages, qui continue de changer. Et Shizuku et Haru ne sont pas les seuls à évoluer : l'intérêt grandissant de Yamaken pour Shizuku permet de voir le jeune garçon comme on ne l'avait encore jamais vu, et enclenche quelques petites mises en avant de son lien de longue date avec Haru. Quant à Natsume, elle s'avère particulièrement touchante : elle qui a connu tant de douleurs à cause des garçons ne cessant de la draguer à aujourd'hui toutes les peines du monde à accepter ses sentiments naissants pour Mi-chan, et la solitude qu'elle ressent loin de ses amis pendant le réveillon s'avère vraiment touchant. En observateur assez avisé, Sasayan reste lui aussi très sympathique.

Le Garçon d'à côté confirme une nouvelle fois son fort capital-sympathie. Robico sait nous amuser avec son humour un peu farfelu, tout en continuant de faire évoluer avec bienveillance ses personnages.
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 04 déc. 2014, 19:00

Tome 5 :

Natsume, dont la beauté a joué bien des problèmes par le passé dans ses relations avec les garçons et les filles, a toujours pris soin d'éviter ces messieurs, mais aux côtés de Mi-chan, elle se découvre un sentiment qu'elle n'avait auparavant jamais connu. Il lui faudra toutefois un peu de soutien pour assumer son amour naissant et, peut-être, se déclarer. Mais à l'arrivée, qu'est-ce qui l'attend ? Le tome s'ouvre sur la suite des tourments sentimentaux de Natsume, et de ce côté-là les choses se poursuivent toujours aussi bien, en nous permettant de mieux entrevoir le passé qui a conditionné la jeune fille, puis la manière dont elle appréhende ses sentiments. Via le comportement de Natsume, certaines de ses répliques et la réaction plus terre-à-terre et un peu à l'ouest de Mi-chan, l'humour est là, mais on constate surtout un positivisme un peu naïf très plaisant chez la jeune fille face à un amour qui paraît plutôt impossible avec un homme beaucoup plus vieux qu'elle. On sent qu'elle passe doucement un cap dans ses relations avec les garçons, et elle est bien aidée par la bienveillance de ses amis, en tête Sasayan.

Pendant ce temps-là, la relation entre Shizuku et Haru, elle, a toujours autant de mal à se consolider. Les deux adolescents ont du mal à se comprendre et à se trouver, sont rarement en phase, mais semblent clairement s'aimer. Si Robico commence à tourner un peu en rond là-dessus, elle parvient toujours à animer son récit autour de différents événements amusants à suivre : une sortie shopping de Shizuku (si si !), une partie de cache-cache, un séjour aux sports d'hiver... autant d'occasions de toujours offrir de bonnes notes d'humour tout en offrant quelques approfondissements succincts dans les relations entre les personnages.

Au bout du compte, l'auteure parvient à disséminer ce qu'il faut de nouveaux approfondissement et de nouveaux enjeux. On découvre un peu plus le passé de Haru et de Mi-chan via l'anniversaire de la mort de la mère de ce dernier, le retour de Yûzan laisse mieux entrevoir ce qui cloche chez Haru et l'empêche de pouvoir avoir des relations normales, et la "menace" Yamaken se précise de plus en plus, avec une guerre qui est désormais ouverte entre lui et Haru, pour un résultat qui, pour l'instant, est plus humoristique qu'autre chose.

La série suit son cours, Robico y tourne parfois en rond mais distille toujours ce qu'il faut de douces évolutions. Humour et travail bienveillant sur les personnages font toujours bon ménage dans cette série très agréable.
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 25 mars 2015, 13:39

Tome 6 :

Au contact de Natsume, de Yamaken et de Sasayan, Shizuku et Haru commencent à réfléchir un peu plus sérieusement à ce qu'ils ressentent exactement... mais qu'en est-il des trois autres ? Si Yamaken est quasiment absent du volume, on retrouve en début et en fin de tome une Natsume toujours aussi mignonne dans ce qu'elle ressent pour Mi-chan, mais qui tourne malheureusement un peu en rond, se montrant même parfois agaçante dans son comportement. Quant à Sasayan, il a enfin droit à une plus forte mise en avant en début de volume. On attendait ça depuis longtemps, mais il n'en ressort finalement pas grand chose, Robico condensant le focus sur lui en un chapitre trop court et qui part un peu dans tous les sens.

S'il est toujours plaisant de voir ces personnages secondaires se dévoiler, douter, se soutenir et s'inquiéter un peu les uns pour les autres, on reste donc toutefois un peu sur sa faim face à certains éléments qui tournent un peu en rond. Retenons toutefois une Ôshima qui s'affirme un peu plus, tente de prendre les devants... Cela sera-t-il payant pour elle ?
Heureusement, le reste du tome s'avère d'un tout autre calibre, l'arrivée de la Saint-Valentin marquant également l'anniversaire de Shizuku. Une fête d'anniversaire pas forcément joyeuse pour la jeune fille, contrainte de préparer elle-même, comme chaque année, les festivités à cause de l'absence de sa mère. Et alors qu'elle se réjouit intérieurement d'enfin retrouver celle qui l'a mais eu monde après une longue absence, elle risque à nouveau de tomber de haut... Tout ce passage sur l'anniversaire s'avère excellent, car il permet à Robico, sans faire dans le surenchère d'émotion, de mieux nous faire comprendre le caractère très intériorisé et sérieux de son héroïne, entre une mère trop distante à cause de son travail, un petit frère dont elle doit prendre soin (et que l'on prend plaisir à mieux découvrir, tant on dirait un mini-Shizuku), et un père un peu incapable mais qui fait de son mieux sans pouvoir faire de miracles.
C'est dans ce contexte qu'intervient un Haru qui, derrière ses frasques toujours aussi amusantes, montre envers notre héroïne une bienveillance qui va enfin la pousser à franchir un cap... Très jolie, la fin de volume confirme que la jeune fille, au contact de celui qu'elle aime de plus en plus, perce petit à petit sa coquille et apprend à extérioriser ce qu'elle ressent... même s'il reste du chemin à parcourir !
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 28 avr. 2015, 18:53

Tome 7 :

Sous l'impulsion de Haru, Shizuku a réussi à téléphoner à sa mère le jour de son anniversaire, et cela semble avoir débloqué quelque chose en elle. Elle avoue à celle qui l'a mise au monde qu'elle est amoureuse, et n'hésite pas à embrasser Haru soudainement en lui réaffirmant son amour.
Comme on le pressentait, quelque chose a clairement changé en notre héroïne, mais pas uniquement en elle : comme nous le verrons au fil de ce tome, Haru a lui-même mieux pris conscience de ce que signifie exactement être amoureux, et cela se ressent via plein de petites réactions de sa part, que ce soit son sentiment de rivalité plus fort que jamais quand Yamaken revient à la charge, sa réaction puis sa réponse quand Ôshima décide de lui dire ce qu'elle a sur le coeur, sa confrontation avec Mi-chan qui prouve bel et bien qu'il se soucie de Natsume, ou sa volonté d'aller vers les autres (même si pour l'instant c'est plus maladroit et amusant qu'autre chose) pour devenir un bon senpai suite au passage en première.

On apprécie énormément de voir dans ce volume une sorte de concrétisation des lentes évolutions de notre maladroit couple-vedette, d'autant qu'après les tourments familiaux de Shizuku vis-à-vis de sa mère, ce sont certains tourments de Haru que l'on cerne encore un peu pus, à travers l'arrivée du dénommé Andô et les petites informations sur le passé chaotique de notre héros qu'il amène. Toutefois, on peut se demander pourquoi proposer ce focus via l'arrivée d'Andô alors que son rôle est pour l'instant moindre, et pourquoi développer cela à cet instant précis et de façon finalement assez succincte.

Mais au-delà des évolutions des deux héros s'affichant avec Mi-chan en couverture, il y a également un autre point important à retenir de ce volume : la déception amoureuse vécue par les deux jeunes filles se montrant sur la quatrième de couverture. Si elle est forcément amère et mélancolique, la déception vécue par la touchante Ôshima reste plutôt douce, la jeune fille se montrant à sa manière assez forte et positive (elle sentait bien que son amour était voué à l'échec, elle a pu s'y préparer), et n'hésite pas à rester amie avec Haru. En revanche, les choses s'avèrent beaucoup plus difficiles à encaisser pour Natsume : pour pouvoir avancer, pour enfin renoncer à un amour auquel elle se raccrochait beaucoup trop, elle avait besoin d'un rejet brutal et net, ne laissant plus aucun signe d'espoir. Mais la douleur qu'elle ressent réveille également certaines douleurs de son passé et son sentiment de solitude, et il faudra alors toute l'attention de ses amis pour qu'elle remonte la pente. Une prise de conscience se fait là aussi, à son rythme elle réalise qu'elle n'est pas seule.

Résulte de tout ceci un tome fort en émotion et en évolutions pour des personnages très bien campés et qui savent néanmoins se faire toujours aussi amusants quand il le faut, entre les frasques de Haru ou l'obsession des notes de Shizuku. Un très bon volume, pour une série toujours aussi attachante.
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 09 juin 2015, 15:50

Tome 8 :

Shizuku et Haru assument désormais plus ou moins leurs sentiments respectifs, mais ont encore beaucoup de mal à comprendre ce que signifie exactement le fait qu'ils s'aiment. On apprécie toujours de les voir galérer un peu, notamment pendant le début de tome où notre héroïne fête l'anniversaire de son bien-aimé de façon on ne peut plus maladroite, ce qui aboutit sur une petite dispute finalement sans grandes conséquences. Mais après tant de tomes, on attend de voir enfin des évolutions plus concrètes entre eux, et ça tombe bien car la situation risque de prendre un nouveau tournant avec le passage de nos héros en première. En cette nouvelle année scolaire le pauvre Haru se retrouve tout seul dans la classe voisine... C'est l'occasion de le voir se débrouiller tout seul, sans Shizuku mais toujours avec son soutien, et l'on ne peut que constater que le jeune garçon est désormais un peu plus sociable et cherche à s'intégrer, même s'il le fait parfois de façon pas banale et donc assez amusante.

Cela dit, ce sont deux autres événements qui vont venir enclencher la vitesse supérieure... ou pas.
Las de faire semblant de ne pas vraiment l'aimer et de jouer les indifférents, Yamaken, soudainement, fait une déclaration sortie de nulle part qui provoque en Haru une réaction tout aussi soudaine mais assez logique. Cela amène une nouvelle étape importante dans la relation entre nos deux héros, même si concrètement on a autant de mal qu'eux à voir la différence... La route promet d'être encore longue pour eux ! On regrette toutefois le rôle assez amoindri d'un Yamaken dont on ne sait plus trop quoi attendre pour l'instant...
Toutefois, cette toute petite déception n'est rien à côté de celle créée par l'arrivée d'un nouveau personnage : Iyo, fraichement arrivée en seconde, et qui se révèle pour l'instant assez irritante. Pourtant, elle s'inscrit aux côtés de Natsume ou de Shizuku dans la lignée des personnages à l'ouest sur le plan amoureux, mais son cas est assez énervant car, belle comme elle est, elle est plutôt narcissique et pense que tout le monde est amoureux d'elle. De ce fait, elle réagit comme telle, voulant vivre une histoire d'amour mais pas avec n'importe qui. Avec un garçon pas banal, et évidemment son dévolu tombe comme par hasard (et comme un cheveu sur la soupe) sur Haru... Concrètement, pour l'instant cette nouvelle venue n'apporte absolument rien à la série, d'autant que Haru se fiche royalement d'elle. Tout au plus est-elle crispante à cause de son comportement. Seule intrigue qui titille un peu la curiosité : sa relation visiblement conflictuelle avec son grand frère (dont on vous laisse découvrir l'identité).

Et les autres personnages pendant ce temps ? Hé bien, ils sont trop relégués au second plan. Les potes de Yamaken sont des boulets assez gonflants sur la longueur, Natsume est cantonnée à son rôle habituel et n'évolue pas ici (on appréciera quand même sa bienveillance et sa joie pour Shizuku et Haru ainsi que son côté très sincère, ce qui suffit à la rendre toujours aussi attachante), Sasayan n'a pas l'occasion de s'illustrer beaucoup), et ne parlons pas d'Ôshima qui est quasiment absente... Bien sûr, il y a toujours cette ambiance de petit groupe haut en couleur et attachant, mais on aimerait que certains visages se bougent un peu plus dans le bon sens.

Bref, on a un huitième volume pas déplaisant, mais qui marque un peu le pas. Toute bonne série peut avoir un coup de moins bien, espérons que celui du Garçon d'à côté soit temporaire.
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 14 oct. 2015, 16:23

Tome 9 :

Shizuku et Haru, désormais en première, sortent enfin ensemble, mais ont encore du mal à comprendre ce que cela signifie exactement, car même pendant le camping des vacances d'été leur relation peine à bouger, si bien que Shizuku commence à se poser sérieusement des questions. Quant à Iyo, fraichement arrivée, son amour naissant pour Haru pourrait rapidement s'effacer au profit d'un autre garçon, si tant est que la jolie blonde parvienne à faire le point sur ses sentiments. Faire le point, c'est aussi ce qui attend Natsume, qui peine encore à se remettre de sa déception amoureuse vis-à-vis de Mi-chan au point de ne plus oser le voir. Sasayan, toujours là pour elle, pourrait l'aider à avancer. A moins que...

Tels sont quelques-uns des événements qui attendent les différents personnages du Garçon d'à côté, au fil d'un tome où Robico a le mérite de n'oublier personne, pas même Ôshima que l'on avait un peu peur de ne plus voir. A force de se poser des questions, notre coule-vedette composé de Shizuku et de Haru continue d'avancer doucement, et de franchir quelques étapes importantes même si tous deux restent de façon plutôt amusante dans leur monde, comme le montre leur choix d'avenir en fin de tome. Apparue dans le tome précédent de façon assez horripilante, Iyo reste un brin énervante dans sa façon de changer d'avis sur qui elle aime et dans son comportement de fille persuadée qu'elle attire tous les garçons, mais elle commence à se faire une place dans le groupe et à gagner en intérêt, reste un autre bon exemple de l'absence de repères sentimentaux nets chez les adolescents, et reste intrigante dans sa relation difficile avec son frère Yamaken. Ce dernier, plutôt discret ici, n'est néanmoins pas oublié. Enfin, même si Natsume reste fidèle à elle-même dans son comportement assez craintif vis-à-vis des garçons, on la sent passer difficilement mais sûrement l'étape de de sa déception amoureuse avec Mi-chan, et elle se voit soutenue dans cette épreuve par un Sasayan qui est toujours aussi excellent dans son franc-parler et qui nus offre enfin ce que l'on attendait depuis un moment. La relation Natsume/Sasayan promet d'être, par la suite, un point à suivre de près...

Et c'est au fil de ces avancées à tâtons et de ce quotidien partagé entre événements de groupe et vie scolaire que prend enfin consistance l'autre élément important de la série : les interrogations autour de la situation familiale des Yoshida. Le retour sur le devant de Yûzan et d'Andô est un signe avant-coureur préparant bien les choses, et plongeant doucement Haru et Shizuku dans le doute. Pour que leur relation avance plus fortement, nul doute que Haru devra enfin accepter de révéler ce qu'il cache à Shizuku...
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Mon top lectures (hors nouvelles séries) de 2015 :
RiN 5, A Silent Voice 6, Ushijima 27.

Mon top nouvelles séries de 2015 :
Deathco, Underwater, Les Enfants de la baleine, One-Punch Man.

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Koiwai
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 09 déc. 2015, 10:44

Tome 10 :

Les vacances d'été ont enfin permis à Shizuku de mieux prendre conscience des bons côtés de sa relation de couple avec Haru. Elle est avec celui qu'elle aime, tout va pour le mieux. Mais c'est souvent dans ce genre de cas que les problèmes finissent par apparaître...

La rentrée marque l'arrivée du festival du lycée, moment important du quotidien scolaire qui, ici, est notamment l'occasion d'intriguer à nouveau un tout petit peu sur la relation entre Sasayan et Natsume. Mais il faut avouer que le festival passe vite à la trappe pour laisser place à des choses autrement plus intrigantes autour de la famille Yoshida. le tome s'ouvre d'ailleurs sur un chapitre nous permettant enfin de mieux cerner Yûzan, dont on découvre le passé et l'enfance meurtris par une présence : celle de Haru. Sous ses allures désinvoltes, le grand frère de Haru dévoile ses tourments au sein d'une famille décidément difficile à appréhender. Et la relation entre les deux frères Yoshida ne nous en apparaît que plus complexe et délicate, d'autant plus à la lecture de la deuxième moitié du volume qui profite d'une fête chez les Yoshida pour tout bousculer.
C'est aux côtés de Yûzan, de Haru qui y a été trainé par son frère, et d'une Shizuku physiquement métamorphosée par ses vêtements que l'on part à la rencontre de certains membres de la famille Yoshida et de son entourage... Mais Haru, ne ressentant qu'hypocrisie autour de lui, peut-il vraiment s'y sentir à l'aise ?
Il ressort de ce passage une mise en avant intéressante de la dualité entre Haru et son frère, mais aussi entre le cadet des Yoshida et sa Shizuku. En découvrant cet univers, comment réagira celle qui a dû toujours faire tant d'efforts pour essayer d'attirer l'attention, entre autres, de sa mère ? Selon elle et Yuzan, Haru semble décidément avoir bien de la chance... mais est-ce vraiment le cas ? La réponse se dessine via une évolution percutante de la relation de nos deux héros, et Robico cristallise habilement les tourments familiaux de ses deux héros pour relancer de façon intéressante leur relation décidément compliquée...
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