Vagabond

Rubrique consacrée aux seinen, c'est à dire des séries se destinant à un lectorat adulte.

Vagabond c'est ...

Miyamoto musachié
7
12%
Musashi Miyamotrobien
47
82%
Takezo Shinmouais... bof
3
5%
 
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hdix
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Re: Vagabond

Message non lu par hdix » 12 mai 2009, 16:11

AAARgh je suis encore à la bourre, ce soir je le commande.

Joli résumé erkael, ca retranscrit bien les sensations que l'on ressent en lisant vagabond :lol:
mais du coup je bouillonne de pas l'avoir entre les mains :evil:
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"SAVOIR PLUTÔT QUE CROIRE"

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Zettaw
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Re: Vagabond

Message non lu par Zettaw » 12 juin 2009, 14:02

Sa y est!!!! j'ai enfin ressu mes vagabonds apres 2 mois et demi d'attente !!! (je remercie encore mangatec :evil: grrrrrrr). Apres avoir lu les 2 premiers je trouve tout d'abord les planches magnifiques! les decors exterieur en forêt atteigne un degres de detail ahurissant surtout dans les double pages. Et on se retrouve a contempler bêtement les pages. Secondo le heros est comme je les aime! et la trame est pour le moment fort interessante, il se dégage effectivement quelque chose de ce manga, une sorte de phylosophie de l'art du combat. Bref je le trouve extra! il eest encore bien trop tot pour dire si je le préféreré a l'habitant de l'infini mais en tout cas le debut m'aura extrêmement plu! j'y retourne! encore 3 a lire ^^
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feryoni
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Re: Vagabond

Message non lu par feryoni » 23 juin 2009, 19:31

Après relecture du T29, je viens de découvrir un truc qui m'as échappé la première fois car j'étais tellement exité que j'ai zappé.

Après 29 tomes passionants et d'innombrables combats, takehiko inoué n'as plus besoin de prouver sa maitrise dans les ambiances générales ( tensions etc..) ainsi que les sentiments comme la colère, la peur, la haine , la joie etc ... Malgré son génie pour interpréter avec exactitude ces derniers, je viens de m'aperçevoir avec l'arrivée de se tome qu'il maitrise maladroitement les sentiments amoureux :

quand le moine propose à musachi de choisir une autre voie comme par exemple celle d'être avec otsu, il n'est absolument pas crédible dans sa réaction, surtout que plus tard (la page suivante) le jeune apprentie autoproclamé de musachi (jotaro ) pousse otsu a avouer son amour envers ce dernier dans un flot de colère et de jalousie ( monsieur préfère le sabre plutôt qu'elle :mrgreen: ) qui n'est pas plus crédible qu'une poussée de nekketsu chez cette dernière.

c'est peu être moi qui deviens un peu gaga de shojos mais a part les parties de jambes en l'air de kojiro qu'on ne peux qualifier de sentiments amoureux, l'amour est chose rare dans ce mangas. vous me direz c'est un peu normal mais c'est l'un des ponits faibles des série de takehiko . qu'en penser vous ?

Sorrow
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Re: Vagabond

Message non lu par Sorrow » 23 juin 2009, 20:41

feryoni a écrit :c'est peu être moi qui deviens un peu gaga de shojos mais a part les parties de jambes en l'air de kojiro qu'on ne peux qualifier de sentiments amoureux, l'amour est chose rare dans ce mangas. vous me direz c'est un peu normal mais c'est l'un des ponits faibles des série de takehiko . qu'en penser vous ?
Si un jour tu lis le roman "La Pierre et le sabre" et sa suite "La Parfaite Lumière", tu te rendras compte qu'il en va de même. Le personnage de Musashi est un vrai samouraï au sens le plus pur, celui qui consacre toute sa vie au sabre, presque en ermite. Si il hésite parfois à abandonner cette voie pour vivre avec Otsu, il reprend toujours très vite son chemin et s'enfuit loin d'elle à de nombreuses reprises. L'amour est considéré comme une entrave pour ceux qui suivent la voie du sabre dans cette histoire. Surtout un amour aussi passionné que celui d'Otsu.
Je n'ai pas lu Vagabond (trop cher pour ma bourse pour l'instant), mais même si Inoue prend de grandes libertés avec l'histoire originale, il ne peut pas modifier en profondeur ce jeu du chat et de la souris entre Otsu et Musashi.
"Les bons livres sont une ancre pour ton bateau dans le port de la vie. Même si une grande vague arrive, ton bateau ne sera pas emporté. Tu pourras mettre les voiles quand tu auras accumulé suffisamment de forces et de connaissances."
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feryoni
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Re: Vagabond

Message non lu par feryoni » 24 juin 2009, 18:24

t'as beau être un samourai pure et dure mais rien ne t'empêche d'aimer une femme qui plus est l'élue de ton coeur . je te l'accorde que c'est pas dans ce genre de lecture qu'on verra pleurer le héro en disant ne me quitte pas :P mais bon on peut toujours rêver :mrgreen:

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kynoo
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Re: Vagabond

Message non lu par kynoo » 25 juin 2009, 08:15

Si, justement.
Miyamoto Musashi pratique son art comme une ascèse, dès lors tout ce qui peut l'en détourner est à bannir.
Être un samouraï et aimer une femme (voire vivre avec elle), ce n'est plus suivre la voie du sabre, c'est retomber dans la médiocrité ordinaire du genre humain qu'il cherche justement à transcender.

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feryoni
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Re: Vagabond

Message non lu par feryoni » 25 juin 2009, 19:42

pourtant son grand modèle qui est yagyu possède une famille . in'ei est un moine donc ça compte pas :mrgreen:

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Erkael
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Re: Vagabond

Message non lu par Erkael » 06 nov. 2009, 00:47

Volume 30: Un volume entièrement tourné sur la réflexion, sur les choix qu’il reste à faire…y a t-il une vie après le sabre ? Musashi réalise qu’il a consacré 22 ans au sabre et que maintenant qu’il est enfin « sans rival sous le ciel », il est envahie par un grand vide. Il se pose de nombreuses questions, il ne sait que faire, l’ennuie s’empare de lui, et malgré toutes ces bonnes âmes lui prodiguant conseil, il n’en est pas moins perdu. Pire encore, la seule personne vers qui il pourrait se tourner, pourrait être en danger par sa faute.
De nombreux visages reviennent dans ce tome, où Musashi fait un bilan de toutes ses années, des spectres viennent les conseiller lui et Otsu…mais ces morts ont ils vraiment les réponses qu’ils attendent. On revoit Musashi enfant, puis jeune adulte…empli de rêves. Y a t’il quelque chose de plus dur à vivre que d’atteindre son rêve…seul ?
Le seul qui pourrait combler ce vide, Sojiro, s’éloigne…ils n’avaient jamais été aussi prêt, les deux prodiges du sabre de cette époque n’auront fait que se croiser, le destin est parfois joueur.

Ce volume est absolument bluffant. Malgré quelques notes d’humour, le ton est donné dés la couverture, on y trouve un Musashi au visage fermé, froid, songeur…le ton sera donc grave. Inoue nous réserve encore quelques planches absolument fabuleuses, on pense notamment à celle dessinée au fusain représentant Musashi et Otsu enlacés…doux rêve dont on ne sait s’il se réalisera un jour.

Comme d’habitude, la sortie d’un nouveau tome de Vagabond est un petit événement, et celui ci ne déroge pas à la règle. Un grand tome qui nous laisse songeur !
On ne peut pas gagner à tous les coups mais on ne peut pas perdre à chaque fois non plus!

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Erkael
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Re: Vagabond

Message non lu par Erkael » 28 mai 2010, 01:00

Vol 31: Vagabond est sans doute, à juste titre, une des séries les plus attendues, et chaque volume se savoure passionnément, rarement un récit aura été tant maîtrisé par un auteur qui possède tous les talents : narration intelligente, mise en page éblouissante, maniements des symboles hors norme et dessins absolument grandioses !

Dans ce volume, où l’on trouve deux parties distinctes, encore une fois tout à un sens, et si ces deux parties, chacune consacrée à un personnage, sont bien distinctes ont retrouve la même symbolique !
On suit l’errance de Musashi d’un coté et celle de Matahachi de l’autre. Mais si l’errance est physique elle est aussi psychologique !

Musashi avance vers son passé, il retourne voir un grand maître qui lui inspire du respect pour trouver la réponse à sa question, mais au cours de son périple, son passé le rattrape. Devenu la cible des bretteurs voulant se faire un nom, il instaure un rituel, comme une litanie, où tout en les mettant en garde, il invite ses opposants à venir chercher la mort. Et c’est par une ultime rencontre, face à l’un des hommes les plus forts qu’il ait rencontré, qu’avenir et passé se confondent ; il est blessé mais qu’importe, il trouve les réponses à ces questions en se battant, et cet homme si fort face à lui ne peut être qu’une chance de trouver une réponse supplémentaire !

Le périple de Matahachi est beaucoup plus tragique, confronté aux derniers instants de sa mère, la culpabilité l’envahit, et lui aussi c’est en faisant face à son passé dont il a honte, que l’avenir s’annonce meilleur. Il avoue ses faiblesses, ses tricheries, ses mensonges, il les hurle comme pour se demander pardon à lui même…pardon qui viendra de sa mère mourante.
On assiste là à un très passage très fort, il retourne dans son village natale portant sa mère sur le dos, et une dernière fois il lui ment au dernier moment en lui disant qu’ils sont arrivés, de sorte à ce qu’elle parte en paix…très certainement un des passages les plus forts et touchants qu’on puisse trouver dans un manga.

L’auteur prend le parti original de faire un bond dans l’avenir où on retrouve un vieux Matahachi qui raconte son histoire…et si tout ceci n’était qu’une fable vu par les yeux de Matahachi depuis le début ? Une idée originale mais tellement audacieuse…vraiment du grand art !

Un volume exceptionnel, ce qui devient une habitude pour cette série !
On ne peut pas gagner à tous les coups mais on ne peut pas perdre à chaque fois non plus!

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Erkael
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Re: Vagabond

Message non lu par Erkael » 17 sept. 2010, 00:15

Vol 32: Attention chef d’œuvre !

Musashi, blessé, fait face à son plus grand adversaire, une vieille connaissance, un modèle, une icône…et voilà qu’il vont s’affronter ! Cette lutte est un pas supplémentaire dans les réflexions de Musashi sur le sens de ses combats et sur sa vie elle même.

Dans ce tome, Takezo et Musashi se côtoient, le bretteur confirmé, sans rival, cède à la place au jeune garçon naïf et hargneux qui rêvait de devenir ce qu’il est finalement devenu.
La magnifique couverture du tome résume à elle seule toute la complexité du personnage : à la fois magnifique et loqueteux, imposant et pitoyable, il sourit mais a un regard triste…même la couverture le représente en noir en blanc, comme pour mieux insister sur les dégradés…il est complexe mais aussi très simple !

Le temps n’a pas cours dans ce tome où des rêves, des souvenirs du passé viennent se mêler au présent, où l’on se projette dans le futur…mais dans ce cas où se situe le présent ? Musashi lui même est perdu, le simple fait de l’évoquer, et le présent n’est déjà plus là…
Cette alternance des époques donnent un ton étrange et envoûtant à ce volume, on ne sait plus qui est réellement le narrateur, quel est le point de vue qui nous est donné…est ce qu’on se projète, est ce qu’on se souvient, vit on pleinement le temps présent ? Nous sommes happés dans ce tourbillon et s’y noie volontiers !
Comme d’habitude les affrontements vont très vite, mais ce qui les précède et ce qui en découle peut prendre des chapitres entiers, des volumes entiers, une série entière ; car après tout, tout ici n’est qu’un enchaînement de hasards, une route tracé par le destin, les évènements vécus par Musashi depuis le premier tome l’ont logiquement conduit là où il est et qui le guide encore et toujours vers Kojiro, il n’en doute pas.

Alors que deux nobles vieillards perdent la vie, avec une mise en scène sans faille de la part de l’auteur, des modèles qui ont guidés Musashi dans son errance malgré eux, les paroles d’un autre bretteur, un « héros » pour le jeune Takezo viennent installer le doute dans son esprit. Alors qu’on le croyait au terme de sa quête spirituel, une nouvelle prise de conscience vient tirer les larmes de ce guerrier endurci : il était déjà hanté par les meurtres qu’il avait commis, il avait conscience de l’horreur de la chose, mais voilà qu’il réalise au cours d’une scène terriblement forte, dure et touchante, qu’il y a pris du plaisir !

Ce n’est plus une surprise pour personne, l’auteur démontre son génie à chaque page, sa mise en page est remarquable, et ses « silences », ces pages sans textes où seuls les dessins nous transportent, sont sans commune mesure…on ne lit pas Vagabond, on le vit !

Il y a les mangas et il y a Vagabond !
On ne peut pas gagner à tous les coups mais on ne peut pas perdre à chaque fois non plus!

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