Sprite

Rubrique consacrée aux seinen, c'est à dire des séries se destinant à un lectorat adulte.
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Wang Tianjun
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Sprite

Message non lu par Wang Tianjun » 11 mai 2011, 22:39

"Inutile de hurler ou de gémir, personne ne viendra nous sauver..."
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SPRITE
Fiche Technique :
  • Auteur : Yugo Ishikawa
  • VO : édité chez Shogakukan depuis 2009, 5 volumes (en cours)
  • VF :édité chez Kazé Manga depuis mai 2011, 1 volume (en cours)
  • Fiche de la série sur Manga-News
Des flocons noirs tombent du ciel. Alors qu'elle vient prendre des nouvelles d'un ami d'enfance, Yoshiko est la seule à les voir. Le soir-même, la jeune fille, accompagnée de deux amies, rend visite à son oncle habitant au quarante-deuxième étage d'une tour surplombant Tokyo. Mais c'est au même moment que la ville est dévastée par un violent séisme, suivi d'un tsunami surgi de nulle part, d'un noir d'encre lui aussi. Bloqués en haut de cette tour semblant être la dernière partie émergée de la mégalopole, Yoshiko, ses amies et les survivants du cataclysme s'organisent pour sauver les blessés.... et chercher à comprendre ce qui vient de se produire. Et si ce cataclysme n'était que le prélude à des évènements encore plus perturbants ?

C'est avec ce synopsis rappelant, hélas, les tragiques évènements au Japon du 11 mars dernier, que nous découvrons Sprite, série de Yugo Ishakawa. Si l'éditeur Kazé a insisté sur le fait que l'auteur était un ancien assistant de Naoki Urasawa, c'est en cachant une carrière très prolifique, bien qu'encore méconnue en France. Du même âge que l'auteur de Monster, Ishikawa a débuté sa carrière en 1985 et raconte autant des histoires de tranche-de-vie, d'arts martiaux, de fantastique,... Ici, nous rentrons donc dans un univers entre la survie et l'horreur, sans oublier un aspect surnaturel particulièrement prononcé.

A peine avons-nous eu le temps de découvrir l'héroïne et son caractère altruiste que déjà, Tokyo bascule dans l'horreur. C'est donc dans l'adversité et la panique que nous apprendrons à découvrir les caractères, souvent peu glorieux, des protagonistes. Si Urasawa dépeint des portraits humanistes, Ishikawa présente avant tout le désespoir, l'égoïsme, l'agressivité, le regret d'une douleur irréparable... tant de facettes si négatives qui se mêlent si bien à l'ambiance très sombre de la série. On s'arrêtera plus particulièrement sur l'oncle de Yoshiko, sortant de dix ans de jeu en ligne et en proie à une certaine folie... ou lucidité, c'est au choix.

Après l'intense phase d'introduction cédant à la panique, il faudra rapidement se remettre de ses émotions, alors que surgissent les mystères autour de cette eau noire qui a envahie les lieux. Ce liquide dispose de propriétés terrifiantes, que certains découvriront en payant le prix cher. En constituant à la fois une mystérieuse menace et un rempart infranchissable, elle fait basculer le récit non pas dans un scénario catastrophe mais dans un huis-clos oppressant et mystique, à rapprocher d'un Dragon Head. Si certaines réponses ne tardent pas à poindre, et que la situation avance vite, on est à la fois confus et très intrigué par la finalité du phénomène. Certaines questions métaphysiques apparaissent, rappelant sur certains points le célèbre Akira de Katsuhiro Otomo. En sortie de volume, le lecteur aura surtout hâte de voir où le récit peut encore le mener... et les possibilités sont nombreuses !

Le trait d'Ishikawa semble parfaitement concorder avec l'ambiance de la série, en renforçant le côté sombre et légèrement malsain du titre. Si les visages peuvent paraitre déséquilibrés, notamment pour les personnages les plus âgés, cela renforce leurs bassesses morales et leur vécu. Il n'en reste pas moins que le résultat est assez inégal, le trait se voulant tantôt trop réaliste, tantôt trop léger. Si certaines scènes d'action ont du mal à être retranscrites, le style graphique gagne néanmoins en intérêt sur des passages bien plus angoissants. Au final, si le dessin n'est pas le point fort du titre, on s'en contente pleinement tant il s'accorde au propos. Du côté de l'édition, il n'y a pas grand-chose à redire si ce n'est un encrage parfois trop prononcé et gênant la lisibilité générale. Mais devant une série au sombre tant dans le fond que dans la forme, il était difficile de trouver un bon équilibre.

Au final, ce premier tome de Sprite nous remue les tripes en imposant rapidement et brutalement ses mystères, dans une séquence introductive très réussie et nous mettant directement au cœur de l'action. La série promet déjà de très grandes intrigues et des mystères complexes qu'il nous tarde déjà de comprendre. Cependant, le portrait très sombre des survivants peu enclins à l'entraide et la noirceur du titre pourraient repousser plus d'un lecteur. Toujours est-il que le titre pourrait trouver un écho particulier du fait de l'actualité, en nous faisant réfléchir sur les conséquences de telles catastrophes. Et vous, que feriez-vous ?
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Koiwai
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Re: Sprite

Message non lu par Koiwai » 14 juil. 2011, 18:21

Tome 1:

Voici un premier volume plutôt prometteur, qui parvient à intriguer facilement le lecteur grâce à un démarrage rapide, qui ne laisse guère le temps de vraiment présenter les personnages. Comme ceux-ci, on se retrouve soudainement plongés dans la catastrophe, dans l'inconnu le plus total, et c'est ça qui est bon.
Dès lors, la survie s'organise, mais bien évidemment, on y retrouve les quelques énergumènes habituels de ce genre de récit: certains paniquent, se recroquevillent sur eux-même ou foncent tout droit vers la mort, d'autres gardent la tête sur les épaules et commencent d'ores et déjà à agir sans se laisser démonter, d'autres encore font peu de cas de la situation et préfèrent voler les réserves des autres plutôt que de partager... De ce côté-là, pour le moment c'est assez sympathique, mais très cliché. Mais surtout, j'ai quand même eu du mal à adhérer à la plupart des personnages, que j'ai eu l'impression de suivre de manière trop lointaine, leurs réactions face au danger ou à la mort d'autrui restant quand même assez fades. Et à part l'oncle qui est vraiment très intrigant et le vieux-dont-j-ai-oublié-le-nom, aucun ne sort vraiment du lot pour le moment.

Ishikawa arrive fort bien à épaissir le mystère autour de cette mystérieuse eau noire, notamment en enchaînant quelques évènements sordides on ne peut plus énigmatiques, et il faudra attendre la fin du volume pour commencer à entrevoir quelques vérités à ce sujet, notamment via l'oncle. Toutefois, je reste encore un peu frileux au sujet du prétexte assez WTF[spoiler]au sujet du temps[/spoiler], et de la tournure que prennent les choses, qui semblent retomber dans le coup classique du [spoiler]bond dans un futur apocalyptique[/spoiler], mais reste à voir comment le tout sera traité. Pour le moment, difficile d'émettre un avis définitif sur ce scénario qui ne fait que démarrer. J'espère voir rapidement débarquer des explications sur certains points, [spoiler]surtout sur les connaissances de l'oncle sur le temps,[/spoiler] et que le récit ne tombera pas dans la banalité par la suite.

Niveau ambiance, l'auteur assure pas mal, en nous offrant un trait froid qui colle fort bien au fond, et ce malgré de grosses inégalités au niveau des visages, alternant trop souvent figures à vocation réaliste ou, au contraire, peu détaillées. Bizarre. La mise en scène est elle aussi un brin inégale, nous offrant tantôt de larges cases sordides de toute beauté (je retiens les larges paysages apocalyptiques sur le ciel, notamment), et des instants plus vifs laissant place à une mise en page un peu plus fouillis. Egalement, il y a par moments des petits problèmes de perspective ou de découpage rendant certaines scènes moins fortes qu'elle n'auraient pu l'être. Je pense notamment à la scène où[spoiler]le mari de la femme enceinte plonge dans l'eau noire.[/spoiler]

J'ai l'air de descendre pas mal le tome 1, là, mais qu'on ne s'y trompe pas: pour moi, les défauts sont nombreux mais on zappe facilement la grand majorité d'entre eux, tant, à côté, l'ambiance est là. Pour le moment, on a un récit prometteur, encore très mystérieux, qui s'envolera ou sombrera par la suite (difficile à dire), et qui, pour l'instant, ne m'a vraiment gêné que par le manque d'attachement pour la plupart des personnages. Une longue introduction, en somme. Pour comparer avec un autre titre dont le début m'a semblé similaire sur plusieurs points, j'ai nettement plus accroché à Dragon Head à son époque, qui parvenait à rendre les personnages bluffants dès le début.
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Hitsuji
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Re: Sprite

Message non lu par Hitsuji » 14 juil. 2011, 21:01

Du coup, je remets aussi mon avis! ^^'

Sprite, seinen de Yûgo Ishikawa édité par Kazé en France, nous propose un séjour dans un monde au bord du chaos, loin d’être aussi rafraîchissant et pétillant que ne le laisserait supposer la bonne blague éculée issue du titre (ah, ah).

Le début du tome nous immerge dans un quotidien plutôt banal, si l’on excepte les flocons noirs que notre jeune héroïne voit. Mais la situation devient rapidement critique et même catastrophique, avec l’arrivée totalement étrange de cette vague noire… Tout le reste du tome se déroule en huis-clos, donnant quelques menues réponses à nos nombreuses interrogations. Interrogations qui s’accumulent et explosent avec la fin du tome, où le « What The Fuck » atteint son paroxysme, avec un bel « à suivre » qui nous force à ronger le frein d’impatience.

Les personnages sont attachants et ont des caractères variés, chacun réagissant de manière différente face à ce cataclysme. Certaines scènes offrent même de quoi sourire, allégeant un peu l’ambiance sombre que dégage le titre, violent et dérangeant, et qui semble vouloir offrir quelques réflexions métaphysique… A voir si l’auteur continuera à explorer cette piste (elle semble quand même être le sujet principal, mais bon, sait-on jamais…)

Bref, personnellement, ce tome m’a captivé et j’attends la suite, avec l’espoir que l’auteur sait où il va et qu’il n’avance pas à l’aveugle (ce qui serait dramatique, pour ce genre de manga)…
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shun
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Re: Sprite

Message non lu par shun » 26 juil. 2011, 11:01

Sprite tome 2 :

après un premier tome tout simplement excellent, le souffle retombe, mais malheureusement un peu trop !
ce tome 2 emmène la série dans un autre registre au quel je ne m'attendais pas.
la rencontre avec les gens du futur est prometteuse mais l'idée d'avoir intégré des montres gâche un peu le récit. a voir sur la suite si ça tourne a la "slider".
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jojo81
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Re: Sprite

Message non lu par jojo81 » 26 juil. 2011, 11:27

«Il n'y a aucun espoir de retour... On est tous condamnés à vivre ici...»

Sprite est un manga de Yugo Ishikawa, qui, malgré le fait qu'il soit prolifique au Japon, est connu en France pour avoir été l'assistant de Naoki Urasawa. Alors que 5 tomes sont sortis au Japon, les deux premiers volumes sont disponibles en France chez Kaze. Le prochain tome est prévu pour le 13 octobre prochain et vous pensez bien que j'ai hâte de l'avoir.

Je vais passer à une présentation rapide de l'histoire. Sû, accompagnée de ses deux amies, Kiriko et Miki, rend visite à Shogo, son oncle. Celui-ci est un gros no-life qui vit reclus dans un hôtel depuis une dizaine d'années. C'est alors que se produit un terrible séisme suivi d'un tsunami. Tokyo est englouti dans une espèce d'eau noire. Alors que les résidents de l'hôtel pensent qu'il s'agit d'une catastrophe naturelle tout ce qu'il y a de plus classique, les morts de deux personnes ayant plongé dans l'eau noire confirme l'aspect surnaturel du titre. Après avoir fait la rencontre de gosses bizarres tout droit sortis d'Akira, on apprend que cette eau noire représente le temps. Une fois sortis de l'hôtel, les protagonistes se retrouvent en 2060. Et ouais, ça fait un sacré bon dans le temps. Sû et c'est amies vont devoir lutter pour leur survie dans un environnement hostile.

Déjà, commençons par là, Sprite c'est cool parce que c'est parsemé des références geeks sur les jeux vidéo et les manga. Premièrement, parce qu'il n'y a rien de plus classe que se faire un clin d'œil à soi-même, Yugo Ishikawa fait référence à Kappa no Kaikata, son œuvre phare (manga adpaté en anime et jeux vidéo). Dans les deux premiers tomes, j'en ai noté trois: le fond d'écran du portable de Sû dans le tome 1, la peluche sous le rétro du yakuza et les jeux Wii dans le magasin de l'hôtel dans le tome 2. En plus de cela, Shogo est un gros no-life qui a passé cinq de ces dix dernières années à jouer à un Meuporg. On trouvera des références à Doraemon, à la Playstation 5, et à d'autres trucs bien sympathiques.

Le scénario quant à lui m'a fait penser à trois manga: Akira, 7 Seeds et Eden. Quand on connait la qualité des manga cités, on comprend que c'est un compliment. Le mangaka parvient à nous tenir en haleine dans un récit non linéaire relativement bien maitrisé. Alors ouais, il y a des maladresses, mais honnêtement, elles sont gommées par le fait que l'on ne sache pas où l'auteur nous mène. De la catastrophe naturelle au voyage dans le temps, ajouté à cela des créatures fantastiques, un virus inconnu et une dose de mysticisme, et le tour est joué. Sprite est un savoureux mélange.

En plus, les personnages ont le mérite d'être très bien développés, c'est le point fort des manga de survie de manière générale. A commencer par l'héroïne. On a du mal à la cerner. Elle fait lycéenne type, timide mais dévouée. Une personne normale par excellence. Mais sur certaines cases, elle fait vraiment flipper, Sadako n'a qu'a bien se tenir ! Ensuite il y a son amie, Kiriko qui n'a pas la langue dans la poche et qui agit en conséquence. J'ai approuvé le personnage dès ses premières répliques (et en plus dans le tome 2, elle chope un flingue la bougresse). L'autre amie de Sû, c'est Miki (surnommée Momotan par Shogo). Elle est toute mignonne et toute timide, mais elle est capable de se tirer de n'importe quelle situation. On croise aussi un geek trouillard, un yakuza au grand cœur, deux gros cons, un vieux serviable ou encore un bande de gamins bizarres. Y'a pas à dire, les personnages de Sprite constituent l'un des gros points forts du manga, d'autant qu'ils gagnent à être développés.

Sprite pèche sur le plan graphique. C'est vrai que le coup de crayon de Yugo Ishikawa n'est pas ce qu'il y a de plus sexy, mais ça contribue au charme du manga. Et puis ce n'est pas moche non plus, c'est juste qu'on est assez loin de dessinateurs comme Takehiko Inoue ou Tsutomu Takahashi. Le problème vient des personnages. Ils sont trop rigides, trop carrés. En revanche, concernant les décors, c'est juste nickel. Ils favorisent l'immersion dans l'univers créé par le mangaka. L'extérieur de l'hôtel donne l'impression que le monde a été ravagé, mais pas trop, une détérioration de l'environnement progressive. Pendant la scène dans les sous-terrains, on ressent réellement l'impression de huit-clos des personnages. J'ai hâte de voir dans quelles situations ils vont se trouver à l'avenir.

Pour 7,5 euros, Kaze nous offre une édition sans reproche. Le minimum syndical est assuré. Mais il n'y a pas plus. On appréciera toutefois que Sprite ne soit pas publié dans le petit format de l'éditeur qui est tout bonnement illisible.

En définitive, Sprite c'est génial ! Ouais, ça c'est de la conclusion. Un manga de survie basé sur du fantastique avec des références à des manga et jeux vidéo, c'est forcément bien. Contrairement à 7 Seeds ou Dragon Head, Sprite est un manga grand public. Ce n'est pas péjoratif, c'est juste que je pense qu'il peut plaire à pas mal de monde. J'ai bon espoir que le manga gagne en qualité au fil des tomes. Pourtant le niveau de départ est élevé. Vivement la suite pour une confirmation !
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Re: Sprite

Message non lu par Hitsuji » 29 juil. 2011, 21:30

Un très bon tome 2, même si la page de fin est gâchée d'entrée de jeu par la quatrième de couv' (merci Kazé è_é).

Déjà, le supposé yakuza est directement rentré dans la catégorie perso préféré de la série.

Sinon, on étoffe un peu l'univers dans lequel sont plongé nos héros, (grâce aux JT)
[spoiler]Mais il manque encore clairement des explications, car, à priori, la maladie semble elle aussi lié au "Temps"... si l'on se fie à l'oncle un rien dérangé XD[/spoiler]

Sinon, j'ai aussi trouvé les scènes d'actions confuses, voire illisibles... =/ Gros bémol. Difficile à suivre clairement, à comprendre ce qui se passe. Déjà, c'est très sombre, mais avec les effets de flou, les onomatopées japonaises et françaises, franchement,c 'est la pagaille.

Mais c'est clair qu'on a un mélange intéressant, reste à savoir ce que ça va donner par la suite. Pour l'instant, je n'ai pas encore l'impression que les choses sérieuses aient réellement commencé...
La suite en octobre. =)
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Kuro
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Re: Sprite

Message non lu par Kuro » 11 août 2011, 16:50

Sprite 1 & 2 :

J'adore les mangas ou tout fiche le camps, apocalyptiques, ou les héros ne savent pas trop ce qui se passe, comment ils s'organisent pour survivre, et ce qui a bien pu leur arriver ( comme dragon head ou survivant ), donc j'ai pris les deux tomes et le manga m'a bien plu, on sent que c'est pas encore top top mais ça va s'améliorer, je l’espère. J'ai l'impression que c'est un bon gros résumé et j'ai eu du mal a m'immerger parfois. Comme si je restais sur la marge au lieu d'être sur le terrain.
Les personnages sont super, j'aime bien l’héroïne, elle manque pas de courage, en fait les trois filles ont plutôt l'air de bien se débrouiller même si on sent qu'elles sont quand même déboussolées. Par contre l'oncle de l’héroïne est insupportable.
En 2 tomes il se passe pas mal de choses et a la fois j'ai l'impression qu'il se passe peu de trucs. C'est tout de même sympathique a lire pour les amateurs du genre. Les dessins sont un peu sommaires, et comme ça a été dit plus haut c'est vrai que sur certains moments dramatiques, ça manque de quelque chose pour que ça soit réellement percutant. Sinon j'aime bien les allusions au jeu de rôle et le jeu de mot débile sur le nom de Kirino dans le tome 1, le perso a du caractère et ça c'est cool, car dans ce genre de mangas y a rien de plus énervant que les persos poltrons.
C'est super tiré par les cheveux les explications sur les événements. :| Mais bon je vais continuer a suive la série, hâte de voir ce qui va se passer ^^
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Re: Sprite

Message non lu par Hitsuji » 15 oct. 2011, 12:27

Tome 3
Ce tome marque une belle évolution dans l'histoire, par, entre autres, la découverte de carnets relatant les évènements survenus depuis leur disparition. Cela rend d'autant plus cruel ce tsunami temporel qui leur a volé leur "temps".
On a quelques bribes sur le frère de Sû, qui risque d'être bien plus important que prévu, et on a également l'explication sur l'amnésie étrange qui avait frappé ce souvenir. Amnésie qui faisait un peu, "Oh mon Dieu, mais j'ai un petit frère ! C'est pas du tout l'auteur qui vient d'y penser à l'instant, mais je l'avais oublié. Genre, c'pas important, quoi !" Bref, là, ça paraît un peu plus normal. Même si l'explication est elle aussi un peu "artificielle", ça passe.

Par contre, je me pose une question. Dans l'immeuble, en échappant au tsunami, ils ont atterrit des années plus tard. Pourtant, dans la grande roue, après le passage de la vague de "temps", rien ne sait passé pour eux. Etrange, non ?

Passée cette interrogation épineuse, le reste du tome offre de nouvelles pistes et, évidemment, de nouvelles interrogations. Les accusations sur l'origine du phénomène semblent arriver, mais, dans le même temps, ça ne peut pas qu'être ça. Cela ne paut pas être juste le "temps" qui veut rattrapper ceux qui tentent de le fuir. Sinon, comment tout aurait commencé, à l'origine ?

En bref, vivement la suite !

(Et pis, y avait plein de chats dans ce tome, c'était trop bien ! ♥)
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Re: Sprite

Message non lu par Koiwai » 16 oct. 2011, 16:02

Kuro a écrit :J'ai l'impression que c'est un bon gros résumé et j'ai eu du mal a m'immerger parfois.
Ca résume bien mon ressenti sur les volumes 2 et 3. Ayant été très peu convaincu par le tome 2, ses explications bancales cachant mal une histoire finalement banale, et ses personnages étant tous des stéréotypes mal développés là où l'auteur cherche pourtant à leur apporter un vrai approfondissement, le tome 3 m'a encore un peu plus enfoncé dans la déception.

Définitivement tirées par les cheveux, les explications liées au temps, mal expliquées dès le départ, possédaient pourtant de bonnes idées, notamment dès qu'il s'agit de chercher à approfondir les personnages, leurs raisons d'en échapper, etc... Mais bon dieu que tout est trop confus et pas assez abordé ! A l'heure actuelle, pour moi aucun personnage n'a tiré son épingle du jeu, dès qu'Ishikawa cherche à en développer un il s'enfonce dans la confusion ou dans une trop grande brièveté qui fait que je me fiche royalement de ce qui se passe. L'immersion n'est pas là, l'ambiance non plus, à l'image de la volonté de développement de Sû vis-à-vis de son frère, qui ne possède aucun impact.
De même, l'organisation de la survie dans ce monde chaotique a du mal à me convaincre sur de nombreux points. Ishikawa accumule les clichés du genre sans trace d'imagination (l'héroïne en plusieurs temps, le yak vachement fort, l'oncle stéréotype du peureux insupportable, les deux gros égoïstes...) et a du mal à faire ressortir les énigmes et ressentiments de ses personnages. La narration est linéaire, les dialogues cousus de fil blanc (quand ils sont compréhensibles, parce que l'auteur a tendance à passer un peu trop du coq à l'âne) Pour tenter de personnaliser le récit, tout au plus a-t-on droit à ce trait froid très informatisé (en passant, que les monstres du tome 2 étaient laids !) et à quelques idées un peu WTF (des hippopotames, pourquoi pas). Mais des idées comme ça sans background n'ont jamais réussi à apporter la moindre consistance à une histoire ou la moindre personnalité (sauf dans des trucs très barrés, ce qu'Ishikawa ne fait pas).

Bref, je suis de plus en plus mitigé sur Sprite. L'impression d'avoir affaire à un gros résumé est vraiment la bonne expression pour moi, Ishikawa enchaîne les clichés de manière linéaire, tombe dans la confusion ou le lisse dès qu'il cherche à développer des choses plus originales, reste encore très maladroit dans les dessins, et le ton qu'il a choisi me tient beaucoup trop éloigné de ce qui se passe pour y être immergé... Mes raisons de continuer la série sont très maigres (une seule, en fait: les toutes dernières pages du tome). Dans le même genre, je préfère me replonger dans 7 Seeds ou un bon vieux Dragon Head.

Reste que ma plus grosse déception de ce tome est de ne pas avoir droit aux superbes pages couleurs du milieu de volume ! XD
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Re: Sprite

Message non lu par jojo81 » 18 oct. 2011, 05:19

Tome 3:

"Pourquoi vous ? Mais parce que vous fuyez le "temps" et que c'est un acte impardonnable..."

Après s'être faits attaquer par un tigre, les trois jeunes héroïnes et le yakuza continuent leur excursion afin de retrouver les maisons des demoiselles. Arrivés chez Kiriko, cette dernière trouve des notes que sa mère lui a laissé. Elles relatent des faits se déroulant de la disparition de Kiriko jusqu'à une vingtaine d'années plus tard. De cette manière le lecteur obtient quelques explications et confirmations sur les événements passés. Sû quant à elle se souvient clairement de la scène où son frère a disparu lorsqu'elle visite son ancienne maison. Il apparaît que trois des Lost Children étaient de la partie. Si cette révélation lève le voile sur certains comportements, Tokio, le petit frère de Sû, est plus mystérieux que jamais.
Par la suite, les habitants de 2008 se sont enfin fait à l'idée qu'ils devraient vivre en 2060. Alors que les terribles Riki et Gaku bloquent la supérette de l'hôtel, Tsushima, le yakuza au grand cœur, décide de partir chasser afin que ses compagnons d'infortune puissent se nourrir.

Yugo Ishikawa, l'auteur, enchaîne les événements les uns aux autres très rapidement, ce qui pourra déstabiliser certains lecteurs. En effet, le fait qu'il ne développe pas assez les différentes scènes du manga peut être extrêmement frustrant. Mais, d'un autre côté, ça permet de mettre du rythme au récit et ça rend l'avenir de Sprite difficilement prévisible. D'autant plus que le mangaka ajoute une dose de mystère à chaque fois qu'il fait une révélation.
Les quelques maladresses du scénario, inhérentes à tout récit traitant de voyage dans le temps, se font malheureusement de plus en plus sentir. Espérer que l'auteur laisse des zones d'ombres pour nous les expliquer plus tard tient de l'utopie.

A côté de ça, Yugo Ishikawa continue à faire des références. Encore une fois il place un clin d’œil à son manga précédent, Kappa no Kaikata, à travers une casquette. Sauf que cette fois-ci c'est bien plus qu'une simple référence puisqu'il s'agit d'un élément clef du récit. Mis à part sa précédente œuvre et l'interminable Kochi Kame, l'auteur ne parle pas de manga dans ce troisième volume. Néanmoins on apprend que, à l'instar de Shugo Chara, les noms des héroïnes sont tirés de Candies, un célèbre girls band japonais des années 70. Si l'auteur parle moins de "culture otaku", il fait quelques références peu subtiles à la littérature.

En définitive, malgré des maladresses l'auteur continue à nous passionner. Cela grâce à une intrigante héroïne, un schéma narratif dynamique et des situations haletantes. On peut cependant espérer que l'auteur calme l'action au cours des prochains tomes afin de développer les personnages et l'univers de Sprite.
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