Le garçon d'à côté

Shojo, josei, yuri, yaoï... En d'autres termes voici la rubrique regroupant les genres de manga destinés à un public féminin!
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Koiwai
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 18 déc. 2015, 13:09

Tome 11 :

Après sa dispute avec Shizuku pendant la fête d'anniversaire de Yuzan, Haru a disparu. Une semaine s'écoule, puis deux, et le garçon n'est toujours pas réapparu, que ce soit en cours ou chez lui. La situation commence à inquiéter certains de ses amis, Natsume ou Oshima en tête, mais Shizuku elle-même paraît étonnamment neutre... Seulement, qu'en est-il réellement ? Quand on n'a jamais été capable de montrer ses émotions, difficile de les laisser paraître. Et quand Yamaken, finit par revenir à la charge, les choses menacent de se compliquer encore...

De se compliquer ? En réalité, pas vraiment, car les intrigues sur la disparition de Haru puis sur Yamaken sont finalement vite résolues.
La première trouve une issue qui repose sur un énorme hasard (ils se croisent dans la rue, voila voila), mais au moins les choses ne trainent pas inutilement sur la recherche du jeune garçon, et cela relance rapidement les tourments sentimentaux de nos deux héros. Et sur ce point, Robico continue de faire un travail très appréciable en présentant la lente prise de conscience de Shizuku et de Haru, qu'ils doivent tous les deux essayer de changer et de réellement faire un pas l'un vers l'autre pour mieux se comprendre, ce qui nous amènera sur une fin de tome plutôt jolie.
Quant à la deuxième intrigue, celle autour de l'amour de Yamaken pour Shizuku, elle s'avère elle aussi satisfaisante, car Robico évite les écueils de beaucoup de titres et lui propose une "conclusion" tout en bienveillance et un brin touchant, où le beau et d'habitude un peu hautain blond comprend parfaitement qu'il ne sert à rien d'insister...

Pour le reste, les personnages secondaires sont toujours là, eux aussi, et s'avèrent plus ou moins bien utilisés. Ainsi, la relation de Natsume et Sasayan continue de suivre tout doucement sa route, non sans l'habituelle maladresse et peur des garçons de la jeune fille, néanmoins on la sent un peu plus volontaire et proche de son ami quand celui-ci finit par laisse transparaître une douleur liée au dénommé Shijô... Dommage toutefois que ce problème ne soit traité qu'en surface. Par contre, il reste à nouveau très difficile de s'attacher à Iyo, qui continue de faire des siennes en irritant autant son entourage que le lecteur... Pourvu que Robico parvienne à faire quelque chose de plus intéressant sur elle !

A deux tomes de la fin, le Garçon d'à côté se poursuit donc de bonne manière, car Robico, malgré quelques trop grosses ficelles, parvient à éviter les écueils que l'on voit trop souvent dans les triangles amoureux, pour mieux s'attacher à dépeindre les lentes évolutions de ses héros.

En fin de tome, on trouve deux très courts chapitres bonus plutôt sympathique, l'un présentant la rencontre de Sasayan et Natsume en seconde, et l'autre proposant un petit quiproquo coquin très amusant.
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Koiwai
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 05 févr. 2016, 16:57

Tome 12 :

Notez le bien : pour la première fois, c'est une Shizuku souriante que l'on trouve sur une couverture du Garçon d'à côté. Il faut dire que depuis les débuts de la série et au fil des volumes, la jeune fille a bien changé...
Sa dispute avec Haru a finalement eu des effets bénéfiques, poussant chacun des deux jeunes amoureux à s'expliquer pour tenter d'évoluer ensemble. Désormais, l'une et l'autre n'hésiteront plus à faire part de ce qu'ils ont sur le coeur, pour se forger intérieurement et pour vivre une relation plus épanouie. Dès le début de tome, cela fait du bien de voir une Shizuku capable de pleurer à chaudes larmes et d'exprimer des émotions qu'elle avait appris à contenir depuis toujours !

Ainsi l'heure est-elle venue pour ces deux-là de vivre une relation plus sincère que jamais, tandis qu'ils doivent déjà prendre des décisions quant à leur choix d'avenir, dans un volume très joliment mené et sonnant comme la fin de l'oeuvre. Le regard bienveillant et attentif que Robico pose sur ses deux héros contribue beaucoup à la réussite de ce final, qui nous amène peu à peu vers des décisions importantes et vers la fin d'années lycées qui auront été mouvementées pour les nombreux personnages rencontrés. Car Shizuku et Haru ne sont évidemment pas les seuls à être mis en avant : Natsume, Sasayan, Ôshima, Yamaken... Chacun a su évoluer au fil de ces années adolescentes, se relever de leurs désillusions de jeunesse, se construire de fortes relations d'amitié ou d'amour naissant... et le résultat prend tout son sens dans un chapitre très bien trouvé, quasiment muet, faisant défiler avec des images de joie l'année de terminale. Dans tout ça, le plus appréciable reste toutefois, sans doute, la nature un peu décalée du couple que forment Shizuku et Haru : ils ont beau avoir changé et s'être trouvés, ils restent tous deux fidèles à eux-mêmes jusqu'au bout !

Avec ce final puis l'épilogue laissant deviner de jolies choses, Robico apporte une conclusion satisfaisante et bienveillante à la relation de ses deux personnages principaux, et confirme que la série aura globalement été une très jolie lecture. Mais le Garçon d'à côté, ce n'est pas tout à fait fini : c'est avec joie que l'on accueillera le treizième et ultime opus, qui devrait revenir une dernière fois sur les autres personnages !
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Koiwai
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Koiwai » 12 avr. 2016, 09:12

Tome 13 :

Haru et Shizuku, bien qu'amoureux l'un de l'autre, avaient beaucoup de mal à se comprendre, mais ont fini par apprendre à bien s'accepter pour connaître une vraie relation stable. C'est ainsi que le douzième volume du Garçon d'à côté achevait l'histoire principale de la série avec un très appréciable travail sur les évolutions de ses deux personnages principaux... mais qu'en est-il de la ribambelle d'amis autour d'eux ? Réponse dans ce treizième et dernier opus, qui achève pour de bon l'oeuvre en offrant quatre chapitre "spéciaux" centrés sur celles et ceux qui ont animé le quotidien de Shizuku et Haru !

Au début, Sasayan trouvait Natsume sympa mais un peu gonflante. Pourtant, au fil du temps passé à ses côtés, il a appris à mieux la connaître, au point de craquer sur elle. Mais saura-t-il soutenir la jeune fille, pas toujours évidente à suivre, surtout dans sa haine envers les garçons ?
Iyo, de son côté, reste la jeune et belle fille de bonne famille que l'on connaît, cherchant encore et toujours l'amour qui lui est destiné. Dans ses rêves sentimentaux, peut-être que Yûzan est celui qui fera craquer son coeur, alors que ce dernier ne s'intéresse habituellement pas aux filles, et qu'il devra subir un Yamaken qui, pensant qu'il n'est qu'un coureur, n'est pas disposé à lui laisser sa petite soeur...
Et d'ailleurs, qu'en est-il de Yûzan lui-même ? De se relation avec son frère Haru ? De leur enfance commune ? Cette relation entre ces deux frères nous réserve encore quelques surprises...
Mais la principale surprise risque fort de devenir de Takaya, le petit frère de Shizuku, qui, peu avant le mariage de sa grande soeur, est devenu un lycéen aussi peu souriant que sincère dans ses sentiments. Et les sentiments en question sont adressés à une jeune femme que l'on a bien connue en lycéenne, et qui a joliment changé, elle aussi.

Chose vraiment appréciable dans ce tome, aucune des grandes figures secondaires de la série n'est oubliée, pas même Ôshima ou Mi-chan ! Et dans tous les cas, Robico démontre qu'elle avait encore des choses à nous raconter, que ce soit pour compléter quelques chaînons manquants permettant de cerner encore mieux les personnages et leurs relations (Sasayan/Natsume, Iyo/Yuzan, Yuzan/Haru, Takaya/Shizuku...), ou permettant de souligner une nouvelle fois qu'il peut être sacrément délicat de s'extirper de ses préjugés sentimentaux et relationnels (la haine des garçons de Natsume, l'image faussée que Yûzan renvoie aux autres, les idées embellies d'Iyo, la différence d'âge de Takaya avec l'élue de son coeur) mais que ça vaut le coup de chercher à dépasser tout ça pour continuer d'avancer.

Et avancer, se nourrir de ses erreurs et de ses relations, c'est bien ce que font chacun des personnages dans ce "final" certes un peu trop succinct sur certains développements, mais pourtant convaincant pour l'attachement que montre Robico à bien dépeindre ses héros jusqu'au bout. Désormais, à eux de construire leur avenir !
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Pounnie03
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Re: Le garçon d'à côté

Message non lu par Pounnie03 » 01 sept. 2018, 03:19

Koiwai a écrit :
02 avr. 2014, 01:08
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La fiche sur le site


Tome 1 :

Forte de sa popularité au Japon et de son adaptation animée réussie (à paraître en France chez Black Box), le manga Tonari no Kaibutsu-kun de Robico débarque enfin en France, non sans avoir fait grincer quelques dents chez certains fans, la faute à une couverture à la typographie un peu austère et à son nom français devenu Le Garçon d'à côté. Et si cela n'est qu'un problème minime qui n'entache aucunement le plaisir de lecture, il faut avouer que le titre japonais, qui signifie littéralement "Mon voisin le monstre", offre une meilleure idée de ce qui nus attends dans ce shôjo bouclé en 13 tomes. Car en guise de duo de personnages principaux, on a deux adolescents qui, tout compte fait, on tous les deux quelque chose d'assez monstrueux.

En premier lieu, il y a Shizuku Mizutani, la tête de classe, qui n'a toujours vécu que pour étudier, au point de ne pas avoir d'amis et d'être toujours apparue comme une sans coeur... ce qui lui va très bien, puisque de toute façon, seule sa personne l'intéresse, et qu'elle envoie valser sans vergogne quiconque lui demande un service. Ce prototype de la fille froide va pourtant voir son quotidien chamboulé quand elle va être chargée d'apporter des polycopies de cours à Haru Yoshida, son voisin de classe qu'elle n'a toujours pas vu puisqu'il s'est fait virer dès le premier jour suite à une baston, et qu'il n'a toujours pas remis les pieds au lycée. Et ce Yoshida est un garçon pour le moins... étrange. Complètement déconnecté de la réalité, il ne trouve rien de mieux que de jeter par la fenêtre en découvrant Shizuku chez lui, avant de l'agripper en sortant d'un buisson et de déclarer unilatéralement qu'elle est son amie. Rien que ça.

Ainsi Shizuku doit-elle désormais se faire à la présence de ce garçon qui la colle partout. Mais sans qu'elle s'en rende compte, notre héroïne est de plus en plus intriguée par Yoshida, un bonhomme définitivement à l'ouest. Fort à la baston et mettant des mandales un peu n'importe quand, n'ayant aucune connaissance des conventions comme la façon de s'asseoir en cours ou la proximité signifiée par les noms et prénoms, déclarant un peu quand il veut et tout haut ce qu'il a en tête sans arrière-pensée... Yoshida est un garçon totalement exubérant, et c'est précisément ce qui le rend amusant, difficile à cerner, et ce qui intrigue Shizuku. D'autant que sous ce comportement bizarre, il cache surtout une naïveté et une pureté qui confinent parfois à une méconnaissance exagérée du monde (franchement, le coup du déshabillage pour le cours de gym est très drôle, mais on se demande quand me^me comment, au lycée, le bonhomme peut être autant à la masse sur une telle évidence), et c'est précisément cela qui, étonnamment, va toucher tout naturellement la jeune fille, elle qui n'avait jamais été émue par personne. A partir de là, elle risque fort de changer de caractère par petites dose,s en se confrontant un peu plus aux autres... même si son côté froid peut très vite refaire surface !

On pourra trouver l'évolution du comportement et des sentiments de Shizuku assez rapide, tout comme on pourra, au contraire, apprécier que Robico ne fasse pas tourner longuement les choses côté sentiments. Dans tous les cas, ce premier tome marie habilement une certaine tendresse et bienveillance avec de l'humour nawak communicatif. obtenir crédit Tendresse à travers les petits tourments qui naissent en Shizuku, l'importante introspection faite sur ce qu'elle ressent, et les élans de bienveillance maladroite qui arrivent entre elle et Yoshida. Humour, via tout le reste : le caractère exubérant de Yoshida qui n'a pas fini d'enchaîner les frasques et les surprises (dans le lot, l'adoption d'un poulet au regard de tueur, ou les capacités inattendues du bonhomme côté scolarité), les relents de franc-parler et de compétitivité de Shizuku (ses quelques "non" sans équivoque quand on lui demande de l'aide sont un régal), et bien sûr, des personnages secondaires déjà assez nombreux dont certains valent déjà le coup d'oeil, notamment Mlle Saeko, prof un peu à la ramasse qui semble effrayée par Yoshida, ou Asako Natsume, camarade de classe aussi désespérément et involontairement mignonne que très longue à la détente et nullissime en cours.

Robico emballe le tout dans un style graphique très agréable. C'est propre, clair, expressif, les bouilles un peu à l'ouest de Yoshida et celles souvent blasées ou chamboulées de Shizuku valant aussi le coup d'oeil.

Au final, c'est une entrée en matière réussie pour la série, qui trouve un bel équilibre entre des sentiments tendres et pas trop envahissants, et un humour enlevé et débridé surtout porté par deux héros exubérants dans leur genre ! On suivra avec plaisir l'évolution de ce petit monde, tout comme on attend déjà d'en savoir plus sur ce si étrange garçon qu'est Yoshida. Au vu de la dernière page de ce premier tome, gageons que quelques informations arriveront très vite de ce côté-là.

Au-delà des réticences que pourrait provoquer le nom ou la couverture, l'édition offerte par Pika est franchement honnête, surtout côté traduction et lettrage.
Ah, je surkiffe ce manga :wink:

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