Bitter Virgin

Rubrique consacrée aux seinen, c'est à dire des séries se destinant à un lectorat adulte.
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Koiwai
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Bitter Virgin

Message non lu par Koiwai » 14 nov. 2009, 16:21

Bitter Virgin
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Tome 1:

Nouveau titre pour les éditions Ki-oon, nouveau titre issu du catalogue de Square-Enix. Mais bien loin des efficaces séries d'action, c'est, cette fois-ci, à une romance que nous avons droit. Mais à une romance pas comme les autres...

Suwa Daisuke est un lycéen au physique plutôt avantageux, et qu'il utilise volontiers pour enchaîner les conquêtes. Toutefois, il avoue n'avoir aucun intérêt pour Aikawa Hinako, une de ses camarades de classe. Très réservée et fuyant tout contact avec des garçons, Hinako fait figure de Sainte Nitouche. Mais l'attitude de la jeune fille serait-elle liée à son passé ? C'est ce que Suwa va comprendre lorsqu'il entendra, dans une chapelle abandonnée, la confession de Hinako au sujet des terribles évènements auxquels elle a dû faire face... Dès lors, le jeune garçon va changer totalement de point de vue sur sa camarade de classe, au point de voir apparaître en lui des sentiments pour elle...

Le tout début de Bitter Virgin commence de manière somme toute très basique pour une romance, et a même de quoi agacer de par l'attitude de son héros. Mais il ne faudra qu'une vingtaine de pages pour voir le titre prendre subitement une toute autre ampleur, à partir de l'instant où Suwa découvrira la bouleversante vérité sur ce qu'a vécu Hinako. Dès lors, l'intérêt du lecteur ne cesse de grandir pour cette histoire d'amour qui promet de ne ressembler à aucune autre.

Ici, quasiment tout passe à travers Suwa. A travers le malaise qu'il ressent envers Hinako, les interrogations qu'il se pose pour tenter de l'aborder sans la brusquer par rapport à ce qu'elle a dû vivre, et la façon dont Hinako elle-même le perçoit, l'ensemble, malgré quelques maladresses et stéréotypes (le personnage de Kazuki en tête), sonne juste et nous touche sans que l'auteur ait besoin de forcer, de tomber dans la surenchère. Par ailleurs, Kei Kusunoki nous offre une narration tout en pudeur, évite de tomber dans quelque chose de trop lourd en distillant ça et là quelques notes d'humour, et le récit se dote rapidement d'une ambiance douce-amère qui lui sied à merveille.

Au niveau des dessins, cela reste simple. Très inspiré shôjo, l'ensemble est doté de décors simples et d'un chara design un peu inégal. Ainsi, certaines expressions des personnages manquent d'envergure, alors que d'autres sont franchement réussies. Toutefois, on se fait rapidement aux quelques défauts et l'on remarque aisément que le style graphique se prête fort bien à l'histoire.

Pour une première histoire d'amour, Kei Kusunoki s'en sort bien, voire mieux que dans ses précédentes oeuvres. Ce premier volume de Bitter Virgin se démarque aisément des autres romances de par les thèmes très graves qu'il aborde, mais l'ensemble sonne juste et se révèle touchant, si bien que l'on a hâte de lire la suite de cette histoire d'amour au relents dramatiques et atypique.

Au niveau de l'édition, on a une nouvelle fois du très bon travail des éditions Ki-oon.
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Wang Tianjun
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Re: Bitter Virgin

Message non lu par Wang Tianjun » 16 nov. 2009, 12:53

Je ressors de la lecture de Bitter Virgin avec une impression assez mitigée.

On a surtout l'impression d'un shojo classique camouflé sous une classif seinen, un dessin passe-partout ou presque et des thématiques assez graves. Enfin pour l'instant il n'est arrivé qu'un seul véritable malheur traumatisant (la série fait donc pâle figure face à Life niveau VDM, du moins en quantité), et j'ai l'impression que Suwa (le héros) se fait plus de soucis que Hinako, la vraie victime de l'histoire. Pour le reste la narration reste remplie de clichés, même si les rôles s'inversent, cette fois c'est un mec qui tient le rôle de cruche de service : "oh elle ne m'attire pas mais finalement je l'aime" "ah tiens la furie du lycée veut sortir avec moi? Mince alors", etc etc...

Enfin je casse un peu mais la lecture reste quand même plutôt plaisante, on a quand même hâte de savoir ce qui va se passer,... mais par rapport à ce que certains fanboys scanophiles annonçaient comme un titre cro bien cro sérieux, je reste perplexe. Bon après, "Ki-oon desu" :mrgreen:
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Koiwai
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Re: Bitter Virgin

Message non lu par Koiwai » 17 nov. 2009, 23:45

mais par rapport à ce que certains fanboys scanophiles annonçaient comme un titre cro bien cro sérieux, je reste perplexe.
Je suis d'accord pour ça: ce n'est pas aussi sérieux que ce qu'on dit, du moins pour le moment... Mais perso, c'est justement ce que j'ai apprécié ^^ L'auteur n'insiste pas trop sur le drame en lui-même, pas de côté déprimant et consorts (ce qui m'aurait plu aussi, remarque :mrgreen: ). L'ambiance générale est assez douce-amère, je ne m'attendais pas à ça, la surprise fut agréable :)
Enfin pour l'instant il n'est arrivé qu'un seul véritable malheur traumatisant (la série fait donc pâle figure face à Life niveau VDM, du moins en quantité)
Et tant mieux ^^ Le récit perdrait beaucoup en crédibilité si les malheurs s'enchaînaient encore à présent sur Hinako, à mon avis. Ce n'est pas du tout le même genre qu'une série comme Life, justement, dans laquelle l'auteur insiste beaucoup (insiste trop ?) sur la douleur présente de l'héroïne.
Bitter Virgin et Life ne sont pas du tout comparables, à mon avis :)
Dans Life, on a une héroïne qui morfle sans arrêt, et qui essaie de se sortir de cette situation tant bien que mal. Dans Bitter Virgin, on a une héroïne qui a morflé pendant un moment dans le passé, qui n'a pas pu éviter cela, s'en sortir, et cette période l'a fortement influencée et a installé en elle de sérieux traumatismes.
et j'ai l'impression que Suwa (le héros) se fait plus de soucis que Hinako, la vraie victime de l'histoire.
Et c'est le cas ^^ C'est aussi ça que j'apprécie ^^ Ca change :)
Enfin, ce n'est pas vraiment que Hinako se fait moins de soucis que Suwa, c'est surtout qu'on vit l'histoire du point de vue de Suwa, donc c'est surtout sur ses inquiétudes à lui qu'on s'attarde. Quant à Hinako, on ne s'attarde pas sur ce qu'elle ressent au plus profond d'elle-même, mais on sent bien qu'elle essaie tant bien que mal de continuer à vivre normalement, courageusement... mais elle n'y arrive pas sur tous les points, ce qui se voit avec sa peur d'être touchée par des garçons.
Wang Tianjun a écrit :On a surtout l'impression d'un shojo classique camouflé sous une classif seinen, un dessin passe-partout ou presque et des thématiques assez graves. [...] Pour le reste la narration reste remplie de clichés, même si les rôles s'inversent, cette fois c'est un mec qui tient le rôle de cruche de service : "oh elle ne m'attire pas mais finalement je l'aime" "ah tiens la furie du lycée veut sortir avec moi? Mince alors", etc etc...
Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de shôjo (ou de shônen sentimental) classique camouflé, je me suis dit la même chose par moments. Mais avec le recul, je ne suis pas d'accord, en fait ^^
Dans les shônen sentimentaux, on a un héros souvent loser, timide ou pas doué avec les filles, qui ne sait pas comment aborder la fille qu'il aime à cause de ça.
Dans Bitter Virgin, on a un héros qui est un peu tout le contraire de ça mais qui, là, ne sait pas comment aborder la fille qu'il aime à cause du traumatisme qu'elle a vécu. Je ne dirais pas que Suwa est une cruche de service. C'est surtout qu'il n'a jamais été confronté à une situation de ce type, ne sait pas comment réagir pour ne pas brusquer Hinako, et est tellement questionné par ça qu'il n'a pas fait attention à ce qui se passait avec Kazuki (cette négligence étant sans doute due aussi à des relents de la personnalité de coureur de jupons qu'il affiche encore au tout début du manga). Globalement, je pense que beaucoup de personnes réagiraient comme lui, face à une situation de ce genre.

Avec Suwa, on n'a pas affaire au héros classique de shôjo ultra-bogoss méga sûr de lui qui va faire oublier en deux secondes tous les soucis et traumatismes possibles de la fille parce que "kyaaaaah il est trôôôô bôôôô waaaaaah il est carrément sûr de lui il paraît cro cro fort dedans son intérieur de lui-même !!!" :mrgreen:

Par contre, je suis d'accord pour la narration remplie de clichés. Avec en tête ce personnage de Kazuki, énorme cliché à elle toute seule, insupportable dès sa première apparition. Il n'y a vraiment qu'elle qui m'a un peu gâché la lecture, pour moi elle fait tâche au milieu d'un récit comme celui-ci et à cause de la toute fin du tome, j'ai un peu peur d'être déçu par la suite... On verra bien.
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Koiwai
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Re: Bitter Virgin

Message non lu par Koiwai » 31 janv. 2010, 18:24

Tome 2:

Depuis qu'il connaît son dramatique secret, Daisuke n'a d'yeux que pour la fragile Hinako et souhaite désormais la protéger. Mais comment nouer des liens avec une jeune fille traumatisée par les garçons ? Malgré tout, Hinako ne voyant pas un danger en Daisuke car celui-ci est officiellement avec Kazuki, elle parvient à se lier d'amitié avec lui. Mais Kazuki, qui éprouve pour Daisuke un amour qui confine à la folie, ne supporte pas de voir les deux jeunes gens s'entendre aussi bien et pourrait bien commettre les actes les plus horribles...

Le volume 1 se refermait sur une Kazuki sur le point de commettre l'irréparable. Le début de ce deuxième tome met temporairement fin à la menace, mais voici notre héros obligé d'ignorer Hinako pour ne pas risquer de mettre en danger la fragile jeune fille. La situation est difficile à vivre pour Daisuke, qui, sous la menace de celle qui s'est imposée comme sa petite amie, ne peut plus jeter ne serait-ce qu'un regard sur la fille qu'il aime. Quant à Hinako, elle qui avait vécu ces dernières années sans être au contact avec le moindre garçon mais était parvenue à créer des liens avec Daisuke, elle essaie à présent de se (re)faire à l'ignorance du jeune garçon. On a également droit ici à une réaffirmation de l'amour fou de Kazuki pour Daisuke à travers sa petite conversation avec Yuzu. Une Kazuki qui apparaît par brefs instants vaguement touchante, puisqu'elle fait ça par amour, mais malgré tout, on ne peut s'empêcher de ne pas aimer ce personnage, qui constitue un véritable obstacle dans la relation entre Daisuke et Hinako. Mais surtout, on a du mal avec ce personnage car il fait un peu tache dans le récit et à tendance à casser un peu le rythme du sujet annoncé comme étant le principal, à savoir le passé dramatique de Hinako qui l'empêche d'avoir des relations normales avec les garçons. N'aurait-il pas mieux valu que Kei Kusunoki se concentre uniquement sur ce dernier point, ne fasse pas intervenir un tel personnage, au risque de voir sa série durer moins longtemps ?

On se pose cette question pendant les deux premiers chapitres de la série... avant que n'arrive ce que l'on était en droit d'attendre: alors qu'elle est sous la menace d'un nouveau viol par un inconnu, Hinako se remémore les horribles traitements que lui a infligés son beau-père. S'en suit alors, pendant une cinquantaine de pages, un flashback nous invitant à découvrir en images tout le drame de la jeune fille, les viols répétés de son beau-père, ses grossesses, son avortement, jusqu'à son accouchement. Un retour en arrière qui, en arrivant après un peu plus d'un volume, arrive au bon moment, puisque nous sommes à présent bien attachés au personnage de Hinako. Pas de vraies surprises dans ce flashback puisque l'on connaissait déjà les grandes lignes de ce qu'a subi Hinako, mais ce dernier permet d'appuyer ces évènements et de les rendre encore plus dramatiques et touchants, d'autant que le tout est raconté du point de vue de la fragile lycéenne, et que le coup de crayon de l'auteur parvient à croquer quand il le faut quelques visages expressifs déchirants.

Par la suite, retour dans le présent, et c'est bien évidemment Daisuke qui va sauver Hinako de ce nouveau viol. Durant toute la suite du volume, et entre de nouvelles crises de jalousie maladive d'une Kazuki de plus en plus insupportable, les interrogations sentimentales sont de nouveaux au programme. Interrogations pour Daisuke, de plus en plus fou de Hinako, prêt à tout pour la protéger, si bien qu'il est même en rage et en pleurs lorsqu'il la sauve du viol. Mais des interrogations apparaissent également du côté de la demoiselle, qui remarque que Daisuke est toujours gentil avec elle, toujours là pour la protéger... La timide lycéenne, jusque là allergique aux garçons, commencerait-elle à tomber amoureuse de notre héros ?
Et tandis que les sentiments continuent d'évoluer, la toute fin de tome voit apparaître un nouveau protagoniste dont on attend de voir quel rôle il aura par la suite.

Encore plus touchant grâce à un flashback bien mené, ce deuxième volume fait mouche et continue de développer les sentiments de son couple vedette. Reste l'horripilante Kazuki, dont on a encore du mal à cerner l'utilité. Véritable tâche dans l'univers de la série, ou personnage n'ayant pas encore révélé tout son intérêt ?
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Re: Bitter Virgin

Message non lu par feryoni » 09 févr. 2010, 22:55

Après le jeu du chat et de la souris , je me lance dans ce mangas qui m'a intrigué :mrgreen:

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Re: Bitter Virgin

Message non lu par feryoni » 17 févr. 2010, 06:40

Lecture facile, l'intrigue est vite laché ce qui tue un peu le suspens, on connait la fin du film avant de l'avoir vu c'est dommage , il aurait pu laisser une grosse page blanche et nous laisser planer dans le doute tout le long de la série un peu à la family compos :wink: .

On en reviens toujours au viol à croire qu'il se passe le mot d'un auteur a l'autre ( j'aurais pas du lire les 9 premiers Zetman avant :mrgreen: )

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Re: Bitter Virgin

Message non lu par Wang Tianjun » 23 avr. 2010, 08:29

Coup de coeur inattendu, hier soir, à la lecture du troisième tome de Bitter Virgin.

Il suffit de remonter quelques posts plus haut pour retrouver ma perplexité face à la série, sa narration, ses évènements...
Et d'ailleurs, mon avis aurait été inchangé, voire même empiré, par un évènement bouleversant dont l'incursion parait exagérée (ça fait un peu loi de Murphy). Certains éléments macabres viennent même en rajouter et frôler l'insupportable. Et pourtant...
Il aurait été inchangé...s'il n'y avait pas eu la postface de l'auteur qui m'a fait complètement changer le point de vue sur la série.

[spoiler]En effet, on y découvre d'une part, qu'elle a subi le même évènement tragique que la sœur du héros dans sa propre vie, mais qu'en plus, cela s'est produit pendant la prépublication même de ce manga !
On comprend alors que bien plus qu'un récit fantasmé sur les douleurs adolescentes et les lourds traumatismes de la vie, l'auteur s'y confesse, et essaie quelque part d'exorciser ce qu'elle a vécu.
L'arrivée comme un cheveu sur la soupe d'Izumi devient alors plus évidente : elle incarne la mangaka, la narratrice elle-même, en apportant son propre passé, et en orientant les héros vers le "droit chemin".[/spoiler]

La série conserve toujours ses maladresses, et je n'ai pas non plus basculé dans la fan-attitude primaire, mais cela faisait longtemps que je n'avais plus eu autant envie de relire instantanément un volume, tant le niveau de lecture caché était profond. (Au final je ne l'ai pas fait, mais bon :mrgreen: )

Si ça peut apporter un peu d'eau au moulin à ta prochaine chronique, Koiwai... :wink:
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Re: Bitter Virgin

Message non lu par Kazamanga » 24 avr. 2010, 20:25

Une série découverte il y a peu, j'ai dévoré les 3 premiers tomes! :mrgreen:
Vraiment, on accroche tout de suite aux personnages. Par contre, Kazuki est plutôt énervante (c'est sûrement le but XD), enfin je trouve qu'elle n'a pas de réelle profondeur, mais bon on verra comment ça évolue dans le dernier tome.
L'histoire, même s'il n'y a pas de grands ressorts scénaristiques, est prenante malgré le fait que la fin soit prévisible. On a envie de savoir comment les personnages vont évoluer et on souhaite que Hinako soit heureuse.
Vraiment, à lire! :wink:

A oui par contre, un reproche pour l'édition. C'est valable pour de nombreux manga mais je trouve ça dommage qu'ils ne traduisent pas la façon dont s'appellent les personnages entre eux; ça révèle tout de l'intimité des personnages. Dans Fruits Basket par exemple, ils ont décidé vers le milieu de la série de retranscrire ça et Yuki qui disait avant "Tohru" s'est mis tout un coup à "Honda-san". Enfin bref, je referme la parenthèse.
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Re: Bitter Virgin

Message non lu par feryoni » 29 avr. 2010, 15:58

T3 qui nous prend aux tripes. difficile de rester insensible face à de tels drames. La surenchère de malheurs ( je me demande qui des 2 est la plus malheureuse .... ) vendre la mèche à la fin pour entrer dans l'estime d'izumi afin de soulager sa peine c'est un peu petit m'enfin faut pas trop demander non plus . en même temps si elle s'était tirée suite la réaction d'izumi, leur relation serais devenue arctique. Comparer ses malheurs comme dans sacrée mamie suscite le respect mais là c'est presque de la vantardise ( moi j'ai été violée qui dis mieux ... moi j'ai perdu mon gamin .... oui mais moi aussi car je l'ai plus jamais revue alors c'est un peu pareil .... ). Si on se penche vraiment bien, leurs malheurs ne sont en aucun cas comparables : Contextes / maternités / accouchements / futurs. L'avis du conjoint de l'autrice m'aurais également intéressé car la perte d'un gamin peu dans certains cas être plus pénible à un homme qu'à une femme. nos grand airs ne nous empêchent pas de souffrir et c'est un peu ce qui cloche dans la société.

Très émouvant , Profond et pousse à réflexion, car la perte d'un gamin peut aussi nous arriver. Personnellement je ne saurais comment réagire mais une chose est sûre je serais dans un piteux état :cry: .
vivement le prochain tome.

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Re: Bitter Virgin

Message non lu par Koiwai » 12 mai 2010, 22:20

Je viens juste de lire vos avis, j'y ai bien retrouvé ce que j'ai moi-même ressenti... Volume maladroit, mais bon dieu... Jamais autant pleuré en lisant un manga :cry:


Donc, tome 3:

La fin du deuxième volume voyait apparaître un nouveau personnage, qui prend logiquement de l'importance dans ce troisième tome: Izumi, la grande soeur de Daisuke, de retour dans sa famille pour mettre au monde le bébé qu'elle attend. Un retour qui ne se fait pas sans heurts, puisque, notamment, la mère de Daisuke, dans un premier temps, reproche à sa fille de revenir après une longue absence sans la moindre nouvelle, mais surtout, la jeune femme doit faire face aux ragots des villageois, prenant mal le fait qu'elle devienne une mère célibataire après avoir obtenu cet enfant d'un homme marié dont elle était folle amoureuse. Au fil du volume, on découvre en Izumi une femme attachante et à la forte personnalité, critiquant ouvertement Kazuki, poussant Hinako vers l'acceptation de ses sentiments pour Daisuke, tant et si bien qu'elle en vient, ici, à presque voler la vedette à Daisuke et à Hinako. De ce fait, pendant la lecture, on se demande un peu où veut en venir Kei Kusunoki en intégrant un tel personnage qui risquerait à tout moment de nous éloigner du sujet d'origine du manga. Mais finalement, on se laisse facilement prendre au jeu, la mangaka utilisant habilement ce personnage de femme enceinte pour mettre plus ou moins en avant un des autres drames qu'à dû subir Hinako: sa grossesse non voulue et la naissance de son bébé non désiré. Toujours à travers les interrogations plus ou moins pertinentes de Daisuke, qui se demande ce que l'élue de son coeur, de son côté, a bien pu ressentir durant toute cette période, la mise en parallèle entre Izumi et Hinako apparaît finalement loin d'être exempte de tout reproche, mais bien trouvée.

Quant à la narration, elle continue de s'inscrire dans une certaine représentation de la vie quotidienne. Et ici, tout tourne autour de la future naissance du bébé: mère et fille se réconcilient pour l'arrivée de l'heureux évènement, Daisuke se fait une joie de devenir tonton, Suzu de pouvoir dorloter le futur bambin, et Hinako, tout en prenant peu à peu conscience de ses sentiments, continue d'évoluer intérieurement en se montrant forte face à une chose qu'elle a elle aussi connue, à la différence qu'elle ne l'a jamais souhaitée.

Tout semble se dérouler normalement... et c'est le moment que choisit la mangaka pour faire soudainement apparaître un véritable drame, qui change la situation du tout au tout. Et, suite à cette horreur inattendue, le lecteur, béat, assiste avec émotion aux réactions de profond désespoir des personnages, et surtout d'Izumi. Le tout est traité avec un réalisme saisissant, d'autant que les dialogues, à partir de ce passage, se font particulièrement touchants et sonnent terriblement vrai... Et pour cause: Kei Kusunoki nous apprendra, à travers une postface aussi sincère que touchante, qu'elle a elle-même dû faire face à un drame similaire alors même qu'elle dessinait ce manga. On reste bouche bée face à cette déclaration qui nous touche au plus profond du coeur, encore plus lorsque l'on accorde au volume une deuxième lecture, qui voit nombre de dialogues prendre une toute autre dimension. Quant à Izumi, elle se présente alors comme l'alter ego de la mangaka, qui nous fait part, à travers le personnage qu'elle met en scène, de sa propre expérience, et nous fait comprendre à quel point elle a pu en souffrir, comme si elle cherchait à exorciser sa propre tristesse.

Impossible de rester indifférent face au profondément touchant troisième volume de Bitter Virgin, qui pourrait même se révéler comme la plus ou l'une des plus poignantes lectures qu'il vous ait été données de croiser. Et si tout n'est pas parfait, si l'on reste exaspéré par une Kazuki de plus en plus insupportable voire horrible, et si l'on pouvait accuser la mangaka de s'être laissée aller, on ne peut que lui pardonner, tant le tout est empli de sincérité et d'humanité. Et on lui pardonne d'autant plus facilement que, finalement, l'apparition d'Izumi et le drame qui lui arrive, loin de faire oublier le drame de Hinako, amènent un parallèle maladroit mais acceptable entre les deux demoiselles, et précipitent l'évolution de notre héroïne dans son ouverture aux autres, comme le prouve la toute dernière page. A présent, on attend de pied ferme un quatrième et dernier tome que l'on espère à la hauteur.
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