Summer Wars

Rubrique consacrée aux seinen, c'est à dire des séries se destinant à un lectorat adulte.
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ShadO
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Summer Wars

Message non lu par ShadO » 25 nov. 2010, 18:46

Summer Wars
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La fiche sur Manga-news

Vol. 1:

Summer Wars, ça vous dit quelque chose ? Rien d'étonnant, le film est sorti il y a peu et a été chaleureusement salué par la critique. Dès lors, il était fort logique de voir débarquer une adaptation papier de cette histoire peu ordinaire. Et c'est Iqura Sugimoto, auteur de Variante notamment, qui s'est chargé de cette version. Alors, est-elle à la hauteur de son ainé ?

Kenji est un jeune homme de 17 ans qui a comme seul talent les mathématiques. Pas de chance cependant, il a échoué de justesse au concours servant à désigner le représentant japonais des olympiades mondiales. Du coup, il est résigné à passer son temps sur Oz, une plateforme communautaire sans précédent qui rassemble des millions de personnes, où il a réussi à dégoter un petit boulot tranquille. Mais contre toute attente, voila que surgit de nulle part Natsuki, la plus jolie fille du lycée, qui lui propose un job bien plus attrayant: l'accompagner pendant quelques jours à Nagano. Kenji n'hésite pas une seconde, mais il ne sait pas encore ce qui l'attend ! Il se trouve, en effet, que Natsuki à omis bien volontairement de lui préciser qu'ils se rendaient dans la gigantesque famille de la demoiselle, et qu'il devrait se faire passer pour son futur époux ! Enfin, après tout, ce n'est pas si mal comme situation... Oui mais voila que le lendemain de leur arrivée, Kenji découvre son portait sur toutes les chaines de télévisions. Il est accusé d'avoir piraté Oz et déréglé par la même occasion une bonne partie de la planète !

Qu'on se le dise, ce premier opus ne nous laissera pas le temps de souffler ! Après une introduction rapide mettant parfaitement bien en place les différentes composantes de l'univers de la série, on entre directement dans le vif du sujet et l'on se retrouve aspiré tout comme Kenji dans une succession d'évènements sur lesquels il n'a que très peu de maitrise mais face auxquels il devra malgré tout lutter de toutes ses forces s'il veut s'en sortir indemne. Il faut reconnaitre que voir une histoire démarrer avec autant d'intensité, ça fait drôlement plaisir ! D'autant plus que derrière cela on ne se retrouve pas face à une coquille vide et que l'on est instantanément intrigué par ce que l'on a sous les yeux.

Si le thème du piratage informatique peut se révéler très plaisant, il est impératif que la chose soit bien maitrisée et que l'on ne soit pas bombardé d'informations servant à justifier tel ou tel fait et venant complètement entraver le bon déroulement du récit. Ici, il n'en est rien. Kenji est un petit génie, mais il ne se sent pas pour autant obligé de nous expliquer comment il parvient à déchiffrer les codes mathématiques qui lui sont confrontés. Est-ce un mal de rester dans un flou relatif à ce niveau là ? Pas le moins du monde. De toute façon, on est déjà dans le train en marche et l'on n'a que faire du comment, préférant se concentrer sur les prochaines révélations à venir. Car des révélations, il y en aura déjà à la pelle. Tout comme des retournements de situations totalement imprévisibles, mais surtout franchement convaincants.

En outre, les auteurs ne se contentent pas de nous proposer uniquement ce fil conducteur principal. Autour de lui, on retrouve de nombreuses idées lumineuses qui viennent contribuer grandement à rendre le titre particulièrement original et plaisant à suivre. Des combats dans le monde virtuel d'Oz, de l'humour grâce à la famille de Natsuki, une romance naissante qui semble déjà toute tracée,... Bref, on retrouve un mélange des genres parfaitement homogène et bien pensé.

De plus, on appréciera tout particulièrement le fait que, malgré un nombre extrêmement conséquent de personnages présentés pour un seul tome et les nombreuses données que l'on ingurgite tout au long de celui-ci, on n'est à aucun moment perdu ou laissé sur place. Tout une d'une fluidité exemplaire et parfaitement compréhensible. Encore une fois, pour une série de ce type, le pari était loin d'être gagné d'avance et le constat fait rudement plaisir.

D'ailleurs, puisque l'on parle des différents protagonistes, sachez que le panel qu'ils composent se montre lui aussi particulièrement attrayant. Diversifié, il ne laisse personne sur le carreau et l'on aura l'occasion de découvrir tour à tour chacune des têtes qui nous a été donné d'entr'apercevoir. En dehors de Kenji, auquel on s'attache très rapidement, on retrouve une Natsuki éminemment sympathique et qui pourrait bien se mettre davantage en avant dans la suite de l'aventure. L'arrière grand-mère de cette dernière, elle, étonne et passionne, tandis que le mystérieux Wabisuke ne manquera pas, lui non plus, de susciter l'intérêt dès son entrée en scène.

Enfin, la principale thématique ici abordée n'est pas particulièrement originale, à savoir les dangers de l'Internet, mais elle est jusqu'à présent traitée de manière tout à fait convenable. Cependant, les conséquences du piratage du monde d'Oz restent pour le moment assez vagues, l'auteur centrant principalement son point de vue sur son héros, qui n'est à ce moment-ci pas encore au courant de tout ce qu'il peut bien se passer dans le monde depuis l'apparition de l'IA pirate.

Évidemment, on pourra reprocher à la série un certain manque de crédibilité en voyant Kenji résoudre relativement facilement tous ces codes et ces équations censées être terriblement compliquées à déchiffrer, ainsi que certaines scènes légèrement surréalistes. Est ce que tout cela est capillotracté pour autant ? Peut-être être bien. Néanmoins, il serait vraiment regrettable de s'arrêter sur ces détails car la série est définitivement bourrée de qualités totalement indéniables.

Pour ce qui est du dessin, on retrouve Sugimoto en forme. Son trait, fait de coups de crayon nets et affirmés, est toujours aussi plaisant et, surtout, nettement plus constant que dans Variante. On ne retrouve plus de problèmes de proportions comme c'était parfois le cas auparavant, et l'ensemble sert plutôt bien le récit. De plus, les expressions faciales des personnages sont relativement bien retranscrites, chose importante dans le cas présent afin de bien faire ressortir toute la tension qui se dégage. Et pour ce qui est du monde d'Oz, il est lui aussi bien représenté, bien qu'un peu moins attrayant que le reste jusqu'à présent. Cependant, le design des créatures qui le peuplent, surtout celles que l'on découvre sur la fin, vient quelque peu contrebalancer cette impression mitigée. Il est toutefois certain qu'il est plus compliqué de rendre de belle manière cette univers sur papier que sur écran.

L'édition de KazeManga est également d'un très bon niveau. Outre une page couleur, on appréciera la deuxième jaquette, assez particulière mais réellement jolie et tout à fait originale en définitive.

Vous l'aurez probablement compris, Summer Wars commence très fort. Suintant de qualités, cette version papier se montre jusque là à la hauteur de nos espérances. Si la suite est du même acabit, on aura là une petite perle du genre.
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Einah
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Re: Summer Wars

Message non lu par Einah » 25 nov. 2010, 18:50

Ayant vu l'anime, je m'étais dit que je n'avais pas besoin de le lire en manga. Mais aux vues des différentes critiques positives, ca m'a donné envie de l'acheter. Et je crois bien c'est ce que je vais faire :)
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Koiwai
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Re: Summer Wars

Message non lu par Koiwai » 26 nov. 2010, 18:12

Bien bien, j'attendais la chronique pour savoir si le manga valait le coup et si Sugimoto avait amélioré son style que j'avais trouvé trop banal sur Variante. Ca me confirme qu'il faudra que je fasse cette version papier ^^
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feryoni
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Re: Summer Wars

Message non lu par feryoni » 26 nov. 2010, 20:49

L'anime était merveilleux j'espère juste que la version papier sera à la hauteur , travail très difficile. ça mérite le coup d'œil :wink:

Otaku62
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Re: Summer Wars

Message non lu par Otaku62 » 28 nov. 2010, 17:41

Moi franchement j'ai été plus que satisfait de ce premier tome! L'auteur a parfaitement su incorporer à son style le chara design de Sadamato et on resuit avec plaisir tout ce petit monde! Un moyen de prolonger l'enchantement du film!

IMI
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Re: Summer Wars

Message non lu par IMI » 28 nov. 2010, 17:47

Je viens enfin de lire le premier tome, j'ai beaucoup aimé aussi, j'aime beaucoup le theme il faut dire, par contre je n'ai rien retenus de l'arbre généalogique de la famille xD et de qui est qui, si ce n'est que la grand-mere a le bras long à priori.

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hdix
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Re: Summer Wars

Message non lu par hdix » 06 déc. 2010, 16:36

je viens de lire le tome 1.

Et je l'ai trouvé très sympathique.
alors je ne connais pas l'anime, donc je n'avais aucun apriori sur la série.

j'ai juste été tenté par le synopsis.
et je ne suis pas déçu, le dessin est très agréable, le scénario est pas mal. et la narration est fluide.

J'ai trouvé que ca prenait bcp de raccourci, ca va vite très vite dans l'avancement de l'histoire. Rien qu'à voir le début, et on a l'impression que le crackage di site se fait comme de rien, et le décrackage idem.
Mais soit, ca va pas trainer en longueur et c'est tout.

Le seul truc difficile à se mettre en tête c'est l'immensité de ce site OZ, qd on voit que ca gère les feux rouge, les conduites d'eau, etc...
c'est impressionnant, je vois pas comment c'est possible, mais bon encore une fois, soit, ca existe ca marche comme ca, le pays tout entier est géré la dessus donc voilà faut bien l'accepter, mais quand même c'est fou.

voilà bref un très bon tome si on accepte certains faits un peu irréalistes.
J'ai hâte de lire la suite, car l'ambiance et l'univers me plaisent bcp.
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ShadO
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Re: Summer Wars

Message non lu par ShadO » 10 févr. 2011, 20:50

Vol. 2:

Love Machine est donc intimement lié à la famille Jinnouchi ! Mais qu'est-ce qui a bien pu pousser Wabisuke à créer une telle entité virtuelle ? Kenji et ses compagnons n'auront pas vraiment l'occasion de se poser la question car, pour l'heure, il faut avant tout mettre un terme à cette crise. Tandis que les proches de Natsuki se déchirent et que des évènements tragiques prennent place, un petit groupe se met en place et élabore un plan d'action pour rétablir l'ordre dans Oz avec, comme pièce maitresse, King Kazma certes déchu de son titre mais loin de s'avouer vaincu !

Une nouvelle fois, Iqura Sugimoto a décidé de ne pas faire trainer les choses en longueur et enchaine les situations inattendues, les retournements de situations impromptus et les révélations cinglantes. Sur un rythme endiablé, on suit donc et avec un intérêt sans cesse renouvelé la suite des aventures de Kenji, que ce soit dans le monde réel ou dans Oz. Mais il est aussi à noter que le héros désigné de l'histoire sera un peu moins présent dans ce second volume. En effet, si dans la première partie du tome c'est Sakae qui en impose et qui est toujours aussi convaincante dans son rôle de chef de famille, c'est ensuite sur Kazuma et, dans une moindre mesure, Natsuki que les cameras se braquent. Bien entendu, le reste de la famille n'est pas oublié pour autant et l'auteur jongle entre tous ses personnages avec une étonnante facilité. Mais ce n'est finalement que le prolongement logique d'une narration qui allie fluidité et rythme avec brio. Un modèle du genre, vraiment !

En outre, et comme déjà énoncé pour la grand-mère, l'utilisation qui est faite de tous les protagonistes présents est toujours aussi irréprochable. Kenji est fidèle à son rôle et n'en fait pas trop, se montrant lorsque c'est nécessaire, prenant les devants au bon moment. Wabisuke ne s'abaisse pas à devenir un clown mégalo-maniaque aussi ridicule que déjà vu. Natsuki se fait discrète mais une fois encore indispensable. Et les non-cités savent également parfaitement bien où se trouve leur place. Tout cela n'est autre que le reflet de l'histoire en elle-même qui ne cherche pas à en faire trois tonnes. Elle reste simple et accessible tout en se démarquant de la concurrence par l'apport d'originalité là où c'est nécessaire et, au final, si l'on omet quelques petits détails un peu hors sujet et dispensables, il n'y a franchement pas grand chose à redire. C'est maitrisé, c'est soigné.

Côté édition, on notera une ou deux phrases dont la tournure est quelque peu étrange. Mais rien d'incompréhensible cependant. Pour le reste, c'est du bon boulot.

Non, Summer Wars ne révolutionnera pas le manga. Mais il n'est pas toujours nécessaire de tenter tout et n'importe quoi pour réussir à charmer le lectorat. Bien doser les différentes composantes que l'on place sur l'échiquier et les utiliser habilement suffit à nous combler. Preuve en est avec ce deuxième tome. Le premier opus était déjà excellent, celui-ci est tout aussi prenant si pas plus encore. Un petit régal dont on se délecte sans continence aucune.
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ShadO
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Re: Summer Wars

Message non lu par ShadO » 28 mars 2011, 07:38

Vol. 3:

Le clan Jinnouchi est en deuil et chacun a les nerfs à vifs. Cependant, Love Machine est passé aux choses sérieuses et il n'est plus question de tergiverser. Il ne reste plus que quelques heures avant qu'un satellite ne vienne s'écraser sur l'une des nombreuses centrales nucléaires de par le monde. Mais comment donc retrouver le compte qui le dirige parmi plus de 4 millions d'entre eux ? Alors que Kenji et Kazuma semble avoir jeté toutes leurs forces dans la bataille, se pourrait-il que Natsuki soit le dernier espoir de l'humanité ?

Le compte à rebours est donc lancé, nous voila entré dans une dernière ligne droite en filant à toute vitesse. Mais cela ne se fait, une fois encore, aucunement au détriment de tous les ingrédients de qualité que l'on a pu retrouver dans la série jusqu'à présent. Tout en gardant une ligne de conduite sobre et efficace, Sugimoto nous offre un cocktail d'action et d'émotions qui se révèle être particulièrement gouteux. Certes, on pourra se poser quelques questions quant au côté "fin du monde en approche" qu'aura pris le récit dans sa dernière partie mais il n'empêche que l'ensemble ne fait pas dans le trop grandiloquent que pour perdre de son intérêt en chemin.

Au contraire, il faut bien reconnaitre que le côté épique qui se dégage de certaines scènes nous emporte sans aucune difficulté et, ce, même si l'on voit parfois les choses arriver de loin. Ce qui est par contre nettement plus étonnant, c'est la manière dont se déroulera l'ultime affrontement contre Love Machine. Etonnant et réussi, il va sans dire. En outre, il permet à Natsuki de bien montrer qu'elle n'était certainement pas là pour faire de la figuration ou pour jouer à la demoiselle en détresse. Et cela ne veut pas dire pour autant qu'on laisse Kenji seul dans un coin. Il aura droit à son heure de gloire, lui aussi. Seul point peut-être un peu moins évident : quel pouvait bien être l'intérêt pour Love Machine de se lancer dans cette nouvelle bataille alors qu'il n'avait plus qu'à attendre bien sagement le crash du satellite ? Enfin bon, en toute honnêteté, on passe très rapidement par dessus ce genre de détails tant la lecture reste un modèle de dynamisme et nous empêche de nous poser des questions quant au contenu scénaristique.

Au final, Summer Wars aura été une réussite sur toute la ligne. Il y avait de quoi être sceptique au départ étant donné la qualité de l'anime mais la réalité nous apparait tout naturellement : cette version papier n'a aucune raison de rougir face à sa consœur. Sans entrer dans des complications inutiles et sans vouloir chercher à faire dans l'inédit à tout prix, la série s'impose aisément comme un divertissement d'excellente qualité !
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hdix
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Re: Summer Wars

Message non lu par hdix » 11 avr. 2011, 13:53

voilà j'ai tout lu
une très bonne série que voilà, j'ai vraiment apprécié ma lecture. bien qu'elle ne comporte que 3 tomes, on rentre vite dans l'ambiance, on s'attache aux personnages et l'histoire se laisse lire agréablement. on est pas perdu, ce n'est pas brouillon.
Bien qu'en 3 tomes, le contenu n'est pas vide, ni trop dense.
Et les dessins sont fins et clairs. j'aime beaucoup.
Je ne suis pas mécontent de l'avoir acquise.
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