Seven - Snow White and the seven dwarfs

Rubrique consacrée aux seinen, c'est à dire des séries se destinant à un lectorat adulte.
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Takato
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Seven - Snow White and the seven dwarfs

Message non lu par Takato » 28 juin 2015, 18:29

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Synopsis :
Il y a deux ans, le Japon était frappé par une énorme catastrophe qui l’a isolé du reste du monde. La survie du peuple a été possible grâce au gouverneur Kuroyuki. Mais la sauveuse se révèle rapidement être une dictatrice. Un jour, Takeru, un des soldats de son armée spéciale, se réveille sans souvenir de ces deux dernières années et découvre la cruauté du règne de Kuroyuki. Il jure de libérer son pays...

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Tome 1 :

Il y a deux ans, le monde fut frappé par une étrange catastrophe, mais le Japon parvint à résister grâce à sa gouverneure, Noir-Neige, qui impose depuis un régime totalitaire par le biais des Tekigôsha, des soldats possédant dans leur bras droit un pouvoir. Dans cette ère post-apocalyptique où le Pays du Soleil Levant est soumis à une dictature, le droit Makoto trouve, dans un tas de gravats, Takeru Shakudô, un adolescent qui n’a aucun souvenir des deux dernières années. Mais une chose est sûre : son bras droit est doté d’un pouvoir de combustion, et il est ainsi un Tekigôsha.

Toujours dans l’optique de composer son catalogue de petites séries d’intérêt à l’histoire condensée sur un nombre restreint de volumes, Tonkam nous propose cette fois Seven, un récit fantastique d’action dessiné par Kuroko Yabuguchi, un petit nouveau dans le milieu du manga, à travers une série de seulement cinq opus dont les chapitres furent prépubliés dans le Young Jump.

A la lecture du synopsis, Seven nous place dans un cadre post-apocalyptique qui a décidément le vent en poupe depuis Evangelion en 1996. Pourtant, si ce cadre ne révolutionne rien, il peut amener de bonnes petites histoires s’il est bien traité. Et coup de bol : Seven fait partie de cette catégorie !

En règle générale, lorsqu’on aperçoit une série conclue en cinq volumes, on s’attend à quelque chose de peu attrayant, car au développement réduit. Il est difficile, pour l’instant, d’évaluer l’avancée du titre, mais cette introduction a tout pour plaire. De manière simple, ce tome 1 a pour mérite de ne pas être avare en évènements, mais en proposant un récit fluide et cohérent porté par des personnages intéressants.

Seven, c’est l’histoire de Takeru Shakudô, un possesseur de pouvoir qui, par sa condition, est censé appartenir à l’armée, mais choisira de se rebeller contre cette dictature. Le sujet est classique et l’un des exemples les plus récents en matière d’animation japonaise est Code Geass qui a soulevé tout un style et a inspiré nombre de séries, par exemple la trilogie Amnesia chez Glénat qui eut pour défaut de trop rester collé à l’original. Si on peut rapprocher Seven à l’anime précité, la comparaison s’arrête bien à ce vague synopsis puisque dans le déroulement et les personnages, la série est bien différente et s’apprécie sans qu’on ait besoin de distinguer l’œuvre à une autre. Le scénario, point central de ce genre de série, est ainsi prometteur. Le cadre post-apocalyptique est bien entendu centre de nombreux mystères qui seront certainement dévoilés dans les prochains opus, ce qui permet de piquer d’emblée notre intérêt pour la série dans sa totalité. L’évolution du scénario se fait sans difficulté aucune et sans que l’auteur ai besoin d’exagérer et créer des retournements de situation abracadabrant à chaque étape. Tout se fait de manière fluide, et malgré l’abondance d’évènements, on pourrait dire que les premiers pas de l’aventure de Takeru sont assez mous. On assiste à moult péripéties, passionnantes tant elles permettent de planter astucieusement le cadre de l’histoire, ses différents concepts et les personnages clefs, mais qui ne font que former l’introduction de l’œuvre. A ce titre, on souligne dès les premières pages le rapprochement entre la série et le conte de Blanche-Neige des frères Grimm. Le tout reste assez évasif dans ce premier tome et n’est souligné que par l’intervention d’une petite-fille en fin d’opus, un personnage simple de prime abord, mais qui commence déjà à révéler son importance cruciale. On devine alors que les clins d’œil au conte seront nombreux et devraient constituer davantage une référence qu’une réécriture de l’histoire d’origine. Le lien est néanmoins intéressant, car ancré à une culture que nul n’ignore, rendant le titre très accessible.

Seven brille aussi de personnages intéressants, bien que très classiques dans leur forme. Ce premier volet nous offre aussi le héros optimiste et téméraire, le copain un peu plus balourd et froussard, mais brave, le taciturne au triste passé et la despote sans scrupule au minois de rêve. Pas de prise de risque dans la construction générale des protagonistes, mais le mangaka est suffisamment habile pour générer une écriture qui leur permet de s’émanciper du cliché. A titre d’exemple, Makoto parvient rapidement à affirmer sa façon et pensée et se montrer plus impactant qu’un simple personnage secondaire. En somme, la série sait toujours faire le juste milieu entre un personnage classique et la façon de le distinguer le mieux possible.

Le style graphique de Kuroko Yabuguchi, sans innover, est des plus honnêtes et en phase avec une œuvre d’aventure du genre. Notons d’abord le character-design assez inspiré pour certains personnages et le trait fin, maîtrisé et jouant sur les nuances de noir de l’auteur. Le sens du détail de ce dernier est à saluer tant certaines pages sont de belles réussites graphiques. Les illustrations d’entre-deux chapitres sont ainsi de toute beauté et nous feraient tilter quelques secondes avant de poursuivre notre lecture.

Quant à l’édition, c’est une très bonne copie pour Tonkam qui propose une traduction sans bavure et une adaptation fluide. Le format « Young » est toujours appréciable pour un titre comme Seven, d’autant plus que la couverture en papier mât embellit le livre. Seven sera, à n’en point douter, une belle pièce de collection de cinq volumes dans toute mangathèque.

Partant d’idées peu révolutionnaires et de personnages convenus de prime abord, Seven parvient à tirer son épingle du jeu grâce à une introduction claire, dynamique et efficace et des protagonistes qui parviennent à se démarquer des clichés qu’on pourrait leur attribuer. Le tout est porté par un scénario intéressant qui, selon son évolution, confirmera tout le bien que l’on peut penser de ce premier tome. Seven ne révolutionne en rien dans son genre, ce premier tome est un excellent divertissement qui ravira les amateurs d’action et d’intrigues post-apocalyptiques.


Tome 2 :

Takeru et son équipe poursuivent leur chemin vers Shinjuku, dans le but d’annihiler la souveraineté de l’impitoyable despote. Ils rencontrent deux renégats recherchés par les autorités, mais eux aussi déterminés à détruire l’Office Métropolitain. Plus choquants encore, ces deux individus sont eux aussi des Tekigôsha.

Après un premier tome qui constituait une introduction maîtrisée et intrigante, ce deuxième volume reste des plus sympathique, mais s’avère un poil convenu. Ainsi, l’action va de plus belle par le biais du voyage de Takeru et de la joyeuse troupe qu’il se forge au fil des chapitres. Les aventures de la troupe ne manquent jamais de panache et le volume fait la belle part à l’action explosive sans jamais (ou rarement) s’arrêter. De par ce procédé, l’intrigue avance relativement vite on les chapitres défilent sans qu’on ait le temps de les voir passer. Seven confirme ainsi sa couleur : nous avons ici un seinen extrêmement dynamique dont l’unique prétention est de vouloir proposer un divertissement correct, chose que ce second volet accomplit sans mal.

Le premier tome prenait son temps pour élaborer une introduction de bonne facture. De manière logique, nous nous retrouvons avec une suite qui, en plus de l’aventure principale truffée d’action, va décortiquer plus en profondeur l’univers de Seven. On retenait un cadre post-apocalyptique, élément classique, mais ici maîtrisé, et un bon nombre de questions, notamment sur les raisons qui ont mené le déclin du Japon. Pour l’heure, peu de réponses à ces interrogations puisque ce volet se penche davantage sur ce que représente exactement le Tekigôsha, la source de son pouvoir, ainsi que le sujet du frère de Takeru qui semble être passé du côté de l’ennemi. Globalement, tout se fait sans surprise, surtout pour le frère du héros qui semble mener un double jeu. Véritable motif d’action, ou volonté de Kuroko Yabuguchi de nous induire en erreur ? Les prochains chapitres se chargeront de nous donner des réponses explicites, mais pour l’heure, le comportement ambigu d’Izumi Shakudô, bien que classique, nous intrigue et on ne demande qu’à en savoir plus.

Concernant les Tekigôsha, l’intrigue nous en apprend bien plus et au-delà des simples expérimentations scientifiques sur l’Homme, le récit n’hésite pas à développer des origines à ces détenteurs de pouvoirs. Le tout est toujours très classique, mais dans son genre, la recette fonctionne tant le mangaka sait en permanence où il va.

Un autre sujet à aborder est évidemment celui des personnages, car ceux-ci sont de plus en plus nombreux au fil de l’œuvre. Pour ceux qui s’illustrent largement, ce tome introduit Sôji et Sôichi qui manquent peut-être, à ce stade, d’affirmer leur personnalité bien que leur détermination est évidente, ceci grâce à un background d’ores et déjà abordé. Comme dit plus haut, Izumi Shakudô, le frère de Takeru, nous intrigue chaque fois un peu plus tant on a du mal à croire que le personnage soit passé dans les rangs ennemis et que les fausses pistes sont légion. Puis revient Fujimaru, qui reste à ce stade le personnage le mieux traité de Seven. Dans la catégorie « personnage beau et ténébreux », le jeune homme tient une place de choix, mais est entouré d’une aura touchante grâce à un développement constant et sonnant très juste. Faire rejoindre à un solidaire un groupe de héros est une chose et afin de conserver une crédibilité, l’exercice n’est pas toujours évident. Or, ce second tome suit les traces du premier à ce sujet et s’en sort à merveille.

Divertissement explosif, Seven confirme son statut de titre d’action très classique. Mais là où le titre se démarque, c’est dans sa capacité à manier habilement des ficelles convenues, faisant de la lecture un divertissement des plus honnêtes qui pourrait aller encore plus haut si le scénario se révèle surprenant, et si quelques personnages parviennent à sortir du lot. Pour les amateurs du genre, Seven est à ce jour une bonne pioche.Takeru et son équipe poursuivent leur chemin vers Shinjuku, dans le but d’annihiler la souveraineté de l’impitoyable despote. Ils rencontrent deux renégats recherchés par les autorités, mais eux aussi déterminés à détruire l’Office Métropolitain. Plus choquants encore, ces deux individus sont eux aussi des Tekigôsha.

Après un premier tome qui constituait une introduction maîtrisée et intrigante, ce deuxième volume reste des plus sympathique, mais s’avère un poil convenu. Ainsi, l’action va de plus belle par le biais du voyage de Takeru et de la joyeuse troupe qu’il se forge au fil des chapitres. Les aventures de la troupe ne manquent jamais de panache et le volume fait la belle part à l’action explosive sans jamais (ou rarement) s’arrêter. De par ce procédé, l’intrigue avance relativement vite on les chapitres défilent sans qu’on ait le temps de les voir passer. Seven confirme ainsi sa couleur : nous avons ici un seinen extrêmement dynamique dont l’unique prétention est de vouloir proposer un divertissement correct, chose que ce second volet accomplit sans mal.

Le premier tome prenait son temps pour élaborer une introduction de bonne facture. De manière logique, nous nous retrouvons avec une suite qui, en plus de l’aventure principale truffée d’action, va décortiquer plus en profondeur l’univers de Seven. On retenait un cadre post-apocalyptique, élément classique, mais ici maîtrisé, et un bon nombre de questions, notamment sur les raisons qui ont mené le déclin du Japon. Pour l’heure, peu de réponses à ces interrogations puisque ce volet se penche davantage sur ce que représente exactement le Tekigôsha, la source de son pouvoir, ainsi que le sujet du frère de Takeru qui semble être passé du côté de l’ennemi. Globalement, tout se fait sans surprise, surtout pour le frère du héros qui semble mener un double jeu. Véritable motif d’action, ou volonté de Kuroko Yabuguchi de nous induire en erreur ? Les prochains chapitres se chargeront de nous donner des réponses explicites, mais pour l’heure, le comportement ambigu d’Izumi Shakudô, bien que classique, nous intrigue et on ne demande qu’à en savoir plus.

Concernant les Tekigôsha, l’intrigue nous en apprend bien plus et au-delà des simples expérimentations scientifiques sur l’Homme, le récit n’hésite pas à développer des origines à ces détenteurs de pouvoirs. Le tout est toujours très classique, mais dans son genre, la recette fonctionne tant le mangaka sait en permanence où il va.

Un autre sujet à aborder est évidemment celui des personnages, car ceux-ci sont de plus en plus nombreux au fil de l’œuvre. Pour ceux qui s’illustrent largement, ce tome introduit Sôji et Sôichi qui manquent peut-être, à ce stade, d’affirmer leur personnalité bien que leur détermination est évidente, ceci grâce à un background d’ores et déjà abordé. Comme dit plus haut, Izumi Shakudô, le frère de Takeru, nous intrigue chaque fois un peu plus tant on a du mal à croire que le personnage soit passé dans les rangs ennemis et que les fausses pistes sont légion. Puis revient Fujimaru, qui reste à ce stade le personnage le mieux traité de Seven. Dans la catégorie « personnage beau et ténébreux », le jeune homme tient une place de choix, mais est entouré d’une aura touchante grâce à un développement constant et sonnant très juste. Faire rejoindre à un solidaire un groupe de héros est une chose et afin de conserver une crédibilité, l’exercice n’est pas toujours évident. Or, ce second tome suit les traces du premier à ce sujet et s’en sort à merveille.

Divertissement explosif, Seven confirme son statut de titre d’action très classique. Mais là où le titre se démarque, c’est dans sa capacité à manier habilement des ficelles convenues, faisant de la lecture un divertissement des plus honnêtes qui pourrait aller encore plus haut si le scénario se révèle surprenant, et si quelques personnages parviennent à sortir du lot. Pour les amateurs du genre, Seven est à ce jour une bonne pioche.


Tome 3 :

Dans le but d’atteindre Shibuya, Takeru et les siens parcourent les arrondissements et s’arrêtent en chemin à Suginami. Ils y rencontrent Akane, un médecin particulier dont le père était un tekigôsha. Et étrangement, Akane a un pouvoir, celui de lire le sang pour y déceler une information ou une anormalité, permettant de comprendre le mal rongeant un individu. Voilà une aubaine pour nos héros qui ont besoin de soins pour Ken, blessé depuis la dernière bataille, mais aussi pour Sôichi et Sôji qui commencent à être rongés par leurs grimlocks respectifs… Mais ils doivent être discrets car les troupes de la reine Noire-Neige cherchent à débusquer les dangereux individus.

Une fois n’est pas coutume, nous avons affaire à un tome qui propose son lot de scènes d’action mais aussi de rebondissements et d’avancées scénaristiques. En cinq volumes pour l’ensemble de la série, on doutait que l’histoire de Seven se suffise à elle-même et pourtant, à ce rythme, l’intrigue pourrait bien se conclure normalement.

Ainsi, le voyage de nos héros vers Shibuya se poursuit correctement et l’auteur ne cherche pas à étirer son intrigue en long et en large. Les étapes vécues par les personnages sont ainsi essentielles à la construction de l’intrigue, de même que chaque nouveau personnage à son rôle à jouer. Dans le cas présent, c’est le médecin clandestin Akane qui devient le sixième « nain » présenté par le titre de l’œuvre, un personnage assez farfelu, moins porté sur l’action dans ses talents, mais qui ne manque pas d’utilité.
Plus que passionné par les événements de ce troisième volume, le lecteur est admiratif par la maîtrise de Kuroko Yabuchi de son manga. En effet, le voyage atteint presque sa finalité à la fin du volume et le mangaka parvient à justement jongler entre les péripéties des héros, les développements de l’univers et les intrigues parallèles qui forgent l’histoire de Seven. Que ce soit le combat de Takeru et les siens, le mystère des grimlocks ou encore le parcours du frère du héros, rien ne passe à la trappe.

Parmi les grandes forces de ce tome, il y a évidemment la grande présence d’action, directement inspirée du cinéma explosif dans lequel un petit groupe d’individus cherchent à atteindre un objectif. Le trait de l’auteur et sa manière d’enchaîner les rebondissements prête parfaitement à ce genre de récit, difficile alors de s’ennuyer et ce même si les combats à un contre un sont finalement rare dans ces opus qui privilégie courses-poursuites en tous genres. Cet aspect du scénario ne se bride jamais dans la violence. Aussi, pas question pour nos héros d’être attendris par l’idée de justice en épargnant leurs adversaires, même les moindres petits sbires des autorités. Les cadavres s’accumulent donc et les protagonistes ne font jamais preuve du moindre regret, exit alors les personnages aux idéaux mielleux.

A la fin de ce tome, on sent que l’histoire approche de sa phase finale. Les plus puissants tekigôsha de la reine entre en scène et si quelques mystères subsistent, c’est tout à fait le genre de sous-intrigues à pouvoir trouver une résolution lors du dernier acte de la série. On reste alors curieux de voir ce que les deux derniers opus auront à nous proposer, et on ne cache pas une certaine impatience tant l’œuvre de Kuroko Yabuchi s’avère très divertissante et réussie dans son genre.
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