Nozokiana

Rubrique consacrée aux seinen, c'est à dire des séries se destinant à un lectorat adulte.
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Koiwai
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Nozokiana

Message non lu par Koiwai » 12 sept. 2012, 19:03

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La fiche sur le site


Tome 1 :

Une large serrure laissant entrevoir une jeune et jolie fille vous invitant à soulever la jaquette pour en voir un peu plus : avec cette couverture inventive et particulièrement réussie, les éditions Kurokawa réussissent un premier pari : celui d'attirer l'attention sur Nozokiana, ovni de la rentrée, présenté comme un huis-clos bourré d'érotisme. Mais une fois la première page tournée (et la couverture enlevée, bande de coquins), que vaut exactement le seinen "hot" de Wakoh Honna ?

Tout juste arrivé à Tokyo pour poursuivre ses études, Tatsuhiko Kido emménage dans un petit studio en apparence bien sous tous rapports, à ceci près qu'un petit trou, de la taille d'un oeil, le relie au studio voisin. En y glissant un oeil, le jeune homme surprend dans une position embarrassante sa voisine, Emiru Ikuno (subtil jeu de mots mettant dans le bain, pour les nippophiles). Pensant bien faire en tenant informée la demoiselle, le jeune homme se voit adresser par celle-ci une bien étrange proposition : s'épier l'un l'autre à travers le trou. Le lundi, le mercredi et le vendredi pour lui, le mardi, le jeudi et le samedi pour elle, et repos le dimanche. Dehors, aucun d'eux n'en parle jamais. Sur la base d'un petit chantage, le trop gentil Tatsuhiko se voit mal refuser cette offre qu'il a du mal à encore admettre totalement...

Le voyeurisme, voilà bien un sujet original, et qui peut offrir un certain intérêt selon son développement. Ici, le tome 1 de Nozokiana ne fait encore que poser les bases, mais déjà, on sent quelque chose, quelque chose allant au-delà des magnifiques courbes féminines observées, qui constituent pourtant à elles seules un argument de choix, tant le mangaka sait offrir des demoiselles aux courbes bien soulignées par un trait fin, expressif et très, très charnel, où dominent des visages malicieux bourrés de charme. L'auteur n'évite pas les habituelles surenchères dans les physiques, notamment pour l'une des protagonistes qui a des seins aussi gros que sa tête, mais le tout passe tout seul tant les corps sont bien mis en valeur et très jolis à regarder.

Au-delà de ce character design réussi, donc, on trouve des idées qui se mettent petit à petit en place, et l'on devine que la suite va développer des choses très intéressantes, surtout autour des caractères inquiétants des différents personnages. Car Nozokiana ne se limite évidemment pas au zieutage en studio : Tatsuhiko a une vie étudiante, qui va lui permettre de faire plusieurs connaissance, et aussi de retrouver cette chère Emiru en guise de camarade de promo. Wakoh Honna prend le temps de mettre chacun d'eux en place, avant d'emballer de plus en plus son récit autour de comportements aussi séducteurs qu'inquiétants. Emiru est bien sûr en tête d'affiche : mignonne à croquer, évidemment physiquement mais aussi grâce à une façon d'être où l'apparente fragilité côtoie un côté taciturne, la jeune fille montrera plus d'une fois une aisance insondable dans l'art de la manipulation, ainsi qu'un goût très prononcé pour le voyeurisme, bien sûr. Par la suite, de fil en aiguille, les personnages apparaissant montreront chacun des vices cachés derrière leur belle apparence : l'un aura tendance à céder à ses pulsions au point d'être très dangereux, l'autre dévoilera un inquiétant caractère ultra-possessif qui la poussera à être très entreprenante... L'érotisme est bien là, mais ne se limite clairement pas à ce que l'on a l'habitude de voir : il est parfois poussé très loin, et peut être séduisant ou amusant autant que malsain ou horrible selon les situations. Et selon les cas, jeter un oeil dans le trou pourra être réellement salvateur...

Voici donc une introduction habile, encore un peu plan-plan, mais mettant bien en place un univers qui ne manque pas d'intriguer, et nous laissant l'impression que Nozokiana ne sera pas autant un manga érotique très bien fichu qu'un portrait de divers comportements déviants. Affaire à suivre, mais en attendant, c'est très prometteur.
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Re: Nozokiana

Message non lu par Luciole21 » 15 nov. 2012, 16:20

Un manga ecchi avec un vrai scénario ! Rien que pour ça, je me devais de le prendre ^^
Le premier volume posait les bases de la séries, citées ci-dessus, je ne m'attarde pas.
Je trouve les dessins vraiment sublimes, et les filles vraiment banda... attirantes :mrgreen: Plus sérieusement, l'excitation est palpable et très bien gérée, on ne tombe pas dans le sexe gratuit. Ici, pas de porno gras et redondant, on a une histoire pas encore extrêmement aboutit, mais ça promet.

Pour le second volume, je suis un peu plus dubitatif. D'un côté, les relations entre les personnages s'affinent (en particulier entre Emiru et Kido), mais de l'autre, j'ai l'impression que le manga commence à sombrer dans les travers classiques du hentai. Dans le premier tome, malgré la libido un peu exagérée des personnage, le récit se voulait très vraisemblable. On se retrouve maintenant avec un héros qui attire toute les filles à lui, et l'on ne se centre que sur lui, et sur les filles de rêves qui le viole littéralement, la vraisemblance de l'histoire s'en retrouve bien ébranlée. Les scènes de sexes occupent ici une partie un peu trop conséquente à mon gout du volume, parfois au détriment d'un développement plus poussé du scénario. Je ne dis que des choses négatives, mais dans l'ensemble, j'ai plutôt aimé ce volume, même s'il ne comble pas toute mes attentes, j'attends plus de la suite.
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Re: Nozokiana

Message non lu par Koiwai » 19 nov. 2012, 16:54

Tome 2 :

Tatsuhiko entame finalement une relation avec la camarade de classe étudiante qui lui plaît tant : la pulpeuse Yuri Kotobiki, beauté gourmande, très gourmande, si bien que l'histoire d'amour de nos deux tourtereaux se résume surtout à des parties de jambes en l'air... au love hotel, histoire d'éviter à Tatsuhiko d'exposer ses ébats aux yeux d'Emiru Ikuno, sa charmante voisine voyeuriste... Mais pourra-t-il éviter indéfiniment cela ?

Yuri Kotobiki est donc dans la poche ! La demoiselle à la poitrine surdimensionnée y passe, au fil de scènes coquines très joliment orchestrées par un auteur qui sait mettre en valeur les corps. Entre deux parties de jambes en l'air, la relation semble se consolider, Tatsuhiko découvre un peu plus sa belle petite amie, mais aussi ses goûts parfois très moyens, à l'image de la bague qu'elle lui offre... Frais, amusant et décomplexé, l'ensemble est abordé de bonne manière, mais attention à ne pas tomber dans la linéarité des hentai, chose que Nozokiana a la prétention de ne pas être. A juste titre, au vu de la suite des festivités de ce deuxième tome, où Tatsuhiko, en plus de ses moments de plaisir avec Kotobiki et de la menace Ikuno, va devoir se frotter à deux nouvelles filles qui ont vite fait de se jeter sur lui... mais ont des raisons de le faire.

Avec ces nouvelles venues, on aurait pu craindre de voir le récit tomber dans les plus grosses ficelles du genre, mais Wakoh Honna évite plus ou moins cet écueil, en exploitant bien les filles. D'abord, entre la jeune professeur et la collègue de travail, l'auteur alterne fort bien différents fantasmes, y compris physiquement. Si vous aimez les femmes mâtures à lunettes ou les fausses prudes un peu gamines, vous ne resterez pas indifférents. Mais surtout, le mangaka parvient à dresser à travers les deux nouvelles venues de nouveaux tableaux des raisons de vouloir faire l'amour : par désespoir, en tentant d'oublier un autre amour déçu, ou par sacrifice, pour le bien d'un amour total et aveugle pour quelqu'un d'autre. C'est assez cliché et facile dans la façon dont c'est amené, mais pas si éloigné que ça d'une certaine réalité. Et puis histoire de titiller encore plus nos fantasmes, l'auteur prend un malin plaisir à faire durer le suspense, en n'allant pas toujours au bout de l'acte. Bien joué !

Néanmoins, quelques points déçoivent un peu, à commencer par le retour de Horii. On est content de voir que le personnage n'est pas oublié, mais pour le coup, le focus sur sa personnalité est vraiment trop facile et bancal, dans la manière qu'il a de se dévoiler d'un seul coup. Cela n'entache que peu le plaisir de lecture, mais montre néanmoins les limites de la série : de très grosses facilités sont quand même bel et bien là.

Globalement, la lecture reste donc un vrai plaisir, malgré quelques faiblesses. Les filles de Nozokiana sont toutes bien différentes les unes des autres, sont parmi les plus délicieuses qu'on ait pu voir parmi les mangas coquins parus en France, et l'auteur parvient à les exploiter suffisamment pour démarquer son oeuvre, au fil de focus qui sont autant d'occasions d'intriguer toujours plus sur la fille la plus mystérieuse du lot : Emiru Ikuno, que notre héros a toujours autant de mal à cerner, et qui devrait encore gagner en intérêt au vu de ce qui se passe à la fin de ce tome. Mélange de manipulation, de perversité, de fragilité et parfois de bienveillance, la demoiselle, dans sa personnalité et son physique tout en contrastes, est réellement à tomber par terre, et n'a sans doute pas fini de nous séduire.
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Re: Nozokiana

Message non lu par Luciole21 » 19 nov. 2012, 18:31

Koiwai a écrit :Tome 2 :Si vous aimez les femmes mâtures à lunettes
Mâtures :lol: Elle a à peine 30 ans et en fait dix de moins, et comme c'est si bien dit dans le manga "au fond, c'est elle la plus gamine" ^_^
A part ça, je suis d'accord avec toi, je suis curieux de voir ce que nous réserve Emiru :mrgreen:
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Re: Nozokiana

Message non lu par Koiwai » 19 nov. 2012, 18:56

Elle m'est apparue mâture physiquement par rapport aux autres, je lui aurais même donné facilement entre 30 et 35 ans. Psychologiquement, c'est une autre histoire.
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Re: Nozokiana

Message non lu par Koiwai » 09 janv. 2013, 21:29

Tome 3 :

De nouvelles aventures plus que chaudes attendent Tatsuhiko dans ce troisième volume.
Dans un premier temps, un séjour à la plage entre amis sera l'occasion de s'amuser tous ensemble, et les garçons se feront un plaisir d'admirer les courbes de ces demoiselles en bikini. On reste séduit par la beauté à part d'Emiru ou par les formes de Yuri, starlette de la plage qui attire tous les regards. Au-delà de ce simple constat, Wakoh Honna exploite fort bien ce passage pour titiller ses protagonistes. Toujours aussi possessive, Yuri voit sa jalousie revenir au galop dès que son Tatsuhiko s'éloigne un peu trop d'elle ou part s'amuser avec Emiru. Et ces deux derniers seront très bien logés quand il s'agira de voir de très près deux amoureux brouillés se... réconcilier. Qu'on se le dise, on peut jouer les voyeurs partout ! Et même sans forcément se cacher, comme le témoignera la nuit mouvementée de Yuri et Tatsuhiko...

Qu'on se le dise, ce troisième volume commence très bien. Wakoh Honna varie habilement les situations coquines en même temps que les scènes voyeuristes, et parvient toujours à justifier les passages chauds (dans un cas le sexe sera un moyen de réconciliation, dans l'autre il permettra à Yuri d'évacuer sa jalousie maladive en montrant que Tatsuhiko est à elle). Sans oublier le coup de crayon en lui-même, toujours aussi expressif, chaleureux et séduisant.

Et à peine revenu de la plage, c'est un nouveau problème qui attend Tatsuhiko : devant sa porte l'attend une jeune fille aussi rentre-dedans que vive et mignonne : Tamako Naruse, son amie d'enfance et premier amour, qui déclare être la petite amie de notre héros ! Comme toujours, Yuri part au quart de tour, Emiru s'amuse de la situation, et l'on se demande bien ce que nous réserve cette nouvelle venue. On le découvrira très vite, au fil d'un passage très bien raconté, qui explique la triste manière dont les deux amis d'enfance se sont autrefois quittés, avant de revenir sur les véritables sentiments de chacun d'eux.
Tama est une fille qui sait se montrer charmante. Vive et naturellement belle, on prend plaisir à découvrir comment cette beauté naturelle l'a poussée à mal tourner par le passé, et l'on reste touché par la sincérité des sentiments qu'elle montre au bout du compte. Chez elle autant que chez Tatsuhiko, les retrouvailles réveillent des souvenirs douloureux justement retranscrits par l'auteur, qui a le mérite de ne pas non plus trop en faire, y compris dans l'érotisme. Car si érotisme il y a toujours, on est heureux de voir le mangaka l'exploiter juste comme il faut pour titiller les deux amis d'enfance quant à leurs désirs passés, mais s'arrêter au bon moment pour ne pas tomber dans le sexe gratuit et pour conclure joliment ces retrouvailles.
On se retrouve donc avec un passage particulièrement plaisant, où les personnages sont suffisamment bien exploités et ressortent plus touchants, et où l'érotisme titille juste comme il faut sans tomber dans la facilité et en se justifiant très bien.

La plage et l'arrivée de Tamako sont donc, dans leurs objectifs premiers, très bien conçus. Mais en toile de fond, c'est encore autre chose qui risque d'attirer l'attention du lecteur : l'intérêt de plus en plus prononcé de Tatsuhiko pour le jeu coquin d'Emiru... et pour Emiru elle-même. Petit à petit, et bien qu'il refuse de l'admettre, notre héros éprouve de plus en plus d'intérêt pour le jeu pervers d'Emiru, à tel point qu'il ressent la plus forte excitation de sa vie en observant ses deux camarades s'ébattre à la plage. Et derrière cela se cache encore plus un intérêt de plus en plus vif pour sa voisine, même si, là aussi il refuse encore de l'admettre totalement. Le lecteur suit donc avec plaisir les évolutions de Tatsuhiko dans sa façon de considérer une Emiru qui le laisse de moins en moins insensible. Forte excitation quand ils sont coincés dans le casier, yeux fixés sur elle à la plage alors que Yuri lui parle, visage d'Emiru qui vient remplacer celui de Yuri quand il lui fait l'amour... Le jeune homme s'interroge, encore plus quand sa voisine joue les bienfaitrices, lui offrant une jolie leçon en ce qui concerne Tamako. Autant pour notre héros que pour le lecteur, Emiru reste une énigme, un mystère qu'on a de plus en plus envie de dévoiler. La bienveillance dont elle fait régulièrement preuve n'est-elle vraiment que le fruit d'un plaisir pervers et égoïste de voir des gens s'ébattre ensemble ? Ou a-t-elle réellement un bon fond et une sensibilité qu'elle préfère cacher derrière son jeu pervers et manipulateur ?

Dans tous les cas, une chose est sûre : jamais une héroïne de manga coquin n'aura été si charmante et intrigante. Tatsuhiko évolue vis-à-vis d'elle, et la fin du tome le prouvera bel et bien, avec l'arrivée d'un nouveau personnage, un jeune étudiant qui voue à Emiru un amour extrêmement pur et naïf, et qui voit chez sa dulcinée nombre de qualités qui laissent notre héros un peu circonspect. Mais la situation risque bien de l'intriguer plus que prévu, encore plus quand Emiru finit par inviter son prétendant chez elle... Ce qui nous annonce un quatrième volume tendu.

Après deux premiers volumes de très bonne facture, Nozokiana confirme ses qualités, plus que jamais. Loin de proposer des scènes coquines gratuites, Wakoh Honna se sert habilement du sexe pour titiller et faire évoluer ses différents protagonistes, que ceux-ci soient secondaires ou non. Il y a une évolution logique et non précipitée des choses, l'auteur renouvelle constamment les situations en faisant peu à peu évoluer son héros vis-à-vis de sa décidément très attirante voisine, et on ne peut qu'espérer que la série continue sur cette très bonne voie.
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Re: Nozokiana

Message non lu par Luciole21 » 13 janv. 2013, 19:01

Les personnages sont bien traités encore une fois, et je commençais à me lasser de ne voir que Tatsuhiko comme garçon au centre des attentions, l'apparition du mec amoureux d'Emiru (oublié son nom ^^") en fin de volume est donc plus que bienvenue.
Le héros m'est d'ailleurs définitivement antipathique, de par sa lâcheté et surtout, de par tout ce qu'il cache à la fille qu'il est censé aimer.
On ne tombe pas dans le sexe purement gratuit et les graphismes sont toujours aussi attirants.

Non, le seul gros défaut vient à mon avis de ce que la finalité du manga soit à mon avis très très très très très prévisible (j’espère me tromper), et pour moi ces interrogations "La bienveillance dont elle fait régulièrement preuve n'est-elle vraiment que le fruit d'un plaisir pervers et égoïste de voir des gens s'ébattre ensemble ? Ou a-t-elle réellement un bon fond et une sensibilité qu'elle préfère cacher derrière son jeu pervers et manipulateur ?" ne se posent pas, puisqu'on se dirige à mon avis droit vers une happy end du type "en fait la pauvre elle a eu des problèmes dans son passé (grand renfort de flash back lacrymale), ce qui explique son comportement, mais heureusement le héros sera là pour la réconforter et mettre fin aux désillusions de la jeune demoiselle".
On y est pas encore, et de si l'avenir me donne tord, alors Nozokiana aura été une véritable perle :mrgreen:
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Re: Nozokiana

Message non lu par Koiwai » 11 avr. 2013, 19:31

Tome 4 :

A force de voir tourner autour de lui une Emiru aussi ambiguë, tantôt adorable tantôt effrayamment perverse, Tatsuhiko commence à s'interroger profondément sur cette fille, et cède de plus en plus à la tentation qu'est leur petit jeu d'espionnage. Alors quand Emiru, qui lui a dit accepter de ne plus entrer dans sa vie et de se trouver un copain, accueille chez elle un jeune homme naïf amoureux d'elle et l'invite à la toucher, notre héros ne peut s'empêcher d'observer les choses dans le trou du mur, et sent monter en lui la panique... Pour quelle raison ? Serait-il tombé amoureux d'Emiru ? Ou ne veut-il tout simplement pas voir le jeu d'espionnage se finir alors même qu'il se persuade constamment du contraire ? Toujours est-il que Wakoh Honna fait toujours plus monter la pression et la chaleur autour de cette charmante voisine, qui n'en ressort que toujours plus ambiguë, et que les interrogations de notre héros restent sans vraie réponse...

Tatsuhiko sait pourtant une chose : il a une petite amie adorable et qui l'aime profondément, Yuri le lui prouvera une nouvelle fois en lui "vidant l'esprit" à sa manière, alors pourquoi ne peut-il se détacher d'Emiru ? Pourquoi continue-t-il de l'observer à travers le trou du mur... au point d'enfreindre les règles ? Petit coup de théâtre, voici notre héros obligé d'accepter un gage, et ce que lui demandera Emiru sera évidemment très particulier... et tellement prévisible ! Il faut dire que sur le coup, cette histoire de gage, on en attendait un peu plus, histoire de faire évoluer un brin les choses, de faire un peu plus bouger une situation qui stagne légèrement pour un héros coincé entre la délicieuse, ambiguë et envahissante, Emiru et la pulpeuse et aimante Yuri. C'est toujours plaisant car les scènes chaudes sont toujours croquées avec beaucoup de charme et savent faire monter la tension, mais un peu de vraie évolution ne ferait pas de mal.

Même constat dans la suite du volume, où Tatsuhiko devra à nouveau se confronter à une nouvelle fille : Chisato Komori, une beauté prude qui fait craquer tous les garçons... et qui n'a d'yeux que pour notre héros, évidemment. Mais cette apparence et ce caractère d'ange ne cacheraient-ils pas en réalité son vrai visage ? C'est ce que Tatsuhiko découvrira à ses dépens. Au programme, une garce narcissique très entreprenante, des corps dont la chaleur monte, une Emiru toujours présente là où on ne l'attend pas et qui décantera la situation en montrant à nouveau qu'elle est capable d'une vraie bonté. Rien de nouveau ou d'étonnant, d'autant que le petit jeu de Chisato est bien trop caricatural et artificiel pour totalement prendre, le seul élément tirant son épingle du jeu étant la dernière déclaration d'Emiru à la fin de ce passage...

Quant à la fin du volume, elle s'intéresse à l'une des proches amies de Tatsuhiko, la dénommée Makiko au look un peu garçon manqué, et la demoiselle nous laisse entrevoir une possible évolution puisqu'elle découvre que notre héros et Emiru sont voisins ! Se rendant chez Emiru pour avoir plus d'informations, la jeune femme ne va pas manquer de surprendre son monde en introduisant dans les dernières pages un nouveau fantasme encore inédit dans la série, qui donnera sans nul doute envie à ces messieurs de découvrir la suite des festivités au plus vite...

Il faut bien le dire, entre une situation qui n'évolue pas réellement, un schéma répétitif où à chaque fois de nouvelles filles pas très nettes et très vicieuses apparaissent, et un héros qui n'en finit plus de s'interroger sur les ambiguïtés d'une voisine qui le manipule joliment, Nozokiana commence à tourner légèrement en rond, mais il n'y a pas encore de quoi bouder son plaisir, la plupart des filles restant délicieuses et dépeintes avec un charme fou, et certaines situations ne manquant pas de tension.
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Re: Nozokiana

Message non lu par Koiwai » 11 juil. 2013, 16:23

Tome 5 :

Le petit jeu d'espionnage que Tatsuhiko entretient avec Emiru l'amène à découvrir une nouvelle facette secrète de l'une de ses amies : Makiko, dont l'attirance pour les femmes et plus précisément pour Emiru éclate ! Le temps d'une nuit, Emiru accepte de se laisser faire... jusqu'à ce qu'une parole malheureuse de Makiko sur Tatsuhiko provoque un malheur et pousse la jeune femme a découvrir la vérité sur le trou de serrure.

Dans un début de volume qui offre aux lecteurx un petit jeu sensuel entre femmes, Wakoh Honna surprend son monde en écourtant les choses pour aboutir sur un résultat plutôt triste, qui semble sceller la fin d'une amitié de façon brutale.
L'ambiance est moribonde, et Tatsuhiko, accusant à nouveau celle qui vient juste de le défendre à sa manière, n'a alors plus qu'un souhait : se consoler dans les bras de sa si aimante Yuri...

La chute ne fait pourtant que commencer. Après avoir enclenché une ambiance plus douce-amère en début de tome, Wakoh Honna poursuit dans cette voie en amenant brutalement un bouleversement qui détruira à tout jamais ce que Tatsuhiko pensait acquis. Difficile d'en parler sans tomber dans le spoil, alors signalons simplement que plus rien ne sera comme avant, que l'univers de Tatsuhiko s'effondre soudainement, et que l'auteur parvient surtout à bien tourner les choses. Car au-delà de la découverte brutale et soudaine, il y a ce qui fait la réalité d'une telle situation : le choc violent, l'incompréhension, le désemparement, la remise en question, la culpabilité, la haine, la tristesse, le désespoir. Et les dessins, qui font très bien ressortir toute la douleur des personnages et prouvent pleinement qu'ils ne sont pas bons uniquement pour offrir des scènes chaudes sensuelles.
Et au-delà de tout ceci, il y a toujours Emiru, aussi. Toujours là, surveillant les choses avec une bienveillance qu'on ne soupçonne pas toujours.

"La petite boîte à musique a fini en miettes... Aucune réparation possible. Ses deux amoureux ne danseront plus jamais ensemble."

Aussi bien croqué dans ses scènes érotiques que puissant dans le bouleversement qu'il propose, le cinquième tome de Nozokiana captive et confirme les qualités d'une série érotique décidément largement au dessus du lot. Ce volume tourne une page importante, et aboutit sur un final qui donne envie de connaître la suite au plus vite.
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Re: Nozokiana

Message non lu par Koiwai » 10 oct. 2013, 14:00

Tome 6 :

Désormais séparé de Yuri qui le trompait avec un autre homme, Tatsuhiko accuse le coup. Déprimé, il reçoit tout le soutien d'une Emiru qui serait visiblement prête à s'offrir à lui. Intrigué depuis toujours par sa si particulière sa voisine, le jeune homme se rappelle alors de toutes les fois où Emiru l'a soutenu, et est à deux doigts de céder à la tentation. Mais les plus étranges facette de la manipulatrice Emiru risquent fort de replonger Tatsuhiko dans une réalité plus dure.

Un an est passé depuis l'emménagement de Tatsuhiko, et le voici revenu quasiment au point de départ. Pourtant deux jeunes demoiselles risquent bien de venir se mêler à sa vie sentimentale et sexuelle : une nouvelle élève à première vue très réservée nommée Madoka Watari, et Nao Kajiwara, une belle et décomplexée jeune femme de 26 ans qui sert de modèle aux étudiants en cours de dessin.

Si le début de tome intrigue avec les nouvelles facéties d'une Emiru décidément très manipulatrice et toujours aussi difficile à cerner, il faut avouer que la suite du tome laisse un peu plus sur sa faim, Wakoh Honna reprenant son vieux schéma, avec l'arrivée de nouvelles filles qui ont vite fait de se jeter sur Tatsuhiko. Bien sûr, le coup de crayon de l'auteur reste séduisant, mais après ce qui s'est passé dans le tome 5, revenir à ce schéma si banal a de quoi décevoir un peu tant on s'attendait à autre chose. D'autant que les demoiselles se jettent décidément de pus en plus facilement sur notre héros...

Après un tome 5 de haute volée qui venait tout bouleverser, on attendait une suite un peu plus ambitieuse que ce schéma désormais habituel nouvelle fille/drague/baise. Il reste toujours le coup de crayon très agréable de Wakoh Honna, en attendant et espérant une suite qui fasse redécoller les choses.

Du côté de l'édition, attention aux fautes ! Lire trois fois "le mauvaise oeil" en quelques pages, ça fait mal.
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